"Thorgal" est une série mythique que tout le monde connait au moins de nom ou de vue. Pour ma part, j'étais toujours passé devant sans jamais avoir pris le temps de la lire. Le seul frein qui m'en empêchait était l'ampleur du nombre de tome. Mais profitant d'une petite grippe qui m'a tenue pendant 3-4 jours enfermé, j'ai alors emprunté toute la série à ma médiathèque.
Et là, j'avoue : très agréable surprise ! J'avais un peu peur que le début soit vieillot vue la date où cela à commencé, et la fin en peu « on profite de l'effet projecteur ». Mais pas du tout, j'ai enchaîné la lecture de tous les tomes avec peu de pause et j'y ai pris énormément de plaisir.
Déjà, les styles sont variés : on alterne entre l'époque moyen-âgeuse, les mythes nordiques, la science fiction et le nouveau monde (un peu de civilisation inca), etc. Ça permet d'en avoir pour tous les goûts et de ne pas lasser le lecteur.
La plupart des histoires sont assez courtes (de 1 à 3 tomes) avec une continuité globale et quelques tomes flash-backs pour raconter son enfance. J'avais peur de la répétition alors que je ne me suis jamais ennuyé. L'histoire est centralisée sur le personnage de Thorgal qui est un « super héros » à la Van Hamme, sachant tout faire et se sortant de toutes les situations, avec une morale et une volonté sans faille. Mais de nombreux personnages viennent enrichir le scénario avec à chaque fois une personnalité propre et fouillée.
Les dessins de Rosinski sont très bons, détaillées, fouillés et de qualité. Ils sont très bien adapté à ce style globalement moyen-âgeux et aventurier.
Maintenant, en ce qui concerne, la suite de Thorgal (à partir du tome 30) qui pourrait presque être un deuxième cycle, reprise au scénario par "Sente", je la trouve de bonne qualité et tout à fait dans l'esprit du reste de l'œuvre, et l'idée de se centrer sur Jolan permet d'atténuer le changement de scénariste car on est focalisé maintenant sur un autre personnage.
Bref, c'est une très bonne série qui est vraiment incontournable. Je comprends que certaines personnes n'aiment pas certains passages, mais moi, j'ai apprécié toutes les histoires dans leur ensemble.
Pour l'achat, ça se discute vu le nombre de tomes, mais en achetant petit à petit ou cycle par cycle : sans hésitation.
Voilà la première série manga que j'ai lue. Yu-Gi-Oh! est une véritable formule magique, et a bouleversé toute une génération ! Tout y est ! Action, magie, émotion... Ce manga est tout simplement excellent, et ne s'est jamais essoufflé, même en 38 tomes (plus un hors série).
La série se compose de quatre parties:
Le commencement: Yugi apprend à contrôler son double et affronte plein de brigands.
Le royaume des Duellistes: Yugi, afin de libérer son grand père, se rend sur l'île des duellistes pour y affronter Pegasus, le méchant le plus légendaire de la série !
Battle City: Un grand moment de la BD manga ! Le plus long cycle de la série et le plus célèbre ! Yugi affronte Marik, possédé par sa haine.
Le Roi Yugi: Un cycle exceptionnel ! Yugi se rend 5000 ans en arrière afin de retrouver le nom du Pharaon, et de vaincre le puissant Zork Nécrophédius ! Un chapitre sanglant !
Il y a également eu un dessin animé avec 6 saisons (dont deux cycles ajoutés: Le Monde Virtuel de Noah et le Sceau d'Horycacle), plus un film brillantissime sorti en salles en fin 2004.
Bref, ce manga est tout simplement génial et cultissime ! Le fait d'explorer le monde des jeux est également très original !
A acheter les yeux fermés !
Un superbe travail graphique pour une vraie BD d'auteur, qui ne prend pas la fantasy pour de la soupe populaire !
Je connais trop bien Henscher pour ne pas voir ses influences, mais ce sont sans doute les meilleures possibles.
Seul bémol à ce chef-d'oeuvre : c'est trop court ! 46 planches sont à peine suffisantes pour l'introduction d'un récit aussi fort, qui a besoin d'ambiance, de respirations et de subtilité. Souhaitons donc que Tarumbana ne succombe pas trop aux lumières des projecteurs pour s'enchaîner à sa table à dessin, pour notre plus grand bonheur !
MA-GNI-FIQUE ! Tout simplement magnifique ! J'ai littéralement été captivé par la lecture de ce tome. Une claque magistrale aussi bien au niveau graphique que scénaristique et qui plus est dans un genre que j'affectionne particulièrement, l'heroïc fantasy.
Enfin un scénario digne d'intérêt servi par des personnages qui ont vraiment une profondeur, un style propre qui les rend uniques et complémentaires. L'histoire est bien menée et les éléments de l'intrigue s'installent progressivement. Le premier tome introduit le personnage du Banni connu également sous le nom d'Hector Wiestal, la muraille de Myrmirrine, ancien héros banni de la nation qu'il a aidé à fonder.
La trame narrative pourrait paraitre légère, mais c'est sans conter sur le talent d'Henscher qui sait asseoir très rapidement ses personnages et qui, en très peu d'éléments, arrive à créer la bonne ambiance, le bon éclairage.
Alors si l'on rajoute à cela la patte de Tarumbana, on obtient un véritable petit bijou, les personnages ont de vraies gueules et les visages sont très expressifs (Le Banni me fait penser à Kris Kristofferson dans Blade). Certaines vignettes sont de véritables tableaux et l'ambiance donnée par les couleurs colle vraiment au ton de l'histoire.
Le seul défaut de cet album serait d'être trop court et de devoir attendre le prochain tome, heureusement il y a un petit cahier graphique en fin d'album pour nous faire patienter et s'extasier devant le coup de crayon du dessinateur.
A lire absolument.
Deogratias, jeune Rwandais pris dans la tourmente du génocide de 1994. Histoire d'une vie brisée. De vies brisées.
Comment se reconstruire après avoir vécu l'horreur ? Comment ne pas sombrer dans la folie
Comment vivre en paix quand on croise tous les jours ceux qui ont participé aux massacres, ceux qui vont ont entrainé dans ces tueries ?
J'ai lu beaucoup de témoignages, de documents et d'analyses sur le génocide rwandais. Mais dans cette bd, très finement construite, Strassen ajoute une note de sensibilité et d'émotion. Les personnages, Déogratias en particulier, sont très attachants.
Le scénario est très bien pensé : il permet de se concentrer sur les sentiments des personnages et de ne pas se focaliser sur la chronologie des événements. Cette bd n'est pas un livre historique sur le génocide. Plutôt un témoignage très fort sur la vie avant le génocide ; sur la vie après le génocide aussi. Sur la méfiance, l'hypocrisie, l'impossible reconstruction d'un jeune homme, d'un pays peut-être.
A lire parce que c'est fort. Du grand art!
A lire pour savoir et comprendre aussi.
"La saison des flèches" est une BD atypique où les auteurs se sont donnés à coeur-joie sans contrainte.
Le postulat de départ est énorme mais ouvre des portes dans lesquelles s'engouffrent les auteurs et nous-mêmes par la même occasion.
Sous le burlesque, il y a des sujets forts mis en valeur par une exagération toujours contrôlée.
Le lecteur va connaître une expérience inédite avec cet ouvrage où le meilleur côtoie l'excellent.
Dès la prise en main de la BD, on est rassuré, l'objet est de qualité.
On est ensuite rapidement mis dans le bain. Les aventures du couple charentais cohabitant avec une famille sioux prennent des tournures surprenantes. On s'attache à ces êtres qui convergent tranquillement vers un même but.
La mise en image est parfois conceptuelle en complément du dessin de base colorié en aquarelle. C'est rafraichissant de changer de style, mais le but est surtout de mettre en évidence des informations pour la compréhension du sujet.
Cet album est sélectionné à Angoulême et risque de faire parler de lui.
Ce mélange des genres m'a surpris malgré toutes mes lectures passées. Il y a comme un vent nouveau dans le 9ème art avec "La saison des flèches".
C'est assurément mon coup de coeur de début d'année 2010.
Excellentissime !!!!
Des heures de lecture mais que du bonheur.
"De mal en pis" est une merveille de roman graphique. On passe du coq à l'âne mais l'ensemble retombe toujours sur ses pattes. Les personnages sont bien croqués. On s'y attache, au pire on n'en reste pas indifférent. Il y a tant de thèmes abordés, l'humour fait régulièrement des apparitions garantissant des sourires. Tout n'est pas léger, il y a des passages plus sérieux voir dramatiques. Cette BD, c'est la vie avec ses aléas.
Alex Robinson arrive à faire ressentir énormément de sentiments dans ces 600 pages. Chacune d'entre elle est travaillée : le dessin est détaillé. Il est un modèle de noir et blanc.
Il y a du beaucoup de texte à lire, la mise en page est souvent académique mais sait se faire expérimentale dans certaines séquences.
Il faut quelques pages pour rentrer dans le récit, le reste c'est du pur plaisir. Je me suis régalé comme rarement. C'est à coup sur une BD immanquable qui a sa place dans toute bonne bibliothèque.
Concernant la BD "Bonus !", j'émettrai des réserves car elle est dispensable.
"De mal en pis" se suffit à lui même avec une fin bien faite.
Le tome 2 n'en est pas réellement un. Il s'agit d'un recueil de petites histoires avec les personnages de la BD "De mal en pis". Ces petits récits sont inégaux et n'apportent pas grand chose au récit principal. Cette BD a quand même le mérite de continuer à faire vivre les personnages 80 pages de plus. Mais son prix est trop élevé vu son intérêt réel.
Nous voilà devant ce que j'appelle un classique instantané.
Alors bien sûr, Le Songe de Siwel n'est pas une oeuvre originale, mais multi-référentielle, et c'est ce qui fait son âme, sa vocation et sa nature profonde. A la fin de l'album les auteurs donnent d'ailleurs quelques éléments sur ces oeuvres qui les ont inspirés ouvertement. Non pas pour dire aux lecteurs "vous êtes des débiles, on va tout vous expliquer", mais plutôt pour livrer quelques clés sur leur oeuvre (et pas seulement cet album-là). Au premier rang il y a bien sûr Alice au pays des merveilles, un texte qui présente deux avantages : son aspect voyage initiatique, et l'esprit un peu absurde qui règne sur le Pays des merveilles. Des éléments tellement galvaudés depuis 150 ans que le lecteur lambda pourrait revendiquer la lassitude. Mais le génie bicéphale d'Enfin libre réside dans le fait d'y introduire d'autres mythes, et en particulier, ô surprise, une icône phylactérine, à savoir ce cher Lapinot, personnage incontournable, mais auquel personne n'avait encore songé dans le cadre d'un hommage à Lewis Carroll... Finement pensé. Et en plus, regardez bien le prénom de l'héroïne...
Comme je l'ai dit, c'est multi-référencé, et j'ai eu plaisir à y retrouver LIle au trésor, pour moi la quintessence du roman d'aventure et du divertissement pur. Dans les hommages, Enfin libre a oublié le tableau absurde qui intervient à la page 68, mais dont j'ai oublié la référence.
Le génie ultime, si j'ose dire, est d'intégrer à tout ça, déjà très finement amené, plusieurs dimensions dans l'histoire. Celle des origines de Siwel, qui restent mystérieuses, de nombreuses figures allégoriques, comme la traversée de l'océan, les sphinges avec leur fameuse énigme, ainsi que la nature de son rêve lui-même... Il y a des jeux de mots sur plusieurs niveaux, des mots-valises, des jeux sur les noms... On a l'impression que 128 pages ne pourraient suffire à contenir tout ça, et pourtant ils l'ont fait !
C'est d'une intelligence exceptionnelle, d'une virtuosité langagière et rhétorique surprenante. Bref, c'est un incontournable, tout simplement.
Si aujourd'hui les œuvres fleurissent celle-ci fait assurément partie du haut du panier, elle est comme un jardin merveilleux débordant d'indices, de clins d'œil et de jeux de mots malicieux. Un conte onirique où aventures, poésie et intelligence se mêlent sans jamais faire de fausses notes.
Nos deux complices d'auteurs, pourvoyeurs de bonheur sur images, nous ont concoctés un conte superbe fait de références de tous bords, piochées aussi bien dans l'Histoire, la littérature ou la chanson, allant même jusqu'à y faire jouer un rôle au célébrissime Lapinot de Lewis Trondheim. C'est un vrai plaisir que d'essayer de toutes les trouver.
J'ai gardé un sourire béat tout au long de ma lecture, m'émerveillant d'un rien, d'un changement de couleurs, d'un petit détail dans le décor, d'une réplique savoureuse, de la joie de découvrir un autre clin d'œil, du passage d'une scène à une autre. Les transitions d'ailleurs sont parfaites, chaque scène est savamment liée à la précédente, ainsi le rythme n'est jamais rompu. La façon dont est représentée la lune est d'une inventivité folle et exquise, je suis tombée sous le charme instantanément. La petite Siwel est adorable, vivante et attachante, la suivre dans ses pérégrinations est un pur délice d'autant que les personnages qu'elle rencontre sont hauts en couleurs et tous dotés de caractères bien trempés.
Le graphisme est presque à l'opposé de la richesse du scénario, tout en simplicité les personnages sont faits de quelques traits de crayon bien posés et recouverts de couleurs lumineuses, aussi vives qu'elles sont douces. Un visuel fait pour nous bercer et nous porter délicatement dans ce conte magique.
On ne peut que refermer cette bd le cœur léger et heureux, avec peut-être un petit pincement à l'arrivée de la fin, mais avec la joie de se dire qu'on pourra s'y replonger demain… oui, pourquoi attendre ?
Si encore vous doutez, si vous trouvez son coût élevé, laissez-vous tenter que diable ! Cela vaut bien quelques deniers !
La suite de Zelda ! Cette BD est superbe, l'histoire est bien construite et les dessins sont magnifiques.
L'humour y est également présent et on craque devant un Link transformé en adorable petit Mojo au début de l'histoire, et le Marchand de Masques est vraiment charismatique.
On retrouve l'ambiance du jeu vidéo avec ses enquêtes, comme sur le couple Anju/Kafei.
Bref fan de Zelda ou non, je le conseille à tout le monde, à tous les âges !
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Thorgal
"Thorgal" est une série mythique que tout le monde connait au moins de nom ou de vue. Pour ma part, j'étais toujours passé devant sans jamais avoir pris le temps de la lire. Le seul frein qui m'en empêchait était l'ampleur du nombre de tome. Mais profitant d'une petite grippe qui m'a tenue pendant 3-4 jours enfermé, j'ai alors emprunté toute la série à ma médiathèque. Et là, j'avoue : très agréable surprise ! J'avais un peu peur que le début soit vieillot vue la date où cela à commencé, et la fin en peu « on profite de l'effet projecteur ». Mais pas du tout, j'ai enchaîné la lecture de tous les tomes avec peu de pause et j'y ai pris énormément de plaisir. Déjà, les styles sont variés : on alterne entre l'époque moyen-âgeuse, les mythes nordiques, la science fiction et le nouveau monde (un peu de civilisation inca), etc. Ça permet d'en avoir pour tous les goûts et de ne pas lasser le lecteur. La plupart des histoires sont assez courtes (de 1 à 3 tomes) avec une continuité globale et quelques tomes flash-backs pour raconter son enfance. J'avais peur de la répétition alors que je ne me suis jamais ennuyé. L'histoire est centralisée sur le personnage de Thorgal qui est un « super héros » à la Van Hamme, sachant tout faire et se sortant de toutes les situations, avec une morale et une volonté sans faille. Mais de nombreux personnages viennent enrichir le scénario avec à chaque fois une personnalité propre et fouillée. Les dessins de Rosinski sont très bons, détaillées, fouillés et de qualité. Ils sont très bien adapté à ce style globalement moyen-âgeux et aventurier. Maintenant, en ce qui concerne, la suite de Thorgal (à partir du tome 30) qui pourrait presque être un deuxième cycle, reprise au scénario par "Sente", je la trouve de bonne qualité et tout à fait dans l'esprit du reste de l'œuvre, et l'idée de se centrer sur Jolan permet d'atténuer le changement de scénariste car on est focalisé maintenant sur un autre personnage. Bref, c'est une très bonne série qui est vraiment incontournable. Je comprends que certaines personnes n'aiment pas certains passages, mais moi, j'ai apprécié toutes les histoires dans leur ensemble. Pour l'achat, ça se discute vu le nombre de tomes, mais en achetant petit à petit ou cycle par cycle : sans hésitation.
Yu-Gi-Oh !
Voilà la première série manga que j'ai lue. Yu-Gi-Oh! est une véritable formule magique, et a bouleversé toute une génération ! Tout y est ! Action, magie, émotion... Ce manga est tout simplement excellent, et ne s'est jamais essoufflé, même en 38 tomes (plus un hors série). La série se compose de quatre parties: Le commencement: Yugi apprend à contrôler son double et affronte plein de brigands. Le royaume des Duellistes: Yugi, afin de libérer son grand père, se rend sur l'île des duellistes pour y affronter Pegasus, le méchant le plus légendaire de la série ! Battle City: Un grand moment de la BD manga ! Le plus long cycle de la série et le plus célèbre ! Yugi affronte Marik, possédé par sa haine. Le Roi Yugi: Un cycle exceptionnel ! Yugi se rend 5000 ans en arrière afin de retrouver le nom du Pharaon, et de vaincre le puissant Zork Nécrophédius ! Un chapitre sanglant ! Il y a également eu un dessin animé avec 6 saisons (dont deux cycles ajoutés: Le Monde Virtuel de Noah et le Sceau d'Horycacle), plus un film brillantissime sorti en salles en fin 2004. Bref, ce manga est tout simplement génial et cultissime ! Le fait d'explorer le monde des jeux est également très original ! A acheter les yeux fermés !
Le Banni
Un superbe travail graphique pour une vraie BD d'auteur, qui ne prend pas la fantasy pour de la soupe populaire ! Je connais trop bien Henscher pour ne pas voir ses influences, mais ce sont sans doute les meilleures possibles. Seul bémol à ce chef-d'oeuvre : c'est trop court ! 46 planches sont à peine suffisantes pour l'introduction d'un récit aussi fort, qui a besoin d'ambiance, de respirations et de subtilité. Souhaitons donc que Tarumbana ne succombe pas trop aux lumières des projecteurs pour s'enchaîner à sa table à dessin, pour notre plus grand bonheur !
Le Banni
MA-GNI-FIQUE ! Tout simplement magnifique ! J'ai littéralement été captivé par la lecture de ce tome. Une claque magistrale aussi bien au niveau graphique que scénaristique et qui plus est dans un genre que j'affectionne particulièrement, l'heroïc fantasy. Enfin un scénario digne d'intérêt servi par des personnages qui ont vraiment une profondeur, un style propre qui les rend uniques et complémentaires. L'histoire est bien menée et les éléments de l'intrigue s'installent progressivement. Le premier tome introduit le personnage du Banni connu également sous le nom d'Hector Wiestal, la muraille de Myrmirrine, ancien héros banni de la nation qu'il a aidé à fonder. La trame narrative pourrait paraitre légère, mais c'est sans conter sur le talent d'Henscher qui sait asseoir très rapidement ses personnages et qui, en très peu d'éléments, arrive à créer la bonne ambiance, le bon éclairage. Alors si l'on rajoute à cela la patte de Tarumbana, on obtient un véritable petit bijou, les personnages ont de vraies gueules et les visages sont très expressifs (Le Banni me fait penser à Kris Kristofferson dans Blade). Certaines vignettes sont de véritables tableaux et l'ambiance donnée par les couleurs colle vraiment au ton de l'histoire. Le seul défaut de cet album serait d'être trop court et de devoir attendre le prochain tome, heureusement il y a un petit cahier graphique en fin d'album pour nous faire patienter et s'extasier devant le coup de crayon du dessinateur. A lire absolument.
Déogratias
Deogratias, jeune Rwandais pris dans la tourmente du génocide de 1994. Histoire d'une vie brisée. De vies brisées. Comment se reconstruire après avoir vécu l'horreur ? Comment ne pas sombrer dans la folie Comment vivre en paix quand on croise tous les jours ceux qui ont participé aux massacres, ceux qui vont ont entrainé dans ces tueries ? J'ai lu beaucoup de témoignages, de documents et d'analyses sur le génocide rwandais. Mais dans cette bd, très finement construite, Strassen ajoute une note de sensibilité et d'émotion. Les personnages, Déogratias en particulier, sont très attachants. Le scénario est très bien pensé : il permet de se concentrer sur les sentiments des personnages et de ne pas se focaliser sur la chronologie des événements. Cette bd n'est pas un livre historique sur le génocide. Plutôt un témoignage très fort sur la vie avant le génocide ; sur la vie après le génocide aussi. Sur la méfiance, l'hypocrisie, l'impossible reconstruction d'un jeune homme, d'un pays peut-être. A lire parce que c'est fort. Du grand art! A lire pour savoir et comprendre aussi.
La Saison des Flèches
"La saison des flèches" est une BD atypique où les auteurs se sont donnés à coeur-joie sans contrainte. Le postulat de départ est énorme mais ouvre des portes dans lesquelles s'engouffrent les auteurs et nous-mêmes par la même occasion. Sous le burlesque, il y a des sujets forts mis en valeur par une exagération toujours contrôlée. Le lecteur va connaître une expérience inédite avec cet ouvrage où le meilleur côtoie l'excellent. Dès la prise en main de la BD, on est rassuré, l'objet est de qualité. On est ensuite rapidement mis dans le bain. Les aventures du couple charentais cohabitant avec une famille sioux prennent des tournures surprenantes. On s'attache à ces êtres qui convergent tranquillement vers un même but. La mise en image est parfois conceptuelle en complément du dessin de base colorié en aquarelle. C'est rafraichissant de changer de style, mais le but est surtout de mettre en évidence des informations pour la compréhension du sujet. Cet album est sélectionné à Angoulême et risque de faire parler de lui. Ce mélange des genres m'a surpris malgré toutes mes lectures passées. Il y a comme un vent nouveau dans le 9ème art avec "La saison des flèches". C'est assurément mon coup de coeur de début d'année 2010.
De mal en pis
Excellentissime !!!! Des heures de lecture mais que du bonheur. "De mal en pis" est une merveille de roman graphique. On passe du coq à l'âne mais l'ensemble retombe toujours sur ses pattes. Les personnages sont bien croqués. On s'y attache, au pire on n'en reste pas indifférent. Il y a tant de thèmes abordés, l'humour fait régulièrement des apparitions garantissant des sourires. Tout n'est pas léger, il y a des passages plus sérieux voir dramatiques. Cette BD, c'est la vie avec ses aléas. Alex Robinson arrive à faire ressentir énormément de sentiments dans ces 600 pages. Chacune d'entre elle est travaillée : le dessin est détaillé. Il est un modèle de noir et blanc. Il y a du beaucoup de texte à lire, la mise en page est souvent académique mais sait se faire expérimentale dans certaines séquences. Il faut quelques pages pour rentrer dans le récit, le reste c'est du pur plaisir. Je me suis régalé comme rarement. C'est à coup sur une BD immanquable qui a sa place dans toute bonne bibliothèque. Concernant la BD "Bonus !", j'émettrai des réserves car elle est dispensable. "De mal en pis" se suffit à lui même avec une fin bien faite. Le tome 2 n'en est pas réellement un. Il s'agit d'un recueil de petites histoires avec les personnages de la BD "De mal en pis". Ces petits récits sont inégaux et n'apportent pas grand chose au récit principal. Cette BD a quand même le mérite de continuer à faire vivre les personnages 80 pages de plus. Mais son prix est trop élevé vu son intérêt réel.
Le Songe de Siwel
Nous voilà devant ce que j'appelle un classique instantané. Alors bien sûr, Le Songe de Siwel n'est pas une oeuvre originale, mais multi-référentielle, et c'est ce qui fait son âme, sa vocation et sa nature profonde. A la fin de l'album les auteurs donnent d'ailleurs quelques éléments sur ces oeuvres qui les ont inspirés ouvertement. Non pas pour dire aux lecteurs "vous êtes des débiles, on va tout vous expliquer", mais plutôt pour livrer quelques clés sur leur oeuvre (et pas seulement cet album-là). Au premier rang il y a bien sûr Alice au pays des merveilles, un texte qui présente deux avantages : son aspect voyage initiatique, et l'esprit un peu absurde qui règne sur le Pays des merveilles. Des éléments tellement galvaudés depuis 150 ans que le lecteur lambda pourrait revendiquer la lassitude. Mais le génie bicéphale d'Enfin libre réside dans le fait d'y introduire d'autres mythes, et en particulier, ô surprise, une icône phylactérine, à savoir ce cher Lapinot, personnage incontournable, mais auquel personne n'avait encore songé dans le cadre d'un hommage à Lewis Carroll... Finement pensé. Et en plus, regardez bien le prénom de l'héroïne... Comme je l'ai dit, c'est multi-référencé, et j'ai eu plaisir à y retrouver LIle au trésor, pour moi la quintessence du roman d'aventure et du divertissement pur. Dans les hommages, Enfin libre a oublié le tableau absurde qui intervient à la page 68, mais dont j'ai oublié la référence. Le génie ultime, si j'ose dire, est d'intégrer à tout ça, déjà très finement amené, plusieurs dimensions dans l'histoire. Celle des origines de Siwel, qui restent mystérieuses, de nombreuses figures allégoriques, comme la traversée de l'océan, les sphinges avec leur fameuse énigme, ainsi que la nature de son rêve lui-même... Il y a des jeux de mots sur plusieurs niveaux, des mots-valises, des jeux sur les noms... On a l'impression que 128 pages ne pourraient suffire à contenir tout ça, et pourtant ils l'ont fait ! C'est d'une intelligence exceptionnelle, d'une virtuosité langagière et rhétorique surprenante. Bref, c'est un incontournable, tout simplement.
Le Songe de Siwel
Si aujourd'hui les œuvres fleurissent celle-ci fait assurément partie du haut du panier, elle est comme un jardin merveilleux débordant d'indices, de clins d'œil et de jeux de mots malicieux. Un conte onirique où aventures, poésie et intelligence se mêlent sans jamais faire de fausses notes. Nos deux complices d'auteurs, pourvoyeurs de bonheur sur images, nous ont concoctés un conte superbe fait de références de tous bords, piochées aussi bien dans l'Histoire, la littérature ou la chanson, allant même jusqu'à y faire jouer un rôle au célébrissime Lapinot de Lewis Trondheim. C'est un vrai plaisir que d'essayer de toutes les trouver. J'ai gardé un sourire béat tout au long de ma lecture, m'émerveillant d'un rien, d'un changement de couleurs, d'un petit détail dans le décor, d'une réplique savoureuse, de la joie de découvrir un autre clin d'œil, du passage d'une scène à une autre. Les transitions d'ailleurs sont parfaites, chaque scène est savamment liée à la précédente, ainsi le rythme n'est jamais rompu. La façon dont est représentée la lune est d'une inventivité folle et exquise, je suis tombée sous le charme instantanément. La petite Siwel est adorable, vivante et attachante, la suivre dans ses pérégrinations est un pur délice d'autant que les personnages qu'elle rencontre sont hauts en couleurs et tous dotés de caractères bien trempés. Le graphisme est presque à l'opposé de la richesse du scénario, tout en simplicité les personnages sont faits de quelques traits de crayon bien posés et recouverts de couleurs lumineuses, aussi vives qu'elles sont douces. Un visuel fait pour nous bercer et nous porter délicatement dans ce conte magique. On ne peut que refermer cette bd le cœur léger et heureux, avec peut-être un petit pincement à l'arrivée de la fin, mais avec la joie de se dire qu'on pourra s'y replonger demain… oui, pourquoi attendre ? Si encore vous doutez, si vous trouvez son coût élevé, laissez-vous tenter que diable ! Cela vaut bien quelques deniers !
The Legend of Zelda - Majora's Mask
La suite de Zelda ! Cette BD est superbe, l'histoire est bien construite et les dessins sont magnifiques. L'humour y est également présent et on craque devant un Link transformé en adorable petit Mojo au début de l'histoire, et le Marchand de Masques est vraiment charismatique. On retrouve l'ambiance du jeu vidéo avec ses enquêtes, comme sur le couple Anju/Kafei. Bref fan de Zelda ou non, je le conseille à tout le monde, à tous les âges !