Sept chapitres d’une œuvre qui nous ramène aux âges les plus reculés de l’humanité.
Sept «tranches de vie» dans l’errance d’un primate abandonné par les siens.
Sept étapes dans l’histoire de l’évolution de l’homme.
Avec L’âge de raison, l’auteur nous offre à la fois une paléo fiction originale et un pseudo docu-réalité sur notre préhistoire. Dans le rôle principal, un hominidé. Parce que différent, il a été rejeté par sa tribu, harde de primitifs brutaux et frustes. À présent seul, il suit son petit bonhomme de chemin, endurant les saisons dans un univers hostile, violent et cruel. Au gré de plusieurs épisodes, on le suit dans son dangereux quotidien, succession de rencontres, d’expériences, de découvertes ou de luttes élémentaires pour la survie qui vont constituer son parcours initiatique vers l’éveil. Un éveil intellectuel, spirituel et culturel. L’émergence d’émotions, la naissance d’une conscience, des marches qui, sur l’escalier de l’évolution, le mèneront à l’étage supérieur…
La pseudo absence de dialogues (seulement des borborygmes ou onomatopées) conditionnant une lecture plutôt expéditive, cet album semble, au premier abord, manquer de souffle et laisse une certaine impression de vide. En fait, il est d’une incroyable richesse. Une relecture plus posée m’a laissé tout le temps d’en apprécier les détails, les expressions et les subtilités, mais également d’admirer sa beauté toute particulière.
En effet, si les couleurs finissent par charmer, en premier lieu elles (d)étonnent. D’abord par leur choix: des tonalités fortes et contrastées, posées en de grands aplats. Ensuite par leur utilisation à contre-courant: des personnages bleus ou marron, un ciel rouge, de l’herbe jaune, une façon un peu «impressionniste» de renforcer les ambiances et les ressentis (marginalité du héros, rudesse du milieu…). Enfin dans l’économie de moyens: des vignettes à trois, quatre variations au maximum, peut-être pour faire écho au manque de nuances, au côté primaire de cette époque.
J’aime beaucoup le ton légèrement décalé de l’ensemble. La cruauté constante, affichée ou sous-jacente, est contrebalancée par une «philosophie» suggérée et ironique assez savoureuse. Et puis, en dépit de son air mal dégrossi, le héros est vraiment très attachant. Souvent drôle (malgré lui) dans le tragique ou le pathétique des situations, émouvant dans ses irruptions d’humanité ou inquiétant dans ses accès de bestialité.
Je clos par une mention spéciale pour la sympathique mise en abîme. Le primate «racontant» ses aventures par l’intermédiaire d’une peinture rupestre et reprenant point par point l’album de M.Bonhomme. Ne serait-il pas là en train de composer la première BD de l’Histoire ?
À lire, relire et lire encore !
« Dragon fall » est vraiment géniale !!! Dans toute la série, nous sommes obligés de rigoler au moins une fois. C'est terrible comment Dragon Ball a été transformé en dragon fall. En plus les auteurs s'en prennent à toutes les icônes de la culture (carglasse, buzz 'éclair etc...) Soson goku est détesté par tout le monde, Végéta devient Végétal, Bulma devient Wilma, Picollo devient Discolo etc... C'est un délire.
Les dessins sont très proches d'Akira Toriyama. Les auteurs se dessinent eux-mêmes dans le manga, à tous les coups, les combats se terminent par du sang ou un carnage !! Dans les combats il y a des jeux, des couteaux suisses et autres...
C'est vraiment n'importe quoi mais c'est vraiment génial. Pour les fans de dragon ball !! Achetez les !!!
Voilà un thriller graphique qui m'a totalement convaincu. Derrière une histoire de détective à la recherche d'un tueur en série, ce qui m'a surtout plu, c'est l'approche psychologique des personnages. C'est drôlement bien senti et j'ai retrouvé certaines ambiances des meilleurs films du genre. Le personnage de Néro est attachant et humain. J'ai beaucoup aimé sa complexité et ses failles. Sa souffrance aussi, qui en fait un homme et pas un banal redresseur de tord à la volonté de fer et monolithique. On se sent proche de ce personnage parce qu'il est tout à fait banal. Comme les questions et les doutes qui l'agitent d'ailleurs. En découvrant chacun des 2 tomes, on arrive bien à s'identifier à cet homme pugnace mais tenaillé par ses démons intérieurs.
Côté graphisme, j'ai aussi accroché. Le style est réaliste et précis. Il sert parfaitement le propos et son découpage fluide et parfaitement mis en valeur par des couleurs en demi teintes, nous permet d'avancer dans l'histoire sans jamais perdre de vue l'intrigue de base.
Pour moi, c'est de la très bonne bd.
Cette série est géniale. Au début c'est drôle puis on bascule petit à petit dans le mystère de la vie passé du personnage principal. A ne surtout pas manquer !
Les graphiques sont géniaux et les personnages très attachants. Au début c'est un peu bête avec plein d'humour mais par la suite le suspense grandit et ça devient génial.
Je suis tombé par hasard sur Vilebrequin dans une librairie. Jusque là, Vilebrequin était pour moi une marque de maillot de bain tous très beaux mais très chers :) . Intrigué, j'ai feuilleté l'album et j'ai tout de suite accroché au dessin. Je me suis donc jeté à l'eau.
L'histoire me rappelle beaucoup celle de la série Le Tueur dans sa conception et sa narration. Dans Vilebrequin, on s'intéresse au cambriolage. Un cambrioleur du même nom que l'album nous raconte sa vie de voleur. On a accès à sa psychologie et ses pensées quand il ouvre un coffre fort ou dans d'autres situations de sa vie hors la loi.
Je trouve le récit très original et très drôle. Pour une fois, voilà une BD qui sort réellement de l'ordinaire. Pas de prévisibilité ou de facilité scénaristique, pas de ressemblance de style. Vilebrequin est vraiment un album innovant.
Le dessin est pour moi une véritable réussite. Il est très courbe et souple, toujours magnifique. J'aime le fait que le noir ne soit pas absolu. Il est posé comme avec un feutre qui n'aurait plus tout l'encre nécessaire à l'uniformité du trait et du coloriage et c'est ce que je préfère. Mon meilleur album noir et blanc sans le moindre doute.
Certaine planches sont de véritables petits bijoux de détails et de jeux d'ombre.
J'ai éprouvé un plaisir tout particulier à rencontrer au fil des pages des clins d'oeil à Tintin. J'en ai trouvé deux. Mais je ne dirai pas ce que c'est pour préserver tout le plaisir du futur lecteur.
Au final, Vilebrequin est un petit bijou. Histoire véritablement originale, dessin splendide et 100 planches de pur plaisir le tout pour un prix très attractif qui aura sans doute raison des plus récalcitrants d'entre vous.
Un 5/5 tout à fait mérité qui salue le formidable travaille des auteurs et l'accessibilité de l'album.
Est-ce tout ? Eh bien non... Après lecture et réflexion sur le titre, je me rappelle que Vilebrequin ce n'est pas qu'une marque de maillot de bain... c'est un sujet sur le forum de bdtheque dont je ne me souviens plus du contenu.
Après lecture je réalise que je viens de m'acheter une BD contenant deux défauts : la pagination décalée et l'impression pas assez nette... ARGH ! Merci l'éditeur...
Pour l'impression, je n'ai pas de regrets : j'aime le côté légèrement flou et la non homogénéité des noirs. Je suis content de ce que j'ai.
Pour le décalage des planches, le raisonnement est simple : si j'ai adoré avec le décalage, j'adorerai encore une fois le défaut corrigé. C'est d'une logique implacable !
Muni de mon scanner j'ai donc remis en ordre les 20 premières planches pour me faire une idée. Le résultat est bluffant. Chaque double page forme une unité. C'est véritablement bien pensé et cela renforce encore plus la qualité graphique.
Je pense acheter la version corrigée mais je vais sûrement garder ma version défectueuse ! Qui sait peut être que dans 50 ans ça sera une pièce de collection ;) .
Je finirai par dire que même si rien ne vaut la pagination normale, la lecture de la version défectueuse reste excellente.
La version corrigée débarque fin juillet. Je ne peux que vivement conseiller l'achat de ce one shot qui a tout pour être une référence.
Immanquable !
Un western vrai de vrai, voilà ce qu'est "l'esprit du vent", une nouvelle série possédant son compte de fusillades et de dépaysement.
Que les amateurs du genre se jettent sur ce premier récit pour saluer l'effort des éditions Mosquito de nous traduire cette bande dessinée italienne. Ils ne seront pas déçus : dans son pays, cette création est publiée par la maison d'édition du signore Sergio Bonelli, celui-là même qui publie les aventures de Tex Willer, le héros qui a fait le bonheur durant des décennies de lecteurs français dans les mensuels "Rodéo" et "Mustang".
Sachant que le scénariste, Frisenda, a participé à la longue saga de Tex Willer, cela promet un western classique en même temps qu'un travail sérieux et maîtrisé. C'est exactement cela, avec une touche de fantastique et un ton moderne, adulte, sans temps morts, qui multiplie avec intelligence les retournements de situations et les rebondissements.
Il faut dire que la galerie de personnages est soignée, le héros, Ned, est charismatique tout comme son second surnommé "Poe". Et les "mauvais" sont souvent si pervers que l'on a du mal à les identifier avec certitude ...
La construction narrative est vraiment parfaite, l'intrigue brillamment menée avec une lutte sur fond d'exploitation minière particulièrement intéressante et il manque peu de chose pour que cet album soit exemplaire. Le seul point noir, c'est la présentation du personnage principal, Ned, qui reste abstraite, certaines zones d'ombres interférant dans le récit avant de s'expliquer, mais qui au final parait inachevée même s'il est bien sûr nécessaire de conserver du mystère autour du héros.
Le dessin de Manfredi correspond à tout ce qu'il y a de meilleur dans une oeuvre noire et blanc, maîtrise des jeux d'ombres, solides composition du trait, mais ce qui est plus rare chez les publications de Sergio Bonelli : reconstitution soignée et chaque personnage particulièrement typé. Sans parler d'un excellent sens de l'action qui sert admirablement ce récit d'aventure.
Bref, du western et du meilleur, digne de séduire le plus grand nombre, y compris l'amateur le plus difficile. La suite sera publiée dès septembre, alors pour dix euros, n'hésitez pas à découvrir quatre-vingt seize pages d'action et d'aventure dans un univers fascinant.
Connaissant le scénariste grâce à l'excellente série Alim le tanneur, je partais avec un à priori positif. Je dois dire que dès le début j'ai été très emballé. J'ai presque eu les mêmes sensations de plaisir que lorsque j'ai découvert Le désespoir du singe d'Alfred.
Un ton à mi-chemin entre la poésie et la parodie. Drôle et sensible à la fois. Une rareté dans la bande dessinée. Le personnage, bien que modèle d'opportunisme est terriblement attachant. De plus le côté rêveur de Célestin Gobe la lune comparé à celui de son ami le révolutionnaire apporte une touche d'originalité supplémentaire au scénario.
Ah les histoires d'amour...Cette bd a vraiment le mérite de nous emporter dans une grande aventure romantique, légère et j'ose espérer que la suite apportera son lot de tendresse pour les lecteurs avides d'émotions fortes que nous sommes.
Un bémol toutefois pour le dessin qui se révèle assez inégal; certaines planches sont très réussies alors que d'autres sont trop approximatives. Mais l'ensemble est très bon et prouve qu'en matière de drague, nous, hommes du 21ème siècle, avons fort à faire par rapport à nos aïeuls.
Oui, je pense la même chose que mon prédécesseur.
Ne vous arrêter pas au tome 1, car il est en fait assez déroutant voir décourageant... mais en fait tout ce tient !!!
Lisez la suite, et vous serez séduit par la construction du scénario... servi par le dessin précis et magnifique de Cassaday.
Je suis par hasard tombé sur Daredevil - Father dans une librairie. J'ai immédiatement flashé sur le dessin. Il est vraiment beau. Les personnages dégagent tous une bonne dose de charisme. Pour moi il est impossible de rester indifférent à la colorisation qui apporte clairement quelque chose au dessin et à l'histoire. Les plus belles planches sont sans conteste celles sur une ou deux pages. Pour un petit aperçu, il suffit d'ouvrir cet album aux premières pages.
J'ai beaucoup apprécié les quelques pages de flash back à dominante bleu avec le orange comme unique autre couleur. Très bel effet visuel.
Note : 5/5
Le scénario est tout à fait honnête. Il n'atteint cependant pas le niveau du dessin. Il y a une ou deux petites longueurs et je ne suis pas persuadé que le combat entre les héros et Daredevil apporte quelque chose à l'histoire.
Pour le reste, c'est bien : tueur en série, Daredevil torturé par l'image de son père et une fin vraiment excellente.
Note : 3/5
Mon deuxième album de la collection Marvel graphic novel après Fantastic four - La première famille et je dois dire que j'aime beaucoup. Un excellent niveau de dessin semble être le dénominateur commun de cette collection.
Je ne suis pas un puit de connaissance en matière de comics mais je pense que Daredevil - Father est un bon album.
A découvrir donc.
Une BD caustique, qui sur un ton presque humoristique passe en revue différents aspects de notre société (télé réalité, réchauffement climatique, crise sociale… un thème par chapitre) et imagine ce que notre monde deviendra si on ne change pas nos habitudes très bientôt. Si l’auteur ne raconte rien de vraiment nouveau, il faut quand même saluer la justesse du ton (pas d’alarmisme gratuit ou de leçon à deux balles) et l’ingéniosité déployée pour la mise en scène des différentes histoires.
Chaque chapitre est introduit par un extrait d’article réel se rapportant au thème traité, ce qui renforce la crédibilité de l’ensemble.
Et comme en plus le dessin est sympa, ça nous donne un album certes pas marquant, mais intelligent et rafraîchissant. Encore une BD de qualité au catalogue de la boite à bulle !
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L'Âge de raison
Sept chapitres d’une œuvre qui nous ramène aux âges les plus reculés de l’humanité. Sept «tranches de vie» dans l’errance d’un primate abandonné par les siens. Sept étapes dans l’histoire de l’évolution de l’homme. Avec L’âge de raison, l’auteur nous offre à la fois une paléo fiction originale et un pseudo docu-réalité sur notre préhistoire. Dans le rôle principal, un hominidé. Parce que différent, il a été rejeté par sa tribu, harde de primitifs brutaux et frustes. À présent seul, il suit son petit bonhomme de chemin, endurant les saisons dans un univers hostile, violent et cruel. Au gré de plusieurs épisodes, on le suit dans son dangereux quotidien, succession de rencontres, d’expériences, de découvertes ou de luttes élémentaires pour la survie qui vont constituer son parcours initiatique vers l’éveil. Un éveil intellectuel, spirituel et culturel. L’émergence d’émotions, la naissance d’une conscience, des marches qui, sur l’escalier de l’évolution, le mèneront à l’étage supérieur… La pseudo absence de dialogues (seulement des borborygmes ou onomatopées) conditionnant une lecture plutôt expéditive, cet album semble, au premier abord, manquer de souffle et laisse une certaine impression de vide. En fait, il est d’une incroyable richesse. Une relecture plus posée m’a laissé tout le temps d’en apprécier les détails, les expressions et les subtilités, mais également d’admirer sa beauté toute particulière. En effet, si les couleurs finissent par charmer, en premier lieu elles (d)étonnent. D’abord par leur choix: des tonalités fortes et contrastées, posées en de grands aplats. Ensuite par leur utilisation à contre-courant: des personnages bleus ou marron, un ciel rouge, de l’herbe jaune, une façon un peu «impressionniste» de renforcer les ambiances et les ressentis (marginalité du héros, rudesse du milieu…). Enfin dans l’économie de moyens: des vignettes à trois, quatre variations au maximum, peut-être pour faire écho au manque de nuances, au côté primaire de cette époque. J’aime beaucoup le ton légèrement décalé de l’ensemble. La cruauté constante, affichée ou sous-jacente, est contrebalancée par une «philosophie» suggérée et ironique assez savoureuse. Et puis, en dépit de son air mal dégrossi, le héros est vraiment très attachant. Souvent drôle (malgré lui) dans le tragique ou le pathétique des situations, émouvant dans ses irruptions d’humanité ou inquiétant dans ses accès de bestialité. Je clos par une mention spéciale pour la sympathique mise en abîme. Le primate «racontant» ses aventures par l’intermédiaire d’une peinture rupestre et reprenant point par point l’album de M.Bonhomme. Ne serait-il pas là en train de composer la première BD de l’Histoire ? À lire, relire et lire encore !
Dragon Fall
« Dragon fall » est vraiment géniale !!! Dans toute la série, nous sommes obligés de rigoler au moins une fois. C'est terrible comment Dragon Ball a été transformé en dragon fall. En plus les auteurs s'en prennent à toutes les icônes de la culture (carglasse, buzz 'éclair etc...) Soson goku est détesté par tout le monde, Végéta devient Végétal, Bulma devient Wilma, Picollo devient Discolo etc... C'est un délire. Les dessins sont très proches d'Akira Toriyama. Les auteurs se dessinent eux-mêmes dans le manga, à tous les coups, les combats se terminent par du sang ou un carnage !! Dans les combats il y a des jeux, des couteaux suisses et autres... C'est vraiment n'importe quoi mais c'est vraiment génial. Pour les fans de dragon ball !! Achetez les !!!
Nero
Voilà un thriller graphique qui m'a totalement convaincu. Derrière une histoire de détective à la recherche d'un tueur en série, ce qui m'a surtout plu, c'est l'approche psychologique des personnages. C'est drôlement bien senti et j'ai retrouvé certaines ambiances des meilleurs films du genre. Le personnage de Néro est attachant et humain. J'ai beaucoup aimé sa complexité et ses failles. Sa souffrance aussi, qui en fait un homme et pas un banal redresseur de tord à la volonté de fer et monolithique. On se sent proche de ce personnage parce qu'il est tout à fait banal. Comme les questions et les doutes qui l'agitent d'ailleurs. En découvrant chacun des 2 tomes, on arrive bien à s'identifier à cet homme pugnace mais tenaillé par ses démons intérieurs. Côté graphisme, j'ai aussi accroché. Le style est réaliste et précis. Il sert parfaitement le propos et son découpage fluide et parfaitement mis en valeur par des couleurs en demi teintes, nous permet d'avancer dans l'histoire sans jamais perdre de vue l'intrigue de base. Pour moi, c'est de la très bonne bd.
Trigun
Cette série est géniale. Au début c'est drôle puis on bascule petit à petit dans le mystère de la vie passé du personnage principal. A ne surtout pas manquer ! Les graphiques sont géniaux et les personnages très attachants. Au début c'est un peu bête avec plein d'humour mais par la suite le suspense grandit et ça devient génial.
Vilebrequin
Je suis tombé par hasard sur Vilebrequin dans une librairie. Jusque là, Vilebrequin était pour moi une marque de maillot de bain tous très beaux mais très chers :) . Intrigué, j'ai feuilleté l'album et j'ai tout de suite accroché au dessin. Je me suis donc jeté à l'eau. L'histoire me rappelle beaucoup celle de la série Le Tueur dans sa conception et sa narration. Dans Vilebrequin, on s'intéresse au cambriolage. Un cambrioleur du même nom que l'album nous raconte sa vie de voleur. On a accès à sa psychologie et ses pensées quand il ouvre un coffre fort ou dans d'autres situations de sa vie hors la loi. Je trouve le récit très original et très drôle. Pour une fois, voilà une BD qui sort réellement de l'ordinaire. Pas de prévisibilité ou de facilité scénaristique, pas de ressemblance de style. Vilebrequin est vraiment un album innovant. Le dessin est pour moi une véritable réussite. Il est très courbe et souple, toujours magnifique. J'aime le fait que le noir ne soit pas absolu. Il est posé comme avec un feutre qui n'aurait plus tout l'encre nécessaire à l'uniformité du trait et du coloriage et c'est ce que je préfère. Mon meilleur album noir et blanc sans le moindre doute. Certaine planches sont de véritables petits bijoux de détails et de jeux d'ombre. J'ai éprouvé un plaisir tout particulier à rencontrer au fil des pages des clins d'oeil à Tintin. J'en ai trouvé deux. Mais je ne dirai pas ce que c'est pour préserver tout le plaisir du futur lecteur. Au final, Vilebrequin est un petit bijou. Histoire véritablement originale, dessin splendide et 100 planches de pur plaisir le tout pour un prix très attractif qui aura sans doute raison des plus récalcitrants d'entre vous. Un 5/5 tout à fait mérité qui salue le formidable travaille des auteurs et l'accessibilité de l'album. Est-ce tout ? Eh bien non... Après lecture et réflexion sur le titre, je me rappelle que Vilebrequin ce n'est pas qu'une marque de maillot de bain... c'est un sujet sur le forum de bdtheque dont je ne me souviens plus du contenu. Après lecture je réalise que je viens de m'acheter une BD contenant deux défauts : la pagination décalée et l'impression pas assez nette... ARGH ! Merci l'éditeur... Pour l'impression, je n'ai pas de regrets : j'aime le côté légèrement flou et la non homogénéité des noirs. Je suis content de ce que j'ai. Pour le décalage des planches, le raisonnement est simple : si j'ai adoré avec le décalage, j'adorerai encore une fois le défaut corrigé. C'est d'une logique implacable ! Muni de mon scanner j'ai donc remis en ordre les 20 premières planches pour me faire une idée. Le résultat est bluffant. Chaque double page forme une unité. C'est véritablement bien pensé et cela renforce encore plus la qualité graphique. Je pense acheter la version corrigée mais je vais sûrement garder ma version défectueuse ! Qui sait peut être que dans 50 ans ça sera une pièce de collection ;) . Je finirai par dire que même si rien ne vaut la pagination normale, la lecture de la version défectueuse reste excellente. La version corrigée débarque fin juillet. Je ne peux que vivement conseiller l'achat de ce one shot qui a tout pour être une référence. Immanquable !
Esprit du vent
Un western vrai de vrai, voilà ce qu'est "l'esprit du vent", une nouvelle série possédant son compte de fusillades et de dépaysement. Que les amateurs du genre se jettent sur ce premier récit pour saluer l'effort des éditions Mosquito de nous traduire cette bande dessinée italienne. Ils ne seront pas déçus : dans son pays, cette création est publiée par la maison d'édition du signore Sergio Bonelli, celui-là même qui publie les aventures de Tex Willer, le héros qui a fait le bonheur durant des décennies de lecteurs français dans les mensuels "Rodéo" et "Mustang". Sachant que le scénariste, Frisenda, a participé à la longue saga de Tex Willer, cela promet un western classique en même temps qu'un travail sérieux et maîtrisé. C'est exactement cela, avec une touche de fantastique et un ton moderne, adulte, sans temps morts, qui multiplie avec intelligence les retournements de situations et les rebondissements. Il faut dire que la galerie de personnages est soignée, le héros, Ned, est charismatique tout comme son second surnommé "Poe". Et les "mauvais" sont souvent si pervers que l'on a du mal à les identifier avec certitude ... La construction narrative est vraiment parfaite, l'intrigue brillamment menée avec une lutte sur fond d'exploitation minière particulièrement intéressante et il manque peu de chose pour que cet album soit exemplaire. Le seul point noir, c'est la présentation du personnage principal, Ned, qui reste abstraite, certaines zones d'ombres interférant dans le récit avant de s'expliquer, mais qui au final parait inachevée même s'il est bien sûr nécessaire de conserver du mystère autour du héros. Le dessin de Manfredi correspond à tout ce qu'il y a de meilleur dans une oeuvre noire et blanc, maîtrise des jeux d'ombres, solides composition du trait, mais ce qui est plus rare chez les publications de Sergio Bonelli : reconstitution soignée et chaque personnage particulièrement typé. Sans parler d'un excellent sens de l'action qui sert admirablement ce récit d'aventure. Bref, du western et du meilleur, digne de séduire le plus grand nombre, y compris l'amateur le plus difficile. La suite sera publiée dès septembre, alors pour dix euros, n'hésitez pas à découvrir quatre-vingt seize pages d'action et d'aventure dans un univers fascinant.
Célestin Gobe-la-lune
Connaissant le scénariste grâce à l'excellente série Alim le tanneur, je partais avec un à priori positif. Je dois dire que dès le début j'ai été très emballé. J'ai presque eu les mêmes sensations de plaisir que lorsque j'ai découvert Le désespoir du singe d'Alfred. Un ton à mi-chemin entre la poésie et la parodie. Drôle et sensible à la fois. Une rareté dans la bande dessinée. Le personnage, bien que modèle d'opportunisme est terriblement attachant. De plus le côté rêveur de Célestin Gobe la lune comparé à celui de son ami le révolutionnaire apporte une touche d'originalité supplémentaire au scénario. Ah les histoires d'amour...Cette bd a vraiment le mérite de nous emporter dans une grande aventure romantique, légère et j'ose espérer que la suite apportera son lot de tendresse pour les lecteurs avides d'émotions fortes que nous sommes. Un bémol toutefois pour le dessin qui se révèle assez inégal; certaines planches sont très réussies alors que d'autres sont trop approximatives. Mais l'ensemble est très bon et prouve qu'en matière de drague, nous, hommes du 21ème siècle, avons fort à faire par rapport à nos aïeuls.
Planetary
Oui, je pense la même chose que mon prédécesseur. Ne vous arrêter pas au tome 1, car il est en fait assez déroutant voir décourageant... mais en fait tout ce tient !!! Lisez la suite, et vous serez séduit par la construction du scénario... servi par le dessin précis et magnifique de Cassaday.
Daredevil - Father
Je suis par hasard tombé sur Daredevil - Father dans une librairie. J'ai immédiatement flashé sur le dessin. Il est vraiment beau. Les personnages dégagent tous une bonne dose de charisme. Pour moi il est impossible de rester indifférent à la colorisation qui apporte clairement quelque chose au dessin et à l'histoire. Les plus belles planches sont sans conteste celles sur une ou deux pages. Pour un petit aperçu, il suffit d'ouvrir cet album aux premières pages. J'ai beaucoup apprécié les quelques pages de flash back à dominante bleu avec le orange comme unique autre couleur. Très bel effet visuel. Note : 5/5 Le scénario est tout à fait honnête. Il n'atteint cependant pas le niveau du dessin. Il y a une ou deux petites longueurs et je ne suis pas persuadé que le combat entre les héros et Daredevil apporte quelque chose à l'histoire. Pour le reste, c'est bien : tueur en série, Daredevil torturé par l'image de son père et une fin vraiment excellente. Note : 3/5 Mon deuxième album de la collection Marvel graphic novel après Fantastic four - La première famille et je dois dire que j'aime beaucoup. Un excellent niveau de dessin semble être le dénominateur commun de cette collection. Je ne suis pas un puit de connaissance en matière de comics mais je pense que Daredevil - Father est un bon album. A découvrir donc.
Tristes utopiques
Une BD caustique, qui sur un ton presque humoristique passe en revue différents aspects de notre société (télé réalité, réchauffement climatique, crise sociale… un thème par chapitre) et imagine ce que notre monde deviendra si on ne change pas nos habitudes très bientôt. Si l’auteur ne raconte rien de vraiment nouveau, il faut quand même saluer la justesse du ton (pas d’alarmisme gratuit ou de leçon à deux balles) et l’ingéniosité déployée pour la mise en scène des différentes histoires. Chaque chapitre est introduit par un extrait d’article réel se rapportant au thème traité, ce qui renforce la crédibilité de l’ensemble. Et comme en plus le dessin est sympa, ça nous donne un album certes pas marquant, mais intelligent et rafraîchissant. Encore une BD de qualité au catalogue de la boite à bulle !