Plusieurs lectures depuis la sortie et je me marre toujours autant, mon œuvre préférée de cet auteur.
Avec «The Autobiography of me too» Guillaume Bouzard se raconte sans trop se la raconter !!
Ça ne plaira pas à tout le monde mais perso j’adhère à 200%, je m’y esclaffe à chaque fois à de nombreuses reprises. Qu’est ce que c’est con !! J’adore le ton et le style déployés par l’auteur, ça fait mouche avec moi.
A travers de courts récits (forcément autobiographiques), il se met en scène dans son quotidien, il habite un petit village dans les Deux-sèvres, à base d’anecdotes truculentes et personnages récurrents : Cécile (sa femme), sa bande de potes et surtout son chien Flopi.
C’est toujours très drôle dans les confrontations et mauvaise foi. Bouzard se dépeint avec énormément de talent et autodérision. Ici il est le prince de l’humour en bd, roi du potager, esthète en musique, grand poète de comptoir … je me gausse avec sa bénédiction.
Dans le fond, ça me fait penser au « Retour à la terre » de Ferri et Larcenet mais sous une forme différente, à mes yeux beaucoup plus drôle et accrocheuse.
En feuilletant rapidement, on se rendra vite compte que le graphisme (en N&B) n’est pas l’attrait principal de cette trilogie, malgré ça je l’adore, les expressions sont très bien rendues et renforcent l’humour des situations.
Le gros point négatif va sur le prix, franchement pas donné malgré la qualité des albums, et que finalement ces derniers compilent juste des récits parus au préalable dans Psikopat.
Cependant je ne regrette pas mes achats, petit coup de cœur perso !! Je prends toujours énormément de plaisir en compagnie de ce beau monde.
Benjamin Tartouche est poursuivi par la malchance. Alors que l’avenir commençait enfin à se dessiner sous un jour favorable, patatras, des catastrophes en série le réduisent à dormir dans la rue. Confronté à l’injustice, à la malhonnêteté de son assureur et à l’indifférence générale, il finit par mourir sur une route de campagne, renversé par une voiture. Et c’est précisément à ce moment-là que l’aventure commence ! Arrivé au purgatoire, deux solutions s’offrent à lui : relever le défi de revenir parmi les vivants et devenir (alors qu’il est désormais invisible de tous) la petite voix de la bonne conscience et gagner le paradis, ou ne rien faire et descendre en enfer. Même si ce résumé sommaire peut laisser dubitatif sur l’intérêt de lire cette trilogie, je n’en dirai pas plus pour ne pas dévoiler les mécanismes scénaristiques qui emmènent le lecteur d’un pas alerte jusqu’au terme de cette étonnante et émouvante histoire. C’est original, prenant et très bien écrit. Le dessin (en couleur, pour une fois) est très beau, sombre et le un côté « flottant » des scènes du purgatoire, très bien vu. Le dessin des autres pages n’est pas en reste et le découpage cinématographique donne du rythme. Les notions de « bien » et de « mal » ne sont pas traitées de manière caricaturale, notre héros (qui d’ailleurs n’en est pas un) a sa part d’ombre et sa liste de gros défauts. Christophe Chabouté sonde les noirceurs de l’âme humaine. Révélant au grand jour les malhonnêtes, les poltrons, les ambitieux, les profiteurs, il égratigne allègrement les assureurs, la religion, les hommes politiques et ceux qui croient en leurs promesses. Petit clin d’œil amusant, le purgatoire est peuplé de plein de gens que nous reconnaissons avec un certain amusement : artistes, personnages historiques… comme Gainsbourg, Brassens, van Gogh, Chaplin puisque la notion de temps n’existe plus. Une série originale avec une vraie profondeur, maîtrisée de bout en bout avec un final très réussi. Que demander de plus ?
3.5
Urban Comics continue d'exploiter le filon de Batman et ici ils ont la bonne idée de publier l'intégrale des aventures de Batman depuis 1987, l'année où a commencé la version moderne du personnage après le reboot de l'univers de DC Comics. Bon, le problème est que si on a collectionné déjà les albums Batman, il va y avoir des doublons. Par exemple, rien que dans le premier volume il y a le classique ''Batman - Année Un'', la première partie de ''La Saga de Ra's Al Ghul'' et deux histoires avaient déjà été publiées par Urban Comics l'an dernier dans leurs deux séries de recueils sur l'univers de Batman. Au moins si un lecteur veut découvrir Batman avec des vieux récits pas trop datés et dans leur ordre de parution, il pourra lire ces albums sans avoir à aller de gauche à droite pour essayer de dénicher de vieux albums ou magazines et il y aura pas de trous à combler, il y aura tout dans cette intégrale.
Pour l'instant, il y a que les deux intégrales pour l'année 1987 (un album pour la série et un autre pour la série Detective Comics) et ma préférence va pour celle de Detective Comics. En effet, j'aime bien le court run de Mike Barr sur le personnage. Je trouve qu'il mélange bien l'humour et le drame. C'est plus sérieux que le vieux show d'Adam West, mais Barr n'a pas non plus peur du coté kitch de l'univers de Batman, contrairement à certains auteurs modernes qui veulent que ça soit la série la plus adulte de tous les temps. En plus, plusieurs épisodes sont dessinés par un de mes dessinateurs de comics préférés, Alan Davis. En comparaison, la qualité du premier volume portant sur les épisodes du magazine Batman est inégale, à cause du nombre de scénaristes différents selon les épisodes, mais la qualité est tout de même bonne, même si certains dessinateurs ont un trait un peu daté.
La qualité rédactionnelle est bonne aussi quoiqu'il y a des coquilles, et je trouve qu'Urban Comics pourrait tout de même faire un effort vu le prix des albums. Ayant lu la plupart des comics Batman des années 1987-1993 (l'année du début de la saga ''Batman - Knightfall'') durant le confinement, lorsque tout était fermé et qu'il fallait bien que je lise quelque chose durant mes temps libres, je sais déjà ce que l'on va retrouver dans les volumes suivants et je trouve que c'est une des meilleures périodes de Batman, lorsque les auteurs pouvaient faire des histoires sérieuses sans oublier d'être amusant et qu'on construisait un univers crédible pour Batman. La seule tache est le court run de Jim Starlin sur le personnage. La plupart des histoires ne sont pas géniales et je déteste comment il traite les personnages de Robin et du Joker. C'est d'ailleurs son run (sauf le premier numéro paru en 1987 et donc déjà disponible) qu'on retrouve dans le prochain tome à paraitre et je ne le lirai pas.
Découvert cette Bd par hasard, et d'emblée j'ai adoré ! On est à fond dans le gothique anglais avec toute la mythologie un peu clinquante des récits à la Edgar Poe ou Sheridan Le Fanu, avec un arsenal maléfique classique : vampirisme, loups-garous, tueurs de vampires, démons divers, exorcistes, vieux manoirs, nuits de pleine lune, cimetières sinistres, landes de Dartmoor... pas de doute, on sait où les auteurs veulent nous emmener, dans cette bonne vieille Angleterre pour un récit horrifique dans la grande tradition où la lutte du Bien et du Mal est au centre.
Il est clair que les auteurs n'hésitent pas à puiser dans la mythologie cinématographique en reprenant pas mal de références vues dans les films de la Hammer ou les vieux films en noir et blanc Universal des années 30, tout comme Swolfs avait fait dans Le Prince de la Nuit qui aussi puisait dans ce vivier horrifique et démoniaque. On pourrait croire que ça fait un peu beaucoup et que tout cet arsenal transpire le déja vu et archi vu ; sans doute, mais qu'importe, je marche quand même parce que c'est ce fantastique là que j'aime par dessus tout, ça et le paranormal, et là je suis servi !
Malgré ces nombreuses références aux Dracula, aux lycanthropes et à Van Helsing, le récit a une réelle épaisseur parce que les auteurs situent l'histoire au tout début du XIXème siècle, dans une époque pré-victorienne, soit avant le Dracula de Stoker, ce qui évite certains clichés. D'autre part, ils installent une vraie ambiance d'épouvante réactualisée et propre à la bande dessinée moderne, en utilisant un manichéisme modéré. Dans le tome 1, l'histoire prend son temps pour se mettre en place au travers de sous-intrigues intéressantes qui seront développées plus loin dans les autres tomes, et le tome 2 ajoute des références littéraires.
Et quand tout ceci est illustré par un dessin à la hauteur, je ne peux qu'apprécier encore plus ; le dessin de Siner est superbe et colle parfaitement à cet aspect gothique qu'il accentue par ses couleurs froides et ses jeux d'ombres, générateurs d'une ambiance très évocatrice, j'aime quand un dessin est créateur d'ambiance, ici tout dans la composition, la mise en page, les cadrages donnent le tournis à la lecture, c'est fabuleux. Je trouve que Siner fait mieux que sur Horacio d'Alba, bande que j'avais peu appréciée mais dont j'avais déja relevé l'esthétisme du trait qui ici fait preuve de plus de finesse, pour moi c'est l'osmose parfaite entre scénario et dessin. Un vrai récit épique et fascinant.
J'avais hésité à mettre 4/5 puis ai finalement opté pour un 5 car je n'arrive pas à trouver de défaut à cette série.
Le dessin est très bon et dynamique (mention spéciale à la meilleure représentation de pluie intense que j'aie vu dans une bd), les scénarii intelligents, les personnages travaillés...
Les designs sont excellents et l'ensemble très dépaysant tout en gardant une cohérence qui n'est pas présente dans d'autres (pourtant bonnes) séries comme par exemple Sillage.
On sent vraiment que les auteurs se creusent la tête pour arriver à ce résultat!
Bref, le seul défaut de cette série est qu'elle ne soit pas plus connue car j'aurais voulu la lire plus tôt...
J'espère donc que mon avis aidera à la faire découvrir au plus grand nombre.
"Bienvenue à Bruxelles, son lac, sa plage, ses montagnes, ses promenades, son casino."
L'univers de Blutch est difficile à décrypter et cet album ne fera pas exception.
Je ne vais pas chercher à en faire un résumé, trop compliqué, le mieux c'est de lire le texte de l'éditeur ci-dessus.
Un album qui parle d'amour et des affres du temps. Une quête, la recherche des premiers émois.
C'est totalement absurde et drôle (allez voir la dernière image de la dernière planche dans la galerie, allez ! J'attends ...... Qu'est-ce que je disais), un récit entre rêves et réalités, entre passé et présent. Un sacré bordel. J'avoue avoir été quelque peu désorienté au début de ma lecture, mais je suis vite retombé sur mes deux jambes et j'ai pris du plaisir à suivre les aventures abracadabrantesques de nos deux tourtereaux. C'est irrationnel, surprenant et irrespectueux. J'ai adoré.
La ligne droite n'est pas forcément le plus court chemin entre une femme A et homme B.
Blutch nous gratifie de magnifiques planches percutantes et d'une mise en page esthétique.
Les couleurs sont superbes.
Je ne peux que recommander cette bd à tous les amateurs d'absurdité.
Coup de cœur.
Mise à jour après une seconde lecture.
4 étoiles évidemment.
Toujours aussi déroutant et captivant.
Cet album est avant tout une ambiance, une ambiance pluvieuse, froide et humide dans laquelle notre héros, François, mène une vie routinière et plutôt solitaire. J’ai vraiment aimé de plonger, dès le début du récit, dans un dessin superbe et muet. Cette BD pourrait se lire assez vite, mais elle mérite qu’on prenne le temps de s’arrêter sur le dessin et ses grandes planches immergeant le lecteur dans Bruxelles sous la pluie. Les lignes des immeubles et les couleurs brouillées, les couleurs de la ville qui se reflètent dans d’immenses flaques d’eau et François courbé en deux qui court sous la pluie. La banalité du quotidien et ses petites contrariétés... Et puis un jour, un événement inattendu va tout changer, remettre en question ce fragiles équilibre… Coup de chance ou néfaste hasard ? C’est un album qui se lit assez vite si on ne se force pas à ralentir un peu et à prendre le temps d’en profiter. Vraiment beau et prenant.
Pour moi qui lit très très peu de bd, presque uniquement des Schuiten et Peeters, j'ai découvert avec un immense plaisir l'univers steam punk de cette série. Les dessins et les couleurs sont hyper soignés, les personnages atypiques, un mélange d'humour, de technique, et de réflexions intellectuelles, le tout baignant dans une sorte de flegme chic victorien... très dépaysant. Cette bd me transporte. J'oserais presque dire que les images sont tellement convaincantes et belles qu'elles suffisent à elles seules à conseiller la lecture de ces ouvrages aux rêveurs passionnés de sciences et de technicité.
J'aime les biographies et la musique classique, de manière générale. Me voilà donc naturellement attiré par la vie menée par Beethoven, à grands coups de baguette ! Après avoir fini un livre sur Claude Debussy, puis un autre de Clara Wieck-Schumann (et "son Robert"), je continue mon voyage dans le temps avec le même plaisir.
Cet enchaînement de lectures m'amène d'ailleurs à penser que le livre relatant les histoires de cette époque possède une force que la BD ne peut s'offrir: les correspondances. Que c'est immersif! Enfin, qu’à cela ne tienne, la BD détient plusieurs atouts qui lui sont propre, à commencer par le graphisme. Qu’en est-il ici ? Eh bien je suis plutôt conquis, notamment par les premières planches (Ouverture de la 9ème Symphonie) et les dernières (Finale). Elles ont du poids, apportent de la magnificence et permettent de ressentir l'intensité de l'évènement. Entre les deux, je suis un chouïa frustré par l'irrégularité (les portraits 3/4 ne sont pas totalement maîtrisés techniquement, je trouve) et par le rendu trop épuré à mon goût. Mais les scènes de solitude de Ludwig restent saisissantes à mes yeux.
C'est le scénario qui est pour moi la plus grande réussite. Déjà l'approche attisait ma curiosité, et je la trouve aussi bien originale que réussie : l'auteur parvient à nous présenter Beethoven essentiellement à partir d'une journée vécue sur ses 57 ans d'existence. Pari tenu! Et puis surtout, j'ai adoré le lien qui a été fait avec l'une de ses œuvres les plus célèbres: la 9ème symphonie, la dernière avant sa mort. Cela peut paraître convenu - c'est cette symphonie qui intègre l'ode à la joie comme finale du dernier mouvement - mais c'est surtout très intelligent par rapport au récit. En effet, la rencontre des puissants européens dans un contexte de guerre et l'affirmation de Beethoven dans ce milieu sont les deux grands éléments qui s'entrechoquent et qui forgent toute l'intrigue. Et voilà le récit qui nous embarque jusqu'à l'hymne de l'Union Européenne. Et ça n'est pas seulement un clin d'œil pour nous, lecteurs du XXIème siècle, c'est aussi la volonté de mettre en avant tout l'esprit de Beethoven: il est non seulement l'un des plus grands compositeurs de notre monde, mais c'était aussi un visionnaire, un idéaliste ayant visé l'émancipation des peuples et l'universalité par la musique. Et je pense bien qu'il a réussi, parce-que ses œuvres parlent à tout le monde, elles sont connues, jouées, désirées partout et dans le monde entier. CQFD.
Parlons musique, il n'y a pas que la 9ème symphonie de citée! Une playlist est présente en postface (avec QR code pour être redirigé sur Deezer). Cette sélection est incroyable pour découvrir Beethoven. On retrouve les symphonies et sonates pour piano bien sûr, grands classiques du répertoire, mais les pièces pour violon et les quatuors à cordes sont à placer au même rang que ses chefs d'œuvres les plus connus. Suffit d'un clic, et vous accédez à plus de 3h de musique, quel bonheur.
Une histoire que j'aurai plaisir à relire, accessible et inspirante.
J'ai pas mal entendu parler de ce manga et c'est donc sans la moindre appréhension que je l'ai feuilleté dans un magasin. J'ai tout de suite eu envie de l'acheter (et j'ai pris directement les 5 tomes sortis, je découvre d'ailleurs à l'instant que le tome 6 est sorti...mon dieu les magasins sont fermés!!! :'( ).
J'ai alors découvert un univers riche et des personnages intéressants, loins des clichés. Ce monde où herbivores et carnivores cohabitent tant bien que mal cache bien des secrets, que Legoshi va découvrir au fil de cette histoire. Lui, le grand carnivore, est un peu à part...en effet, il est assez taciturne et ne comprend pas vraiment le comportement de certains autres de ses camarades voire ne s'y intéresse pas.
Certains sont motivés par le fait de devenir le Beastar, d'autres par la domination des herbivores, les petits herbivores comme les souris tentent surtout d'arriver à la fin de la journée sans encombre, etc.
Tout est bien maîtrisé et la psychologie des différents personnages est cohérente et intéressante. Le dessin, quant à lui, est bon et dynamique, personnellement je l'ai bien apprécié. Il n'est certes pas très "précis" mais je pense que cela donne un style au manga et permet de faire passer les émotions des protagonistes plus facilement.
Bref, j'attends avec impatience de lire la suite et je recommande vivement cette lecture!
_______________________________________________
MAJ après lecture de l'intégralité de la série:
Mon avis reste le même, la série est aussi bonne du début à la fin et on se régale. Les personnages de Legoshi, Haru, Louis, le gang des Lions mais aussi les autres lycéens, les voisins de Legoshi et autres personnages secondaires sont attachants et plutôt bien travaillés, avec beaucoup de profondeur.
Bref, une oeuvre intelligente, qui ne s'éternise pas (même si 22 volumes peut être beaucoup pour certains) et qui reste constante.
Achat vivement conseillé.
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The autobiography of me too
Plusieurs lectures depuis la sortie et je me marre toujours autant, mon œuvre préférée de cet auteur. Avec «The Autobiography of me too» Guillaume Bouzard se raconte sans trop se la raconter !! Ça ne plaira pas à tout le monde mais perso j’adhère à 200%, je m’y esclaffe à chaque fois à de nombreuses reprises. Qu’est ce que c’est con !! J’adore le ton et le style déployés par l’auteur, ça fait mouche avec moi. A travers de courts récits (forcément autobiographiques), il se met en scène dans son quotidien, il habite un petit village dans les Deux-sèvres, à base d’anecdotes truculentes et personnages récurrents : Cécile (sa femme), sa bande de potes et surtout son chien Flopi. C’est toujours très drôle dans les confrontations et mauvaise foi. Bouzard se dépeint avec énormément de talent et autodérision. Ici il est le prince de l’humour en bd, roi du potager, esthète en musique, grand poète de comptoir … je me gausse avec sa bénédiction. Dans le fond, ça me fait penser au « Retour à la terre » de Ferri et Larcenet mais sous une forme différente, à mes yeux beaucoup plus drôle et accrocheuse. En feuilletant rapidement, on se rendra vite compte que le graphisme (en N&B) n’est pas l’attrait principal de cette trilogie, malgré ça je l’adore, les expressions sont très bien rendues et renforcent l’humour des situations. Le gros point négatif va sur le prix, franchement pas donné malgré la qualité des albums, et que finalement ces derniers compilent juste des récits parus au préalable dans Psikopat. Cependant je ne regrette pas mes achats, petit coup de cœur perso !! Je prends toujours énormément de plaisir en compagnie de ce beau monde.
Purgatoire
Benjamin Tartouche est poursuivi par la malchance. Alors que l’avenir commençait enfin à se dessiner sous un jour favorable, patatras, des catastrophes en série le réduisent à dormir dans la rue. Confronté à l’injustice, à la malhonnêteté de son assureur et à l’indifférence générale, il finit par mourir sur une route de campagne, renversé par une voiture. Et c’est précisément à ce moment-là que l’aventure commence ! Arrivé au purgatoire, deux solutions s’offrent à lui : relever le défi de revenir parmi les vivants et devenir (alors qu’il est désormais invisible de tous) la petite voix de la bonne conscience et gagner le paradis, ou ne rien faire et descendre en enfer. Même si ce résumé sommaire peut laisser dubitatif sur l’intérêt de lire cette trilogie, je n’en dirai pas plus pour ne pas dévoiler les mécanismes scénaristiques qui emmènent le lecteur d’un pas alerte jusqu’au terme de cette étonnante et émouvante histoire. C’est original, prenant et très bien écrit. Le dessin (en couleur, pour une fois) est très beau, sombre et le un côté « flottant » des scènes du purgatoire, très bien vu. Le dessin des autres pages n’est pas en reste et le découpage cinématographique donne du rythme. Les notions de « bien » et de « mal » ne sont pas traitées de manière caricaturale, notre héros (qui d’ailleurs n’en est pas un) a sa part d’ombre et sa liste de gros défauts. Christophe Chabouté sonde les noirceurs de l’âme humaine. Révélant au grand jour les malhonnêtes, les poltrons, les ambitieux, les profiteurs, il égratigne allègrement les assureurs, la religion, les hommes politiques et ceux qui croient en leurs promesses. Petit clin d’œil amusant, le purgatoire est peuplé de plein de gens que nous reconnaissons avec un certain amusement : artistes, personnages historiques… comme Gainsbourg, Brassens, van Gogh, Chaplin puisque la notion de temps n’existe plus. Une série originale avec une vraie profondeur, maîtrisée de bout en bout avec un final très réussi. Que demander de plus ?
Batman Chronicles
3.5 Urban Comics continue d'exploiter le filon de Batman et ici ils ont la bonne idée de publier l'intégrale des aventures de Batman depuis 1987, l'année où a commencé la version moderne du personnage après le reboot de l'univers de DC Comics. Bon, le problème est que si on a collectionné déjà les albums Batman, il va y avoir des doublons. Par exemple, rien que dans le premier volume il y a le classique ''Batman - Année Un'', la première partie de ''La Saga de Ra's Al Ghul'' et deux histoires avaient déjà été publiées par Urban Comics l'an dernier dans leurs deux séries de recueils sur l'univers de Batman. Au moins si un lecteur veut découvrir Batman avec des vieux récits pas trop datés et dans leur ordre de parution, il pourra lire ces albums sans avoir à aller de gauche à droite pour essayer de dénicher de vieux albums ou magazines et il y aura pas de trous à combler, il y aura tout dans cette intégrale. Pour l'instant, il y a que les deux intégrales pour l'année 1987 (un album pour la série et un autre pour la série Detective Comics) et ma préférence va pour celle de Detective Comics. En effet, j'aime bien le court run de Mike Barr sur le personnage. Je trouve qu'il mélange bien l'humour et le drame. C'est plus sérieux que le vieux show d'Adam West, mais Barr n'a pas non plus peur du coté kitch de l'univers de Batman, contrairement à certains auteurs modernes qui veulent que ça soit la série la plus adulte de tous les temps. En plus, plusieurs épisodes sont dessinés par un de mes dessinateurs de comics préférés, Alan Davis. En comparaison, la qualité du premier volume portant sur les épisodes du magazine Batman est inégale, à cause du nombre de scénaristes différents selon les épisodes, mais la qualité est tout de même bonne, même si certains dessinateurs ont un trait un peu daté. La qualité rédactionnelle est bonne aussi quoiqu'il y a des coquilles, et je trouve qu'Urban Comics pourrait tout de même faire un effort vu le prix des albums. Ayant lu la plupart des comics Batman des années 1987-1993 (l'année du début de la saga ''Batman - Knightfall'') durant le confinement, lorsque tout était fermé et qu'il fallait bien que je lise quelque chose durant mes temps libres, je sais déjà ce que l'on va retrouver dans les volumes suivants et je trouve que c'est une des meilleures périodes de Batman, lorsque les auteurs pouvaient faire des histoires sérieuses sans oublier d'être amusant et qu'on construisait un univers crédible pour Batman. La seule tache est le court run de Jim Starlin sur le personnage. La plupart des histoires ne sont pas géniales et je déteste comment il traite les personnages de Robin et du Joker. C'est d'ailleurs son run (sauf le premier numéro paru en 1987 et donc déjà disponible) qu'on retrouve dans le prochain tome à paraitre et je ne le lirai pas.
Lord Gravestone
Découvert cette Bd par hasard, et d'emblée j'ai adoré ! On est à fond dans le gothique anglais avec toute la mythologie un peu clinquante des récits à la Edgar Poe ou Sheridan Le Fanu, avec un arsenal maléfique classique : vampirisme, loups-garous, tueurs de vampires, démons divers, exorcistes, vieux manoirs, nuits de pleine lune, cimetières sinistres, landes de Dartmoor... pas de doute, on sait où les auteurs veulent nous emmener, dans cette bonne vieille Angleterre pour un récit horrifique dans la grande tradition où la lutte du Bien et du Mal est au centre. Il est clair que les auteurs n'hésitent pas à puiser dans la mythologie cinématographique en reprenant pas mal de références vues dans les films de la Hammer ou les vieux films en noir et blanc Universal des années 30, tout comme Swolfs avait fait dans Le Prince de la Nuit qui aussi puisait dans ce vivier horrifique et démoniaque. On pourrait croire que ça fait un peu beaucoup et que tout cet arsenal transpire le déja vu et archi vu ; sans doute, mais qu'importe, je marche quand même parce que c'est ce fantastique là que j'aime par dessus tout, ça et le paranormal, et là je suis servi ! Malgré ces nombreuses références aux Dracula, aux lycanthropes et à Van Helsing, le récit a une réelle épaisseur parce que les auteurs situent l'histoire au tout début du XIXème siècle, dans une époque pré-victorienne, soit avant le Dracula de Stoker, ce qui évite certains clichés. D'autre part, ils installent une vraie ambiance d'épouvante réactualisée et propre à la bande dessinée moderne, en utilisant un manichéisme modéré. Dans le tome 1, l'histoire prend son temps pour se mettre en place au travers de sous-intrigues intéressantes qui seront développées plus loin dans les autres tomes, et le tome 2 ajoute des références littéraires. Et quand tout ceci est illustré par un dessin à la hauteur, je ne peux qu'apprécier encore plus ; le dessin de Siner est superbe et colle parfaitement à cet aspect gothique qu'il accentue par ses couleurs froides et ses jeux d'ombres, générateurs d'une ambiance très évocatrice, j'aime quand un dessin est créateur d'ambiance, ici tout dans la composition, la mise en page, les cadrages donnent le tournis à la lecture, c'est fabuleux. Je trouve que Siner fait mieux que sur Horacio d'Alba, bande que j'avais peu appréciée mais dont j'avais déja relevé l'esthétisme du trait qui ici fait preuve de plus de finesse, pour moi c'est l'osmose parfaite entre scénario et dessin. Un vrai récit épique et fascinant.
Orbital
J'avais hésité à mettre 4/5 puis ai finalement opté pour un 5 car je n'arrive pas à trouver de défaut à cette série. Le dessin est très bon et dynamique (mention spéciale à la meilleure représentation de pluie intense que j'aie vu dans une bd), les scénarii intelligents, les personnages travaillés... Les designs sont excellents et l'ensemble très dépaysant tout en gardant une cohérence qui n'est pas présente dans d'autres (pourtant bonnes) séries comme par exemple Sillage. On sent vraiment que les auteurs se creusent la tête pour arriver à ce résultat! Bref, le seul défaut de cette série est qu'elle ne soit pas plus connue car j'aurais voulu la lire plus tôt... J'espère donc que mon avis aidera à la faire découvrir au plus grand nombre.
La Mer à boire
"Bienvenue à Bruxelles, son lac, sa plage, ses montagnes, ses promenades, son casino." L'univers de Blutch est difficile à décrypter et cet album ne fera pas exception. Je ne vais pas chercher à en faire un résumé, trop compliqué, le mieux c'est de lire le texte de l'éditeur ci-dessus. Un album qui parle d'amour et des affres du temps. Une quête, la recherche des premiers émois. C'est totalement absurde et drôle (allez voir la dernière image de la dernière planche dans la galerie, allez ! J'attends ...... Qu'est-ce que je disais), un récit entre rêves et réalités, entre passé et présent. Un sacré bordel. J'avoue avoir été quelque peu désorienté au début de ma lecture, mais je suis vite retombé sur mes deux jambes et j'ai pris du plaisir à suivre les aventures abracadabrantesques de nos deux tourtereaux. C'est irrationnel, surprenant et irrespectueux. J'ai adoré. La ligne droite n'est pas forcément le plus court chemin entre une femme A et homme B. Blutch nous gratifie de magnifiques planches percutantes et d'une mise en page esthétique. Les couleurs sont superbes. Je ne peux que recommander cette bd à tous les amateurs d'absurdité. Coup de cœur. Mise à jour après une seconde lecture. 4 étoiles évidemment. Toujours aussi déroutant et captivant.
Nettoyage à sec
Cet album est avant tout une ambiance, une ambiance pluvieuse, froide et humide dans laquelle notre héros, François, mène une vie routinière et plutôt solitaire. J’ai vraiment aimé de plonger, dès le début du récit, dans un dessin superbe et muet. Cette BD pourrait se lire assez vite, mais elle mérite qu’on prenne le temps de s’arrêter sur le dessin et ses grandes planches immergeant le lecteur dans Bruxelles sous la pluie. Les lignes des immeubles et les couleurs brouillées, les couleurs de la ville qui se reflètent dans d’immenses flaques d’eau et François courbé en deux qui court sous la pluie. La banalité du quotidien et ses petites contrariétés... Et puis un jour, un événement inattendu va tout changer, remettre en question ce fragiles équilibre… Coup de chance ou néfaste hasard ? C’est un album qui se lit assez vite si on ne se force pas à ralentir un peu et à prendre le temps d’en profiter. Vraiment beau et prenant.
Le Voyage Extraordinaire
Pour moi qui lit très très peu de bd, presque uniquement des Schuiten et Peeters, j'ai découvert avec un immense plaisir l'univers steam punk de cette série. Les dessins et les couleurs sont hyper soignés, les personnages atypiques, un mélange d'humour, de technique, et de réflexions intellectuelles, le tout baignant dans une sorte de flegme chic victorien... très dépaysant. Cette bd me transporte. J'oserais presque dire que les images sont tellement convaincantes et belles qu'elles suffisent à elles seules à conseiller la lecture de ces ouvrages aux rêveurs passionnés de sciences et de technicité.
Beethoven - Le Prix de la liberté
J'aime les biographies et la musique classique, de manière générale. Me voilà donc naturellement attiré par la vie menée par Beethoven, à grands coups de baguette ! Après avoir fini un livre sur Claude Debussy, puis un autre de Clara Wieck-Schumann (et "son Robert"), je continue mon voyage dans le temps avec le même plaisir. Cet enchaînement de lectures m'amène d'ailleurs à penser que le livre relatant les histoires de cette époque possède une force que la BD ne peut s'offrir: les correspondances. Que c'est immersif! Enfin, qu’à cela ne tienne, la BD détient plusieurs atouts qui lui sont propre, à commencer par le graphisme. Qu’en est-il ici ? Eh bien je suis plutôt conquis, notamment par les premières planches (Ouverture de la 9ème Symphonie) et les dernières (Finale). Elles ont du poids, apportent de la magnificence et permettent de ressentir l'intensité de l'évènement. Entre les deux, je suis un chouïa frustré par l'irrégularité (les portraits 3/4 ne sont pas totalement maîtrisés techniquement, je trouve) et par le rendu trop épuré à mon goût. Mais les scènes de solitude de Ludwig restent saisissantes à mes yeux. C'est le scénario qui est pour moi la plus grande réussite. Déjà l'approche attisait ma curiosité, et je la trouve aussi bien originale que réussie : l'auteur parvient à nous présenter Beethoven essentiellement à partir d'une journée vécue sur ses 57 ans d'existence. Pari tenu! Et puis surtout, j'ai adoré le lien qui a été fait avec l'une de ses œuvres les plus célèbres: la 9ème symphonie, la dernière avant sa mort. Cela peut paraître convenu - c'est cette symphonie qui intègre l'ode à la joie comme finale du dernier mouvement - mais c'est surtout très intelligent par rapport au récit. En effet, la rencontre des puissants européens dans un contexte de guerre et l'affirmation de Beethoven dans ce milieu sont les deux grands éléments qui s'entrechoquent et qui forgent toute l'intrigue. Et voilà le récit qui nous embarque jusqu'à l'hymne de l'Union Européenne. Et ça n'est pas seulement un clin d'œil pour nous, lecteurs du XXIème siècle, c'est aussi la volonté de mettre en avant tout l'esprit de Beethoven: il est non seulement l'un des plus grands compositeurs de notre monde, mais c'était aussi un visionnaire, un idéaliste ayant visé l'émancipation des peuples et l'universalité par la musique. Et je pense bien qu'il a réussi, parce-que ses œuvres parlent à tout le monde, elles sont connues, jouées, désirées partout et dans le monde entier. CQFD. Parlons musique, il n'y a pas que la 9ème symphonie de citée! Une playlist est présente en postface (avec QR code pour être redirigé sur Deezer). Cette sélection est incroyable pour découvrir Beethoven. On retrouve les symphonies et sonates pour piano bien sûr, grands classiques du répertoire, mais les pièces pour violon et les quatuors à cordes sont à placer au même rang que ses chefs d'œuvres les plus connus. Suffit d'un clic, et vous accédez à plus de 3h de musique, quel bonheur. Une histoire que j'aurai plaisir à relire, accessible et inspirante.
Beastars
J'ai pas mal entendu parler de ce manga et c'est donc sans la moindre appréhension que je l'ai feuilleté dans un magasin. J'ai tout de suite eu envie de l'acheter (et j'ai pris directement les 5 tomes sortis, je découvre d'ailleurs à l'instant que le tome 6 est sorti...mon dieu les magasins sont fermés!!! :'( ). J'ai alors découvert un univers riche et des personnages intéressants, loins des clichés. Ce monde où herbivores et carnivores cohabitent tant bien que mal cache bien des secrets, que Legoshi va découvrir au fil de cette histoire. Lui, le grand carnivore, est un peu à part...en effet, il est assez taciturne et ne comprend pas vraiment le comportement de certains autres de ses camarades voire ne s'y intéresse pas. Certains sont motivés par le fait de devenir le Beastar, d'autres par la domination des herbivores, les petits herbivores comme les souris tentent surtout d'arriver à la fin de la journée sans encombre, etc. Tout est bien maîtrisé et la psychologie des différents personnages est cohérente et intéressante. Le dessin, quant à lui, est bon et dynamique, personnellement je l'ai bien apprécié. Il n'est certes pas très "précis" mais je pense que cela donne un style au manga et permet de faire passer les émotions des protagonistes plus facilement. Bref, j'attends avec impatience de lire la suite et je recommande vivement cette lecture! _______________________________________________ MAJ après lecture de l'intégralité de la série: Mon avis reste le même, la série est aussi bonne du début à la fin et on se régale. Les personnages de Legoshi, Haru, Louis, le gang des Lions mais aussi les autres lycéens, les voisins de Legoshi et autres personnages secondaires sont attachants et plutôt bien travaillés, avec beaucoup de profondeur. Bref, une oeuvre intelligente, qui ne s'éternise pas (même si 22 volumes peut être beaucoup pour certains) et qui reste constante. Achat vivement conseillé.