Après maintes et maintes (re)lectures, et lectures d’autres BD de Picsou par d’autres dessinateurs de Disney, je peux le dire : Cette BD est un chef d’œuvre.
Alors, "La jeunesse de Picsou", Picsou étant le personnage ultra attachant et charismatique que beaucoup connaissent pour avoir lu ces histoires dans "Le journal de Mickey" ou "Picsou Magazine". Don Rosa nous offre 12 chapitres des débuts de Picsou et de sa fortune. Don Rosa c’est beaucoup documenté pour dessiner ces aventures, il c’est inspiré principalement de BD de Barks : et ça se ressent.
Le scénario, outre le faite qu’il est très « réaliste », il est très bien construit et cohérent. La narration est très fluide. "La jeunesse de Picsou" est très agréable à lire.
Au niveau du dessin, Don Rosa est le meilleur dessinateur de BD chez Disney. J’adore son trait hyper détaillé. Les décors, les personnages, les sentiments ressentis, les gags, les références historiques, les couleurs : tout est réussi et maîtrisé.
Pour tous les fans de l’oncle grigou et acariâtre : UN MUST.
Tomes 1 et 2 :
Blanco est la réédition des deux tomes du Chien Blanco parus en 96 et 97 chez nous. Il est (enfin) possible de découvrir cette œuvre, ma préférée de Taniguchi, dans une version non massacrée. Rappelez-vous... les pages étaient inversées (mais des fois non), le papier jauni n'était pas de très bonne qualité, et les couvertures en carton trop fin rendaient l'objet très fragile. Désormais, tout est nickel avec cette nouvelle édition chez Casterman/Sakka.
Comme je le disais, c'est à mes yeux la meilleure œuvre de l'auteur, souvent boudée sur les forums parce que c'est de la vraie aventure et pas du simple contemplatif comme l'auteur en fait (trop AMHA) souvent.
À noter une fin particulièrement bien mise en scène et très chargée en émotions. Y'a pas à dire, à mes yeux, c'est dans ce genre d'histoire que le talent de Taniguchi se révèle vraiment (ou encore plus, c'est selon).
Tome 3 et 4 (2010) :
Cette suite sur la descendance de Blanco est dans la droite lignée de la première série, partagée entre action et émotions. On y retrouve toujours les mêmes politiciens, le même programme militaire, et deux chiens aux capacités exceptionnelles au lieu d'un seul. Une course poursuite spectaculaire, toujours aussi haletante. Une œuvre énorme, tout simplement.
Ce nouveau cycle me conforte dans l'idée que Taniguchi a un talent fou, et pas uniquement pour les histoires intimistes, loin de là. Ce manga d'action très violent, centré sur la nature, en est le parangon.
Voilà une oeuvre dont il est doux de faire l'objet d'un culte discret. Je comprends que l'on n'apprécie pas la veine autobiographique de "Blankets". Comme pour L'Ascension du Haut Mal, le lecteur est convié à ouvrir la porte d'un foyer qui a de grandes chances d'être fort éloigné de celui qui fut le sien dans son enfance.
Le héros est ainsi l'incarnation du jeune WASP : un jeune adolescent américain issu d'une famille puritaine très corsetée. "Blankets" est certes l'histoire, émouvante au possible, d'un premier amour qui finira mal, le récit d'une enfance douloureuse (l'allusion au viol du héros alors qu'il était enfant est tout simplement bouleversante, presque suffocante de noirceur), l'aveu de la perte de la foi ; c'est aussi l'histoire de ce jeune homme qui brisera ses chaînes et est en train aujourd'hui de s'imposer comme l'un des auteurs les plus prometteurs de la bande dessinée. Non ?
Un grand classique de la SF que je ne découvre que maintenant, et dont les 1er tomes datent des années 70 ! Alors la question que beaucoup de gens se posent sans doute : « C’était sans doute bien à l’époque, mais est-ce que ça n’aurait pas un peu vieilli des fois, hein ? »
Et bien non, pas tant que ça. Alors certes le dessin des tout 1er tomes fait un peu ancien (mais reste quand même très beau et détaillé) et certains mécanismes narratifs font un peu démodés de nos jours (l’abondance de voix off par exemple). Mais de manière générale, ca a très bien vieilli.
Les scénarios des différents tomes sont plus ou moins indépendants, mais forment quand même un tout cohérent et doivent selon moi être lus chronologiquement. Ils sont riches, variés, et contiennent toujours un message politique intéressant et encore d’actualité de nos jours. Par contre je suis d’accord avec les lecteurs qui trouvent que l’histoire commence un peu à tourner en rond vers les tomes 12-13. Moi je me suis arrêté au 14.
Le dessin de Jean-Claude Mézières est éblouissant, et d’une créativité hallucinante, quel plaisir de voyager en compagnie de Valerian et Laureline et de découvrir toutes ces planètes aussi variées qu’improbables.
Un série « culte » que tout fan de SF se doit de lire. Tout simplement.
Une n-ième relecture m’a convaincu de réécrire mon avis. La raison est simple: plus je lis, plus j’apprécie. Peut être n’étais-je pas assez réceptif lors de mes premières lectures ?
L’histoire est très belle, très touchante. Certains diront peut être « Ce n’est qu’une bête histoire d’amour à l’eau de rose ». Oui, c’est vrai, ça n’innove pas vraiment sur le fond, mais sur la forme… Les textes sont touchants et merveilleusement bien écrits. C’est rempli d’émotion et de poésie.
Le dessin est à la fois original (noir et blanc et rouge) et superbement adapté à l’histoire.
Vraiment une série comme on n’en voit pas souvent. C’est triste, émouvant, et … à quand la fin bordel !
En conclusion, allez vous aimer Sambre ? Oui, si les histoires d’amour tristes et sans action vous tentent, si la poésie titille vos sens, et si vous avez gardé quelque part au fond de vous la certitude puérile que l’amour, c’est quand même une bien belle chose.
Oui, culte, même si les derniers épisodes ne sont pas terribles. Les plus anciens sont vraiment bons, très divertissants, et remplis de jeux de mots et situations hilarantes. Une BD idéale pour les enfants, qui arrive à aussi intéresser les adultes ! Mon album preferé est sans doute Astérix en Corse.
Mes bambins, enfin si j'en ai, liront Astérix… foi de Gaulois !
Après tout le bien exprimé sur Donjon Zenith, la série mère et principale de cette grande saga, Sfar et Trondheim ont eu assez rapidement l'envie et l'intérêt de transposer leurs personnages aux origines de ce monde si particulier qu'est Terra Amata et la création de ce fameux Donjon... On se retrouve donc dans une épopée picaresque mettant en scène le personnage clé à savoir le Gardien du Donjon, Hyacinthe de Cavallère qui n'est qu'un riche noble parti dans la dangereuse Antipolis, mégalopole de tous les dangers qui fera de notre petit héros un être sans cesse tiraillé entre le bien par sa soif de justice sous les traits de la nocturne et masquée Chemise de la Nuit et le mal dicté par les sentiments qu'il porte à Alexandra, redoutable femme serpent assassin !
On perd les traits et les couleurs toutes ludiques de Trondheim et de Sfar pour le trait hachuré et sombre de Christophe Blain, ce qui peut choquer à première vue mais s'avère être un excellent choix tant le monde dépeint ici est mélancolique et pessimiste. Personnellement Donjon atteint un niveau d'excellence inégalé et annonce la couleur : on y parlera ici de quêtes absurdes, de sexe contrarié et de complots retors sans oublier la principale qualité des Donjon à savoir un humour décalé de très haut niveau.
Là où Donjon Zenith se joue des conventions de jeux de rôle, ici on a affaire au passage de l'adolescence au stade adulte sans concessions, le tout personnifié par le personnage naïf et attachant de Hyacinthe qui deviendra dans le futur le Gardien vénal et mystérieux de la série principale.
Le tout se joue des codes chevaleresques imposés par Alexandre Dumas par une maitrise constante des évènements et de leurs implications morales, c'est à la fois cruel, drôle et peut rappeler une fresque comme le film Le Parrain par la métamorphose inéluctable de Hyacinthe.
Et tour de force suprême scénaristique qui mériterait à elle seule une 6ème étoile si Bdt m'en laissait la possibilité : l'histoire fait un bond en avant de quelques années entre le 3ème et 4ème tome permettant une évolution sensible dont on ne se sentira jamais lésé tant l'intérêt est relancé. Au lecteur de faire les connections nécessaires par sa propre imagination ou de se plonger dans Donjon monsters pour éclairer quelques zones d'ombre et se repaitre avec un petit sourire en coin de l'intérêt général pour une série culte indissociable et toujours aussi surprenante.
L'apport du talent de Gaultier remplaçant Blain à partir du 5ème tome est loin d'être handicapant, son style se mariant parfaitement avec la collection déjà disponible.
Je ne sais toujours pas ce que veut dire Potron-Minet (*) mais cela évoque pour moi suffisamment d'intérêt pour avoir envie encore de me replonger dans sa lecture d'amours cruelles contrariées en attendant la suite.
Très vivement conseillé comme l'ensemble, que dis-je ?, la totalité de la série Donjon.
(*) : forcément cela veut dire "De très bon matin", une notion dont j'ai oublié l'intérêt !!! :)
Ceci est ma première critique.
J'ai lu cette histoire il y a déjà un certain temps et elle m'habite encore.
Après avoir lu les autres critiques, je m'aperçois qu'il y a une forte part d'appropriation dans le rapport que l'on a avec "les pilules bleues".
L'histoire a déjà été tellement racontée ici que je ne m'y risquerai pas. Toutefois, ce que je retiens, c'est la relation de l'auteur/personnage principal avec l'enfant de son amie, son questionnement sur la paternité, d'autant plus que cela se met en place dans un contexte dramatique.
Ce morceau de vie m'a été précieux, et le reste dans mon expérience de la paternité.
C'est pour cela que "Les pilules bleues" vont bien au-delà que le roman graphique autobiographique, me semble-t-il.
Je n'ai lu que quelques épisodes dans Picsou Magazine en 2002-2003, mais ça m'a suffi. Cette série est un chef d'oeuvre. On part du tout début, lorsque Picsou acquiert son sou fétiche, et on termine au mont Kilimotor avec le grand coffre carré! Les dessins de Don Rosa sont excellents, c'est sûrement, avec Carl Barks, le meilleur dessinateur de Picsou qu'il y ait eu jusqu'à maintenant. Quelquefois, cette jeunesse de Picsou m'a ému, tant c'est beau. La jeunesse de Picsou mériterait vraiment d'être éditée en album cartonné !
Un classique de la BD et un grand moment d'émotion. Toutefois, le fait que Picsou soit petit dans les années 1800 et qu'il vive encore en 2010, c'est un peu saugrenu. Mais bon, c'est de la BD, hein, tout est permis, et les héros sont éternels...
Bref, à se procurer absolument !
Je trouve ce one shot irrésistiblement irrésistible !!
Comment peut-on rester indifférent face à tant d'humour et de chaleur humaine ?!
Ce recueil de petites histoires, présentant de nombreux personnages tous aussi attachants les uns que les autres, donne une bonne leçon de vie à l'homme soit disant "moderne" et nous prouve que le bonheur peut être fait de choses simples (ce bon vieux Bjork ne me contredira pas...).
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La Grande Histoire de Picsou (La Grande Epopée de/La Jeunesse de Picsou)
Après maintes et maintes (re)lectures, et lectures d’autres BD de Picsou par d’autres dessinateurs de Disney, je peux le dire : Cette BD est un chef d’œuvre. Alors, "La jeunesse de Picsou", Picsou étant le personnage ultra attachant et charismatique que beaucoup connaissent pour avoir lu ces histoires dans "Le journal de Mickey" ou "Picsou Magazine". Don Rosa nous offre 12 chapitres des débuts de Picsou et de sa fortune. Don Rosa c’est beaucoup documenté pour dessiner ces aventures, il c’est inspiré principalement de BD de Barks : et ça se ressent. Le scénario, outre le faite qu’il est très « réaliste », il est très bien construit et cohérent. La narration est très fluide. "La jeunesse de Picsou" est très agréable à lire. Au niveau du dessin, Don Rosa est le meilleur dessinateur de BD chez Disney. J’adore son trait hyper détaillé. Les décors, les personnages, les sentiments ressentis, les gags, les références historiques, les couleurs : tout est réussi et maîtrisé. Pour tous les fans de l’oncle grigou et acariâtre : UN MUST.
Blanco (Le Chien Blanco)
Tomes 1 et 2 : Blanco est la réédition des deux tomes du Chien Blanco parus en 96 et 97 chez nous. Il est (enfin) possible de découvrir cette œuvre, ma préférée de Taniguchi, dans une version non massacrée. Rappelez-vous... les pages étaient inversées (mais des fois non), le papier jauni n'était pas de très bonne qualité, et les couvertures en carton trop fin rendaient l'objet très fragile. Désormais, tout est nickel avec cette nouvelle édition chez Casterman/Sakka. Comme je le disais, c'est à mes yeux la meilleure œuvre de l'auteur, souvent boudée sur les forums parce que c'est de la vraie aventure et pas du simple contemplatif comme l'auteur en fait (trop AMHA) souvent. À noter une fin particulièrement bien mise en scène et très chargée en émotions. Y'a pas à dire, à mes yeux, c'est dans ce genre d'histoire que le talent de Taniguchi se révèle vraiment (ou encore plus, c'est selon). Tome 3 et 4 (2010) : Cette suite sur la descendance de Blanco est dans la droite lignée de la première série, partagée entre action et émotions. On y retrouve toujours les mêmes politiciens, le même programme militaire, et deux chiens aux capacités exceptionnelles au lieu d'un seul. Une course poursuite spectaculaire, toujours aussi haletante. Une œuvre énorme, tout simplement. Ce nouveau cycle me conforte dans l'idée que Taniguchi a un talent fou, et pas uniquement pour les histoires intimistes, loin de là. Ce manga d'action très violent, centré sur la nature, en est le parangon.
Blankets - Manteau de neige
Voilà une oeuvre dont il est doux de faire l'objet d'un culte discret. Je comprends que l'on n'apprécie pas la veine autobiographique de "Blankets". Comme pour L'Ascension du Haut Mal, le lecteur est convié à ouvrir la porte d'un foyer qui a de grandes chances d'être fort éloigné de celui qui fut le sien dans son enfance. Le héros est ainsi l'incarnation du jeune WASP : un jeune adolescent américain issu d'une famille puritaine très corsetée. "Blankets" est certes l'histoire, émouvante au possible, d'un premier amour qui finira mal, le récit d'une enfance douloureuse (l'allusion au viol du héros alors qu'il était enfant est tout simplement bouleversante, presque suffocante de noirceur), l'aveu de la perte de la foi ; c'est aussi l'histoire de ce jeune homme qui brisera ses chaînes et est en train aujourd'hui de s'imposer comme l'un des auteurs les plus prometteurs de la bande dessinée. Non ?
Valérian
Un grand classique de la SF que je ne découvre que maintenant, et dont les 1er tomes datent des années 70 ! Alors la question que beaucoup de gens se posent sans doute : « C’était sans doute bien à l’époque, mais est-ce que ça n’aurait pas un peu vieilli des fois, hein ? » Et bien non, pas tant que ça. Alors certes le dessin des tout 1er tomes fait un peu ancien (mais reste quand même très beau et détaillé) et certains mécanismes narratifs font un peu démodés de nos jours (l’abondance de voix off par exemple). Mais de manière générale, ca a très bien vieilli. Les scénarios des différents tomes sont plus ou moins indépendants, mais forment quand même un tout cohérent et doivent selon moi être lus chronologiquement. Ils sont riches, variés, et contiennent toujours un message politique intéressant et encore d’actualité de nos jours. Par contre je suis d’accord avec les lecteurs qui trouvent que l’histoire commence un peu à tourner en rond vers les tomes 12-13. Moi je me suis arrêté au 14. Le dessin de Jean-Claude Mézières est éblouissant, et d’une créativité hallucinante, quel plaisir de voyager en compagnie de Valerian et Laureline et de découvrir toutes ces planètes aussi variées qu’improbables. Un série « culte » que tout fan de SF se doit de lire. Tout simplement.
Sambre
Une n-ième relecture m’a convaincu de réécrire mon avis. La raison est simple: plus je lis, plus j’apprécie. Peut être n’étais-je pas assez réceptif lors de mes premières lectures ? L’histoire est très belle, très touchante. Certains diront peut être « Ce n’est qu’une bête histoire d’amour à l’eau de rose ». Oui, c’est vrai, ça n’innove pas vraiment sur le fond, mais sur la forme… Les textes sont touchants et merveilleusement bien écrits. C’est rempli d’émotion et de poésie. Le dessin est à la fois original (noir et blanc et rouge) et superbement adapté à l’histoire. Vraiment une série comme on n’en voit pas souvent. C’est triste, émouvant, et … à quand la fin bordel ! En conclusion, allez vous aimer Sambre ? Oui, si les histoires d’amour tristes et sans action vous tentent, si la poésie titille vos sens, et si vous avez gardé quelque part au fond de vous la certitude puérile que l’amour, c’est quand même une bien belle chose.
Astérix
Oui, culte, même si les derniers épisodes ne sont pas terribles. Les plus anciens sont vraiment bons, très divertissants, et remplis de jeux de mots et situations hilarantes. Une BD idéale pour les enfants, qui arrive à aussi intéresser les adultes ! Mon album preferé est sans doute Astérix en Corse. Mes bambins, enfin si j'en ai, liront Astérix… foi de Gaulois !
Donjon Potron-minet
Après tout le bien exprimé sur Donjon Zenith, la série mère et principale de cette grande saga, Sfar et Trondheim ont eu assez rapidement l'envie et l'intérêt de transposer leurs personnages aux origines de ce monde si particulier qu'est Terra Amata et la création de ce fameux Donjon... On se retrouve donc dans une épopée picaresque mettant en scène le personnage clé à savoir le Gardien du Donjon, Hyacinthe de Cavallère qui n'est qu'un riche noble parti dans la dangereuse Antipolis, mégalopole de tous les dangers qui fera de notre petit héros un être sans cesse tiraillé entre le bien par sa soif de justice sous les traits de la nocturne et masquée Chemise de la Nuit et le mal dicté par les sentiments qu'il porte à Alexandra, redoutable femme serpent assassin ! On perd les traits et les couleurs toutes ludiques de Trondheim et de Sfar pour le trait hachuré et sombre de Christophe Blain, ce qui peut choquer à première vue mais s'avère être un excellent choix tant le monde dépeint ici est mélancolique et pessimiste. Personnellement Donjon atteint un niveau d'excellence inégalé et annonce la couleur : on y parlera ici de quêtes absurdes, de sexe contrarié et de complots retors sans oublier la principale qualité des Donjon à savoir un humour décalé de très haut niveau. Là où Donjon Zenith se joue des conventions de jeux de rôle, ici on a affaire au passage de l'adolescence au stade adulte sans concessions, le tout personnifié par le personnage naïf et attachant de Hyacinthe qui deviendra dans le futur le Gardien vénal et mystérieux de la série principale. Le tout se joue des codes chevaleresques imposés par Alexandre Dumas par une maitrise constante des évènements et de leurs implications morales, c'est à la fois cruel, drôle et peut rappeler une fresque comme le film Le Parrain par la métamorphose inéluctable de Hyacinthe. Et tour de force suprême scénaristique qui mériterait à elle seule une 6ème étoile si Bdt m'en laissait la possibilité : l'histoire fait un bond en avant de quelques années entre le 3ème et 4ème tome permettant une évolution sensible dont on ne se sentira jamais lésé tant l'intérêt est relancé. Au lecteur de faire les connections nécessaires par sa propre imagination ou de se plonger dans Donjon monsters pour éclairer quelques zones d'ombre et se repaitre avec un petit sourire en coin de l'intérêt général pour une série culte indissociable et toujours aussi surprenante. L'apport du talent de Gaultier remplaçant Blain à partir du 5ème tome est loin d'être handicapant, son style se mariant parfaitement avec la collection déjà disponible. Je ne sais toujours pas ce que veut dire Potron-Minet (*) mais cela évoque pour moi suffisamment d'intérêt pour avoir envie encore de me replonger dans sa lecture d'amours cruelles contrariées en attendant la suite. Très vivement conseillé comme l'ensemble, que dis-je ?, la totalité de la série Donjon. (*) : forcément cela veut dire "De très bon matin", une notion dont j'ai oublié l'intérêt !!! :)
Pilules bleues
Ceci est ma première critique. J'ai lu cette histoire il y a déjà un certain temps et elle m'habite encore. Après avoir lu les autres critiques, je m'aperçois qu'il y a une forte part d'appropriation dans le rapport que l'on a avec "les pilules bleues". L'histoire a déjà été tellement racontée ici que je ne m'y risquerai pas. Toutefois, ce que je retiens, c'est la relation de l'auteur/personnage principal avec l'enfant de son amie, son questionnement sur la paternité, d'autant plus que cela se met en place dans un contexte dramatique. Ce morceau de vie m'a été précieux, et le reste dans mon expérience de la paternité. C'est pour cela que "Les pilules bleues" vont bien au-delà que le roman graphique autobiographique, me semble-t-il.
La Grande Histoire de Picsou (La Grande Epopée de/La Jeunesse de Picsou)
Je n'ai lu que quelques épisodes dans Picsou Magazine en 2002-2003, mais ça m'a suffi. Cette série est un chef d'oeuvre. On part du tout début, lorsque Picsou acquiert son sou fétiche, et on termine au mont Kilimotor avec le grand coffre carré! Les dessins de Don Rosa sont excellents, c'est sûrement, avec Carl Barks, le meilleur dessinateur de Picsou qu'il y ait eu jusqu'à maintenant. Quelquefois, cette jeunesse de Picsou m'a ému, tant c'est beau. La jeunesse de Picsou mériterait vraiment d'être éditée en album cartonné ! Un classique de la BD et un grand moment d'émotion. Toutefois, le fait que Picsou soit petit dans les années 1800 et qu'il vive encore en 2010, c'est un peu saugrenu. Mais bon, c'est de la BD, hein, tout est permis, et les héros sont éternels... Bref, à se procurer absolument !
Racontars Arctiques
Je trouve ce one shot irrésistiblement irrésistible !! Comment peut-on rester indifférent face à tant d'humour et de chaleur humaine ?! Ce recueil de petites histoires, présentant de nombreux personnages tous aussi attachants les uns que les autres, donne une bonne leçon de vie à l'homme soit disant "moderne" et nous prouve que le bonheur peut être fait de choses simples (ce bon vieux Bjork ne me contredira pas...).