C'est vrai que le dessin reste simple et est en noir et blanc. Mais on ne demande pas de beaux dessins à ce genre de bd (p.ex: Chroniques Birmanes, Persepolis, Shenzhen ou autre Le Retour à la terre), c'est avant tout le récit qui compte.
Et de ce côté, sans atteindre la profondeur d'un Persepolis, N. Wild, raconte avec beaucoup d'humour, son séjour en Afghanistan. Il y a deux niveaux de lecture : Il y a le premier degré et amusant : son quotidien à l'ONG Zendagui, ses rencontres cocasses, et la découverte de cette nouvelle culture, et là j'ai rarement vu une bd aussi drôle. Deuxième degré : il critique son propre travail et des ONG en général, qui ne pensent qu'à faire la fête. L'auteur confirme les critiques concernant ces organisations qui ne font que profiter de la manne financière occidentale et s'en mettent plein les poches. Le gouvernement afghan et les Afghans en général en prennent aussi pour leur grade. N. Wild, dans sa tranche de vie à Kaboul, retranscrit parfaitement l'impuissance des Occidentaux face à la tâche énorme de reconstruction et normalisation de ce pays ravagé après 30 ans de guerre.
Pour conclure, un très bon moment de lecture et comme je la situe personnellement meilleure que les bd précitées, je ne peux donner que la note suprême.
Corto Maltese ... Un rêve dont on ne sort pas ...
C'est plus - bien plus - que de la BD, c'est de la pure littérature !
Je ne parviens pas à comprendre ceux qui OSENT blâmer cette série et qui lui reprochent un prétendu fouillis ou qui n'aiment pas ces dérives poétiques ... A cela je n'ai qu'une chose à répondre : vous n'êtes que des monstres insensibles ! Peuh !
Je ne m'étendrai pas outre sur les différents aspects de la série, tellement ils furent rabattus ici-même. Je me contenterai (Sachant que -honte sur moi- je n'ai pu encore tous les lire) de pousser un cri du coeur pour la Ballade de la Mer Salée, Fable de Venise, les Celtiques et les Ethiopiques (Sublime voyage en Abyssinie, Cush merveilleusement haïssable -comme Raspa- et bon prélude aux "Scorpions du Désert").
"Nous espérons que cette fable vous aura plu ..."
- Corto, in "Fable de Venise"
S’il n'y avait qu'une seule BD Américaine à lire c'est sans aucun doute celle-ci !!!
Le meilleur (et ce qui m'a fait définitivement apprécier cette série) c'est les deux niveaux de lecture comique que l'on peut avoir de cette BD : celui de l'enfance et un point de vue plus "adulte". Gamin, on a du mal à réellement comprendre cette BD mais comment ne pas s'extasier devant les tribulations burlesque de Calvin (et de ses avatars : Spiff, Hyperman ...) et de son tigre Hobbes ? Leurs aventures quotidiennes et les produits délirants de l'imagination de Calvin ? En fait ce garçon de six ans est un peu le gamin que l'on aurait tous voulu être (Moi aussi j'voulais un copain tigre, me friter contre des bonhommes de neige et jouer au T-Rex !) ...
Le deuxième niveau de lecture c'est précisément : Calvin, l'enfant que l'on aurait tous voulu être ; mais celui que l'on ne voudra jamais avoir !
En relisant ces BD, bien plus tard, on est toujours séduit par l'humour et on découvre la critique acerbe de la société de consommation, de "l'art" "moderne" et de la nature humaine qui se cachait derrière les scripts et les réflexions de Hobbes et du père (Qui me rappelait un peu le mien par moment, les sorties à vélo dans la neige à 6 heures du mat' ...)
Je recommande chaudement la lecture de cette BD à tout le monde (On en trouve dans toutes les bonnes bibliothèques) voire son acquisition (avec les intégrales qui paraissent en ce moment !)
Voilà !
Je n’y vais peut-être pas avec le dos de la cuillère en mettant à cette série une note culte et un coup de cœur, mais je ne pense pas que cela soit volé, que du contraire !
Après avoir découvert les deux premiers volumes, et en attendant avec impatience le tome 0 prévu pour ce 4 décembre, je pense avoir atteint le plus fun moment de lecture qui m’ait été donné.
L’histoire est explosive et, même si sa mise en place est plus lente et minutieuse, le lecteur se retrouve très vite enchaîné à une succession d’événements, plus loufoques et singuliers les uns que les autres…
Les personnages (les héros et la quantité d’intervenants secondaires) sont bien présentés, tout comme la ville dans laquelle évolue nos héros : Dark Meat City (DMC, avec l’auteur qui s’appelle Run, n’y aurait-il pas une légère allusion à Run DMC ?).
L’action (je parle de celle que l’on rencontre rarement, celle qui vous fait dévorer des pages sans vous en rendre compte) arrive assez vite et est magnifiquement mis en scène. Quel régale que cette descente de police dans l’appartement des héros ! Ou cette bonne baston "façon manga" entre la triade chinoise et japonaise ! Franchement, les scènes d’action sont d’une puissance époustouflante.
Que dire des couleurs et de l’approche graphique de l’ensemble ? Tout y est : une singularité visuellement "bluffante", des détails en veux-tu en voilà, et des changements de mise en page ; autant de choses qui attisent continuellement la curiosité et le plaisir du lecteur.
Les bonus en fin d’albums ne manquent pas ; ils donnent quelques explications ou anecdotes supplémentaires, assez appréciables. Quelques planches graphiques sont également réalisées.
En conclusion, ce petit bijou fait incontestablement partie des œuvres marquantes de la BD. Il est empreint d’une originalité qui relève du génie. Les sources d’inspiration sont multiples et, outre le fait de passer un excellent moment de lecture, vous découvrirez une nouvelle forme de BD explosive et fun !
Après la lecture des 2 premiers tomes.
Puisqu'il faut qu'il y ait un premier, je vais me lancer.
Pourquoi un 5/5, parce que dans l'absolu, c'est la note que méritent ces 2 premiers tomes. Il est certes un peu tôt pour se lâcher, mais je tiens dès maintenant à reconnaître le travail de Cécil au dessin : c'est exceptionnel !!! On ne peut pas lui demander de pondre des pages comme pour les dessinateurs de la nouvelle vague que l'on retrouve notamment dans la collection poisson-pilote.
Ici, chaque case est une fresque fourmillant de détails. La colorisation généralement toute en nuances sur une couleur selon l'époque (et pour l'instant multicolore uniquement sur les cases représentant un tableau de peinture de guerre) est maîtrisée comme je ne l'avais jamais vu, en tout cas pas avec ce sens du détail.
Le scénario de Luc Brunschwig part de très bonnes bases avec des flash backs non dénués d'intérêt et rythmant la lecture de façon incisive. Malgré la relative complexité de l'histoire, la lecture se révèle plaisante et ne laisse pas le temps au lecteur de se perdre en cours de route. On reconnaît là justement la patte de cet auteur aux multiples séries originales et reconnues.
Je conseille vivement cette série.
Les formats cartonnés sont de toute beauté comme toujours chez Futuropolis.
C'est une très excellente série !!! Je mets culte car elle mérite une note a hauteur du travail qui a été accompli sur cette fabuleuse histoire.
De la cruauté de l'Homme et de la faiblesse de Dieu.
Un récit très réaliste décrivant les inégalités et les horreurs régies par la société humaine. En tout et pour tout peut-être 3 ou 4 planches sanguinolentes sur les 4 tomes. En effet, Makyo s'intéresse d'avantage à la psychologie qu'à l'acte. Et il aborde son sujet avec une finesse inouïe et une douce poésie pleine d'un amour tendre au milieu d'un monde impitoyable.
Makyo est un grand humaniste à n'en pas douter.
Une intrigue relativement simple mais originale, efficace et rondement menée par une main d'expert. Makyo prend le temps qui lui est nécessaire pour nous mettre en haleine avec habileté tout au long de ce conte mystique qu'il décrit avec émotion.
Les personnages charismatiques choisis, évoluent de manière rationnelle par rapport au contexte qui leur est soumis. Ils sont doués d'intelligence et ils en usent. A l'instar de l'auteur, on se laisse naturellement prendre d'affection pour les 3 principaux personnages qui nous guident sur la voie de leur destinée.
Car destinée il y a, et bien malheureux est celui qui croit qu'il trace son chemin seul et en toute liberté.
(Ubuntu : je suis ce que je suis grâce à ceux qui m'entourent. Ce mot est un concept qui nous vient de plusieurs tribus d'Afrique du Sud. Comme vous le savez tous, le niveau d'évolution de la conscience et de l'intellect n'a jamais eu rien à voir avec le niveau de développement technologique).
Quant au dessin, il m'a fait voyager au même titre que l'histoire. Nous traversons l'occident pour arriver dans les hautes montagnes de l'orient. Dans un monde hors de l'espace et du temps, nous y retrouverons des tendances tibétaine ou népalaise.
Le dessin sort des archétypes traditionnels. Il est vrai, quand premier abord, l'aspect est peu commercial. Mais nous plongeons, à travers ce dessin, dans la rusticité de l'homme face à l'élément. Son aspect trivial est parfaitement mis en évidence par un trait simple et précis. A l'image du scénario : Tout est utile et rien est en trop.
En outre, nous avons des personnages typés aux peaux basanés, tous facilement identifiables les uns des autres. Pour ma part, c'est un signe incontestable d'un soin particulier apporté à la physionomie des individus.
Une légende hors du temps à lire absolument pour tout amateur de conte qui se respecte.
Dans un pays poétique, aux multiples légendes, nous est contée l'histoire d'une famille royale, tourmentée par les malédictions.
Une légende mystérieuse prédit cependant que le jour où, dans les landes perdues qui virent la perte du dernier des Sudennes, Loup blanc, et de toute son armée, une complainte retentira.
C'est un récit bien poétique qui nous est conté sur fond de sorcellerie et de magie avec une légère touche d'humour personnifié par le petit animal de compagnie de l'héroïne : un petit Ouki assez malicieux. Cette histoire tragique au parfum d’irréalité demeure sérieuse.
J’aime beaucoup l’effet que font les 4 premières couvertures superposées. C'est un véritable mélange de celtique et de fantastique, bref un classique de l’héroic-fantasy !
Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.5/5
Après la lecture des 8 tomes.
Je n'arrive pas à croire que cette série n'ait pas trouvé son public et encore moins que Casterman l'ait sorti de son catalogue.
Cette série est une pure merveille à la fois sobre et originale. Le dessin tout en finesse est des plus agréables. Il semble intemporel. La colorisation est douce et chaleureuse.
Le scénario et son univers sont riches : les quêtes sont plaisantes à lire.
On dirait des BD pour la jeunesse, mais elles sont suffisamment intelligentes pour réjouir les adultes.
En affinant, mes notes sont :
Premier cycle (T1 à T5) : 5/5
HS (T6) : 3,5/5
Second cycle (T7 et T8 ) : 4,5/5
Laurent Parcelier s'est révélé être un formidable conteur et un dessinateur de très grande qualité. Je doute qu'on le revoit un jour dans la production de la BD, c'est dommage de perdre un tel auteur pétri de talents.
Un 5/5 amplement mérité pour l'ensemble de la série.
Requiem Chevalier Vampire est une œuvre bien à part. Soit on aime, soit on n'aime pas, mais le juste milieu n'existe pas. Mais encore faut-il être capable de voir plus loin dans cette BD, que la simple histoire d'un nazi en enfer. De même faut-il accepter de plonger dans ce graphisme hors-norme et un peu effrayant au premier abord et d'en accepter ses codes, pour savourer tout ce qui se cache derrière. Malgré cela, même le plus ouvert des esprits pourra ne pas être attiré par cet univers sombre et malsain…
Toutefois, personne ne niera le talent d'Olivier Ledroit (dessinateur), qui ne cesse de s'affiner tome après tome. C'est tout simplement un monstre du détail et de la surenchère, qui arrive (presque) à en faire perdre les pédales à son talentueux scénariste qu'est Pat Mills.
"Je lui décris une scène de bataille avec des centaines de combattant, et lui m'en dessine des milliers !…"
Et au-delà de proposer une simple histoire au lecteur, Pat Mills, cet homme à l'esprit torturé, nous présente un univers hors-norme (le monde de Résurrection), avec ses us et ses coutumes, ses conflits et ses alliances, et tous ces petits rien qui additionnés, donnent à ce monde une richesse sans pareille. C'est le miroir de la Terre en Enfer, un endroit où tout s'y voit à l'envers, où les terres sont les mers, où la mal est le bien et où l'amour est une maladie.
Vous l'aurez donc compris, j'ai été conquis. C'est une bande dessinée audacieuse, qui sait d'avance qu'en prenant cette direction, elle se coupe du grand public, mais cela ne fait que redoubler notre plaisir, sachant que nous serons les seuls à connaître une BD d'une telle envergure.
Un monument de la bande dessinée à lire et à relire, pour le plaisir des yeux et de son univers.
C'est une excellente BD malgré le fait qu'il faut avouer que l'histoire n'est pas très originale. Cela renvoie incontestablement à l'excellent film 6ème sens ou encore au film plus récent Fragile où Calista Flockhart campe le rôle d'une infirmière protégeant des enfants malades dans un hôpital délabré.
Cependant, la mise en scène de Bec est très efficace et le dessin est véritablement à la hauteur du sujet. L'épouvante gagne petit à petit dans ce décor d'hôpital qui est la pièce maîtresse de cette histoire. Il se dégage tout de suite une atmosphère oppressante. Dès les premières pages, le scénario saisit le lecteur qui se met à frissonner sans discontinuer.
Et ce récit est d'autant plus angoissant qu'il est fondé sur une réalité: le sanatorium de Waverly a bel et bien existé et il s'est passé des choses pas très catholiques! Le personnage central de cette histoire, l'établissement possède tous les attributs d'un lieu maléfique avec ses ailes en forme de chauves-souris, ses façades imposantes et ses couloirs interminables. Le lecteur éprouve vite un sentiment de claustrophobie dans ce huit-clos au milieu de nulle part.
Le dessin ajoute véritablement au sentiment de malaise avec ses vues en contre-plongée, avec ses visages de personnages aux reflets troublants. La scène d'ouverture et les enchaînements sont très réussis. La fin du tome semble cependant redondante car nous avions déjà appris la vérité sur le destin tragique de l'infirmière de la chambre 502.
Le cauchemar va se poursuivre avec la lecture d'un second tome qui a le mérite d'être encore plus flippant que le premier. La petite Cora sombre de plus en plus dans la maladie qui se manifeste par des visions terrifiantes alors que sa mère cherche à découvrir la vérité.
On regrettera juste le changement de format, de couverture et d'édition qui caractérise le passage d'un tome à l'autre. Ceci n'est pas de nature à plaire aux collectionneurs de bd, c'est certain! On attendra juste une chose des auteurs: qu'ils ne déçoivent surtout pas au troisième et dernier tome! Après lecture, je peux confirmer que cela ne sera pas le cas même si la conclusion apparaît des plus classiques. Il se passe tout de même quelque chose au niveau des émotions.
Il existe que très peu de bande dessinée abordant les méthodes barbares de la médecine. Nous savons l'exercice d'adaptation difficile. Cette histoire cauchemardesque mérite d'être dans votre bibliothèque si vous aimez avoir peur. Bref, un thriller angoissant par un maître du fantastique à savoir Christophe Bec! Avec cette série, il entre définitivement dans le panthéon du frisson.
Note Dessin : 4.5/5 - Note Scénario : 4.5/5 - Note Globale : 4.5/5.
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Kaboul Disco
C'est vrai que le dessin reste simple et est en noir et blanc. Mais on ne demande pas de beaux dessins à ce genre de bd (p.ex: Chroniques Birmanes, Persepolis, Shenzhen ou autre Le Retour à la terre), c'est avant tout le récit qui compte. Et de ce côté, sans atteindre la profondeur d'un Persepolis, N. Wild, raconte avec beaucoup d'humour, son séjour en Afghanistan. Il y a deux niveaux de lecture : Il y a le premier degré et amusant : son quotidien à l'ONG Zendagui, ses rencontres cocasses, et la découverte de cette nouvelle culture, et là j'ai rarement vu une bd aussi drôle. Deuxième degré : il critique son propre travail et des ONG en général, qui ne pensent qu'à faire la fête. L'auteur confirme les critiques concernant ces organisations qui ne font que profiter de la manne financière occidentale et s'en mettent plein les poches. Le gouvernement afghan et les Afghans en général en prennent aussi pour leur grade. N. Wild, dans sa tranche de vie à Kaboul, retranscrit parfaitement l'impuissance des Occidentaux face à la tâche énorme de reconstruction et normalisation de ce pays ravagé après 30 ans de guerre. Pour conclure, un très bon moment de lecture et comme je la situe personnellement meilleure que les bd précitées, je ne peux donner que la note suprême.
Corto Maltese
Corto Maltese ... Un rêve dont on ne sort pas ... C'est plus - bien plus - que de la BD, c'est de la pure littérature ! Je ne parviens pas à comprendre ceux qui OSENT blâmer cette série et qui lui reprochent un prétendu fouillis ou qui n'aiment pas ces dérives poétiques ... A cela je n'ai qu'une chose à répondre : vous n'êtes que des monstres insensibles ! Peuh ! Je ne m'étendrai pas outre sur les différents aspects de la série, tellement ils furent rabattus ici-même. Je me contenterai (Sachant que -honte sur moi- je n'ai pu encore tous les lire) de pousser un cri du coeur pour la Ballade de la Mer Salée, Fable de Venise, les Celtiques et les Ethiopiques (Sublime voyage en Abyssinie, Cush merveilleusement haïssable -comme Raspa- et bon prélude aux "Scorpions du Désert"). "Nous espérons que cette fable vous aura plu ..." - Corto, in "Fable de Venise"
Calvin et Hobbes
S’il n'y avait qu'une seule BD Américaine à lire c'est sans aucun doute celle-ci !!! Le meilleur (et ce qui m'a fait définitivement apprécier cette série) c'est les deux niveaux de lecture comique que l'on peut avoir de cette BD : celui de l'enfance et un point de vue plus "adulte". Gamin, on a du mal à réellement comprendre cette BD mais comment ne pas s'extasier devant les tribulations burlesque de Calvin (et de ses avatars : Spiff, Hyperman ...) et de son tigre Hobbes ? Leurs aventures quotidiennes et les produits délirants de l'imagination de Calvin ? En fait ce garçon de six ans est un peu le gamin que l'on aurait tous voulu être (Moi aussi j'voulais un copain tigre, me friter contre des bonhommes de neige et jouer au T-Rex !) ... Le deuxième niveau de lecture c'est précisément : Calvin, l'enfant que l'on aurait tous voulu être ; mais celui que l'on ne voudra jamais avoir ! En relisant ces BD, bien plus tard, on est toujours séduit par l'humour et on découvre la critique acerbe de la société de consommation, de "l'art" "moderne" et de la nature humaine qui se cachait derrière les scripts et les réflexions de Hobbes et du père (Qui me rappelait un peu le mien par moment, les sorties à vélo dans la neige à 6 heures du mat' ...) Je recommande chaudement la lecture de cette BD à tout le monde (On en trouve dans toutes les bonnes bibliothèques) voire son acquisition (avec les intégrales qui paraissent en ce moment !) Voilà !
Mutafukaz
Je n’y vais peut-être pas avec le dos de la cuillère en mettant à cette série une note culte et un coup de cœur, mais je ne pense pas que cela soit volé, que du contraire ! Après avoir découvert les deux premiers volumes, et en attendant avec impatience le tome 0 prévu pour ce 4 décembre, je pense avoir atteint le plus fun moment de lecture qui m’ait été donné. L’histoire est explosive et, même si sa mise en place est plus lente et minutieuse, le lecteur se retrouve très vite enchaîné à une succession d’événements, plus loufoques et singuliers les uns que les autres… Les personnages (les héros et la quantité d’intervenants secondaires) sont bien présentés, tout comme la ville dans laquelle évolue nos héros : Dark Meat City (DMC, avec l’auteur qui s’appelle Run, n’y aurait-il pas une légère allusion à Run DMC ?). L’action (je parle de celle que l’on rencontre rarement, celle qui vous fait dévorer des pages sans vous en rendre compte) arrive assez vite et est magnifiquement mis en scène. Quel régale que cette descente de police dans l’appartement des héros ! Ou cette bonne baston "façon manga" entre la triade chinoise et japonaise ! Franchement, les scènes d’action sont d’une puissance époustouflante. Que dire des couleurs et de l’approche graphique de l’ensemble ? Tout y est : une singularité visuellement "bluffante", des détails en veux-tu en voilà, et des changements de mise en page ; autant de choses qui attisent continuellement la curiosité et le plaisir du lecteur. Les bonus en fin d’albums ne manquent pas ; ils donnent quelques explications ou anecdotes supplémentaires, assez appréciables. Quelques planches graphiques sont également réalisées. En conclusion, ce petit bijou fait incontestablement partie des œuvres marquantes de la BD. Il est empreint d’une originalité qui relève du génie. Les sources d’inspiration sont multiples et, outre le fait de passer un excellent moment de lecture, vous découvrirez une nouvelle forme de BD explosive et fun !
Holmes
Après la lecture des 2 premiers tomes. Puisqu'il faut qu'il y ait un premier, je vais me lancer. Pourquoi un 5/5, parce que dans l'absolu, c'est la note que méritent ces 2 premiers tomes. Il est certes un peu tôt pour se lâcher, mais je tiens dès maintenant à reconnaître le travail de Cécil au dessin : c'est exceptionnel !!! On ne peut pas lui demander de pondre des pages comme pour les dessinateurs de la nouvelle vague que l'on retrouve notamment dans la collection poisson-pilote. Ici, chaque case est une fresque fourmillant de détails. La colorisation généralement toute en nuances sur une couleur selon l'époque (et pour l'instant multicolore uniquement sur les cases représentant un tableau de peinture de guerre) est maîtrisée comme je ne l'avais jamais vu, en tout cas pas avec ce sens du détail. Le scénario de Luc Brunschwig part de très bonnes bases avec des flash backs non dénués d'intérêt et rythmant la lecture de façon incisive. Malgré la relative complexité de l'histoire, la lecture se révèle plaisante et ne laisse pas le temps au lecteur de se perdre en cours de route. On reconnaît là justement la patte de cet auteur aux multiples séries originales et reconnues. Je conseille vivement cette série. Les formats cartonnés sont de toute beauté comme toujours chez Futuropolis.
Le Jeu de Pourpre
C'est une très excellente série !!! Je mets culte car elle mérite une note a hauteur du travail qui a été accompli sur cette fabuleuse histoire. De la cruauté de l'Homme et de la faiblesse de Dieu. Un récit très réaliste décrivant les inégalités et les horreurs régies par la société humaine. En tout et pour tout peut-être 3 ou 4 planches sanguinolentes sur les 4 tomes. En effet, Makyo s'intéresse d'avantage à la psychologie qu'à l'acte. Et il aborde son sujet avec une finesse inouïe et une douce poésie pleine d'un amour tendre au milieu d'un monde impitoyable. Makyo est un grand humaniste à n'en pas douter. Une intrigue relativement simple mais originale, efficace et rondement menée par une main d'expert. Makyo prend le temps qui lui est nécessaire pour nous mettre en haleine avec habileté tout au long de ce conte mystique qu'il décrit avec émotion. Les personnages charismatiques choisis, évoluent de manière rationnelle par rapport au contexte qui leur est soumis. Ils sont doués d'intelligence et ils en usent. A l'instar de l'auteur, on se laisse naturellement prendre d'affection pour les 3 principaux personnages qui nous guident sur la voie de leur destinée. Car destinée il y a, et bien malheureux est celui qui croit qu'il trace son chemin seul et en toute liberté. (Ubuntu : je suis ce que je suis grâce à ceux qui m'entourent. Ce mot est un concept qui nous vient de plusieurs tribus d'Afrique du Sud. Comme vous le savez tous, le niveau d'évolution de la conscience et de l'intellect n'a jamais eu rien à voir avec le niveau de développement technologique). Quant au dessin, il m'a fait voyager au même titre que l'histoire. Nous traversons l'occident pour arriver dans les hautes montagnes de l'orient. Dans un monde hors de l'espace et du temps, nous y retrouverons des tendances tibétaine ou népalaise. Le dessin sort des archétypes traditionnels. Il est vrai, quand premier abord, l'aspect est peu commercial. Mais nous plongeons, à travers ce dessin, dans la rusticité de l'homme face à l'élément. Son aspect trivial est parfaitement mis en évidence par un trait simple et précis. A l'image du scénario : Tout est utile et rien est en trop. En outre, nous avons des personnages typés aux peaux basanés, tous facilement identifiables les uns des autres. Pour ma part, c'est un signe incontestable d'un soin particulier apporté à la physionomie des individus. Une légende hors du temps à lire absolument pour tout amateur de conte qui se respecte.
Complainte des landes perdues
Dans un pays poétique, aux multiples légendes, nous est contée l'histoire d'une famille royale, tourmentée par les malédictions. Une légende mystérieuse prédit cependant que le jour où, dans les landes perdues qui virent la perte du dernier des Sudennes, Loup blanc, et de toute son armée, une complainte retentira. C'est un récit bien poétique qui nous est conté sur fond de sorcellerie et de magie avec une légère touche d'humour personnifié par le petit animal de compagnie de l'héroïne : un petit Ouki assez malicieux. Cette histoire tragique au parfum d’irréalité demeure sérieuse. J’aime beaucoup l’effet que font les 4 premières couvertures superposées. C'est un véritable mélange de celtique et de fantastique, bref un classique de l’héroic-fantasy ! Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.5/5
La Malédiction des sept boules vertes
Après la lecture des 8 tomes. Je n'arrive pas à croire que cette série n'ait pas trouvé son public et encore moins que Casterman l'ait sorti de son catalogue. Cette série est une pure merveille à la fois sobre et originale. Le dessin tout en finesse est des plus agréables. Il semble intemporel. La colorisation est douce et chaleureuse. Le scénario et son univers sont riches : les quêtes sont plaisantes à lire. On dirait des BD pour la jeunesse, mais elles sont suffisamment intelligentes pour réjouir les adultes. En affinant, mes notes sont : Premier cycle (T1 à T5) : 5/5 HS (T6) : 3,5/5 Second cycle (T7 et T8 ) : 4,5/5 Laurent Parcelier s'est révélé être un formidable conteur et un dessinateur de très grande qualité. Je doute qu'on le revoit un jour dans la production de la BD, c'est dommage de perdre un tel auteur pétri de talents. Un 5/5 amplement mérité pour l'ensemble de la série.
Requiem - Chevalier Vampire
Requiem Chevalier Vampire est une œuvre bien à part. Soit on aime, soit on n'aime pas, mais le juste milieu n'existe pas. Mais encore faut-il être capable de voir plus loin dans cette BD, que la simple histoire d'un nazi en enfer. De même faut-il accepter de plonger dans ce graphisme hors-norme et un peu effrayant au premier abord et d'en accepter ses codes, pour savourer tout ce qui se cache derrière. Malgré cela, même le plus ouvert des esprits pourra ne pas être attiré par cet univers sombre et malsain… Toutefois, personne ne niera le talent d'Olivier Ledroit (dessinateur), qui ne cesse de s'affiner tome après tome. C'est tout simplement un monstre du détail et de la surenchère, qui arrive (presque) à en faire perdre les pédales à son talentueux scénariste qu'est Pat Mills. "Je lui décris une scène de bataille avec des centaines de combattant, et lui m'en dessine des milliers !…" Et au-delà de proposer une simple histoire au lecteur, Pat Mills, cet homme à l'esprit torturé, nous présente un univers hors-norme (le monde de Résurrection), avec ses us et ses coutumes, ses conflits et ses alliances, et tous ces petits rien qui additionnés, donnent à ce monde une richesse sans pareille. C'est le miroir de la Terre en Enfer, un endroit où tout s'y voit à l'envers, où les terres sont les mers, où la mal est le bien et où l'amour est une maladie. Vous l'aurez donc compris, j'ai été conquis. C'est une bande dessinée audacieuse, qui sait d'avance qu'en prenant cette direction, elle se coupe du grand public, mais cela ne fait que redoubler notre plaisir, sachant que nous serons les seuls à connaître une BD d'une telle envergure. Un monument de la bande dessinée à lire et à relire, pour le plaisir des yeux et de son univers.
Pandemonium
C'est une excellente BD malgré le fait qu'il faut avouer que l'histoire n'est pas très originale. Cela renvoie incontestablement à l'excellent film 6ème sens ou encore au film plus récent Fragile où Calista Flockhart campe le rôle d'une infirmière protégeant des enfants malades dans un hôpital délabré. Cependant, la mise en scène de Bec est très efficace et le dessin est véritablement à la hauteur du sujet. L'épouvante gagne petit à petit dans ce décor d'hôpital qui est la pièce maîtresse de cette histoire. Il se dégage tout de suite une atmosphère oppressante. Dès les premières pages, le scénario saisit le lecteur qui se met à frissonner sans discontinuer. Et ce récit est d'autant plus angoissant qu'il est fondé sur une réalité: le sanatorium de Waverly a bel et bien existé et il s'est passé des choses pas très catholiques! Le personnage central de cette histoire, l'établissement possède tous les attributs d'un lieu maléfique avec ses ailes en forme de chauves-souris, ses façades imposantes et ses couloirs interminables. Le lecteur éprouve vite un sentiment de claustrophobie dans ce huit-clos au milieu de nulle part. Le dessin ajoute véritablement au sentiment de malaise avec ses vues en contre-plongée, avec ses visages de personnages aux reflets troublants. La scène d'ouverture et les enchaînements sont très réussis. La fin du tome semble cependant redondante car nous avions déjà appris la vérité sur le destin tragique de l'infirmière de la chambre 502. Le cauchemar va se poursuivre avec la lecture d'un second tome qui a le mérite d'être encore plus flippant que le premier. La petite Cora sombre de plus en plus dans la maladie qui se manifeste par des visions terrifiantes alors que sa mère cherche à découvrir la vérité. On regrettera juste le changement de format, de couverture et d'édition qui caractérise le passage d'un tome à l'autre. Ceci n'est pas de nature à plaire aux collectionneurs de bd, c'est certain! On attendra juste une chose des auteurs: qu'ils ne déçoivent surtout pas au troisième et dernier tome! Après lecture, je peux confirmer que cela ne sera pas le cas même si la conclusion apparaît des plus classiques. Il se passe tout de même quelque chose au niveau des émotions. Il existe que très peu de bande dessinée abordant les méthodes barbares de la médecine. Nous savons l'exercice d'adaptation difficile. Cette histoire cauchemardesque mérite d'être dans votre bibliothèque si vous aimez avoir peur. Bref, un thriller angoissant par un maître du fantastique à savoir Christophe Bec! Avec cette série, il entre définitivement dans le panthéon du frisson. Note Dessin : 4.5/5 - Note Scénario : 4.5/5 - Note Globale : 4.5/5.