Le premier volume du "legs de l'alchimiste" était sans aucun doute le numéro phare et marquant de la collection "La Loge Noire" lancée par Glénat début 2002. On y admirait un scénario original ; un dessin superbe et inhabituel dans le catalogue de la maison Glénat. La magie opère toujours autant dans ce second volet.
Même si Hubert nous avait fait croire dans le premier opus que le héros de la série était Joachim, (en fait la bague tient le premier rôle), nous sommes ravis de suivre ensuite les aventures de Léonora, véritable avant gardiste du 19ème siècle. Complots, politique et surnaturel rythment cet album avec délice. Admirez le parrallèle entre le dessin d'ouverture du tome 1 et du tome 2.
Un dessin encore plus sombre, un scénario encore plus dramatique, mais le tout relevé par des dialogues savoureux (notamment dans la scène du bal du tome 2), font de cette bande dessinée une des meilleures de ces derniers mois. Si l'ombre de Sfar plane sur le dessin (d'ailleurs Tanquerelle n'a t-il pas repris avec brio la succession de Sfar dans le Professeur Bell), elle n'est que bénéfique et Tanquerelle apporte un souffle nouveau chez Glénat. Si vous n'avez pas encore lu cette série, courrez chez votre libraire et régalez vous !
Ouvrage totalement indispensable à l'amateur curieux de bande dessinée, des techniques, de tout ce qu'il y a comme sens caché dans la bande dessinée.
C'est une analyse très intéressante et concrète car expliquant le support même de la bd en se servant d'une bd et pas un livre plein de texte sans image :)
Réflexions sur la représentation du temps, des personnages plus ou moins détaillés et du fait que quelques traits nous évoque dans le cerveau une personne ou un objet.
J'allais lui mettre 4 mais ça vaut bien un Culte ne serait-ce que pour ce que ça représente et son côté instructif.
Après la polémique qui a agité les forums internet (BDParadisio notamment), revenons sereinement sur « ex abrupto » une des oeuvres les plus personnelles (avec Presque, toujours chez le même éditeur) et les plus abouties de Manu Larcenet, à mon sens.
Les principaux thèmes abordés par Larcenet dans ses bd sont présents dans ce livre : la création, la maladie, la mort, l’angoisse, le regard des autres...
Une bande dessinée muette (mais est-ce encore une bd ?) comportant deux cases par page, découpée en plusieurs chapitres assez courts.
Si le début est assez bucolique voire enjoué, l’histoire vire rapidement vers le tragique à travers la maladie du père du héros, le petit cochon. C’est noir, très noir mais c’est beau.
J’ai même trouvé une similitude avec Chaplin dans le final (le héros habillé comme un clochard quittant sa maison ou ce qu’il en reste).
On peut s’attarder sur chaque page pour admirer ce dessin torturé, ce dessin d’un véritable écorché vif.
Si la première lecture nous laisse assez dubitative, c’est un livre que j’ai surtout aimé relire et dont on tourne les pages avec plaisir. Je ne conseille évidement pas ce livre aux habitués de la bd franco-belge labellisée 48CC par JC Menu, même les amateurs du Larcenet de Le combat ordinaire ou de Le retour à la terre risquent d’être désorientés.
Par contre, les adeptes de Presque ou encore de Dallas Cowboy ne peuvent passer à côté d’un tel chef d’oeuvre.
Un choc graphique, une mise en abîme scénaristique, un bel objet éditorial, donc un album incontournable.
cet avis porte sur le tome 1 :
Gauthier (mais ne serait-ce point le pseudonyme de Fréderic Marniquet !) nous offre ici un spectacle grandiose. Jugez donc : nous sommes dans un film à grand spectacle avec, dans les rôles principaux : John Wayne, Lee Marvin, Michaël Caïne et, en guest star, Robert Mitchum et Charlton Heston. L'histoire oscille entre Buck Danny, "les têtes brûlées" et "Alan Quatermann", bref un dépaysement garanti. Depuis le début, je suis un fan inconditionnel de Marniquet et cet album bourré de références et plein d'aventures ne m'a pas déçu. Bref, malgré le dessin souvent approximatif, le style "rétro", tant par le scénario que par le livre en lui-même (qui bénéficie d'une qualité de papier et de couverture assez exceptionnelle), me convient parfaitement. Voilà, juste pour dire que j'ai adoré cette BD particulière.
cet avis porte sur le tome 2 :
Annoncé depuis plusieurs mois,repoussé souvent; réjouissez vous, voiçi enfin la suite des aventures de Ken Mallory.
Comme à son habitude, Marniquet (alias Gauthier , non ?) nous propose un casting hollywoodien dans cet album . Jugez donc, John Wayne, Lee Marvin, Curd Jurgens, Charlton Heston, ou encore Mickael Caine, avec en outre quelques guest stars comme Steeve Mac Queen ou Robert Mitchum et beaucoup d'autres encore.
Ce second opus oscille entre le film de guerre et Indiana Jones, bref amateurs de film d'aventures, cette bd est pour vous .
Pas de temps mort, des dialogues percutants, une ambiance virile et beaucoup de clin d'oeil cinématographiques.
Pourtant mon enthousiasme est freiné par une question purement esthétique, le changement de maquette de la couverture et un horrible dos rond de couleur bleu/vert qui tranche avec le précédent volume dans ma bibliothèque!
Sinon, le dessin reste toujours le même : visages figés voire difficilement reconnaissables d'une page à l'autre mais fichtre diantre, ces imperfections sont gommées par un scénario réjouissant et par la qualité éditoriale de l'album (format, choix du papier, dos rond etc.)
Marniquet/Gauthier surfe(nt) sur la vague de l'ésotérisme avec les sempiternels croisés, un livre aux pouvoirs mystérieux etc ( ce qui n'est pas sans rappeler Fox de Dufaux et JF Charles)
Distrayant.
"Mariée par correspondance" ou le choc des cultures. Comment rester indifférent à cette histoire magnifiquement illustrée par Kalesniko, auteur que je découvre en cette occasion. A travers Kyung Séo, l'auteur dresse un portrait parfois cruel, drôle, et souvent pathétique (notamment lorsque Monty, le mari, apparaît) de ce couple métissé, le tout ponctué d'une pointe d'érotisme.
Cette bande dessinée est un véritable pamphlet du droit à la différence. Si vous aimez les romans graphiques, ce livre de plus de 250 pages (mais la lecture est fluide et passionnante) est pour vous. Acheté par hasard (au vu de la couverture), c'est pour moi une des (agréables) surprises de la rentrée 2004. Un petit bijou... bref mon coup de coeur. Indispensable !
Simon Hureau signe là une première oeuvre magistrale. Même s'il faut quelques pages pour s'habituer à son univers graphique, le voyage au Cambodge, en sa compagnie vaut vraiment le détour. Au final, beaucoup d'images restent inscrites dans nos têtes : le vol de la vielle sacoche bien sûr, véritable épisode tragi-comique, les démarches administratives à l'étranger( c'est du vécu, non ?), le carrefour aux 4 feux rouges et surtout les formidables couleurs vermillon du " palace". Avec un album qui relève à la fois du guide du routard et du traité de botanique (je sais cela fait un grand écart!), les aventures de Simon Hureau ne peuvent vous laisser indifférent.
Du début à la fin, on admire la nonchalance du héros, devant des situations dramatiques (le vol), cocasses (le réveillon) et bien d'autres encores. L'humour est évidement au rendez-vous avec la balade en moto (page 44), la promiscuité avec des "travailleurs " et des "parasites"... Alors vite achetez, mais surtout lisez cet album. Dépaysement garanti.
Les chercheurs de trésor sont au nombre de sept, tous de religion et de profession différentes. Ils sont confrontés au prophète voilé, qui vole les ombres des habitants de Bagdad pour se constituer une armée et détrôner le calife. L’histoire est pétrie dans le mysticisme et l’ésotérisme, un domaine que David B. maîtrise parfaitement. On retrouve beaucoup de métaphores, à la fois dans les événements et dans les dialogues, ce qui confère à l’histoire un côté poétique unique. Les symboles renvoient à des associations d’idées quasi universelles, qui ne demandent donc pas un savoir spécifique pour être appréciées. Au contraire des albums oniriques de David B., cette série est à la portée de tous, pour le plus grand plaisir des lecteurs.
L’histoire s’accorde parfaitement avec les dessins, puisque David B. est un orfèvre des jeux d’ombres. La mise en page est au top, comme d’habitude. Les couleurs sont elles aussi superbes (voyez l’ange de la mort !). David B. nous livre avec « Les chercheurs de trésor » une excellente série, qui ne ressemble à aucune autre dans l’histoire de la BD. Seul bémol : jusqu’à présent, les 7 chercheurs de trésors jouent des rôles très inégaux, sans que la religion ou la profession de tous n’ait une importance significative. Par ailleurs l’histoire semble parfois être un prétexte pour faire jouer un rôle à certains symboles, comme si cela était aussi important que l’enchaînement des événements, comme si l’histoire avançait un peu à tâtons, dans l’obscurité. Mais puisque même ce défaut cadre finalement bien avec le thème de l’album, je laisse le bénéfice du doute à David B. et je mets 5 étoiles pour les deux premiers albums.
Voici la BD par laquelle je suis revenu à la BD. 10 ans après avoir lu une centaine de fois, les Tintin, Astérix et compagnie, je ne m’intéressais plus beaucoup au Neuvième art. Et puis, un jour, on m’a parlé de Lanfeust, alors j’ai acheté et j’ai beaucoup aimé ! Depuis, j’ai acheté des tas d’autres BDs. Voilà, pour ma petite histoire !
Et même si la série a un coté très commerciale, que les dessins des personnages sont parfois plus ou moins inégaux et qu’il y a quelques blagues faciles que l’on peut trouver dans les Carambars, c’est une BD que je relis toujours avec beaucoup de plaisir.
Ben pour moi le tour que prend la série aux tomes 6 et 7 est mirobolifique, c'est d'la balle même.
Voyons... le dessin gagne en maturité, chaque case est un tableau, mais encore plus qu'avant quoi. Les personnages tendent à perdre leur aspect cartoonesque, qui faisait une partie du charme originel, c'est vrai. Mais ça ne s'en embellit pas moins d'autant plus (...). Ca gagne beaucoup en poésie, surtout : ces paysages lunaires... L'alunissement (NDW: alunissage ?:) ) du début du tome 6, wahou quoi ! :)
Voilà donc. Un ptit voyage épique dans une vieille Europe du XVIè siècle telle qu'on la fantasme : Europe des aventuriers, gentilshommes humanistes...
Ce bouquin est bluffant. Je suis impatient de le relire dans quelques mois pour l'apprécier encore une fois.
L'histoire tout le monde, ou presque, la connaît. Je ne rentrerai donc pas dans les détails. D'ailleurs, pour les curieux, le bouquin fourmille de détails et d'anecdotes. C'est un vrai régal!
Le dessin, vous avez été prévenu, c'est du N&B. Certains apprécieront et d'autres moins.
Mais, ce qui est une réussite totale pour cette BD (d'ailleurs le terme BD ne semble pas approprié pour cette oeuvre monumentale) c'est ça force d'évasion. On est littéralement propulsé dans ce Londres de fin de siècle. Impossible de décrocher!
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Le legs de l'alchimiste
Le premier volume du "legs de l'alchimiste" était sans aucun doute le numéro phare et marquant de la collection "La Loge Noire" lancée par Glénat début 2002. On y admirait un scénario original ; un dessin superbe et inhabituel dans le catalogue de la maison Glénat. La magie opère toujours autant dans ce second volet. Même si Hubert nous avait fait croire dans le premier opus que le héros de la série était Joachim, (en fait la bague tient le premier rôle), nous sommes ravis de suivre ensuite les aventures de Léonora, véritable avant gardiste du 19ème siècle. Complots, politique et surnaturel rythment cet album avec délice. Admirez le parrallèle entre le dessin d'ouverture du tome 1 et du tome 2. Un dessin encore plus sombre, un scénario encore plus dramatique, mais le tout relevé par des dialogues savoureux (notamment dans la scène du bal du tome 2), font de cette bande dessinée une des meilleures de ces derniers mois. Si l'ombre de Sfar plane sur le dessin (d'ailleurs Tanquerelle n'a t-il pas repris avec brio la succession de Sfar dans le Professeur Bell), elle n'est que bénéfique et Tanquerelle apporte un souffle nouveau chez Glénat. Si vous n'avez pas encore lu cette série, courrez chez votre libraire et régalez vous !
L'art Invisible
Ouvrage totalement indispensable à l'amateur curieux de bande dessinée, des techniques, de tout ce qu'il y a comme sens caché dans la bande dessinée. C'est une analyse très intéressante et concrète car expliquant le support même de la bd en se servant d'une bd et pas un livre plein de texte sans image :) Réflexions sur la représentation du temps, des personnages plus ou moins détaillés et du fait que quelques traits nous évoque dans le cerveau une personne ou un objet. J'allais lui mettre 4 mais ça vaut bien un Culte ne serait-ce que pour ce que ça représente et son côté instructif.
Ex Abrupto
Après la polémique qui a agité les forums internet (BDParadisio notamment), revenons sereinement sur « ex abrupto » une des oeuvres les plus personnelles (avec Presque, toujours chez le même éditeur) et les plus abouties de Manu Larcenet, à mon sens. Les principaux thèmes abordés par Larcenet dans ses bd sont présents dans ce livre : la création, la maladie, la mort, l’angoisse, le regard des autres... Une bande dessinée muette (mais est-ce encore une bd ?) comportant deux cases par page, découpée en plusieurs chapitres assez courts. Si le début est assez bucolique voire enjoué, l’histoire vire rapidement vers le tragique à travers la maladie du père du héros, le petit cochon. C’est noir, très noir mais c’est beau. J’ai même trouvé une similitude avec Chaplin dans le final (le héros habillé comme un clochard quittant sa maison ou ce qu’il en reste). On peut s’attarder sur chaque page pour admirer ce dessin torturé, ce dessin d’un véritable écorché vif. Si la première lecture nous laisse assez dubitative, c’est un livre que j’ai surtout aimé relire et dont on tourne les pages avec plaisir. Je ne conseille évidement pas ce livre aux habitués de la bd franco-belge labellisée 48CC par JC Menu, même les amateurs du Larcenet de Le combat ordinaire ou de Le retour à la terre risquent d’être désorientés. Par contre, les adeptes de Presque ou encore de Dallas Cowboy ne peuvent passer à côté d’un tel chef d’oeuvre. Un choc graphique, une mise en abîme scénaristique, un bel objet éditorial, donc un album incontournable.
Mystères en Birmanie
cet avis porte sur le tome 1 : Gauthier (mais ne serait-ce point le pseudonyme de Fréderic Marniquet !) nous offre ici un spectacle grandiose. Jugez donc : nous sommes dans un film à grand spectacle avec, dans les rôles principaux : John Wayne, Lee Marvin, Michaël Caïne et, en guest star, Robert Mitchum et Charlton Heston. L'histoire oscille entre Buck Danny, "les têtes brûlées" et "Alan Quatermann", bref un dépaysement garanti. Depuis le début, je suis un fan inconditionnel de Marniquet et cet album bourré de références et plein d'aventures ne m'a pas déçu. Bref, malgré le dessin souvent approximatif, le style "rétro", tant par le scénario que par le livre en lui-même (qui bénéficie d'une qualité de papier et de couverture assez exceptionnelle), me convient parfaitement. Voilà, juste pour dire que j'ai adoré cette BD particulière. cet avis porte sur le tome 2 : Annoncé depuis plusieurs mois,repoussé souvent; réjouissez vous, voiçi enfin la suite des aventures de Ken Mallory. Comme à son habitude, Marniquet (alias Gauthier , non ?) nous propose un casting hollywoodien dans cet album . Jugez donc, John Wayne, Lee Marvin, Curd Jurgens, Charlton Heston, ou encore Mickael Caine, avec en outre quelques guest stars comme Steeve Mac Queen ou Robert Mitchum et beaucoup d'autres encore. Ce second opus oscille entre le film de guerre et Indiana Jones, bref amateurs de film d'aventures, cette bd est pour vous . Pas de temps mort, des dialogues percutants, une ambiance virile et beaucoup de clin d'oeil cinématographiques. Pourtant mon enthousiasme est freiné par une question purement esthétique, le changement de maquette de la couverture et un horrible dos rond de couleur bleu/vert qui tranche avec le précédent volume dans ma bibliothèque! Sinon, le dessin reste toujours le même : visages figés voire difficilement reconnaissables d'une page à l'autre mais fichtre diantre, ces imperfections sont gommées par un scénario réjouissant et par la qualité éditoriale de l'album (format, choix du papier, dos rond etc.) Marniquet/Gauthier surfe(nt) sur la vague de l'ésotérisme avec les sempiternels croisés, un livre aux pouvoirs mystérieux etc ( ce qui n'est pas sans rappeler Fox de Dufaux et JF Charles) Distrayant.
Mariée par correspondance
"Mariée par correspondance" ou le choc des cultures. Comment rester indifférent à cette histoire magnifiquement illustrée par Kalesniko, auteur que je découvre en cette occasion. A travers Kyung Séo, l'auteur dresse un portrait parfois cruel, drôle, et souvent pathétique (notamment lorsque Monty, le mari, apparaît) de ce couple métissé, le tout ponctué d'une pointe d'érotisme. Cette bande dessinée est un véritable pamphlet du droit à la différence. Si vous aimez les romans graphiques, ce livre de plus de 250 pages (mais la lecture est fluide et passionnante) est pour vous. Acheté par hasard (au vu de la couverture), c'est pour moi une des (agréables) surprises de la rentrée 2004. Un petit bijou... bref mon coup de coeur. Indispensable !
Palaces
Simon Hureau signe là une première oeuvre magistrale. Même s'il faut quelques pages pour s'habituer à son univers graphique, le voyage au Cambodge, en sa compagnie vaut vraiment le détour. Au final, beaucoup d'images restent inscrites dans nos têtes : le vol de la vielle sacoche bien sûr, véritable épisode tragi-comique, les démarches administratives à l'étranger( c'est du vécu, non ?), le carrefour aux 4 feux rouges et surtout les formidables couleurs vermillon du " palace". Avec un album qui relève à la fois du guide du routard et du traité de botanique (je sais cela fait un grand écart!), les aventures de Simon Hureau ne peuvent vous laisser indifférent. Du début à la fin, on admire la nonchalance du héros, devant des situations dramatiques (le vol), cocasses (le réveillon) et bien d'autres encores. L'humour est évidement au rendez-vous avec la balade en moto (page 44), la promiscuité avec des "travailleurs " et des "parasites"... Alors vite achetez, mais surtout lisez cet album. Dépaysement garanti.
Les Chercheurs de trésor
Les chercheurs de trésor sont au nombre de sept, tous de religion et de profession différentes. Ils sont confrontés au prophète voilé, qui vole les ombres des habitants de Bagdad pour se constituer une armée et détrôner le calife. L’histoire est pétrie dans le mysticisme et l’ésotérisme, un domaine que David B. maîtrise parfaitement. On retrouve beaucoup de métaphores, à la fois dans les événements et dans les dialogues, ce qui confère à l’histoire un côté poétique unique. Les symboles renvoient à des associations d’idées quasi universelles, qui ne demandent donc pas un savoir spécifique pour être appréciées. Au contraire des albums oniriques de David B., cette série est à la portée de tous, pour le plus grand plaisir des lecteurs. L’histoire s’accorde parfaitement avec les dessins, puisque David B. est un orfèvre des jeux d’ombres. La mise en page est au top, comme d’habitude. Les couleurs sont elles aussi superbes (voyez l’ange de la mort !). David B. nous livre avec « Les chercheurs de trésor » une excellente série, qui ne ressemble à aucune autre dans l’histoire de la BD. Seul bémol : jusqu’à présent, les 7 chercheurs de trésors jouent des rôles très inégaux, sans que la religion ou la profession de tous n’ait une importance significative. Par ailleurs l’histoire semble parfois être un prétexte pour faire jouer un rôle à certains symboles, comme si cela était aussi important que l’enchaînement des événements, comme si l’histoire avançait un peu à tâtons, dans l’obscurité. Mais puisque même ce défaut cadre finalement bien avec le thème de l’album, je laisse le bénéfice du doute à David B. et je mets 5 étoiles pour les deux premiers albums.
Lanfeust de Troy
Voici la BD par laquelle je suis revenu à la BD. 10 ans après avoir lu une centaine de fois, les Tintin, Astérix et compagnie, je ne m’intéressais plus beaucoup au Neuvième art. Et puis, un jour, on m’a parlé de Lanfeust, alors j’ai acheté et j’ai beaucoup aimé ! Depuis, j’ai acheté des tas d’autres BDs. Voilà, pour ma petite histoire ! Et même si la série a un coté très commerciale, que les dessins des personnages sont parfois plus ou moins inégaux et qu’il y a quelques blagues faciles que l’on peut trouver dans les Carambars, c’est une BD que je relis toujours avec beaucoup de plaisir.
De Cape et de Crocs
Ben pour moi le tour que prend la série aux tomes 6 et 7 est mirobolifique, c'est d'la balle même. Voyons... le dessin gagne en maturité, chaque case est un tableau, mais encore plus qu'avant quoi. Les personnages tendent à perdre leur aspect cartoonesque, qui faisait une partie du charme originel, c'est vrai. Mais ça ne s'en embellit pas moins d'autant plus (...). Ca gagne beaucoup en poésie, surtout : ces paysages lunaires... L'alunissement (NDW: alunissage ?:) ) du début du tome 6, wahou quoi ! :) Voilà donc. Un ptit voyage épique dans une vieille Europe du XVIè siècle telle qu'on la fantasme : Europe des aventuriers, gentilshommes humanistes...
From Hell
Ce bouquin est bluffant. Je suis impatient de le relire dans quelques mois pour l'apprécier encore une fois. L'histoire tout le monde, ou presque, la connaît. Je ne rentrerai donc pas dans les détails. D'ailleurs, pour les curieux, le bouquin fourmille de détails et d'anecdotes. C'est un vrai régal! Le dessin, vous avez été prévenu, c'est du N&B. Certains apprécieront et d'autres moins. Mais, ce qui est une réussite totale pour cette BD (d'ailleurs le terme BD ne semble pas approprié pour cette oeuvre monumentale) c'est ça force d'évasion. On est littéralement propulsé dans ce Londres de fin de siècle. Impossible de décrocher! Préparez-vous à du grand spectacle et bravo aux auteurs...