"Pigeons Verts" est une excellente surprise.
J'ai attaqué la lecture sans savoir de quoi il en retournait.
Il s'agit en fait d'une BD à univers comme Horologiom par exemple, style que j'affectionne particulièrement lorsque l'exercice est réussi. C'est le cas ici, l'histoire est déroutante mais prenante. Les personnages sont décalés et l'humour est omniprésent.
Pourtant il y a des thématiques plus sérieuses qui laissent à réfléchir.
Je me suis laissé emporter par le récit qui sort des sentiers battus.
Cerise sur le gâteau, le dessin est vraiment plaisant, le trait est fin, les cases sont détaillées, l'environnement est structuré et cohérent et les couleurs sont très belles.
Même la chute est réussie, il doit d'ailleurs s'agir d'un one shot. Faire une suite gâcherait le travail fourni.
J'ai hâte de retrouver ces auteurs sur d'autres productions en espérant qu'ils seront sur la même dynamique.
Voilà une bande dessinée directement destinée aux libraires, collectionneurs et fans de BD de tous poils. Tout simplement car ce sont eux qui en sont le sujet et les héros.
Le format est étonnant : tout en hauteur, deux fois moins large qu'un album ordinaire. Cela s'explique par la structure en strips verticaux de chaque gag. Ces strips accompagnaient en effet à l'origine chaque semaine les sommaires du journal Spirou. Malgré sa taille faussement petite, cet album de 94 pages se lit longuement car les gags sont relativement denses.
Tandis que Sergio Salma assure le scénario, on reconnait immédiatement le dessin de Libon. J'aime beaucoup son style qui est en mesure de me faire rire par la simple bouille de ses personnages. Il est d'une redoutable efficacité pour des gags courts comme ici.
On sent que les auteurs se sont fait plaisir, mettant en scène le monde des BDphiles dont ils font eux-mêmes visiblement complètement partie. Surproduction, nostalgie des lectures d'enfance, collectionnite aigüe, marketing éditorial, clients agaçants, conflits de goûts et autres fans de BD érudits et pointilleux, on y retrouve tout le microcosme des amateurs de BD, mainstream comme indé, mangas comme... ah tiens non, ils ne parlent pas tellement de comics en fait...
Même si tous les gags ne sont pas aussi hilarants les uns que les autres, j'ai été explosé de rire sur une grande majorité d'entre eux. Je m'y suis tout à fait reconnu. J'y ai retrouvé l'univers de la BD de ces 10 dernières années, avec ses particularités, ses défauts, ses anecdotes. Les récits sont variés, les chutes bien amenées et souvent excellentes.
Je me demande si par hasard il ne faudrait être un grand amateur de BD pour apprécier à leur juste saveur tous ces gags. Mais ça tombe bien, j'en suis un et j'ai pris un grand plaisir à lire cette bande dessinée.
Je n'avais pas lu quelque chose d'aussi "puissant" depuis bien longtemps... Enfin une vraie histoire prenante sans raccourcie ! :)
Quelques scènes bien senties, des personnages au caractère bien trempé et un encrage dans un Paris soixante-huitard plus que réaliste: tout semble réunie pour nous faire passer un moment d'anthologie.
Ce n'est pas tant le dessin qui m'a conquis mais le scénario de Giroud digne des plus grands secrets de famille. Tout se tient dans un numéro d'équilibriste parfait. C'est du grand art ! Cette histoire brille par son intelligence ! Même le titre trouvera sa justification dans le second tome de ce diptyque palpitant.
Que dire également du découpage quasi-cinématographique ? Cela ferait sans doute un très bon film.C'est véritablement une lecture jubilatoire garantie avec un final riche et émouvant ! :)
Note Dessin: 3.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4/5
Cette BD est une pure réussite. Elle recueille des témoignages de femmes connues telles qu'elles sont au naturel. On apprend moult anecdotes, les masques tombent pour dévoiler la vraie richesse de ces personnalités.
La BD est très bavarde mais au final on n'en a pas assez, c'est si captivant que l'on reste presque sur sa faim. Chaque récit aurait pu donner un volume entier, à chaque fois que je voyais fin en bas de la page, la déception était de mise, puis à nouveau le plaisir de découvrir une autre personnalité avant le fin final.
L'auteure a de la matière à faire d'autres tomes, j'espère qu'elle ne s'en privera pas et nous également par la même occasion.
J'ai été touché car le ton de chaque interview est simple et sensible. On sent l'authenticité des propos grâce à la mise en confiance et l'écoute des protagonistes.
Chaque récit est différent mais ils m'ont tous plu, en fait j'ai surtout adoré ces femmes bien plus intéressantes que leurs personnages car là où elles excellent, c'est tout simplement dans leur vie...
Reste le dessin, très doux, tout en retenue, il sert à merveille ce projet intimiste.
Différent de tout ce que j'ai lu à ce jour, "Drôles de femmes" offre une nouvelle expérience dans le monde si riche du 9ème art.
Outre la qualité des dessins, Taniguchi traite d'un sujet grave : l'armée agissant en toute impunité. Il parle aussi de liberté, de courage de loyauté, du lien liant l'homme à son ami canin.
Comme à chaque fois, l'auteur nous emmène dans son monde, conduit par des dessins superbes, un graphisme dynamique.
Il arrive, sans tomber dans l'antropomorphisme, à transmettre les émotions de l'animal à travers le regard.
Jusqu'à présent aucune de ses oeuvres ne m'a laissé insensible, n'hésitez pas à lire ses autres livres, ils arrivent toujours à nous faire réfléchir.
Comme beaucoup d'autres d'entre vous je trouve que One piece est un manga culte. C'est un de ces mangas qui se détache des autres mangas par notre envie de vouloir tout le temps connaitre la suite.
Tous les personnages de One piece sont très attachants. Ils ont chacun un but dans leur vie mais ils se battent afin d'aussi aider le rêve de leur capitaine à devenir réalité. Ce qui est incroyable c'est que chaque personnage a sa complexité et est différent alors que le contraste est qu'ils se complètent les uns les autres. Nous autres lecteurs n'avons qu'une seule envie, devenir pirate et vivre une grande aventure avec Luffy et ses compagnons.
Eiichiro Oda a notamment eu l'idée des fruits du démon qui pour moi est une excellente idée. J'adore le graphisme du manga car il correspond bien a l'univers du shogun et des pirates.
Je conseille fortement ce manga plutôt aux jeunes adolescents.
Merveilleux Chabouté !
Encore une fois, la magie a fonctionné pour moi, et Chabouté a su m’amener avec lui, là où il voulait. C’est chaque fois différent, mais c’est toujours aussi captivant.
Je me suis lancé rapidement dans la lecture de cet album, pour me rendre compte que j’avais fait 2 pages dans la deuxième histoire sans remarquer que la première était belle et bien terminée. Les histoires s’enchaînent les unes aux autres sans fins et sans titres.
Ce qui fait que j’ai recommencé ma lecture mais cette fois-ci en prenant le temps de savourer chacune de ces planches. J’ai su observer et apprécier tous les détails. Je me suis attaché à chacun des personnages, tous plus vrais que nature.
Je me suis laissé surprendre par la chute de chacune de ces treize petites histoires qui ont peut-être un fin amère, mais qui sont une belle invitation à mettre plus de tendresse, de compassion et d’amour en nous et autour de nous.
Cet album est pour moi un véritable coup de cœur.
Voici une production apparemment pas très connue que je trouve excellente et surtout incroyablement originale, presque déconcertante tant le monde créé sort des chemins battus, Veyron a réussi avec brio à mélanger intimement les univers porcin et humain.
Edmond est un cochon humanisé qui garde sa fonction première de procréateur pourvoyeur de viande, de saucisses et autres mets savoureux. Mais Edmond n'est certes pas le reproducteur idéal, trop fainéant, trop difficile. Il tient tout de même à garder sa place et ne veut pas se retrouver transformé à son tour en entrée ou plat de résistance. Hélas pour lui et heureusement pour nous, il se fourre dans un mauvais coup qui le contraint à s'exiler en Espagne…
J'ai lu l'intégrale en noir et blanc et le début fait penser à des histoires courtes alors que c'est un récit complet. Tous les changements - sous forme d'histoires courtes - des femmes-cochonnes d'Edmond deviennent à un moment un peu lassantes mais elles sont là pour nous présenter l'univers dans lequel évolue Edmond. Enfin l'intrigue principale démarre et nous voilà partis pour des aventures incroyables où chaque personnage animalier garde sa fonction première, les chiens sont des gardiens, les arabes des chameaux, les espagnols des ânes, il y a même un toréador en taureau, etc., c'est vraiment bien pensé et merveilleusement logique. L'auteur va aussi très loin en mélangeant camps de concentration et ferme d'engraissage porcine, ce n'est pas dérangeant du tout car c'est très bien amené et surtout avec beaucoup de naturel. C'est un monde cruel où le plus fort ou tout au moins le plus malin sera le seul à même de s'en sortir.
Rochette nous offre des personnages d'une grande expressivité et d'un charme fou qui les rendent très attachants. Les décors sont simples mais suffisants, les intervenants sont mis en avant. Je me suis régalée à tous les niveaux.
Quand j’ai vu cette série arriver en grande pompe, avec comme accroche « à notre mort nous voyons défiler notre vie, et bien, nous avons mis au point une machine capable d’enregistrer ces films », je me suis dit : tout est dans le titre, cette bonne idée n’en est pas vraiment une, c'est une accroche déjà vue en BD, films, ou même des série télé...
De plus cela ne m’apparaissait pas vraiment crédible, et cela me paraissait difficile à avaler. Et bien contrairement à S.T.A.R. auquel je n’avais pas accroché, ici cette idée sert juste de point de départ !
Il y a là une série qui est fichtrement bien pensée, un bon polar bien fait avec une touche de fantastique (un peu a la manière de Thomas Silane). Ca fait vraiment plaisir, les personnages sont intéressants, la technologie pas envahissante et utilisée à bon escient pour servir l’histoire, vraiment un très bon moment passé et une bonne découverte que cette série tête de gondole.
Car finalement la base même de cette histoire est basique : Un père veut sauver la mise de son fils qui est dans de sales draps. Bon dit comme ça ce n’est pas folichon mais avec Alcante au scénario c’est nettement mieux que quand c’est moi qui raconte.
(15/20)
Un récit étrange, poétique, poignant, inventif. Un merveilleux huis-clos dans lequel se révèle un personnage hors normes. Un univers réinventé grâce à un dictionnaire, seul lien entre ce personnage et le monde extérieur.
C’est fou comme Chabouté parvient à nous faire comprendre combien un livre, fut-il simple dictionnaire, est quelque chose de merveilleux.
Et, par-dessus tout cela, un dessin en noir et blanc capable de créer des ambiances incroyablement réussies. Un trait net, jouant et se jouant des ombres et des lumières. Une mise en page aérée qui capte l’attention du lecteur, au point d’en devenir hypnotique.
Un livre que l’on peut lire et relire et relire encore. Son volume, son thème et son style graphique peuvent effrayer, et pourtant sa lecture est aussi passionnante et émouvante qu’aisée.
Le meilleur Chabouté qu’il m’ait été donné de lire, et une œuvre tellement personnelle, originale et réussie que je ne peux rien dire d’autre que …
CULTE !
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Pigeons Verts
"Pigeons Verts" est une excellente surprise. J'ai attaqué la lecture sans savoir de quoi il en retournait. Il s'agit en fait d'une BD à univers comme Horologiom par exemple, style que j'affectionne particulièrement lorsque l'exercice est réussi. C'est le cas ici, l'histoire est déroutante mais prenante. Les personnages sont décalés et l'humour est omniprésent. Pourtant il y a des thématiques plus sérieuses qui laissent à réfléchir. Je me suis laissé emporter par le récit qui sort des sentiers battus. Cerise sur le gâteau, le dessin est vraiment plaisant, le trait est fin, les cases sont détaillées, l'environnement est structuré et cohérent et les couleurs sont très belles. Même la chute est réussie, il doit d'ailleurs s'agir d'un one shot. Faire une suite gâcherait le travail fourni. J'ai hâte de retrouver ces auteurs sur d'autres productions en espérant qu'ils seront sur la même dynamique.
Animal lecteur
Voilà une bande dessinée directement destinée aux libraires, collectionneurs et fans de BD de tous poils. Tout simplement car ce sont eux qui en sont le sujet et les héros. Le format est étonnant : tout en hauteur, deux fois moins large qu'un album ordinaire. Cela s'explique par la structure en strips verticaux de chaque gag. Ces strips accompagnaient en effet à l'origine chaque semaine les sommaires du journal Spirou. Malgré sa taille faussement petite, cet album de 94 pages se lit longuement car les gags sont relativement denses. Tandis que Sergio Salma assure le scénario, on reconnait immédiatement le dessin de Libon. J'aime beaucoup son style qui est en mesure de me faire rire par la simple bouille de ses personnages. Il est d'une redoutable efficacité pour des gags courts comme ici. On sent que les auteurs se sont fait plaisir, mettant en scène le monde des BDphiles dont ils font eux-mêmes visiblement complètement partie. Surproduction, nostalgie des lectures d'enfance, collectionnite aigüe, marketing éditorial, clients agaçants, conflits de goûts et autres fans de BD érudits et pointilleux, on y retrouve tout le microcosme des amateurs de BD, mainstream comme indé, mangas comme... ah tiens non, ils ne parlent pas tellement de comics en fait... Même si tous les gags ne sont pas aussi hilarants les uns que les autres, j'ai été explosé de rire sur une grande majorité d'entre eux. Je m'y suis tout à fait reconnu. J'y ai retrouvé l'univers de la BD de ces 10 dernières années, avec ses particularités, ses défauts, ses anecdotes. Les récits sont variés, les chutes bien amenées et souvent excellentes. Je me demande si par hasard il ne faudrait être un grand amateur de BD pour apprécier à leur juste saveur tous ces gags. Mais ça tombe bien, j'en suis un et j'ai pris un grand plaisir à lire cette bande dessinée.
Secrets - L'écharde
Je n'avais pas lu quelque chose d'aussi "puissant" depuis bien longtemps... Enfin une vraie histoire prenante sans raccourcie ! :) Quelques scènes bien senties, des personnages au caractère bien trempé et un encrage dans un Paris soixante-huitard plus que réaliste: tout semble réunie pour nous faire passer un moment d'anthologie. Ce n'est pas tant le dessin qui m'a conquis mais le scénario de Giroud digne des plus grands secrets de famille. Tout se tient dans un numéro d'équilibriste parfait. C'est du grand art ! Cette histoire brille par son intelligence ! Même le titre trouvera sa justification dans le second tome de ce diptyque palpitant. Que dire également du découpage quasi-cinématographique ? Cela ferait sans doute un très bon film.C'est véritablement une lecture jubilatoire garantie avec un final riche et émouvant ! :) Note Dessin: 3.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4/5
Drôles de femmes
Cette BD est une pure réussite. Elle recueille des témoignages de femmes connues telles qu'elles sont au naturel. On apprend moult anecdotes, les masques tombent pour dévoiler la vraie richesse de ces personnalités. La BD est très bavarde mais au final on n'en a pas assez, c'est si captivant que l'on reste presque sur sa faim. Chaque récit aurait pu donner un volume entier, à chaque fois que je voyais fin en bas de la page, la déception était de mise, puis à nouveau le plaisir de découvrir une autre personnalité avant le fin final. L'auteure a de la matière à faire d'autres tomes, j'espère qu'elle ne s'en privera pas et nous également par la même occasion. J'ai été touché car le ton de chaque interview est simple et sensible. On sent l'authenticité des propos grâce à la mise en confiance et l'écoute des protagonistes. Chaque récit est différent mais ils m'ont tous plu, en fait j'ai surtout adoré ces femmes bien plus intéressantes que leurs personnages car là où elles excellent, c'est tout simplement dans leur vie... Reste le dessin, très doux, tout en retenue, il sert à merveille ce projet intimiste. Différent de tout ce que j'ai lu à ce jour, "Drôles de femmes" offre une nouvelle expérience dans le monde si riche du 9ème art.
Blanco (Le Chien Blanco)
Outre la qualité des dessins, Taniguchi traite d'un sujet grave : l'armée agissant en toute impunité. Il parle aussi de liberté, de courage de loyauté, du lien liant l'homme à son ami canin. Comme à chaque fois, l'auteur nous emmène dans son monde, conduit par des dessins superbes, un graphisme dynamique. Il arrive, sans tomber dans l'antropomorphisme, à transmettre les émotions de l'animal à travers le regard. Jusqu'à présent aucune de ses oeuvres ne m'a laissé insensible, n'hésitez pas à lire ses autres livres, ils arrivent toujours à nous faire réfléchir.
One Piece
Comme beaucoup d'autres d'entre vous je trouve que One piece est un manga culte. C'est un de ces mangas qui se détache des autres mangas par notre envie de vouloir tout le temps connaitre la suite. Tous les personnages de One piece sont très attachants. Ils ont chacun un but dans leur vie mais ils se battent afin d'aussi aider le rêve de leur capitaine à devenir réalité. Ce qui est incroyable c'est que chaque personnage a sa complexité et est différent alors que le contraste est qu'ils se complètent les uns les autres. Nous autres lecteurs n'avons qu'une seule envie, devenir pirate et vivre une grande aventure avec Luffy et ses compagnons. Eiichiro Oda a notamment eu l'idée des fruits du démon qui pour moi est une excellente idée. J'adore le graphisme du manga car il correspond bien a l'univers du shogun et des pirates. Je conseille fortement ce manga plutôt aux jeunes adolescents.
Fables amères
Merveilleux Chabouté ! Encore une fois, la magie a fonctionné pour moi, et Chabouté a su m’amener avec lui, là où il voulait. C’est chaque fois différent, mais c’est toujours aussi captivant. Je me suis lancé rapidement dans la lecture de cet album, pour me rendre compte que j’avais fait 2 pages dans la deuxième histoire sans remarquer que la première était belle et bien terminée. Les histoires s’enchaînent les unes aux autres sans fins et sans titres. Ce qui fait que j’ai recommencé ma lecture mais cette fois-ci en prenant le temps de savourer chacune de ces planches. J’ai su observer et apprécier tous les détails. Je me suis attaché à chacun des personnages, tous plus vrais que nature. Je me suis laissé surprendre par la chute de chacune de ces treize petites histoires qui ont peut-être un fin amère, mais qui sont une belle invitation à mettre plus de tendresse, de compassion et d’amour en nous et autour de nous. Cet album est pour moi un véritable coup de cœur.
Edmond le Cochon
Voici une production apparemment pas très connue que je trouve excellente et surtout incroyablement originale, presque déconcertante tant le monde créé sort des chemins battus, Veyron a réussi avec brio à mélanger intimement les univers porcin et humain. Edmond est un cochon humanisé qui garde sa fonction première de procréateur pourvoyeur de viande, de saucisses et autres mets savoureux. Mais Edmond n'est certes pas le reproducteur idéal, trop fainéant, trop difficile. Il tient tout de même à garder sa place et ne veut pas se retrouver transformé à son tour en entrée ou plat de résistance. Hélas pour lui et heureusement pour nous, il se fourre dans un mauvais coup qui le contraint à s'exiler en Espagne… J'ai lu l'intégrale en noir et blanc et le début fait penser à des histoires courtes alors que c'est un récit complet. Tous les changements - sous forme d'histoires courtes - des femmes-cochonnes d'Edmond deviennent à un moment un peu lassantes mais elles sont là pour nous présenter l'univers dans lequel évolue Edmond. Enfin l'intrigue principale démarre et nous voilà partis pour des aventures incroyables où chaque personnage animalier garde sa fonction première, les chiens sont des gardiens, les arabes des chameaux, les espagnols des ânes, il y a même un toréador en taureau, etc., c'est vraiment bien pensé et merveilleusement logique. L'auteur va aussi très loin en mélangeant camps de concentration et ferme d'engraissage porcine, ce n'est pas dérangeant du tout car c'est très bien amené et surtout avec beaucoup de naturel. C'est un monde cruel où le plus fort ou tout au moins le plus malin sera le seul à même de s'en sortir. Rochette nous offre des personnages d'une grande expressivité et d'un charme fou qui les rendent très attachants. Les décors sont simples mais suffisants, les intervenants sont mis en avant. Je me suis régalée à tous les niveaux.
Re-Mind
Quand j’ai vu cette série arriver en grande pompe, avec comme accroche « à notre mort nous voyons défiler notre vie, et bien, nous avons mis au point une machine capable d’enregistrer ces films », je me suis dit : tout est dans le titre, cette bonne idée n’en est pas vraiment une, c'est une accroche déjà vue en BD, films, ou même des série télé... De plus cela ne m’apparaissait pas vraiment crédible, et cela me paraissait difficile à avaler. Et bien contrairement à S.T.A.R. auquel je n’avais pas accroché, ici cette idée sert juste de point de départ ! Il y a là une série qui est fichtrement bien pensée, un bon polar bien fait avec une touche de fantastique (un peu a la manière de Thomas Silane). Ca fait vraiment plaisir, les personnages sont intéressants, la technologie pas envahissante et utilisée à bon escient pour servir l’histoire, vraiment un très bon moment passé et une bonne découverte que cette série tête de gondole. Car finalement la base même de cette histoire est basique : Un père veut sauver la mise de son fils qui est dans de sales draps. Bon dit comme ça ce n’est pas folichon mais avec Alcante au scénario c’est nettement mieux que quand c’est moi qui raconte. (15/20)
Tout seul
Un récit étrange, poétique, poignant, inventif. Un merveilleux huis-clos dans lequel se révèle un personnage hors normes. Un univers réinventé grâce à un dictionnaire, seul lien entre ce personnage et le monde extérieur. C’est fou comme Chabouté parvient à nous faire comprendre combien un livre, fut-il simple dictionnaire, est quelque chose de merveilleux. Et, par-dessus tout cela, un dessin en noir et blanc capable de créer des ambiances incroyablement réussies. Un trait net, jouant et se jouant des ombres et des lumières. Une mise en page aérée qui capte l’attention du lecteur, au point d’en devenir hypnotique. Un livre que l’on peut lire et relire et relire encore. Son volume, son thème et son style graphique peuvent effrayer, et pourtant sa lecture est aussi passionnante et émouvante qu’aisée. Le meilleur Chabouté qu’il m’ait été donné de lire, et une œuvre tellement personnelle, originale et réussie que je ne peux rien dire d’autre que … CULTE !