La méga bonne surprise !
Etonné par les commentaires très enjoués de CoeurdePat et Balunga, j'étais curieux depuis un certain temps de découvrir cet album de De Crécy, qui ne m'a pourtant pas toujours convaincu.
Mais ce premier tome de Salvatore est une perle de sensibilité, d'humour fin et de tendresse - on pourrait penser lire un album pour enfant, si le sujet principal n'était justement pas si adulte.
La narration est superbe, la voix-off s'intégrant parfaitement dans le récit, malgré sa présence quasi-permanente.
On découvre le petit monde de Salvatore, ses personnages animaliers hauts en couleurs, cet univers doux et clair... Un premier album vraiment rafraichissant, agréable.
Le dessin, très particulier, fait pourtant mouche du premier coup. Le découpage, superbe, laisse alternativement part à une histoire fouillée, un humour sensible...
Mon avis est bourré de superlatifs, mais il y a bien longtemps qu'un album ne m'avait pas réjouit à ce point... j'attends la suite avec impatience !
La quête de l'oiseau du temps c'est un peu de temps pour apprécier les dessins, c'est aussi un peu de temps pour rentrer dans le scénario.
Mais après ce petit effort c'est une lecture passionnée pour très longtemps.
Passionné de littérature et de bande dessinée, je trouve que "quartier lointain" vient réconcilier ces deux pans de l'écriture. Ici, point de Duchesse de Guermantes, ni de Baron de Charlus mais des hommes et des femmes anonymes. A sa manière, Jirô Taniguchi est parti "A la recherche du temps perdu", et avec quel talent ! A ce niveau, une critique précédente évoquait, non une BD, mais un livre à propos de ce diptyque, mais moi je parlerai plutôt d'une oeuvre voire d'un chef-d'oeuvre. Car les adjectifs ne manquent pas à la lecture de "quartier lointain" : époustouflant, poignant, émouvant, nostalgique... bouleversant, bref magnifique !
Cette oeuvre monumentale, qui vous arrache des véritables moments d'émotion, est incontournable pour tout amateur de BD et de littérature. Une fois la dernière page tournée, il est très difficile de reprendre un autre livre (j'ai eu la même impression en achevant la lecture de "la recherche du temps perdu" de Marcel Proust). Pour ceux qui veulent prolonger l'univers de Taniguchi, précipitez vous sur "le journal de mon père" paru en trois volumes chez Casterman, pour les autres, courrez immédiatement acheter "Quartier Lointain".
Les sept vies de l'épervier. COTHIAS et JUILLARD
J'ai lu avec une avidité constante et dévorante les volumes de cette série "mythico-historique. Suivi de "Masquerouge", "Le Fou du Roy", "Masque de fer", "Ninon secrète" (pas en entier). C'est vrai que le graphisme est irrégulier. Mais... ce n'est pas le même dessinateur. Ceci expliquant cela.
Les sept vies de l'épervier forment un cycle de 7 albums (d'où le titre...) qui se déroule du temps du bon roi Henri IV. Fresque quasi-historique, les personnages réels d'Henri IV, de son épouse Marie de Médicis ainsi que de son fils Louis y croisent ceux purement imaginaires d'Ariane de Troïl, de Germain Grandpain ou encore du comte de Bruantfou.
Ariane de Troïl est l'héroïne de cet univers, c'est son extraordinaire destin qui est dépeint dans cette épopée : le cycle débute alors qu'elle naît de manière rocambolesque, après une dispute entre son père et son oncle au sujet justement de l'identité véritable du père d'Ariane. Sa mère perd la vie dans cet enfantement, et Gabriel, son oncle, décide alors de quitter le château familial, situé au fin fond de l'Auvergne, se sentant responsable de cette mort.
Il va devenir l'Épervier, un justicier masqué qui combat les injustices de ce siècle. Mais il ne sait pas encore que son destin est déjà joué. Haut dans le ciel, l'épervier rôde, maître de nos destins, maître de nos vies.
Il me reste encore à lire "Coeur brûlé"; "Plume aux vents" et "Les Tentations de Navarre" (surtout cette dernière car les dessins sont de Julliard) dont j'ignorais l'existence jusqu'a aujourd'hui. Un manque que je vais combler de ce pas.
Cela fait des années que je possède cette BD.(cinémas et autres choses). Je trouve André Barbe tout simplement génial. Cet enchaînement de dessins est époustouflant (changement de thème pour y revenir ensuite).
Quant aux autres dessins, "simples", dirais-je, comme par exemple: La cheminée nucléaire; L'évolution du globe terrestre ou ceux que je qualifie de "dessins impossibles" puisqu'ils commencent sur un thème et finissent sur un autre. Exemple: L'île où la mer qui se termine en labour... à lire absolument.
"Un temps de réflexion" est un album "coup de coeur", difficile donc d’en détailler les raisons. Toujours est-il que la narration me plaît beaucoup et l’histoire de Rémi est assez touchante, peut-être parce qu’elle pourrait correspondre à celle de "monsieur-tout-le-monde". Elle permet de voir évoluer le personnage central dont, grâce à Marie, le monde imaginaire dans lequel il s’enferme va peu à peu s’ouvrir à la réalité . . . la fin est particulièrement réussie mais je n’en dirai pas plus au risque d’en gâcher le plaisir de lecture. Le dessin n’est pas en reste, j’apprécie beaucoup le trait fluide de Dawid ainsi que sa mise en page.
De plus, le prix est tout "doux", alors pourquoi s’en priver ? ;)
Non ce n'est pas par snobisme...
... le dessin de Follet atteint son sommet dans cette collection.
On retrouve tant les talents d'illustrateurs de Follet, digne successeur du célèbre Joubert, avec un dessin intentionnellement "esquissé" qui peut paraître "non fini" pour certains, mais totalement magnifique pour d'autres.
Toute la BD a été réalisée à l'huile (excusez du peu)... quelle maîtrise et quel génie! C'est unique des BD pareils. D'ailleurs Follet le dit lui-même: il n'est pas près de recommencer l'huile en BD... c'est terriblement difficile. J'aimerais tant avoir l'opportunité de contempler des originaux.
Quant au scénario, il traite parfaitement de la révolution, et de ses horreurs (cheveux rasés et utilisés pour confection, dénonciations, peur continuelle d'être arrêté pour un oui ou pour un non et d'être mis sur l'échafaud... la terreur quoi!)
Parfaite adaptation du roman de K. Graham.
Si la BD en général avait perdu sa poésie pendant les années fin 70-80 avec la fin de Franquin, Goscinny, Macherot... voilà le renouveau de la BD animalière et des dessins et textes d'une poésie rare. On ne rit pas forcément aux éclats, mais on sourit de bonheur du début à la fin avec un personnage CRAPAUD fanfaron et incontrôlable. Les tomes montent en puissance jusqu'au tome 4, véritable festival d'humour. Les décors sont merveilleux, le texte également. Pour dire, j'ai acheté le roman pour le lire... et il n'y a rien à redire sur l'adaptation. On ne peut imaginer d'autres dessins et personnages que ceux inventés par Plessix. Il y a même des choses en plus dans la BD telles que les questions posées par Rat et Taupe au hibou et à la grenouille pour retrouver bébé loutre...
On en redemande.
Finalement, 2 des meilleurs séries des années 90 reposent sur la grenouille de GARULFO et le crapaud de VENT DANS LES SAULES :-)
Que dire sur cette superbe série.
D'abord, il faut resituer cette BD dans son époque. Derib est le précurseur à travers cette série d'une mise en page révolutionnaire dans le monde de la BD (avant elle, on alignait les cases). Je rappelle que le premier tome est paru en 1974. De plus, des plongées, contre-plongées (comme cet orignal sous l'eau vu de dessous), des personnages évoluant sur la même image...
Puis, il faut signaler que c'est une des rares BD dans laquelle le héros (et toute sa famille) vieillit au cours des albums... ce qui nous attache encore plus aux personnages et à la famille Longway.
Côté dessin, c'est magnifique... Derib est vraiment le plus grand dessinateur de chevaux -et d'animaux en général- de la BD (lire absolument "l'hiver des Chevaux" et "L'Orignal").
Enfin, Derib est un militant de la Nature et de sa Beauté, de la Morale (c'est aussi très bien pour les enfants et les jeunes :-)) et des peuples Indiens pour lesquels il en connaît un rayon.
UN GRAND BRAVO ET UN IMMENSE MERCI à Derib pour son impact sur la BD moderne.
Une BD passée presque inaperçue mais qui pourtant a enchanté tous les lecteurs qui ont eu le bonheur de la lire. Une véritable réussite: drôle et fantastique.
Elle ose faire un mélange de nombreux genres qui habituellement ne se retrouvent pas dans la meme bd: barbarie / humour / SF / Conte de fée. et pourtant quelle réussite.
Dessin: Follet avec son style caractéristique: ses dessins sont comme si on photographiait un mouvement dans l'instant, mais on avait mal ajusté la vitesse d'obturation. Cela met en valeur le mouvement, les expressions ... ce n'est absolument pas statique ... j'adore.
Scénario: Makyo. On sent qu'il a du prendre un sacré plaisir à écrire cette bd: jeu de mots, situations comiques comme ce mage (qui devine l'avenir de tous) s'extasie de ne pas connaître l'avenir d'IKAR et jubile de pouvoir poser les premières questions de sa vie, ou la scène de demande en mariage et la lune de miel (à l'épée ... chez les barbares). On y trouve aussi beaucoup de poésie, des clins d'oeil sur les abréviations devenues à la mode à cette époque (ex TI: Totalement Interdit...), une imagination débordante (les armes barbares sont terribles ... les noms aussi :-) ; les dialogues sont géniaux, le méchant est un vrai "affreux" etc... bref A LIRE ABSOLUMENT car UNIQUE en son genre.
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Salvatore
La méga bonne surprise ! Etonné par les commentaires très enjoués de CoeurdePat et Balunga, j'étais curieux depuis un certain temps de découvrir cet album de De Crécy, qui ne m'a pourtant pas toujours convaincu. Mais ce premier tome de Salvatore est une perle de sensibilité, d'humour fin et de tendresse - on pourrait penser lire un album pour enfant, si le sujet principal n'était justement pas si adulte. La narration est superbe, la voix-off s'intégrant parfaitement dans le récit, malgré sa présence quasi-permanente. On découvre le petit monde de Salvatore, ses personnages animaliers hauts en couleurs, cet univers doux et clair... Un premier album vraiment rafraichissant, agréable. Le dessin, très particulier, fait pourtant mouche du premier coup. Le découpage, superbe, laisse alternativement part à une histoire fouillée, un humour sensible... Mon avis est bourré de superlatifs, mais il y a bien longtemps qu'un album ne m'avait pas réjouit à ce point... j'attends la suite avec impatience !
La Quête de l'Oiseau du Temps
La quête de l'oiseau du temps c'est un peu de temps pour apprécier les dessins, c'est aussi un peu de temps pour rentrer dans le scénario. Mais après ce petit effort c'est une lecture passionnée pour très longtemps.
Quartier lointain
Passionné de littérature et de bande dessinée, je trouve que "quartier lointain" vient réconcilier ces deux pans de l'écriture. Ici, point de Duchesse de Guermantes, ni de Baron de Charlus mais des hommes et des femmes anonymes. A sa manière, Jirô Taniguchi est parti "A la recherche du temps perdu", et avec quel talent ! A ce niveau, une critique précédente évoquait, non une BD, mais un livre à propos de ce diptyque, mais moi je parlerai plutôt d'une oeuvre voire d'un chef-d'oeuvre. Car les adjectifs ne manquent pas à la lecture de "quartier lointain" : époustouflant, poignant, émouvant, nostalgique... bouleversant, bref magnifique ! Cette oeuvre monumentale, qui vous arrache des véritables moments d'émotion, est incontournable pour tout amateur de BD et de littérature. Une fois la dernière page tournée, il est très difficile de reprendre un autre livre (j'ai eu la même impression en achevant la lecture de "la recherche du temps perdu" de Marcel Proust). Pour ceux qui veulent prolonger l'univers de Taniguchi, précipitez vous sur "le journal de mon père" paru en trois volumes chez Casterman, pour les autres, courrez immédiatement acheter "Quartier Lointain".
Les 7 vies de l'épervier
Les sept vies de l'épervier. COTHIAS et JUILLARD J'ai lu avec une avidité constante et dévorante les volumes de cette série "mythico-historique. Suivi de "Masquerouge", "Le Fou du Roy", "Masque de fer", "Ninon secrète" (pas en entier). C'est vrai que le graphisme est irrégulier. Mais... ce n'est pas le même dessinateur. Ceci expliquant cela. Les sept vies de l'épervier forment un cycle de 7 albums (d'où le titre...) qui se déroule du temps du bon roi Henri IV. Fresque quasi-historique, les personnages réels d'Henri IV, de son épouse Marie de Médicis ainsi que de son fils Louis y croisent ceux purement imaginaires d'Ariane de Troïl, de Germain Grandpain ou encore du comte de Bruantfou. Ariane de Troïl est l'héroïne de cet univers, c'est son extraordinaire destin qui est dépeint dans cette épopée : le cycle débute alors qu'elle naît de manière rocambolesque, après une dispute entre son père et son oncle au sujet justement de l'identité véritable du père d'Ariane. Sa mère perd la vie dans cet enfantement, et Gabriel, son oncle, décide alors de quitter le château familial, situé au fin fond de l'Auvergne, se sentant responsable de cette mort. Il va devenir l'Épervier, un justicier masqué qui combat les injustices de ce siècle. Mais il ne sait pas encore que son destin est déjà joué. Haut dans le ciel, l'épervier rôde, maître de nos destins, maître de nos vies. Il me reste encore à lire "Coeur brûlé"; "Plume aux vents" et "Les Tentations de Navarre" (surtout cette dernière car les dessins sont de Julliard) dont j'ignorais l'existence jusqu'a aujourd'hui. Un manque que je vais combler de ce pas.
Cinéma
Cela fait des années que je possède cette BD.(cinémas et autres choses). Je trouve André Barbe tout simplement génial. Cet enchaînement de dessins est époustouflant (changement de thème pour y revenir ensuite). Quant aux autres dessins, "simples", dirais-je, comme par exemple: La cheminée nucléaire; L'évolution du globe terrestre ou ceux que je qualifie de "dessins impossibles" puisqu'ils commencent sur un thème et finissent sur un autre. Exemple: L'île où la mer qui se termine en labour... à lire absolument.
Mythoman - Un temps de réflexion
"Un temps de réflexion" est un album "coup de coeur", difficile donc d’en détailler les raisons. Toujours est-il que la narration me plaît beaucoup et l’histoire de Rémi est assez touchante, peut-être parce qu’elle pourrait correspondre à celle de "monsieur-tout-le-monde". Elle permet de voir évoluer le personnage central dont, grâce à Marie, le monde imaginaire dans lequel il s’enferme va peu à peu s’ouvrir à la réalité . . . la fin est particulièrement réussie mais je n’en dirai pas plus au risque d’en gâcher le plaisir de lecture. Le dessin n’est pas en reste, j’apprécie beaucoup le trait fluide de Dawid ainsi que sa mise en page. De plus, le prix est tout "doux", alors pourquoi s’en priver ? ;)
Terreur
Non ce n'est pas par snobisme... ... le dessin de Follet atteint son sommet dans cette collection. On retrouve tant les talents d'illustrateurs de Follet, digne successeur du célèbre Joubert, avec un dessin intentionnellement "esquissé" qui peut paraître "non fini" pour certains, mais totalement magnifique pour d'autres. Toute la BD a été réalisée à l'huile (excusez du peu)... quelle maîtrise et quel génie! C'est unique des BD pareils. D'ailleurs Follet le dit lui-même: il n'est pas près de recommencer l'huile en BD... c'est terriblement difficile. J'aimerais tant avoir l'opportunité de contempler des originaux. Quant au scénario, il traite parfaitement de la révolution, et de ses horreurs (cheveux rasés et utilisés pour confection, dénonciations, peur continuelle d'être arrêté pour un oui ou pour un non et d'être mis sur l'échafaud... la terreur quoi!)
Le Vent dans les Saules
Parfaite adaptation du roman de K. Graham. Si la BD en général avait perdu sa poésie pendant les années fin 70-80 avec la fin de Franquin, Goscinny, Macherot... voilà le renouveau de la BD animalière et des dessins et textes d'une poésie rare. On ne rit pas forcément aux éclats, mais on sourit de bonheur du début à la fin avec un personnage CRAPAUD fanfaron et incontrôlable. Les tomes montent en puissance jusqu'au tome 4, véritable festival d'humour. Les décors sont merveilleux, le texte également. Pour dire, j'ai acheté le roman pour le lire... et il n'y a rien à redire sur l'adaptation. On ne peut imaginer d'autres dessins et personnages que ceux inventés par Plessix. Il y a même des choses en plus dans la BD telles que les questions posées par Rat et Taupe au hibou et à la grenouille pour retrouver bébé loutre... On en redemande. Finalement, 2 des meilleurs séries des années 90 reposent sur la grenouille de GARULFO et le crapaud de VENT DANS LES SAULES :-)
Buddy Longway
Que dire sur cette superbe série. D'abord, il faut resituer cette BD dans son époque. Derib est le précurseur à travers cette série d'une mise en page révolutionnaire dans le monde de la BD (avant elle, on alignait les cases). Je rappelle que le premier tome est paru en 1974. De plus, des plongées, contre-plongées (comme cet orignal sous l'eau vu de dessous), des personnages évoluant sur la même image... Puis, il faut signaler que c'est une des rares BD dans laquelle le héros (et toute sa famille) vieillit au cours des albums... ce qui nous attache encore plus aux personnages et à la famille Longway. Côté dessin, c'est magnifique... Derib est vraiment le plus grand dessinateur de chevaux -et d'animaux en général- de la BD (lire absolument "l'hiver des Chevaux" et "L'Orignal"). Enfin, Derib est un militant de la Nature et de sa Beauté, de la Morale (c'est aussi très bien pour les enfants et les jeunes :-)) et des peuples Indiens pour lesquels il en connaît un rayon. UN GRAND BRAVO ET UN IMMENSE MERCI à Derib pour son impact sur la BD moderne.
Ikar
Une BD passée presque inaperçue mais qui pourtant a enchanté tous les lecteurs qui ont eu le bonheur de la lire. Une véritable réussite: drôle et fantastique. Elle ose faire un mélange de nombreux genres qui habituellement ne se retrouvent pas dans la meme bd: barbarie / humour / SF / Conte de fée. et pourtant quelle réussite. Dessin: Follet avec son style caractéristique: ses dessins sont comme si on photographiait un mouvement dans l'instant, mais on avait mal ajusté la vitesse d'obturation. Cela met en valeur le mouvement, les expressions ... ce n'est absolument pas statique ... j'adore. Scénario: Makyo. On sent qu'il a du prendre un sacré plaisir à écrire cette bd: jeu de mots, situations comiques comme ce mage (qui devine l'avenir de tous) s'extasie de ne pas connaître l'avenir d'IKAR et jubile de pouvoir poser les premières questions de sa vie, ou la scène de demande en mariage et la lune de miel (à l'épée ... chez les barbares). On y trouve aussi beaucoup de poésie, des clins d'oeil sur les abréviations devenues à la mode à cette époque (ex TI: Totalement Interdit...), une imagination débordante (les armes barbares sont terribles ... les noms aussi :-) ; les dialogues sont géniaux, le méchant est un vrai "affreux" etc... bref A LIRE ABSOLUMENT car UNIQUE en son genre.