En premier, je dis Merci aux avis précédents qui conseillaient d'acheter cette saga.
En second, je dis Bravo à l'auteur/dessinateur, Bajram !
Vous l'avez compris, j'ai été également passionné par cette histoire ! J'ai acheté les deux premiers tomes puis les 4 autres directement après, que j'ai dévorés !
Cette BD est tout simplement un bijou, et pourtant je ne suis pas féru de science-fiction normalement, mais là tout est clair, limpide, étudié, structuré, pas de volte faces scénaristiques improbables, un réel travail pour rendre l'oeuvre cohérente. Les explications à la fin des tomes sont vraiment sympas à lire et Bajram nous fait découvrir son univers, c'est vraiment agréable.
Je remercie doublement les avis ici car franchement, si je dois reprocher quelque chose, ce sont les couvertures, qui, personnellement, ne m'auraient jamais donné envie de les acheter : A part celle du tome 4 que je trouve très belle, ce rouge omniprésent m'agresse un peu les yeux et confère aux couv' un côté vieillot.
En tout cas, une véritable réussite sur un exercice périlleux de gymnastique temporelle.
Congratulations Mr Bajram
Après avoir longtemps cherché cette trilogie, je suis tombé dessus par hasard dans une petite librairie de Dinan.
Cela fait un moment que je la cherchais, et vu que les critiques sont bonnes, je pense qu'il est essentiel pour tout bdphile de lire cette bd.
Je ne me suis pas trompé !!!
Sa note reflète exactement cette histoire. Je dis cela pour tous ceux qui hésitent encore à la lire.
Un environnement exceptionnel, des personnages drôles et très bien mis en avant... Le firfïn ne pensant qu'à sa fortune, l'akai tueur assoiffé de sang et pour finir le petit nain en quête d'une importante motivation.
Ce bouquin me fait légèrement penser au Grand Pouvoir du Chninkel de Van Hamme par moments ... avec les supers puissances et l'importance des personnages souvent sans importance.... enfin je ne sais pas si tout le monde m'a compris mais je vous conseille fortement de lire cette série !!!
Ma première découverte de Daniel Clowes. On y rencontre des personnages mesquins, enfoncés dans leur aigreur, ce sont des losers incroyablement bien décrits, mais au final, ils sont on ne peut plus banal et il est facile de se reconnaître en eux.
Incroyable auteur.
Incontournable, immanquable, irremplaçable, éternel, tels sont les premiers adjectifs qui me viennent à l’esprit pour décrire le fantastique travail narratif et symbolique du génial auteur…
J’ai acheté cet ouvrage suite aux nombreuses critiques positives. De plus, je suis plus que sensible et curieux de tout ce qui touche au sujet abordé, thématique qui doit absolument rester en nos mémoires ; du moins il ne peut en être autrement chez moi (de par mon éducation, mes arrières grands-parents,…). Sur le sujet, outre plusieurs films déjà abordés dans d’autres avis, j’ai également visionné pas mal de documentaires sur le camp de concentration dont il est question et sur la « solution finale ».
Après l’achat, mes premières impressions furent nettement plus réservées. Dès l’ouverture du livre, je n’ai pu que constater ce que j’ai jugé comme une pauvreté graphique et une narration très condensée. Mais…
Mais quelques planches tournées, quelques chapitres lus, une magie singulière et extraordinaire s’opère ! Jamais je n’ai été autant touché par le 9ème Art, je n’ai même jamais été aussi ému par le sujet développé, que ce soit dans les films ou les reportages regardés.
L’auteur nous conte son histoire, l’histoire de son père et l’Histoire, celle avec un grand H. Le ton employé est naturel, magnifiquement juste et d’une spontanéité intelligemment construite. Le procédé narratif est certainement le premier élément qui fait passer l’extermination juive pour un témoignage émouvant et prenant, et non pour une succession de planches d’une fausse justesse violente et « sans plus ».
Le deuxième élément est le dessin, simple et symbolique. Si au début cela semble quelque peu élémentaire, il prend en réalité tout son sens au fil des pages. Il ne faut dès lors surtout pas s’arrêter aux premières pages mais bien comprendre les motivations de l’auteur à utiliser un tel dessin. Simple le dessin ? Je vous assure, il n’a pas besoin d’être plus développé, vous frémirez d’horreur devant la barbarie nazi et vous serez ému devant toute l’humanité qui émane des ces petites souris…
En conclusion, ce livre devrait faire partie de tous les cours d’histoire, ce témoignage est un chef d’œuvre d’une intelligence inouïe ; un grand merci Monsieur Spiegelman !
Je viens de terminer la lecture du 4eme et dernier tome, et si celui ci m’a un peu moins touché que les 3 autres, la série dans son ensemble m’a vraiment emballé.
Manu Larcenet a quand même un talent fou pour faire passer des émotions au lecteur. On rigole beaucoup, on s’arrête pour réfléchir et on pleure presque… oui, des fois c’est bien triste, et j’en avais les larmes aux yeux. Et en refermant le 2eme tome, j’avais le cœur serré, ce qui est pour moi le gage de qualité ultime pour une BD de ce genre.
Alors certes, l’auteur ne raconte rien de bien nouveau, et certains passages, notamment ceux sur la politique ou le fait d’être papa, peuvent sembler un peu banals. Mais certaines réflexions touchent au but, et sont très justes je trouve.
Voilà, si le genre roman graphique autobiographique vous intéresse un tant soit peu, investissez dans ces 4 magnifiques tomes du combat ordinaire. Vous ne le regretterez pas.
L'oeuvre de Dumas connaît ces temps-ci un regain d'intérêt dans la sphère bédé.
Toutefois, on ne pourra pas taxer Juncker d'opportunisme puisqu'il doit bosser sur cet ouvrage depuis au moins 2 ans.
Ce pavé imposant de 264 pages se démarque de ses collègues par le fait qu'il ne s'agit pas QUE d'une mise en image de l'histoire connue de tous... C'est bien plus et cela va bien au delà de la simple "démystification".
Nicolas Junker, déjà remarqué par son ouvrage sur Malet, a ici accompli une oeuvre exemplaire, prolongeant la vie des personnages de Dumas et proposant une relecture ô combien passionnante...
Autant Malet connaissait une baisse de régime dans le dernier tiers, autant dans d'Artagnan, rien (ou si peu) n'est à jeter. On sent que cette BD a demandé un travail ENORME.
Sur le plan narratif, le soin apporté à l'intrigue est exemplaire. Les personnages sont très étudiés, l'humour est omniprésent mais jamais au détriment du "sérieux" qui sait reprendre sa place à des moments où on ne l'attend pas.
Les graphismes ne sont pas en reste : simples (du moins en apparence) mais efficaces.
Et que dire de la mise en image ? Fidèle à son style, Junker explose tout !
Les découpages, les couleurs, la gestion de l'espace (et du temps)... C'est d'une incroyable maîtrise. Cette BD "respire" comme rarement (d'où aussi le nombre de pages).
Mais surtout, cette oeuvre est captivante de bout en bout ! Une fois entamée, impossible de la lâcher !
De la très grande bande dessinée. Mon coup de coeur du moment !
Oui c'est culte. C'est même absolument cultissime. Saint Seiya représente pour moi ce que Goldorak ou San Ku Kai peuvent représenter pour des gens un tout petit peu plus vieux. C'est un souvenir. Et ça peut le rester, c'est souvent mieux comme ça... Pour cause de l'avoir lu, je sais de quoi je cause. Ce fut long.
Mais à chaque page tournée, à chaque fois que Seiya, Shiryu, Yoga ou les autres meurent puis se relèvent en disant une phrase du type "Il faut sauver Athéna", ben il se passe toujours quelque chose... Serais-je resté un enfant, au fond ???
Et, ça a déjà été relevé, tout cela est très précis au niveau mythologie grecque. Comme quelques-uns, je me suis intéressé à la mythologie grecque, puis égyptienne et toutes leurs petites sœurs grâce à Saint Seiya...
J'ai découvert Usagi au détour de mon chemin sur un site marchand qui se débarrassait des tomes 1 et 4 en grand format (pas couleur, par contre, je ne suis pas au courant qu'il y ait des éditions couleurs) et j'ai dévoré ces deux tomes (les tomes ne sont pas vraiment liés entre eux).
Puis Paquet a eu la grandiose idée de sortir le lapin samurai en format manga. A un prix défiant toute concurrence, il faut bien le reconnaître.
Miyamoto Usagi est un ronin (un samurai sans maître) qui erre dans le japon médiéval en louant ses services de Yojimbo (garde du corps). Dans les trois premiers tomes, l'histoire pourrait se limiter à ça. De petites histoires qui se suivent, abordant plusieurs aspects du Japon médiéval (honneur, fantômes, démons, légendes...) ou nous racontent une petite blague. Ou une histoire touchante.
Et soudain surgit le tome 4. L'énorme tome 4, qui comprend une seule histoire, La Conspiration du Dragon Rugissant. Et là, on s'aperçoit que M. Sakai est capable de raconter des histoires sur plus que quelques pages. Je trouve que c'est le tournant de la série car, de plus en plus souvent par la suite, des histoires s'entrelaceront ou feront référence à des évènements des épisodes précédents.
Les personnages sont tous attachants et zoomorphes. Les animaux ne sont pas choisis au hasard, loin de là, ils sont choisis par rapport aux valeurs qu'ils véhiculent.
A noter (si vous êtes dans ma tranche d'âge), vous connaissez peut-être déjà Usagi, puisqu'il fait des apparitions dans le dessin animé Les Tortues Ninja - dans une version édulcorée. La version animée de ce Comic est de toutes façons édulcorée...
En conclusion : Usagi Yojimbo, c'est bon, mangez-en.
Marjane raconte sa vie, depuis son enfance intrépide dans une famille cultivée et libérale, de l’Iran impérial, jusqu’à son arrivée en France. L’épopée couvre 30 années d’Histoire (La chute du Shah, la République islamiste, la guerre avec l’Irak) ainsi que son histoire autobiographique avec un exil en Autriche.
C’est une œuvre magnifique qui mêle le rire aux larmes. L’auteur nous montre les ravages de la dictature islamiste avec son lot d’intolérances et d’arrestations. On a véritablement de la peine pour ce peuple iranien à qui on a confisqué les bénéfices d’une révolution. Un régime oppressant contre un autre encore plus abominable notamment sur la condition féminine !
Cependant, le regard de l’auteur sur la société occidentale est également très critique et c’est une bonne chose pour ne pas tomber dans une mauvaise caricature. J’ai été sublimé par l’intelligence du fond. J’ai également été touché par la personnalité rebelle de Marjane ainsi que par son cercle familier. Le rythme est vif et soutenu. L’humour et la tragédie s’enchaînent admirablement.
Cette œuvre est à la fois subjective et universelle mais également sensible et profond. L’Iran a trouvé sa meilleure ambassadrice en la personne de l’auteur. On ne connait rarement ce qu'est la réalité et le quotidien des Iraniens. Persépolis va bien au-delà de la trame historique et du drame intimiste. C’est une réussite touchante et attendrissante ! Digne et intègre car elle prône les libertés individuelles ! Avec ces dialogues percutants, l’œuvre devient une vraie comédie sociale. Une Bd sincère, pédagogique et militante. C’était un pur moment de bonheur ! Grandiose ! A lire sans hésitation ! :)
Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 5/5 - Note Globale: 4.5/5
J'avais dû lire cette bd il y a une quinzaine d'années et je l'ai achetée (et donc relue) hier en tombant dessus par hasard.
Franquin aborde des sujets que je trouve toujours d'actualités (écologie, peine de mort, chasseurs, dopage...), avec brio. L'humour est très noir mais fait toujours rire, les textes sont fabuleux, accompagnés de jeux de mots travaillés. Le format noir et blanc se prête vraiment bien à ce genre de bd.
À noter les petites signatures originales en bas de chaque histoire.
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Universal War One
En premier, je dis Merci aux avis précédents qui conseillaient d'acheter cette saga. En second, je dis Bravo à l'auteur/dessinateur, Bajram ! Vous l'avez compris, j'ai été également passionné par cette histoire ! J'ai acheté les deux premiers tomes puis les 4 autres directement après, que j'ai dévorés ! Cette BD est tout simplement un bijou, et pourtant je ne suis pas féru de science-fiction normalement, mais là tout est clair, limpide, étudié, structuré, pas de volte faces scénaristiques improbables, un réel travail pour rendre l'oeuvre cohérente. Les explications à la fin des tomes sont vraiment sympas à lire et Bajram nous fait découvrir son univers, c'est vraiment agréable. Je remercie doublement les avis ici car franchement, si je dois reprocher quelque chose, ce sont les couvertures, qui, personnellement, ne m'auraient jamais donné envie de les acheter : A part celle du tome 4 que je trouve très belle, ce rouge omniprésent m'agresse un peu les yeux et confère aux couv' un côté vieillot. En tout cas, une véritable réussite sur un exercice périlleux de gymnastique temporelle. Congratulations Mr Bajram
Légendes des Contrées Oubliées
Après avoir longtemps cherché cette trilogie, je suis tombé dessus par hasard dans une petite librairie de Dinan. Cela fait un moment que je la cherchais, et vu que les critiques sont bonnes, je pense qu'il est essentiel pour tout bdphile de lire cette bd. Je ne me suis pas trompé !!! Sa note reflète exactement cette histoire. Je dis cela pour tous ceux qui hésitent encore à la lire. Un environnement exceptionnel, des personnages drôles et très bien mis en avant... Le firfïn ne pensant qu'à sa fortune, l'akai tueur assoiffé de sang et pour finir le petit nain en quête d'une importante motivation. Ce bouquin me fait légèrement penser au Grand Pouvoir du Chninkel de Van Hamme par moments ... avec les supers puissances et l'importance des personnages souvent sans importance.... enfin je ne sais pas si tout le monde m'a compris mais je vous conseille fortement de lire cette série !!!
Caricature
Ma première découverte de Daniel Clowes. On y rencontre des personnages mesquins, enfoncés dans leur aigreur, ce sont des losers incroyablement bien décrits, mais au final, ils sont on ne peut plus banal et il est facile de se reconnaître en eux. Incroyable auteur.
Maus
Incontournable, immanquable, irremplaçable, éternel, tels sont les premiers adjectifs qui me viennent à l’esprit pour décrire le fantastique travail narratif et symbolique du génial auteur… J’ai acheté cet ouvrage suite aux nombreuses critiques positives. De plus, je suis plus que sensible et curieux de tout ce qui touche au sujet abordé, thématique qui doit absolument rester en nos mémoires ; du moins il ne peut en être autrement chez moi (de par mon éducation, mes arrières grands-parents,…). Sur le sujet, outre plusieurs films déjà abordés dans d’autres avis, j’ai également visionné pas mal de documentaires sur le camp de concentration dont il est question et sur la « solution finale ». Après l’achat, mes premières impressions furent nettement plus réservées. Dès l’ouverture du livre, je n’ai pu que constater ce que j’ai jugé comme une pauvreté graphique et une narration très condensée. Mais… Mais quelques planches tournées, quelques chapitres lus, une magie singulière et extraordinaire s’opère ! Jamais je n’ai été autant touché par le 9ème Art, je n’ai même jamais été aussi ému par le sujet développé, que ce soit dans les films ou les reportages regardés. L’auteur nous conte son histoire, l’histoire de son père et l’Histoire, celle avec un grand H. Le ton employé est naturel, magnifiquement juste et d’une spontanéité intelligemment construite. Le procédé narratif est certainement le premier élément qui fait passer l’extermination juive pour un témoignage émouvant et prenant, et non pour une succession de planches d’une fausse justesse violente et « sans plus ». Le deuxième élément est le dessin, simple et symbolique. Si au début cela semble quelque peu élémentaire, il prend en réalité tout son sens au fil des pages. Il ne faut dès lors surtout pas s’arrêter aux premières pages mais bien comprendre les motivations de l’auteur à utiliser un tel dessin. Simple le dessin ? Je vous assure, il n’a pas besoin d’être plus développé, vous frémirez d’horreur devant la barbarie nazi et vous serez ému devant toute l’humanité qui émane des ces petites souris… En conclusion, ce livre devrait faire partie de tous les cours d’histoire, ce témoignage est un chef d’œuvre d’une intelligence inouïe ; un grand merci Monsieur Spiegelman !
Le combat ordinaire
Je viens de terminer la lecture du 4eme et dernier tome, et si celui ci m’a un peu moins touché que les 3 autres, la série dans son ensemble m’a vraiment emballé. Manu Larcenet a quand même un talent fou pour faire passer des émotions au lecteur. On rigole beaucoup, on s’arrête pour réfléchir et on pleure presque… oui, des fois c’est bien triste, et j’en avais les larmes aux yeux. Et en refermant le 2eme tome, j’avais le cœur serré, ce qui est pour moi le gage de qualité ultime pour une BD de ce genre. Alors certes, l’auteur ne raconte rien de bien nouveau, et certains passages, notamment ceux sur la politique ou le fait d’être papa, peuvent sembler un peu banals. Mais certaines réflexions touchent au but, et sont très justes je trouve. Voilà, si le genre roman graphique autobiographique vous intéresse un tant soit peu, investissez dans ces 4 magnifiques tomes du combat ordinaire. Vous ne le regretterez pas.
D'Artagnan, journal d'un cadet
L'oeuvre de Dumas connaît ces temps-ci un regain d'intérêt dans la sphère bédé. Toutefois, on ne pourra pas taxer Juncker d'opportunisme puisqu'il doit bosser sur cet ouvrage depuis au moins 2 ans. Ce pavé imposant de 264 pages se démarque de ses collègues par le fait qu'il ne s'agit pas QUE d'une mise en image de l'histoire connue de tous... C'est bien plus et cela va bien au delà de la simple "démystification". Nicolas Junker, déjà remarqué par son ouvrage sur Malet, a ici accompli une oeuvre exemplaire, prolongeant la vie des personnages de Dumas et proposant une relecture ô combien passionnante... Autant Malet connaissait une baisse de régime dans le dernier tiers, autant dans d'Artagnan, rien (ou si peu) n'est à jeter. On sent que cette BD a demandé un travail ENORME. Sur le plan narratif, le soin apporté à l'intrigue est exemplaire. Les personnages sont très étudiés, l'humour est omniprésent mais jamais au détriment du "sérieux" qui sait reprendre sa place à des moments où on ne l'attend pas. Les graphismes ne sont pas en reste : simples (du moins en apparence) mais efficaces. Et que dire de la mise en image ? Fidèle à son style, Junker explose tout ! Les découpages, les couleurs, la gestion de l'espace (et du temps)... C'est d'une incroyable maîtrise. Cette BD "respire" comme rarement (d'où aussi le nombre de pages). Mais surtout, cette oeuvre est captivante de bout en bout ! Une fois entamée, impossible de la lâcher ! De la très grande bande dessinée. Mon coup de coeur du moment !
Saint Seiya - Les Chevaliers du Zodiaque
Oui c'est culte. C'est même absolument cultissime. Saint Seiya représente pour moi ce que Goldorak ou San Ku Kai peuvent représenter pour des gens un tout petit peu plus vieux. C'est un souvenir. Et ça peut le rester, c'est souvent mieux comme ça... Pour cause de l'avoir lu, je sais de quoi je cause. Ce fut long. Mais à chaque page tournée, à chaque fois que Seiya, Shiryu, Yoga ou les autres meurent puis se relèvent en disant une phrase du type "Il faut sauver Athéna", ben il se passe toujours quelque chose... Serais-je resté un enfant, au fond ??? Et, ça a déjà été relevé, tout cela est très précis au niveau mythologie grecque. Comme quelques-uns, je me suis intéressé à la mythologie grecque, puis égyptienne et toutes leurs petites sœurs grâce à Saint Seiya...
Usagi Yojimbo
J'ai découvert Usagi au détour de mon chemin sur un site marchand qui se débarrassait des tomes 1 et 4 en grand format (pas couleur, par contre, je ne suis pas au courant qu'il y ait des éditions couleurs) et j'ai dévoré ces deux tomes (les tomes ne sont pas vraiment liés entre eux). Puis Paquet a eu la grandiose idée de sortir le lapin samurai en format manga. A un prix défiant toute concurrence, il faut bien le reconnaître. Miyamoto Usagi est un ronin (un samurai sans maître) qui erre dans le japon médiéval en louant ses services de Yojimbo (garde du corps). Dans les trois premiers tomes, l'histoire pourrait se limiter à ça. De petites histoires qui se suivent, abordant plusieurs aspects du Japon médiéval (honneur, fantômes, démons, légendes...) ou nous racontent une petite blague. Ou une histoire touchante. Et soudain surgit le tome 4. L'énorme tome 4, qui comprend une seule histoire, La Conspiration du Dragon Rugissant. Et là, on s'aperçoit que M. Sakai est capable de raconter des histoires sur plus que quelques pages. Je trouve que c'est le tournant de la série car, de plus en plus souvent par la suite, des histoires s'entrelaceront ou feront référence à des évènements des épisodes précédents. Les personnages sont tous attachants et zoomorphes. Les animaux ne sont pas choisis au hasard, loin de là, ils sont choisis par rapport aux valeurs qu'ils véhiculent. A noter (si vous êtes dans ma tranche d'âge), vous connaissez peut-être déjà Usagi, puisqu'il fait des apparitions dans le dessin animé Les Tortues Ninja - dans une version édulcorée. La version animée de ce Comic est de toutes façons édulcorée... En conclusion : Usagi Yojimbo, c'est bon, mangez-en.
Persepolis
Marjane raconte sa vie, depuis son enfance intrépide dans une famille cultivée et libérale, de l’Iran impérial, jusqu’à son arrivée en France. L’épopée couvre 30 années d’Histoire (La chute du Shah, la République islamiste, la guerre avec l’Irak) ainsi que son histoire autobiographique avec un exil en Autriche. C’est une œuvre magnifique qui mêle le rire aux larmes. L’auteur nous montre les ravages de la dictature islamiste avec son lot d’intolérances et d’arrestations. On a véritablement de la peine pour ce peuple iranien à qui on a confisqué les bénéfices d’une révolution. Un régime oppressant contre un autre encore plus abominable notamment sur la condition féminine ! Cependant, le regard de l’auteur sur la société occidentale est également très critique et c’est une bonne chose pour ne pas tomber dans une mauvaise caricature. J’ai été sublimé par l’intelligence du fond. J’ai également été touché par la personnalité rebelle de Marjane ainsi que par son cercle familier. Le rythme est vif et soutenu. L’humour et la tragédie s’enchaînent admirablement. Cette œuvre est à la fois subjective et universelle mais également sensible et profond. L’Iran a trouvé sa meilleure ambassadrice en la personne de l’auteur. On ne connait rarement ce qu'est la réalité et le quotidien des Iraniens. Persépolis va bien au-delà de la trame historique et du drame intimiste. C’est une réussite touchante et attendrissante ! Digne et intègre car elle prône les libertés individuelles ! Avec ces dialogues percutants, l’œuvre devient une vraie comédie sociale. Une Bd sincère, pédagogique et militante. C’était un pur moment de bonheur ! Grandiose ! A lire sans hésitation ! :) Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 5/5 - Note Globale: 4.5/5
Idées Noires
J'avais dû lire cette bd il y a une quinzaine d'années et je l'ai achetée (et donc relue) hier en tombant dessus par hasard. Franquin aborde des sujets que je trouve toujours d'actualités (écologie, peine de mort, chasseurs, dopage...), avec brio. L'humour est très noir mais fait toujours rire, les textes sont fabuleux, accompagnés de jeux de mots travaillés. Le format noir et blanc se prête vraiment bien à ce genre de bd. À noter les petites signatures originales en bas de chaque histoire.