Les derniers avis (7538 avis)

Par cyanidrik
Note: 5/5
Couverture de la série Le Cycle de Cyann
Le Cycle de Cyann

Tome 1 : Scénario d'introduction un peu long mais on sent le gros potentiel de l'histoire. Tome 2 : Génial ! Des rebondissements, un scénario génial, bien rythmé et dire qu'on avait l'origine du virus sous les yeux dès le début mais chut ! je n'en dis pas plus... Tome 3 : L'histoire prend une nouvelle dimension avec notre Cyann voyageuse et on passe un très bon moment. Tome 4 : Mon préféré avec le tome 2. Il est riche en révélations. La fin est géniale car Cyann est victime d'une mauvaise surprise... (non ! je ne dirai rien !) Bref, des dessins très plaisants, des bds grands formats, un très bon scénario. Vivement la suite...

23/03/2009 (modifier)
Par cyanidrik
Note: 5/5
Couverture de la série Universal War One
Universal War One

Magnifique, un must ... un scénario incroyable. Tout est calculé depuis le début. J'ai acheté les 6 tomes d'un coup et une fois que j'ai commencé à lire, je n'ai jamais pu décrocher. Le dessin, le scénario ... Tout est à couper le souffle. Cela fait longtemps que je n'avais pas ressenti ça devant une bd ... bref, bravo à l'auteur de nous avoir livré une telle merveille !!

23/03/2009 (modifier)
Par herve
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Jolies ténèbres
Jolies ténèbres

Voici une bande dessinée que j'ai lue et relue trois fois depuis son achat, et sur laquelle j'ai du mal à m'exprimer tant le sujet est fort. C'est en effet une véritable claque, une bombe évidement à ne pas mettre entre toutes les mains. L'objet éditorial en lui-même est superbe : une belle jaquette représentant une scène champêtre voire bucolique : une petite fille dort dans l'herbe ! Que nenni, Fabien Velhmann et Marie Pommepuy nous ont concocté un conte macabre, cruel, parfois gore, sordide et..., bon j'arrête là les adjectifs tant on sort dégouté de cette histoire, même complètement retourné tant le décalage est fort entre le dessin (presque de l'illustration de livre d'enfant) et la cruauté du récit. Le scénario n'explique pas tout, et c'est d'ailleurs une volonté des auteurs. Qu'est-il arrivé à cette fillette, qui est l'homme habitant la forêt (son père, son assassin, un quidam ?), qui sont ces étranges créatures sorties du corps d'Aurore (pour ma part, je pense qu'il s'agit de la production de son cerveau, de ces histoires que se racontent les petites filles... mais cela n'engage que moi) ? Mais c'est au lecteur d'imaginer le passé et la suite de cette aventure. Un récit qui, au fil des saisons et de la décomposition du corps (tiens cela me fait songer au poème de Baudelaire intitulé Une charogne, lisez-le, vous verrez) nous met mal à l'aise, voire nous répugne mais bon sang que c'est réussi ! Une excellente bande dessinée, L'évènement de ce trimestre.

22/03/2009 (modifier)
Par Tinlaik
Note: 5/5
Couverture de la série Requiem - Chevalier Vampire
Requiem - Chevalier Vampire

Pat Mills nous plonge dans une histoire Gothic-fantasy remarquable qui mérite d'être dans les immanquables, surtout pour ses dessins extraordinaires et sanglants. A chaque page une illustration magnifique, très colorée (même si la couleur principale est le rouge). Les dialogues pas trop soûlants et à chaque fin de tome, on se dit toujours "heureusement que j'ai acheté deux tomes" tellement l'envie de lire Requiem est forte. Ca change aussi des histoires où les gentils combattent les méchants, là c'est tout simple, toutes les races sont plus démoniaques les unes que les autres. L'histoire nous plonge dans un univers de catastrophe, de guerre et de démence, très complet, mêlant différentes races de résurectionistes se faisant la guerre dans des batailles épiques, où l'on voit souvent Requiem - notre héros - combattre d'énormes démons, encore une fois très bien inventés. La BD à ne pas rater et surtout à acheter car c'est toujours bon d'avoir une aussi excellente Bd dans sa bibliothèque. En tout cas fortement conseillée pour les amateurs de Gothic-fantasy.

22/03/2009 (modifier)
Par AqME
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Berserk
Berserk

Berserk. Un mot doux, qui évoque un paysage avec beaux horizons, des personnages féériques et acidulés et un univers idyllique. J'espère que vous vous rendez compte que je plaisante. Rien qu'avec ce titre, le ton est donné. Dans cette série, nous suivons la quête de Guts, le guerrier noir qui souhaite retrouver Griffith, un ancien partenaire d'arme pour le tuer. Mais entre temps, Griffith devient un dieu maléfique et marque Guts d'une cicatrice dans le cou qui attire tous les démons à lui. Bien entendu tout cela est bien plus complexe, il y a des trahisons, des coups montés, des stratèges dans différents royaumes mais il y a surtout un univers et un héros avec un historique de folie. Tout d'abord Guts : On suit ces frasques depuis son plus jeune âge, et tout ce qu'il a du endurer pendant se jeunesse (viol, meurtre, bannissement, etc.). Ensuite on le voit évoluer dans son adolescence puis en tant qu'adulte. Bref, un travail de taré pour un personnage violent, torturé et attachant à la fois. Ensuite, l'univers: plusieurs royaumes avec chacun un gouvernement différent à sa tête (monarchie, autonome, etc.) et bien entendu, à chaque peuple ses caractéristiques (chevalier, guerriers orientaux, etc.). Ça commence à faire beaucoup de etc. Le dessin quant à lui est sublime. Sombre, glauque et gore, mais les émotions des personnages sont à coupées au couteau. Kentaro Miura montre son talent dans les scènes de combat entre Guts et les démons qui sont tout simplement épiques ! Comme je l'ai dit auparavant le scénario est énorme avec beaucoup de détails et de travail. Le héros devient de plus en plus fort au fil des tomes et c'est tout ce que l'on demande. Pour les amateurs d'action, de monstres et démons, d'héroïc-fantasy et de fresques épiques, cette série est pour vous !

21/03/2009 (modifier)
Par fonch001
Note: 5/5
Couverture de la série One Piece
One Piece

Qui n'a jamais été pirate dans sa jeunesse ? Défendant, sabre-légo au poing, le bateau-sofa contre les vases-assaillants du bateau-table du salon... Tout en prenant garde aux terrifiants requin-chaise bien sûr ! Que de souvenirs... Quelle belle imagination que celle des jeux d'enfants ! C'est toute cette imagination débridée exempte de vulgarité, cette rassurante ambiance ludique faite de confiance, d'amitié, d'optimisme et d'insouciance que j'ai retrouvée dans ce manga. J'ai adoré. Bien sûr c'est long (déjà plus de 50 tomes au Japon, et ont peut aisément s'attendre à voir cette série en atteindre le double). Mais à aucun moment on ne s'ennuie, le rythme ne baisse jamais, le délire non plus. Je ne suis habituellement pas fan des séries "à la mode" qui s'étirent sur des dizaines de tomes (Dragon Ball, Naruto,...). Mais celle-ci fait exception. En parti du fait que les graphismes sont en général simpliste pour produire le plus vite possible (Dragon Ball, Naruto,...). Cela n'est pas le cas ici, les dessins sont étonnement soignés, Les personnages, bien que très expressifs, ne sont pas caricaturaux et les décors sont irréprochables. Les séries à rallonges finissent, de plus généralement par tourner en rond (Dragon Ball, Naruto,...). Là non plus One Piece ne tombe pas dans le piège. Certains arcs sont même un peu déroutants, clairement on n'a jamais l'impression de lire 2 fois la même aventure. Bien sûr certains arcs (comme celui dans les iles célestes) ne sont pas aussi bons que le reste mais l'ensemble mérite à mon sens la note maximale.

16/12/2008 (MAJ le 20/03/2009) (modifier)
Par Chalybs
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série A la recherche de Peter Pan
A la recherche de Peter Pan

Voici une bande dessinée comme on en croise sûrement rarement. Allez savoir pourquoi ces deux tomes ont eu autant d'effet sur moi. Spontanément, je serai tenté de réaliser une critique avec le cœur plus qu'avec la tête et le résultat serait dépourvu de logique. Alors, essayons tout de même d'organiser nos idées. Premièrement, le dessin. Allez savoir pourquoi je trouve le trait de l'auteur rempli d'émotion et de simplicité. Malgré l'âge de la BD, malgré la présentation finalement vieillotte, malgré un style pas forcément ultra détaillé, il y a quelque chose qui se dégage de ce dessin. Il y a une vraie atmosphère restituée. On comprend sans mal l'émotion du héros face à ces montagnes sans qu'il soit besoin de l'écrire. Un support visuel qui joue son rôle à fond. Il y a de jolis cadrages, de jolies mises en pages, aucune faute de perspective ni de proportions, c'est propre, c'est net, c'est beau. Certes, l'album porte le poids des ans. Le papier n'est pas brillant, les couleurs ne sont pas flashy. Non, mais cela contribue sûrement à rendre cette BD plus crédible, plus humaine, plus proche de nous. Tel un vieux parchemin porteur de vérités. L'histoire pour sa part est plutôt lente et ne comptez pas sur l'action afin de vous tenir éveillés. Non, tout est dans le titre. A la recherche de Peter Pan. Pour moi instantanément, cela évoque l'enfance, mais surtout le rêve, l'innocence et la course aux chimères. Il fallait oser utiliser ce héros féérique. J'attendais Cosey au tournant mais je n'ai pas été déçu. Dès le début, Cosey réussit à instaurer une ambiance incroyable. Sur un rythme plutôt lent, il nous emporte avec lui, rêver sur les cimes enneigées des alpes Suisses. L'ambiance feutrée des chalets au coin de l'âtre est parfaitement rendue. Les personnages sonnent tous vrais, sortant tout droit du terroir. Chacun vit dans une sorte de méditation mélancolique bienheureuse. Avec des caractères propres, on retrouve dans ces deux tomes toute la richesse, la sensibilité et la sagesse que peut offrir la vie. La manière de conter de Cosey est vraiment magique et nous avons l'impression dans un sens d'être emportés au pays imaginaire de Peter Pan. La bulle dans laquelle se retrouve le héros nous donne l'impression que le temps suspens son vol le temps d'un scénario en deux volets. Il y a une partie de mystère, un semblant d'onirisme, une pointe de merveilleux alors que tout cela est bien réel et que les évènements tournent au tragique. L'auteur nous emporte dans une histoire basée sur le rêve et l'espoir. Le héros, un écrivain à succès cherche son inspiration pour son troisième ouvrage, mais cela tarde à venir. Ces montagnes sauront elles l'aider ? Je ne suis pas doué dans de tels cas pour exprimer ma pensée. Tout ce que je peux dire c'est que j'ai volé avec Peter Pan tout au long de l'album. Superbe. Un véritable dépaysement et une BD qui malgré son âge respectable (dépôt légal en 84 tout de même) n'a rien perdue de sa superbe. C'est cela le signe d'une grande BD. Elle est capable de traverser les époques sans s'appuyer sur un phénomène de mode, et elle est capable de provoquer des émotions à chaque lecteur. A lire tout simplement…

20/03/2009 (modifier)
Couverture de la série Ocean City
Ocean City

Un scénario, c’est comme un p’tit lot, faut l’tenir fermement pour pas qu’il s’égare, mais faut savoir aussi être cool, faut que ça glisse tout seul. Faut une structure, quoi ! Un truc qui guide le pèlerin, sans le prendre pour un con. Et ça, je sais le faire ! Moi, les histoires de mafia, c’est ma branche. Les gros bras un peu lourds, les plans foireux, les embrouilles, je te les maitrise. Et puis un gros bras, c’est facile à manipuler, c’est docile. Ca agit d’abord, et ça pense à réparer après, alors forcément ça donne de la matière. Et puis pour une bonne histoire, faut un final qui pulse ! Un bon p’tit carnage ! Alors les histoires de gangsters, forcément, tu m’comprends … C’est vrai que j’débute, mais j’suis pas du genre à me laisser marcher sur les pieds. Mon boulot, j’le connais. Alors, quand l’autre vieux m’a filé son scénar’, là j’me suis dit c’est du cinoche. Et j’ai multiplié les angles de vues, je t’ai fait des cadrages façon perso, des gros plans, des plongées, des contre-plongées (bon là, c’est vrai, j’me suis parfois planté). Au début j’étais encore un peu raide, mais bon j’débute. Et puis j’me suis vite lâché et les tronches du casting, j’ai fini par te les gratiner grave. Y a qu’à voir le Maurice, ce gros baveux bigleux avec cette p’tite touffe sur le crâne qui m’rappelle furieusement j’sais plus quelle copine. Mais bon, c’est pas l’sujet … Ouais ! Mon boulot j’le connais, et avec moi y a pas d’embrouille : c’est propre, c’est net et c’est carré. Point barre. Ils m’ont dit comme ça : tu t’occupes des couleurs. Alors j’me suis occupée des couleurs. A ma manière : claire et sans bavure. C’est sûr qu’avec moi, faut pas espérer du Michel-Ange. Ma spécialité, c’est la droite, pas la courbe. Je sais où est ma place et je respecte les limites. J’me lâche bien un peu, parfois, sur un jeu d’ombre ou sur un dégradé du ciel, mais j’reste discrète. Je suis une pro, je sais où est ma place ! Et moi, pauvre petit lecteur, je me suis fait massacrer par cette bande de pro. Je n’avais aucune chance. Ils étaient trop forts pour moi. Trop bon, cet « Ocean City » ! Je m’en suis pris plein les yeux. Culte. (Je prie messieurs Chauvel et Komorowski ainsi que madame Barroux d’accepter mes plates excuses pour cette parodie d’interview, hommage à leur incontestable talent. Pardon et merci pour ce merveilleux « Ocean City »).

20/03/2009 (modifier)
Par tolllo
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Confrérie du crabe
La Confrérie du crabe

Tome 1 Mais où est-on, où nous mène ce récit ? Dans une très bonne allégorie fantastique où des enfants malades voyagent dans un autre monde.... Quel est donc cet univers avec son lot de vampires, de loups-garous et autres monstres fantasmagoriques ? Moi je ne peux m’empêcher d’y voir une représentation de l’inconscient des enfants atteints d’un cancer par exemple ou de toutes autres maladies, de celles qu'on appelle "majeures". Dans leur sommeil, leur coma, leur opération, ils se battent en eux-même contre leurs chimères qui prennent malheureusement un air de terrible réalité pour vivre, pour survivre. Avec un lien qui les unit à leur réalité, peut-être perdue à jamais représentée par ce ballon. L’imagination des enfants est débordante, c’est cela qui me fait penser qu’il s’agit dans ce récit d'un duel où ils affrontent, confrontent leurs pires craintes, jusqu'à se trouver face à la mort... ou à la vie si leur combat se révèle victorieux. Les plus faibles sont les plus jeunes, les plus résistants sont les plus grands, certains ont peut-être déjà renoncé, c’est en tout cas un chemin semé d’embûches. Un récit unique à double sens, un univers magistralement représenté graphiquement, ce dessin porte le récit, les enfants et nous-même vers l’inconnu… Un ouvrage prenant et émouvant, on a du mal à quitter cette histoire si bien construite. Mais pourquoi n’ai-je pris que le premier tome… Tome 2 Vingt-quatre heures sont passées depuis mon avis ci dessus… Intense soulagement… Le 2ème recueil est dans la même veine que le premier…aussi bon… mystérieux… énigmatique… avec une avancée dans le récit, mais pas pour nos protagonistes en herbe… tout reste à faire… impatience quand tu nous tiens ! L’entre deux mondes se confirme, je n’en dirai pas plus pour les futurs lecteurs. Il y a quelques questions supplémentaires qui viennent se greffer, comme s’il n’y en avait pas déjà assez. Le pire c'est qu’elles peuvent contredire mes premières réflexions, tant pis, je les laisse quand même en suspens… Une petite nouveauté également, l’humour, bienvenu, fait son apparition, distillé çà et là pour dédramatiser le récit et nous donner une petite bouffée d’air frais avant de replonger dans l’abîme de cette histoire. Ce qui m’étonne le plus maintenant… comment ce récit peut me paraître juste à la frontière du monde réel !? Pourtant il la dépasse bien largement, cette réalité… C’est sans doute aussi cela qui rend ce récit si magique. Par contre je préviens tout le monde : si la fin est en dessous de mes espérances, je brûlerai en offrande cette œuvre pour libérer, moi-même à jamais les âmes des enfants de ce récit. Je ne demande pas un happy end, juste une fin à la hauteur de ce chef d’œuvre, j’ai dit chef d’œuvre ? Oui oui c’est bien ce que j’ai dit. Un scénario intriguant, prenant, mystérieux et magistral. Des dessins sublimes et très bien pensés, en totale harmonie avec le récit et dotés de couleurs parfaites. Des dessins et un scénario en parfaite adéquation pour un univers unique. Pour finir les enfants sont parfaits ! (19/20)

18/03/2009 (modifier)
Couverture de la série Les pionniers de l'aventure humaine
Les pionniers de l'aventure humaine

Très étonné que cette BD culte ne soit pas en base je me suis pris par la main. Comment être objectif face à un tel chef d’œuvre ? Il est vrai que le dessin de Boucq peut mettre mal à l’aise et rebuter, j’ai connu nombre d’amis n’accrochant pas à cause de cela. Mais une fois son style assimilé comment peut on passer à côté. Toutes les scènes sont grandioses, toutes pertinentes et incroyablement justes malgré leur traitement grotesque. La lecture est un régal, la relecture un grand moment d’humour et les re-relectures suivantes des délices intellectuels. Violence, égoïsme, faux semblants, cynisme, complaisance, légalité, rapport à l’autre, racisme, beauté, valeur essentielles, différence entre réalité et perception de la réalité… Cette BD est une niche à remises en cause, un hymne à la tolérance, un manuel de l’individu, une bible universelle sur notre société. Aucune chance pour que la lecture vous laisse intact. La scène du bal nocturne des grues au point d’eau de la savane est un pur moment de poésie graphique, la micro histoire avec léonard de Vinci est à hurler de rire, sans parler des techniques de pointes de l’esquimau commenté par une voix off d’un documentaire. Chaque scène mérite d’être culte, tantôt dans la mise au point, tantôt dans l’humour noir, tantôt dans le drame personnel que peuvent vivre ses gens ordinaires aux combats extraordinaires. Le dessin est très présent, les couleurs très vives et l’image très travaillée, c’est un régal pour les yeux en plus d’être une source d’interrogation. Car oui, l’ouvrage de fait aurait pu tomber dans le militantisme primaire. Mais c’est sans compter sur le génie de Boucq ici : lorsque le sujet devient trop réel, trop immédiatement perceptible, la démystification a immédiatement lieu par l’arrivé de l’irréaliste qui vient aérer une pensée devenue trop dangereuse voire subversive. Si le lire est obligatoire, le posséder me parait encore mieux, tant les relectures peuvent prendre des couleurs toujours renouvelées au fur et à mesure de notre existence.

16/03/2009 (modifier)