Eva s'inscrit dans la lignée de Tante Henriette : un quotidien tout en douceur, le temps des vacances, rien d'extraordinaire, somme toute. C'est cette poésie de tous les jours que Dethan sait si bien raconter.
Les mains bleues, dont je pensais que l'intrigue tournerait autour, n'est finalement qu'une partie d'une partie de la vie de cette adolescente, qui nous touche car elle est comme les autres. Les mêmes attentes, les mêmes interrogations.
Le dessin est superbe, je ne peux rien dire de plus.
Concernant la collection, qu'inaugurent Eva et "Née quelque part" de Johanna, elle se veut luxueuse et le prix est en adéquation (14 euros...). Je suis sceptique quant au bien-fondé de la chose.
Subtil, fin, touchant, plein de pudeur, divinement dessiné, patchwork de situations anodines, d'interrogations d'enfant, "Eva aux mains bleues" est une BD indispensable. Le plaisir que j'ai pris à la lire n'est pas plus explicable.
Dethan est d'autant plus forte que cette bande dessinée s'adresse, je pense, avant tout aux femmes, qui reverront sûrement, lors de leur lecture, réapparaître certains de leurs souvenirs enfouis.
A noter qu'initialement prévu comme un one-shot pour cette nouvelle collection Mirage chez Delcourt, Eva sera l'héroïne de plusieurs autres suites qui la verront évoluer à diverses périodes de sa vie. Quelques morceaux de la vie d'une femme en sorte.
Après lecture du 6ème tome, je vais aussi mettre mon grain de sel...
Quand j'ai acheté les premiers tomes de cette BD, j'avais peur d'être déçu, vu les critiques enthousiastes des autres lecteurs. En plus, a priori, j'ai un peu de mal avec les BD mettant en scène des animaux donc c'était pas gagné. Le premier tome m'a séduit mais sans plus. J'ai trouvé le deuxième carrément bon. A partir du troisième, je suis tombé sous le charme. Cette BD, aux dialogues d'une rare finesse, est un régal pour les yeux et l'esprit. C'est poétique, c'est drôle, c'est intelligent, c'est beau.
Seule inquiétude : j'espère que les auteurs sauront éviter la série-sans-fin (type XIII) et qu'on s'achemine vers un format raisonnable (genre 7 ou 8 tomes, comme Lanfeust).
Chefs-d'oeuvre absolus: le Secret de l'Espadon, le Mystère de la Pyramide, SOS Météores (qui est mon préféré). Et à peine en dessous, la Marque Jaune.
Evidemment, c'est un style d'une autre époque, ça manque (un peu) de femmes et attention à l'overdose de textes. Mais c'est incontournable ! L'idée d'avoir reformaté les albums plus grands est excellente.
Les derniers albums, réalisés par d'autres sont efficaces et de qualité, mais retombent dans du plus conventionnel. Jacobs, c'était un genre à lui tout seul, et en réalité il est inimitable.
Un chef-d'oeuvre !
Il n'y a pas ici l'exotisme de bon nombre des albums de Ferrandez, mais l'histoire est superbement menée. Rarement une fin d'album aura été aussi réussie. Et l'aspect psychologique est boulversant: au départ, un homme à la vie très ordinaire, et puis le voilà qui commence à perdre pied petit à petit jusqu'à presque se noyer, jusqu'au dénouement final. A lire et à relire.
S'il y a bien une BD pour laquelle je me devais de poster un avis, c'est "De Cape et de crocs"!!
Tome 1 : Le Secret du janissaire
Au détour des rayons d'une bibliothèque
une couverture bleutée, aussitôt m'a conquise ;
j'ai plongé dans la nuit étoilée de Venise
puis largué les amarres d'une superbe chébèque.
Des dialogues plein de verve, de nombreuses références
à d'illustres aînés, brillamment égalés ;
un dessin somptueux, les couleurs raffinées
d'une riche palette ; on côtoie l'excellence.
Don Lope l'Andalou, sombre et fier hidalgo
Armand de Maupertuis, baronnet d'Arudy
Hermine et Sélêné, l'adorable Eusebio,
Kader le janissaire, Cénile et Andreo,
ce sont les personnages de cette comédie
qu'eussent approuvée en choeur, Molière et Cyrano.
En un mot comme en cent, vous seriez bien incultes
si d'aventure vous négligiez cet album culte.
Tome 2 : Pavillon noir !
Je m'en vais vous conter la puissante impression
que produisit sur moi, le récit palpitant
des fort divertissantes pérégrinations
de nos compères capés et du vil capitan.
Après une folle poursuite en guise de hors-d'oeuvre,
je me suis délectée d'un fabuleux festin
composé de pirates, de vestiges sous-marins
et d'un vaisseau fantôme, guidé par une pieuvre.
Si, comme moi, vous aimez, les histoires d'aventure
de trésors, de mystères, et d'amours contrariées
cet album vous sera d'une plaisante lecture.
Moi qui goûte aussi l'art du verbe et de l'épée
et qui aime l'humour, subtil et malicieux
à vous je puis l'avouer : j'ai été transportée.
Et c'est ainsi, que sous vos yeux, je catapulte
ce volume exceptionnel, au rang d'album culte.
Tome 3 : L'Archipel du danger
L'humour atteint ici, toute sa quintessence
le dessin les couleurs, sont toujours prodigieux,
décidément, Ayroles et Masbou sont des dieux
pour avoir su créer une telle magnificence.
Leur génie saute aux yeux, dans les moindres détails,
que ce soit du dessin ou bien du scénario,
nul autre artiste ne leur arrive à la taille,
là tout n'est que finesse, élégance et brio.
Paysages de mer, nocturnes et tourmentés,
monstres marins, chasse au trésor et savant fou
tout cela enchaîné, afin de nous combler,
l'archipel du danger, recèle bien des surprises,
offre sa luxuriance et porte bien son nom ;
ainsi une fois encore, cette histoire m'a conquise.
Alors mes yeux pétillent, et mon coeur, même, exulte
puisque sur BDthèque, j'évoque cet album culte.
Tome 4 : Le Mystère de l'île étrange
Nous voici à présent, sur une île mystérieuse
et les coups de théâtre, au sens propre du mot
confèrent à cette histoire, ô combien merveilleuse
l'atmosphère incongrue d'un lever de rideau.
Comme toujours, avec nos deux auteurs bien-aimés,
l'humour va se nicher dans les moindres recoins
ainsi chaque vignette est à bien observer
car elle est dessinée avec le plus grand soin.
Les premiers d'entre nous qui ont acquis ce tome
ont eu le privilège d'y lire un impromptu
qui retrace la rencontre de nos deux gentilshommes.
Merci monsieur Ayroles, pour ce petit bonus
qui lève un peu le voile sur Armand et Lope
et prouve que vous n'êtes jamais à cours d'astuce.
Il faut que ce soit dit, que personne n'occulte
la rumeur qui affirme que cet album est culte.
tome 5 : Jean Sans Lune
L'aventure, maintenant, prend un tour scientifique
et c'est par le pouvoir d'un simple aérolithe,
objet tant convoité par Jean, le Sélénite,
que les auteurs nous offrent une histoire fantastique.
Mais avant d'entreprendre cet insensé voyage
qui promet à son tour d'être fort pittoresque,
nous faisons connaissance avec des personnages
dont le raffinement le dispute au grotesque.
Sur le raïs Kader, on en sait davantage
d'autres questions surgissent ; tout cela distillé
avec parcimonie, en un savant dosage.
Vous parlerai-je encore du dessin flamboyant
dont l'égale qualité, au fil des épisodes
est la source d'un immuable émerveillement.
Cet album est un souffle au milieu du tumulte,
des Lanfeust et consorts ; il n'en est pas moins culte.
tome 6 : Luna incognita
Cette histoire, encore une fois, nous fait naviguer,
et pour nous éblouir, nous décroche la lune.
L'univers sélénite, qui nous est proposé,
est pour moi d'une beauté à nulle autre commune.
Ayroles nous gratifie de ces précieux clins d'oeil
d'érudit plein d'humour, dont nous sommes si friands,
c'est avec facétie, qu'il évite l'écueil
de la répétition ou des atermoiements.
Voyager en ces pages est des plus enchanteur
tant, à manier leur art, les auteurs sont habiles.
La finesse des dialogues, la hardiesse des couleurs,
d'ingénieuses trouvailles, comme cette ville mobile,
des détails cocasses, tout est de même valeur
et me fait m'exclamer : "Mais jusqu'où iront-ils ?"
Devant toi cher lecteur, qui surfes et consultes
mon avis sur ce tome, je le proclame culte.
tome 7 : Chasseurs de chimères
C'est avec émotion, que dis-je, avec ferveur
que j'ai ouvert ce tome, si longtemps désiré ;
sa couverture, déjà, promettant le bonheur
que ses pages, sans nul doute, allaient me prodiguer.
Hé bien, je reste sous le charme de ma lecture.
La ville nocturne est belle, les chimères, elles, fascinent,
et l'intrigue, enfin, prend une savoureuse tournure,
piquant rebondissement, foi de Doña Hermine !
Masbou - je me répète, je le sais mais qu'importe !-
Est un génie dans l'art de la mise en couleur,
chaque planche est un choc, et l'impression est forte !
Ayroles, quant à lui, promène ses personnages
et cisèle ses dialogues, avec la gourmandise
de celui qui maîtrise, quand les autres surnagent.
Votre bibliothèque prendrait pour une insulte
que sur ses étagères, ne trône cet album culte.
Une dernière chose : c'est la SEULE série que je qualifie de culte (vous pouvez vérifier mes stats ! ;) )
Exceptionnelle qualité de l'histoire ! Van Hamme sait à merveille alterner les périodes trépidantes avec des moments plus calmes, dans un crescendo jusqu'au clash final. Un modèle du genre qui méritait bien sa place dans la collection Aire Libre.
C'est aussi le meilleur album que j'ai lu d'Hermann. Seul reproche quand même, sa tendance à dessiner des personnages un peu trop ressemblants les uns des autres !
Dessins somptueux, personnages attachants, dans la digne trajectoire du Sursis, avec une héroïne encore plus belle. Somptueux...malgré quelques faiblesses quand même: d'abord, la 2ème moitié de l'album se perd un peu sur un faux rythme, ça n'avance plus trop, et c'est pourquoi je suis resté un peu sur ma faim à la première lecture. Ensuite, l'héroïne en résistante communiste qui cache des flingues chez elle, ça ne colle vraiment pas à sa personnalité, elle qui sermonne son acolyte de cambrioler les "honnêtes gens"... Enfin, j'ai relevé des tas de petites erreurs dans les décors. Question à ce propos: le début de l'histoire commence-t-il un soir ou un matin ? Amusez-vous à observer les ombres...
Qu'importe, je suis bien obligé malgré tout de qualifier cet album d'indispensable, l'ayant relu plusieurs fois pour le plaisir du graphisme exceptionnel et des dialogues savoureux. Il faut simplement que l'histoire ne se perde pas en route, mais je fais confiance à Gibrat. Vite la suite...
Ce double album est à mon avis l'un des meilleurs de Cosey, plus encore que "Voyage en Italie". C'est un auteur qui a vraiment un style graphique et narratif très personnel. J'adore ses couleurs, à dominante jaune-bleu, c'est vraiment fabuleux... dès qu'on a le déclic ! Et puis, cette aptitude à raconter des histoires sans vraiment de méchants est assez rare en BD pour être signalée.
Ici, il est question d'un glacier qui menace de submerger un village suisse, l'atmosphère devient dramatique dans un crescendo très bien mené, quelques personnages vaquant à leurs occupations respectives en sachant que le temps est compté...
Si la littérature existe en BD, il faut commencer par lire les albums de Cosey, et ceux-là en particulier. Dès que vous accrochez, un seul mot s'impose: chef-d'oeuvre.
Un très bel album. Tout a presque déjà été dit, si ce n'est que l'univers à quelque chose de lynchien (zones d'ombres non-dévoilées, personnages atypiques et souvent flippants...). L'atmosphère carcérale est très bien retranscrite.
Le dessin est facile d'accès sans être non plus typé Tintin et Milou. Le scénar a de quoi tenir en haleine à chaque page. Les pistes sont brouillées sans qu'on n'y capte plus rien.
En bref, Hard Time (dont je ne connais ni les prédécesseurs ni d'autres oeuvres des auteurs) se révèle une véritable perle noire que je conseille à quiconque recherche un bon thriller que l'on n'oublie pas de si tôt.
Bonne lecture.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Eva aux Mains Bleues
Eva s'inscrit dans la lignée de Tante Henriette : un quotidien tout en douceur, le temps des vacances, rien d'extraordinaire, somme toute. C'est cette poésie de tous les jours que Dethan sait si bien raconter. Les mains bleues, dont je pensais que l'intrigue tournerait autour, n'est finalement qu'une partie d'une partie de la vie de cette adolescente, qui nous touche car elle est comme les autres. Les mêmes attentes, les mêmes interrogations. Le dessin est superbe, je ne peux rien dire de plus. Concernant la collection, qu'inaugurent Eva et "Née quelque part" de Johanna, elle se veut luxueuse et le prix est en adéquation (14 euros...). Je suis sceptique quant au bien-fondé de la chose.
Eva aux Mains Bleues
Subtil, fin, touchant, plein de pudeur, divinement dessiné, patchwork de situations anodines, d'interrogations d'enfant, "Eva aux mains bleues" est une BD indispensable. Le plaisir que j'ai pris à la lire n'est pas plus explicable. Dethan est d'autant plus forte que cette bande dessinée s'adresse, je pense, avant tout aux femmes, qui reverront sûrement, lors de leur lecture, réapparaître certains de leurs souvenirs enfouis. A noter qu'initialement prévu comme un one-shot pour cette nouvelle collection Mirage chez Delcourt, Eva sera l'héroïne de plusieurs autres suites qui la verront évoluer à diverses périodes de sa vie. Quelques morceaux de la vie d'une femme en sorte.
De Cape et de Crocs
Après lecture du 6ème tome, je vais aussi mettre mon grain de sel... Quand j'ai acheté les premiers tomes de cette BD, j'avais peur d'être déçu, vu les critiques enthousiastes des autres lecteurs. En plus, a priori, j'ai un peu de mal avec les BD mettant en scène des animaux donc c'était pas gagné. Le premier tome m'a séduit mais sans plus. J'ai trouvé le deuxième carrément bon. A partir du troisième, je suis tombé sous le charme. Cette BD, aux dialogues d'une rare finesse, est un régal pour les yeux et l'esprit. C'est poétique, c'est drôle, c'est intelligent, c'est beau. Seule inquiétude : j'espère que les auteurs sauront éviter la série-sans-fin (type XIII) et qu'on s'achemine vers un format raisonnable (genre 7 ou 8 tomes, comme Lanfeust).
Blake et Mortimer
Chefs-d'oeuvre absolus: le Secret de l'Espadon, le Mystère de la Pyramide, SOS Météores (qui est mon préféré). Et à peine en dessous, la Marque Jaune. Evidemment, c'est un style d'une autre époque, ça manque (un peu) de femmes et attention à l'overdose de textes. Mais c'est incontournable ! L'idée d'avoir reformaté les albums plus grands est excellente. Les derniers albums, réalisés par d'autres sont efficaces et de qualité, mais retombent dans du plus conventionnel. Jacobs, c'était un genre à lui tout seul, et en réalité il est inimitable.
La Boîte noire
Un chef-d'oeuvre ! Il n'y a pas ici l'exotisme de bon nombre des albums de Ferrandez, mais l'histoire est superbement menée. Rarement une fin d'album aura été aussi réussie. Et l'aspect psychologique est boulversant: au départ, un homme à la vie très ordinaire, et puis le voilà qui commence à perdre pied petit à petit jusqu'à presque se noyer, jusqu'au dénouement final. A lire et à relire.
De Cape et de Crocs
S'il y a bien une BD pour laquelle je me devais de poster un avis, c'est "De Cape et de crocs"!! Tome 1 : Le Secret du janissaire Au détour des rayons d'une bibliothèque une couverture bleutée, aussitôt m'a conquise ; j'ai plongé dans la nuit étoilée de Venise puis largué les amarres d'une superbe chébèque. Des dialogues plein de verve, de nombreuses références à d'illustres aînés, brillamment égalés ; un dessin somptueux, les couleurs raffinées d'une riche palette ; on côtoie l'excellence. Don Lope l'Andalou, sombre et fier hidalgo Armand de Maupertuis, baronnet d'Arudy Hermine et Sélêné, l'adorable Eusebio, Kader le janissaire, Cénile et Andreo, ce sont les personnages de cette comédie qu'eussent approuvée en choeur, Molière et Cyrano. En un mot comme en cent, vous seriez bien incultes si d'aventure vous négligiez cet album culte. Tome 2 : Pavillon noir ! Je m'en vais vous conter la puissante impression que produisit sur moi, le récit palpitant des fort divertissantes pérégrinations de nos compères capés et du vil capitan. Après une folle poursuite en guise de hors-d'oeuvre, je me suis délectée d'un fabuleux festin composé de pirates, de vestiges sous-marins et d'un vaisseau fantôme, guidé par une pieuvre. Si, comme moi, vous aimez, les histoires d'aventure de trésors, de mystères, et d'amours contrariées cet album vous sera d'une plaisante lecture. Moi qui goûte aussi l'art du verbe et de l'épée et qui aime l'humour, subtil et malicieux à vous je puis l'avouer : j'ai été transportée. Et c'est ainsi, que sous vos yeux, je catapulte ce volume exceptionnel, au rang d'album culte. Tome 3 : L'Archipel du danger L'humour atteint ici, toute sa quintessence le dessin les couleurs, sont toujours prodigieux, décidément, Ayroles et Masbou sont des dieux pour avoir su créer une telle magnificence. Leur génie saute aux yeux, dans les moindres détails, que ce soit du dessin ou bien du scénario, nul autre artiste ne leur arrive à la taille, là tout n'est que finesse, élégance et brio. Paysages de mer, nocturnes et tourmentés, monstres marins, chasse au trésor et savant fou tout cela enchaîné, afin de nous combler, l'archipel du danger, recèle bien des surprises, offre sa luxuriance et porte bien son nom ; ainsi une fois encore, cette histoire m'a conquise. Alors mes yeux pétillent, et mon coeur, même, exulte puisque sur BDthèque, j'évoque cet album culte. Tome 4 : Le Mystère de l'île étrange Nous voici à présent, sur une île mystérieuse et les coups de théâtre, au sens propre du mot confèrent à cette histoire, ô combien merveilleuse l'atmosphère incongrue d'un lever de rideau. Comme toujours, avec nos deux auteurs bien-aimés, l'humour va se nicher dans les moindres recoins ainsi chaque vignette est à bien observer car elle est dessinée avec le plus grand soin. Les premiers d'entre nous qui ont acquis ce tome ont eu le privilège d'y lire un impromptu qui retrace la rencontre de nos deux gentilshommes. Merci monsieur Ayroles, pour ce petit bonus qui lève un peu le voile sur Armand et Lope et prouve que vous n'êtes jamais à cours d'astuce. Il faut que ce soit dit, que personne n'occulte la rumeur qui affirme que cet album est culte. tome 5 : Jean Sans Lune L'aventure, maintenant, prend un tour scientifique et c'est par le pouvoir d'un simple aérolithe, objet tant convoité par Jean, le Sélénite, que les auteurs nous offrent une histoire fantastique. Mais avant d'entreprendre cet insensé voyage qui promet à son tour d'être fort pittoresque, nous faisons connaissance avec des personnages dont le raffinement le dispute au grotesque. Sur le raïs Kader, on en sait davantage d'autres questions surgissent ; tout cela distillé avec parcimonie, en un savant dosage. Vous parlerai-je encore du dessin flamboyant dont l'égale qualité, au fil des épisodes est la source d'un immuable émerveillement. Cet album est un souffle au milieu du tumulte, des Lanfeust et consorts ; il n'en est pas moins culte. tome 6 : Luna incognita Cette histoire, encore une fois, nous fait naviguer, et pour nous éblouir, nous décroche la lune. L'univers sélénite, qui nous est proposé, est pour moi d'une beauté à nulle autre commune. Ayroles nous gratifie de ces précieux clins d'oeil d'érudit plein d'humour, dont nous sommes si friands, c'est avec facétie, qu'il évite l'écueil de la répétition ou des atermoiements. Voyager en ces pages est des plus enchanteur tant, à manier leur art, les auteurs sont habiles. La finesse des dialogues, la hardiesse des couleurs, d'ingénieuses trouvailles, comme cette ville mobile, des détails cocasses, tout est de même valeur et me fait m'exclamer : "Mais jusqu'où iront-ils ?" Devant toi cher lecteur, qui surfes et consultes mon avis sur ce tome, je le proclame culte. tome 7 : Chasseurs de chimères C'est avec émotion, que dis-je, avec ferveur que j'ai ouvert ce tome, si longtemps désiré ; sa couverture, déjà, promettant le bonheur que ses pages, sans nul doute, allaient me prodiguer. Hé bien, je reste sous le charme de ma lecture. La ville nocturne est belle, les chimères, elles, fascinent, et l'intrigue, enfin, prend une savoureuse tournure, piquant rebondissement, foi de Doña Hermine ! Masbou - je me répète, je le sais mais qu'importe !- Est un génie dans l'art de la mise en couleur, chaque planche est un choc, et l'impression est forte ! Ayroles, quant à lui, promène ses personnages et cisèle ses dialogues, avec la gourmandise de celui qui maîtrise, quand les autres surnagent. Votre bibliothèque prendrait pour une insulte que sur ses étagères, ne trône cet album culte. Une dernière chose : c'est la SEULE série que je qualifie de culte (vous pouvez vérifier mes stats ! ;) )
Lune de guerre
Exceptionnelle qualité de l'histoire ! Van Hamme sait à merveille alterner les périodes trépidantes avec des moments plus calmes, dans un crescendo jusqu'au clash final. Un modèle du genre qui méritait bien sa place dans la collection Aire Libre. C'est aussi le meilleur album que j'ai lu d'Hermann. Seul reproche quand même, sa tendance à dessiner des personnages un peu trop ressemblants les uns des autres !
Le Vol du Corbeau
Dessins somptueux, personnages attachants, dans la digne trajectoire du Sursis, avec une héroïne encore plus belle. Somptueux...malgré quelques faiblesses quand même: d'abord, la 2ème moitié de l'album se perd un peu sur un faux rythme, ça n'avance plus trop, et c'est pourquoi je suis resté un peu sur ma faim à la première lecture. Ensuite, l'héroïne en résistante communiste qui cache des flingues chez elle, ça ne colle vraiment pas à sa personnalité, elle qui sermonne son acolyte de cambrioler les "honnêtes gens"... Enfin, j'ai relevé des tas de petites erreurs dans les décors. Question à ce propos: le début de l'histoire commence-t-il un soir ou un matin ? Amusez-vous à observer les ombres... Qu'importe, je suis bien obligé malgré tout de qualifier cet album d'indispensable, l'ayant relu plusieurs fois pour le plaisir du graphisme exceptionnel et des dialogues savoureux. Il faut simplement que l'histoire ne se perde pas en route, mais je fais confiance à Gibrat. Vite la suite...
A la recherche de Peter Pan
Ce double album est à mon avis l'un des meilleurs de Cosey, plus encore que "Voyage en Italie". C'est un auteur qui a vraiment un style graphique et narratif très personnel. J'adore ses couleurs, à dominante jaune-bleu, c'est vraiment fabuleux... dès qu'on a le déclic ! Et puis, cette aptitude à raconter des histoires sans vraiment de méchants est assez rare en BD pour être signalée. Ici, il est question d'un glacier qui menace de submerger un village suisse, l'atmosphère devient dramatique dans un crescendo très bien mené, quelques personnages vaquant à leurs occupations respectives en sachant que le temps est compté... Si la littérature existe en BD, il faut commencer par lire les albums de Cosey, et ceux-là en particulier. Dès que vous accrochez, un seul mot s'impose: chef-d'oeuvre.
Brian Azzarello présente Hellblazer
Un très bel album. Tout a presque déjà été dit, si ce n'est que l'univers à quelque chose de lynchien (zones d'ombres non-dévoilées, personnages atypiques et souvent flippants...). L'atmosphère carcérale est très bien retranscrite. Le dessin est facile d'accès sans être non plus typé Tintin et Milou. Le scénar a de quoi tenir en haleine à chaque page. Les pistes sont brouillées sans qu'on n'y capte plus rien. En bref, Hard Time (dont je ne connais ni les prédécesseurs ni d'autres oeuvres des auteurs) se révèle une véritable perle noire que je conseille à quiconque recherche un bon thriller que l'on n'oublie pas de si tôt. Bonne lecture.