Quel plaisir de retrouver même 10 ans plus tard cet univers au travers de ce prologue ! Du coup j’ai relu d’une traite et avec grand plaisir les 4 volumes précédents afin de me remémorer tous les petits détails qui pouvaient poser question. Voilà ! Maintenant on sait le comment et le pourquoi ! Ce prologue apporte un vrai plus à la série et également de la cohérence que l’on apprécie au fil des relectures. Les dessins sont très détaillés, plus peut être que dans la série originelle notamment au niveau des petits ossements. Il est difficile pour moi de dissocier le facteur cratophane de Monsieur Mardi-gras descendres que j’avais déjà placé dans mes séries cultes. N’ayant pas été déçu et pour le plaisir d’avoir retrouvé quelques protagonistes, je reconduis mon 5/5 pour ce prologue.
Je réécris mon avis après la sortie du tome 8 et ma relecture de tous les tomes de cette série. Lorsque j'avais écrit mon avis, j'aimais bien l'univers d'High School DXD, mais depuis la sortie de la troisième saison de l'anime l'année dernière je me suis mis à complètement adorer ! J'ai revu les épisodes plusieurs fois, j'ai relu avec plaisir les tomes du manga et j'ai même lu le Light Novel original, ce que je n'avais jamais fait avant !
Le manga est une très bonne adaptation du Light Novel. Le scénario est vraiment prenant et j'aime bien comment l'auteur utilise le monde des anges et des démons. Les combats sont bien faits alors que souvent les scènes de combat sont les parties qui m'ennuient le plus dans un manga. J'ai un plaisir fou à lire et relire ce manga alors que je savais d'avance ce qui allait se passer vu que tout ce que le manga a adapté jusqu'à présent l'avait déjà été en anime.
Le point fort de la série est au niveau des personnages. J'aime beaucoup Issei qui, contrairement à plusieurs héros de séries harem, est un pervers donc on n'a pas droit au ènième gag du gars qui est un pervers par accident. J'aime bien aussi les filles et leurs relations avec Issei. L'humour me fait rire.
Évidemment, vu que c'est un manga harem cela ne me surprendrait pas qu'ensuite il y a plein d'avis négatifs qui trouvent que cette série est nulle et sexiste, mais personnellement je trouve que dans ce genre cette série est dans le haut du panier.
Tintin était une de mes séries préférés lorsque j'étais jeune, mais lorsque j'ai grandi j'ai trouvé Tintin moins intéressant même si je trouvais que c'était toujours une bonne série. Elle ne faisait juste plus partie de mes séries cultes. Puis récemment je me suis mis à relire, après plusieurs années, les albums de cette série et j'ai même relu plusieurs fois certains albums car je me suis aperçu que j'aime autant Tintin que lorsque j'étais petit.
Certes, la qualité des albums est inégale, surtout dans les premières années, mais globalement j'adore les albums. Les scénarios se lisent très bien et j'ai autant de plaisir à les relire même après des dizaines de fois. Le dessin est riche en détails, mais le point fort selon moi vient de la galerie des personnages qui est une des meilleures de la bande dessinée. J'adore les personnages de Tintin, des personnages principaux aux personnages qui n'apparaissent que lors d'une scène. Et puis si le personnage titre est le moins intéressant des personnages, je lui trouve maintenant un côté sympathique alors qu'avant il m'ennuyait un peu. Un autre truc que j'aime bien dans cette série c'est qu'à travers les albums on peut voir un peu l'évolution du 20ème siècle.
Tintin est un univers riche et c'est dommage que Hergé n'ait pas fait plus d'albums. J'aurais aimé avoir plus d'album avec Rastapopoulos et Abdallah par exemple ou revoir des personnages utilisés qu'une seule fois. C'est dommage d'ailleurs qu'il ne réutilisait pas trop ses personnages dans ses premiers albums. Mais bon la qualité prime sur la quantité.
Bienvenue dans un monde où l'homme pourra être côté en bourse s'il remplit certains critères assez drastiques (poids, taux de cholestérol, position hiérarchique dans le travail, patrimoine personnel etc...). Après les personnes morales, c'est au tour des personnes physiques ! C'est également la vision d'un monde futuriste en proie à une grave crise qui laissera la moitié de la population au chômage. Nous avons là un thriller d'anticipation avec un Xavier Dorison au meilleur de sa forme.
C'est vrai que cela fait froid dans le dos tant le réalisme des situations évoquées dans cette série paraît tout à fait crédible. On est pris au jeu petit à petit. On a envie de miser sur notre héros Félix Fox, un gars sans scrupule qui souhaite acquérir la richesse dans un monde où la pauvreté devient la norme. Il s'agit de s'extraire d'une existence misérable. La perspective d'être côté et d'augmenter sa valeur sur le marché boursier est un vrai moteur dans un monde où les bourses classiques s'effondrent.
Cependant, c'est l'actionnaire qui commande car il a parié sur vous. C'est lui qui vous dit quand il faut faire l'amour ou se débarrasser d'une compagne trop dépensière. Eh oui: il y a toujours un prix à payer lorsqu'on s'introduit en bourse. Alors, prêt pour une augmentation de capital ? Seule la loi du marché importe.
Le premier volet de cette trilogie d'anticipation plonge le lecteur dans un monde déshumanisé qui doit répondre aux exigences de l'actionnaire. Le second va encore plus loin car on voit notre héros Félix Fox changer complètement et perdre ses vraies valeurs. Les actionnaires ne régissent pas simplement sa vie professionnelle mais également sa vie sentimentale pour faire grimper la cote. Dans ce monde, les hommes ont le droit de faire avorter leur compagne au nom de l'égalité des droits. On peut saisir les situations à risque en perspective. Bref, notre héros va vite déchanter ! Le final sera d'ailleurs assez remarquable.
Un bon conseil: investissez dans cette bd ! C'est un très bon placement car cela prendra de la valeur. Xavier Dorison a signé là son meilleur scénario. C'est une trilogie qui est tout sauf moyenne ! On ne s'ennuiera pas une seule seconde à condition d'avoir un niveau intellectuel satisfaisant.
Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 5/5 – Note Globale : 4.5/5
La suite au-delà du tome 10, et sous un autre nom, de la série Le Moine fou.
Ce titre correspond mieux à l'esprit de la BD depuis le tome 5.
Critique identique à celle de la série précédente Le Moine fou ; une merveille !
Et qu'il est dommage que Monsieur Vink ait déposé ses pinceaux.
Ayant découvert la série à son tome 3, j'ai ensuite poursuivi sa lecture avec bonheur, voire passion, au fil des albums qui arrivaient annuellement. Et que c'était long de devoir attendre un an pour connaître la suite des aventures d'He Pao. Chaque sortie d'album me faisait trépigner jusqu'à la librairie BD la plus proche, ne pouvant attendre et devant lire la nouveauté sans délai....
Aux trois premiers tomes, He Pao découvre gravé dans la roche le testament du moine fou qui lègue ainsi son art martial invincible. Elle détruit ensuite la gravure de son apprentissage, et sera la seule dépositaire de celui-ci.
A peine l'art martial acquis, les événements la poussent à combattre à elle seule une armée ; victorieuse, elle en ressort néanmoins anéantie ; l'utilisation de cet art martial s'avérant être un poison pour celui qui l'utilise. Elle se remet peu à peu dans le tome 4, et ensuite, voyagera, voire déambulera, presque toujours accompagnée d'un même ami, à travers la Chine profonde d'alors.
Certains les poursuivront pour essayer de lui voler son art martial ; il y aura d'autres rencontres avec des brigands ordinaires au fil du voyage, tous l'obligeant à utiliser son art invincible à contre-coeur, sachant les dégâts qu'ensuite il lui provoque.
La retenue de Vink pour ne distiller qu'à compte-goutte les scènes de combat, évite l'écueil de la facilité et nous met, lecteur, également dans une attente qui renforce l'attrait à l'histoire.
Cette série me fait penser au film A Touch of Zen du génial réalisateur chinois King Hu.
Comme dans ledit film qui présente de sublimes éclairages, dans la BD, le graphisme réaliste à la couleur directe est tout bonnement splendide.
Le film évolue sûrement mais avec calme. Presque de façon contemplative. La BD nécessite pour ma part également d'une lecture sans stress pour contempler le magnifique visuel et être au diapason d'un récit qui évolue lentement.
Une lecture rapide bousillerait cette série ; elle doit se déguster à son rythme pour que son charme évanescent apparaisse.
Alors, s'offrira au lecteur une merveille !
Voilà ! J'hésitais un peu sur la note, parce que je réserve le 5 étoiles uniquement aux bandes dessinées exceptionnelles , mythiques ou qui ont marqué, genre Tintin, Astérix, Blueberry, Buddy Longway, Le Prince de la nuit, etc... mais dans le cas présent, je suis quand même partisan de décerner la note maximale à celle-ci qui m'a pleinement enthousiasmé ; mon vif intérêt pour la Préhistoire n'y est bien sûr pas étranger.
Cette série en triptyque se présente avant tout comme un grand récit d'aventure, mais aussi comme une tentative fidèle de reconstitution de la vie de ces hommes des cavernes qui nous sont si mal connus. La Bd est en effet basée sur un important travail de documentation, Roudier tente plusieurs approches dans différents domaines : une restitution plausible du physique des Néandertaliens, respectant ainsi les connaissances archéologiques actuelles, de même que les sépultures, les postures des défunts dans les tombes sont conformes (d'après les découvertes archéologiques, on en voit au Musée d'Aquitaine à Bordeaux et au Musée National de Préhistoire aux Eyzies d'après des tombes trouvées en Dordogne), une bonne représentation du cheptel préhistorique (mammouths laineux, aurochs, bisons, hyènes, chevaux...), les techniques d'outillage ou de chasse... Tout ceci fait partie d'un travail minutieux.
Les périls et les épreuves auxquels sont confrontés les protagonistes dans cette Préhistoire terrifiante, sont aussi le reflet des dangers bien réels que pouvaient rencontrer nos lointains ancêtres.
Comme dans La Guerre du Feu (Delcourt), Roudier s'attache à rendre une Préhistoire crédible, avec un texte très verbeux et littéraire entrecoupé de quelques pages muettes pour reposer le lecteur de ces dialogues abondants. Mais contrairement à La Guerre du Feu (Delcourt), Roudier n'est pas tenu de suivre un roman à la lettre, il est libre et imagine ici une aventure qui aurait très bien pu se produire il y a 500 000 ans, tout en s'essayant à une tentative de vulgarisation scientifique. Ce que le roman suggère, l'image a la faculté de rendre immédiatement accessible ce qui est parfois difficile à concevoir en description.
Ce qui est intéressant, c'est l'idée de véhiculer une image différente du Néandertalien longtemps considéré comme une brute émettant des borborygmes ; Roudier leur donne un langage en s'appuyant sur des découvertes scientifiques et cherche à faire évoluer l'image qu'on s'est longtemps fait de ce cousin disparu mystérieusement il y a 30 000 ans. Ces gars ont quand même décoré des cavernes de peintures rupestres, c'était loin d'être des bêtes...
De plus, j'ai apprécié l'étincelle d'espoir dont ces hommes de tribus différentes font preuve pour s'entraider et partager leur savoir, plutôt que de s'affronter, c'est un premier signe de fraternité humaine ; de même que le champ du surnaturel est ici restreint, il n'y a pas de pouvoirs magiques ou d'animaux qui parlent comme dans Vo'Hounâ.
Tout ceci fait de cette Bd une incontestable réussite dans son genre, par sa crédibilité, son épopée aventureuse captivante, ses personnages attachants, servie par un dessin toujours aussi impeccable qui là aussi restitue les décors sauvages de plaine, forêts, grottes, abris sous roche tels qu'ils ont pu être dans ces temps reculés. Une Bd qui a satisfait pleinement mon attente et ma passion de la Préhistoire.
Encore une fois après Couleur de peau : miel, cet auteur a réussi à m'émouvoir avec ce voyage du Phoenix. Encore une fois, j'ai été pris aux larmes devant cette histoire dramatique très touchante. C'est encore un véritable coup de coeur car cet album est véritablement sublime.
Il concerne ceux qui ont perdu un être cher, ceux également qui ne sont jamais arrivé à combler le vide laissé par l'abandon, mais également ceux qui arrivent à pardonner les erreurs et enfin ceux qui fuit l'oppression. Oui, cela fait beaucoup de monde et autant de thèmes qui sont traités autour de deux histoires parallèles qui ont quelques points communs.
Le dessin en noir et blanc est de toute beauté avec une délicatesse du trait hors du commun. Jung parvient à entrer dans le coeur des gens grâce à cette sensibilité hors du commun qui se manifeste par de petits détails tel par exemple le nombril d'un enfant adopté qui constitue le dernier lien visible entre la mère et son fils. Il a le don de transcrire magnifiquement les émotions que traversent les personnages que l'on va croiser du Minnesota à la Corée du Sud.
Le voyage de Phoenix nous entraîne certes vers la mort mais également vers une forme de rédemption. C'est tellement beau et puissant !
bd de sciences fictions culte.
Certes le dessins est un peu daté mais la trame narrative (qui s'inspire du vécu de l'auteur pendant la guerre du vietnam) est très solide est prenante.
Peut-on savoir à l’avance qu’une œuvre ne va pas nous plaire à cause de son genre ? Je dirai que non à moins d’être un voyant ou de très mauvaise foi. Il faut dire que j’aime réellement tous les genres que cela soit dans le domaine de la bd européenne ou pas, du manga ou encore du comics. Il faut toujours se laisser surprendre dans la vie car c’est ce qui fait son charme.
Et là, je dois bien avouer que cette lecture m’a agréablement surpris. Si je m’étais limité au titre de cet ouvrage, je crois que j’aurais pris mes deux jambes à mon cou. Je n’aime pas trop ce qui est lié à l’alcoolisme et ses effets dévastateurs sur les vies des gens. Et pourtant, je suis entré tout de suite dans cette lecture complètement happé par une narration envoutante qui ne m’a plus lâché. C’est un processus assez bizarre en ce qui me concerne car je suis très vite gavé par les mots stériles. Mais là, rien de tel car c’est impeccable et rythmé. Depuis Le Sculpteur, un comics ne m’avait plus autant pris aux tripes. C’est une réussite totale sans complaisance, ni pathos.
On suit le parcours d’un jeune de 16 ans qui se cherche jusqu’à l’aube de ses 40 ans. C’est tout une tranche de vie qui aurait pu arriver à n’importe qui. D’ailleurs, on pourra retrouver des similitudes. Il y a tout d’abord ce meilleur ami qu’il perd petit à petit. Comment survivre à une telle trahison alors qu’il s’est construit avec lui ? Il fait partie de ces gens qui n’aime pas les groupes et qui préfère concentrer sur une amitié exclusive avec le prix à payer quand cela va mal. Et puis, il y a toutes ces femmes qui donnent le tournis au fil de son ivresse qui s’accentue. Bon point pour le héros qui va épargner ses parents et sa grande-tante de son état comme s’il vivait une seconde vie.
Mon regret concerne la fin car on aimerait tant savoir sur ce que le sort lui réserve. Cependant, on le devine aisément à la vue de la dernière image. Le démon de la boisson n’est jamais loin et il nous rattrape comme pour succomber à une maladie lente et sournoise. Tout cela est bien triste mais c'est bien le sort de la plupart des hommes dans un monde qui ne fait pas de cadeau. S’il n’y avait que la trahison de l’ami ou de la femme aimée ! S’il n’y avait que les accidents et la mort de proches que l’on perd définitivement sans pouvoir dire qu’on les aime ! Mais il y a encore les attentats meurtriers comme ceux du 11 septembre qui seront largement évoqués. On vit dans un monde ou prendre l’avion ou le métro ou même aller dans un concert peut s’avérer mortel. Comment ne pas sombrer dans le réconfort de la boisson ? Je suis arrivé à comprendre notre héros qui est dépassé par les événements mais qui essaye de se battre pour se maintenir. Qu’est-ce que j’ai aimé sa sincérité ! Bref, j’ai été touché en plein cœur.
Alcoolique a réussi à m’enivrer sans prendre un bon verre de whisky. La lecture de ce comics est comme une addiction. Je sais que dans mon cas, c’est incurable et que cela ne peut plus se soigner. Alors, il faut profiter de tous les moments présents pour explorer également les faiblesses de l’âme humaine et partir à la recherche de soi-même. C’est bien la lutte qui fait ce que nous sommes. Les auteurs ont tout compris et ont signé ici une œuvre très forte et même mémorable. Un véritable coup de cœur !
Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.5/5
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Le Facteur Cratophane - Prologue à Monsieur Mardi-Gras Descendres
Quel plaisir de retrouver même 10 ans plus tard cet univers au travers de ce prologue ! Du coup j’ai relu d’une traite et avec grand plaisir les 4 volumes précédents afin de me remémorer tous les petits détails qui pouvaient poser question. Voilà ! Maintenant on sait le comment et le pourquoi ! Ce prologue apporte un vrai plus à la série et également de la cohérence que l’on apprécie au fil des relectures. Les dessins sont très détaillés, plus peut être que dans la série originelle notamment au niveau des petits ossements. Il est difficile pour moi de dissocier le facteur cratophane de Monsieur Mardi-gras descendres que j’avais déjà placé dans mes séries cultes. N’ayant pas été déçu et pour le plaisir d’avoir retrouvé quelques protagonistes, je reconduis mon 5/5 pour ce prologue.
High School DxD
Je réécris mon avis après la sortie du tome 8 et ma relecture de tous les tomes de cette série. Lorsque j'avais écrit mon avis, j'aimais bien l'univers d'High School DXD, mais depuis la sortie de la troisième saison de l'anime l'année dernière je me suis mis à complètement adorer ! J'ai revu les épisodes plusieurs fois, j'ai relu avec plaisir les tomes du manga et j'ai même lu le Light Novel original, ce que je n'avais jamais fait avant ! Le manga est une très bonne adaptation du Light Novel. Le scénario est vraiment prenant et j'aime bien comment l'auteur utilise le monde des anges et des démons. Les combats sont bien faits alors que souvent les scènes de combat sont les parties qui m'ennuient le plus dans un manga. J'ai un plaisir fou à lire et relire ce manga alors que je savais d'avance ce qui allait se passer vu que tout ce que le manga a adapté jusqu'à présent l'avait déjà été en anime. Le point fort de la série est au niveau des personnages. J'aime beaucoup Issei qui, contrairement à plusieurs héros de séries harem, est un pervers donc on n'a pas droit au ènième gag du gars qui est un pervers par accident. J'aime bien aussi les filles et leurs relations avec Issei. L'humour me fait rire. Évidemment, vu que c'est un manga harem cela ne me surprendrait pas qu'ensuite il y a plein d'avis négatifs qui trouvent que cette série est nulle et sexiste, mais personnellement je trouve que dans ce genre cette série est dans le haut du panier.
Les Aventures de Tintin
Tintin était une de mes séries préférés lorsque j'étais jeune, mais lorsque j'ai grandi j'ai trouvé Tintin moins intéressant même si je trouvais que c'était toujours une bonne série. Elle ne faisait juste plus partie de mes séries cultes. Puis récemment je me suis mis à relire, après plusieurs années, les albums de cette série et j'ai même relu plusieurs fois certains albums car je me suis aperçu que j'aime autant Tintin que lorsque j'étais petit. Certes, la qualité des albums est inégale, surtout dans les premières années, mais globalement j'adore les albums. Les scénarios se lisent très bien et j'ai autant de plaisir à les relire même après des dizaines de fois. Le dessin est riche en détails, mais le point fort selon moi vient de la galerie des personnages qui est une des meilleures de la bande dessinée. J'adore les personnages de Tintin, des personnages principaux aux personnages qui n'apparaissent que lors d'une scène. Et puis si le personnage titre est le moins intéressant des personnages, je lui trouve maintenant un côté sympathique alors qu'avant il m'ennuyait un peu. Un autre truc que j'aime bien dans cette série c'est qu'à travers les albums on peut voir un peu l'évolution du 20ème siècle. Tintin est un univers riche et c'est dommage que Hergé n'ait pas fait plus d'albums. J'aurais aimé avoir plus d'album avec Rastapopoulos et Abdallah par exemple ou revoir des personnages utilisés qu'une seule fois. C'est dommage d'ailleurs qu'il ne réutilisait pas trop ses personnages dans ses premiers albums. Mais bon la qualité prime sur la quantité.
HSE - Human Stock Exchange
Bienvenue dans un monde où l'homme pourra être côté en bourse s'il remplit certains critères assez drastiques (poids, taux de cholestérol, position hiérarchique dans le travail, patrimoine personnel etc...). Après les personnes morales, c'est au tour des personnes physiques ! C'est également la vision d'un monde futuriste en proie à une grave crise qui laissera la moitié de la population au chômage. Nous avons là un thriller d'anticipation avec un Xavier Dorison au meilleur de sa forme. C'est vrai que cela fait froid dans le dos tant le réalisme des situations évoquées dans cette série paraît tout à fait crédible. On est pris au jeu petit à petit. On a envie de miser sur notre héros Félix Fox, un gars sans scrupule qui souhaite acquérir la richesse dans un monde où la pauvreté devient la norme. Il s'agit de s'extraire d'une existence misérable. La perspective d'être côté et d'augmenter sa valeur sur le marché boursier est un vrai moteur dans un monde où les bourses classiques s'effondrent. Cependant, c'est l'actionnaire qui commande car il a parié sur vous. C'est lui qui vous dit quand il faut faire l'amour ou se débarrasser d'une compagne trop dépensière. Eh oui: il y a toujours un prix à payer lorsqu'on s'introduit en bourse. Alors, prêt pour une augmentation de capital ? Seule la loi du marché importe. Le premier volet de cette trilogie d'anticipation plonge le lecteur dans un monde déshumanisé qui doit répondre aux exigences de l'actionnaire. Le second va encore plus loin car on voit notre héros Félix Fox changer complètement et perdre ses vraies valeurs. Les actionnaires ne régissent pas simplement sa vie professionnelle mais également sa vie sentimentale pour faire grimper la cote. Dans ce monde, les hommes ont le droit de faire avorter leur compagne au nom de l'égalité des droits. On peut saisir les situations à risque en perspective. Bref, notre héros va vite déchanter ! Le final sera d'ailleurs assez remarquable. Un bon conseil: investissez dans cette bd ! C'est un très bon placement car cela prendra de la valeur. Xavier Dorison a signé là son meilleur scénario. C'est une trilogie qui est tout sauf moyenne ! On ne s'ennuiera pas une seule seconde à condition d'avoir un niveau intellectuel satisfaisant. Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 5/5 – Note Globale : 4.5/5
Les Voyages de He Pao
La suite au-delà du tome 10, et sous un autre nom, de la série Le Moine fou. Ce titre correspond mieux à l'esprit de la BD depuis le tome 5. Critique identique à celle de la série précédente Le Moine fou ; une merveille ! Et qu'il est dommage que Monsieur Vink ait déposé ses pinceaux.
Le Moine fou
Ayant découvert la série à son tome 3, j'ai ensuite poursuivi sa lecture avec bonheur, voire passion, au fil des albums qui arrivaient annuellement. Et que c'était long de devoir attendre un an pour connaître la suite des aventures d'He Pao. Chaque sortie d'album me faisait trépigner jusqu'à la librairie BD la plus proche, ne pouvant attendre et devant lire la nouveauté sans délai.... Aux trois premiers tomes, He Pao découvre gravé dans la roche le testament du moine fou qui lègue ainsi son art martial invincible. Elle détruit ensuite la gravure de son apprentissage, et sera la seule dépositaire de celui-ci. A peine l'art martial acquis, les événements la poussent à combattre à elle seule une armée ; victorieuse, elle en ressort néanmoins anéantie ; l'utilisation de cet art martial s'avérant être un poison pour celui qui l'utilise. Elle se remet peu à peu dans le tome 4, et ensuite, voyagera, voire déambulera, presque toujours accompagnée d'un même ami, à travers la Chine profonde d'alors. Certains les poursuivront pour essayer de lui voler son art martial ; il y aura d'autres rencontres avec des brigands ordinaires au fil du voyage, tous l'obligeant à utiliser son art invincible à contre-coeur, sachant les dégâts qu'ensuite il lui provoque. La retenue de Vink pour ne distiller qu'à compte-goutte les scènes de combat, évite l'écueil de la facilité et nous met, lecteur, également dans une attente qui renforce l'attrait à l'histoire. Cette série me fait penser au film A Touch of Zen du génial réalisateur chinois King Hu. Comme dans ledit film qui présente de sublimes éclairages, dans la BD, le graphisme réaliste à la couleur directe est tout bonnement splendide. Le film évolue sûrement mais avec calme. Presque de façon contemplative. La BD nécessite pour ma part également d'une lecture sans stress pour contempler le magnifique visuel et être au diapason d'un récit qui évolue lentement. Une lecture rapide bousillerait cette série ; elle doit se déguster à son rythme pour que son charme évanescent apparaisse. Alors, s'offrira au lecteur une merveille !
Neandertal
Voilà ! J'hésitais un peu sur la note, parce que je réserve le 5 étoiles uniquement aux bandes dessinées exceptionnelles , mythiques ou qui ont marqué, genre Tintin, Astérix, Blueberry, Buddy Longway, Le Prince de la nuit, etc... mais dans le cas présent, je suis quand même partisan de décerner la note maximale à celle-ci qui m'a pleinement enthousiasmé ; mon vif intérêt pour la Préhistoire n'y est bien sûr pas étranger. Cette série en triptyque se présente avant tout comme un grand récit d'aventure, mais aussi comme une tentative fidèle de reconstitution de la vie de ces hommes des cavernes qui nous sont si mal connus. La Bd est en effet basée sur un important travail de documentation, Roudier tente plusieurs approches dans différents domaines : une restitution plausible du physique des Néandertaliens, respectant ainsi les connaissances archéologiques actuelles, de même que les sépultures, les postures des défunts dans les tombes sont conformes (d'après les découvertes archéologiques, on en voit au Musée d'Aquitaine à Bordeaux et au Musée National de Préhistoire aux Eyzies d'après des tombes trouvées en Dordogne), une bonne représentation du cheptel préhistorique (mammouths laineux, aurochs, bisons, hyènes, chevaux...), les techniques d'outillage ou de chasse... Tout ceci fait partie d'un travail minutieux. Les périls et les épreuves auxquels sont confrontés les protagonistes dans cette Préhistoire terrifiante, sont aussi le reflet des dangers bien réels que pouvaient rencontrer nos lointains ancêtres. Comme dans La Guerre du Feu (Delcourt), Roudier s'attache à rendre une Préhistoire crédible, avec un texte très verbeux et littéraire entrecoupé de quelques pages muettes pour reposer le lecteur de ces dialogues abondants. Mais contrairement à La Guerre du Feu (Delcourt), Roudier n'est pas tenu de suivre un roman à la lettre, il est libre et imagine ici une aventure qui aurait très bien pu se produire il y a 500 000 ans, tout en s'essayant à une tentative de vulgarisation scientifique. Ce que le roman suggère, l'image a la faculté de rendre immédiatement accessible ce qui est parfois difficile à concevoir en description. Ce qui est intéressant, c'est l'idée de véhiculer une image différente du Néandertalien longtemps considéré comme une brute émettant des borborygmes ; Roudier leur donne un langage en s'appuyant sur des découvertes scientifiques et cherche à faire évoluer l'image qu'on s'est longtemps fait de ce cousin disparu mystérieusement il y a 30 000 ans. Ces gars ont quand même décoré des cavernes de peintures rupestres, c'était loin d'être des bêtes... De plus, j'ai apprécié l'étincelle d'espoir dont ces hommes de tribus différentes font preuve pour s'entraider et partager leur savoir, plutôt que de s'affronter, c'est un premier signe de fraternité humaine ; de même que le champ du surnaturel est ici restreint, il n'y a pas de pouvoirs magiques ou d'animaux qui parlent comme dans Vo'Hounâ. Tout ceci fait de cette Bd une incontestable réussite dans son genre, par sa crédibilité, son épopée aventureuse captivante, ses personnages attachants, servie par un dessin toujours aussi impeccable qui là aussi restitue les décors sauvages de plaine, forêts, grottes, abris sous roche tels qu'ils ont pu être dans ces temps reculés. Une Bd qui a satisfait pleinement mon attente et ma passion de la Préhistoire.
Le Voyage de Phoenix
Encore une fois après Couleur de peau : miel, cet auteur a réussi à m'émouvoir avec ce voyage du Phoenix. Encore une fois, j'ai été pris aux larmes devant cette histoire dramatique très touchante. C'est encore un véritable coup de coeur car cet album est véritablement sublime. Il concerne ceux qui ont perdu un être cher, ceux également qui ne sont jamais arrivé à combler le vide laissé par l'abandon, mais également ceux qui arrivent à pardonner les erreurs et enfin ceux qui fuit l'oppression. Oui, cela fait beaucoup de monde et autant de thèmes qui sont traités autour de deux histoires parallèles qui ont quelques points communs. Le dessin en noir et blanc est de toute beauté avec une délicatesse du trait hors du commun. Jung parvient à entrer dans le coeur des gens grâce à cette sensibilité hors du commun qui se manifeste par de petits détails tel par exemple le nombril d'un enfant adopté qui constitue le dernier lien visible entre la mère et son fils. Il a le don de transcrire magnifiquement les émotions que traversent les personnages que l'on va croiser du Minnesota à la Corée du Sud. Le voyage de Phoenix nous entraîne certes vers la mort mais également vers une forme de rédemption. C'est tellement beau et puissant !
La Guerre Eternelle
bd de sciences fictions culte. Certes le dessins est un peu daté mais la trame narrative (qui s'inspire du vécu de l'auteur pendant la guerre du vietnam) est très solide est prenante.
Alcoolique
Peut-on savoir à l’avance qu’une œuvre ne va pas nous plaire à cause de son genre ? Je dirai que non à moins d’être un voyant ou de très mauvaise foi. Il faut dire que j’aime réellement tous les genres que cela soit dans le domaine de la bd européenne ou pas, du manga ou encore du comics. Il faut toujours se laisser surprendre dans la vie car c’est ce qui fait son charme. Et là, je dois bien avouer que cette lecture m’a agréablement surpris. Si je m’étais limité au titre de cet ouvrage, je crois que j’aurais pris mes deux jambes à mon cou. Je n’aime pas trop ce qui est lié à l’alcoolisme et ses effets dévastateurs sur les vies des gens. Et pourtant, je suis entré tout de suite dans cette lecture complètement happé par une narration envoutante qui ne m’a plus lâché. C’est un processus assez bizarre en ce qui me concerne car je suis très vite gavé par les mots stériles. Mais là, rien de tel car c’est impeccable et rythmé. Depuis Le Sculpteur, un comics ne m’avait plus autant pris aux tripes. C’est une réussite totale sans complaisance, ni pathos. On suit le parcours d’un jeune de 16 ans qui se cherche jusqu’à l’aube de ses 40 ans. C’est tout une tranche de vie qui aurait pu arriver à n’importe qui. D’ailleurs, on pourra retrouver des similitudes. Il y a tout d’abord ce meilleur ami qu’il perd petit à petit. Comment survivre à une telle trahison alors qu’il s’est construit avec lui ? Il fait partie de ces gens qui n’aime pas les groupes et qui préfère concentrer sur une amitié exclusive avec le prix à payer quand cela va mal. Et puis, il y a toutes ces femmes qui donnent le tournis au fil de son ivresse qui s’accentue. Bon point pour le héros qui va épargner ses parents et sa grande-tante de son état comme s’il vivait une seconde vie. Mon regret concerne la fin car on aimerait tant savoir sur ce que le sort lui réserve. Cependant, on le devine aisément à la vue de la dernière image. Le démon de la boisson n’est jamais loin et il nous rattrape comme pour succomber à une maladie lente et sournoise. Tout cela est bien triste mais c'est bien le sort de la plupart des hommes dans un monde qui ne fait pas de cadeau. S’il n’y avait que la trahison de l’ami ou de la femme aimée ! S’il n’y avait que les accidents et la mort de proches que l’on perd définitivement sans pouvoir dire qu’on les aime ! Mais il y a encore les attentats meurtriers comme ceux du 11 septembre qui seront largement évoqués. On vit dans un monde ou prendre l’avion ou le métro ou même aller dans un concert peut s’avérer mortel. Comment ne pas sombrer dans le réconfort de la boisson ? Je suis arrivé à comprendre notre héros qui est dépassé par les événements mais qui essaye de se battre pour se maintenir. Qu’est-ce que j’ai aimé sa sincérité ! Bref, j’ai été touché en plein cœur. Alcoolique a réussi à m’enivrer sans prendre un bon verre de whisky. La lecture de ce comics est comme une addiction. Je sais que dans mon cas, c’est incurable et que cela ne peut plus se soigner. Alors, il faut profiter de tous les moments présents pour explorer également les faiblesses de l’âme humaine et partir à la recherche de soi-même. C’est bien la lutte qui fait ce que nous sommes. Les auteurs ont tout compris et ont signé ici une œuvre très forte et même mémorable. Un véritable coup de cœur ! Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.5/5