Les derniers avis (7654 avis)

Couverture de la série Les Crannibales
Les Crannibales

Surpris par tant d'avis négatifs, je tiens à dire combien j'aime cette série, regrettant qu'elle se soit interrompue après 8 tomes, alors qu'elle était loin de s'essouffler. C'est du pur délire, mais il s'en dégage par moments une critique sociale à souligner. Le dessin de Fournier est en parfaite symbiose avec l'humour de Zidrou, et si je comprends que les bouches détachées peuvent surprendre, pourquoi pas après tout! Il faut souligner aussi la diversité des gags et des contextes évoqués, qui font que le côté répétitif n'a rien de lassant, c'est le principe de la variation sur un thème magistralement traité. Qui se plaindrait des innombrables gags de Gaston avec De Mesmaeker? Il était courageux aussi de la part du journal Spirou de publier une série qui risquait de choquer certains lecteurs, mais pour moi son côté tout à fait surréaliste devrait la mettre à l'abri de toute critique moralisatrice. Merci à Fournier et Zidrou pour les bons moments qu'ils m'ont fait passer avec ces albums que j'ai souvent relus et fait connaître à d'autres.

29/05/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Batman - Mad Love
Batman - Mad Love

Harley Quinn est l'un de mes personnages de comics préférés. Il fallait donc que je lise cet album racontant comment elle a rencontré le Joker et en est tombée amoureuse. En effet, j'avais déjà vu l'adaptation de cette histoire dans le dessin animé des années 90 et ma bibliothèque possède déjà un album contenant cette histoire (un album en anglais), mais bon je voulais lire la traduction française parce que c'est elle que j'avise ici. L'histoire sur Harley Quinn est excellente et contient tous les éléments que j'aime dans le dessin animé des années 90 : un bon mélange de sérieux, d'un peu d'humour, de psychologie et d'action. Les personnages sont intéressants et la psychologie d'Harley Quinn est bien exploitée. L'histoire est prenante et fluide. Pour la première fois, on apprenait les origines d'Harley Quinn et comme souvent avec les méchants de Batman, son histoire est tragique et rend le personnage complexe. Pour la petite histoire, ce récit sera plus tard adapté dans la seconde série animée de Batman des années 90 et avec le même titre et c'est intéressant de voir les ressemblances et les petites différences dans le scénario. J'adore le dessin que je trouve dynamique et efficace. On a droit à des bonus, il y a deux histoire courtes, le story-board de Mad Love en noir et blanc et la version couleur originale avec des commentaires de Bruce Timm. C'est intéressant.

03/04/2016 (MAJ le 23/05/2020) (modifier)
Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Superman - Bon anniversaire Superman
Superman - Bon anniversaire Superman

Durant le confinement, je me suis mis à relire une bonne centaine de bandes dessinée dont ce one-shot. Plus je le relis, plus je l'adore. La meilleure histoire de Superman que j'ai lue jusqu'à maintenant. En seulement une quarantaine de pages, Alan Moore crée un excellent scénario qui est assez intelligent. Par exemple, il montre une version possible d'une planète Krypton qui n'a pas explosé et tout n'est pas parfait comme cela serait le cas avec un autre scénariste qui se contenterait de montrer un monde rose-bonbon où tout il est beau, tout le monde il est gentil. Les personnages sont bien utilisés. Mongul a son plus beau rôle de méchant et c'est un des moments de gloire de Jason Todd, un Robin qui a été tué trop rapidement et trop gratuitement à mon goût. La narration est maîtrisée de main de maître et le dessin de Dave Gibbons est excellent. Cela ne mérite peut-être pas la note maximale, mais elle fait partie de mes comics cultes. Ce petit récit m'a donné plus d'émotions en 40 petites pages que certaines séries qui durent 40 tomes ! Un très bon moment de lecture, quoique pour apprécier je pense qu'il faut aimer les histoires de super-héros et rentrer dans les codes du genre.

05/07/2009 (MAJ le 23/05/2020) (modifier)
Par Kadath
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Mahâbhârata
Le Mahâbhârata

Avant de noter ce Mahabharata 5 étoiles, je me suis posé la question de savoir ce qu’est une BD culte. Une BD culte ce peut être une BD qui révolutionne un genre et qui marque son époque. Ce n’est peut-être pas le cas ici. Mais une BD culte c’est aussi une BD qui vous reste dans la tête longtemps après sa lecture. Une BD qu’on prend plaisir à rouvrir. Pas toujours pour la relire intégralement (cette BD fait quand même 440 pages) mais pour relire des passages, pour admirer certaines planches, certaines cases. Car le dessin de Jean-Marie Michaud est ici excellent, avec une belle construction de planches très dynamiques et variées et, de temps à autre, de superbes planches en pleine page. Le dessin est réalisé en couleurs directes sur du papier kraft et les planches laissent apparaître cette texture du kraft par endroits au gré des planches. Le Mahabharata est un livre dont le narrateur est également personnage et géniteur de la famille de rois et de héros qui vont s’affronter sous le regard des Dieux du panthéon indien (sous leurs regards mais aussi manipulés par Krishna...) Le fait de faire apparaître dans les planches la texture du papier n’est donc, je pense, pas innocent et illustre les liens étroits entre le livre / la réalité, le narrateur / le géniteur / le personnage... je trouve que c’est vraiment très bien vu ! Avant ma lecture je ne connaissais rien du Mahabharata et je n’avais pas lu non plus le livre de Jean-Claude Carrière, dont la BD est adaptée. Je ne sais donc pas à quel point cette adaptation est fidèle (que ce soit au livre de Carrière ou à l’immense fresque indienne). Pour son Mahabharata, Carrière voulait rendre accessible la trame narrative principale en faisant abstraction de nombreuses trames secondaires. L’adaptation en BD de Jean-Marie Michaud est effectivement très fluide et réussit à rendre accessible une partie de cette mythologie. Dans les premières planches, l’auteur parvient à faire passer avec humour une présentation des nombreux personnages qui aurait pu être rébarbative. Et après cette présentation, nous voilà embarqués dans une grande fresque mythologique, d’une mythologie que je ne connaissais pas... et personnellement, je n’ai pas lâché le bouquin jusqu’à la dernière page. Comme Ro, j’ai noté les anachronismes. J’ai particulièrement apprécié cette partition de Jean-Sebastien Bach, au chevet d’un Krishna endormi... tout cela donne une dimension intemporelle à l’histoire... Lecture vivement conseillée à tout amateur de mythologie, de grandes épopées, de culture indienne, ... En fait je conseillerais même à tout amateur de BD !

22/05/2020 (modifier)
Par Drifteur
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Nightwing rebirth
Nightwing rebirth

Nightwing Rebirth a été vraiment cool à lire. La suite de l’histoire de Grayson est captivante. Il décide de devenir le protecteur de Blüdhaven et même de faire devenir une équipe de Vilains en héros. Ça montre bien que Grayson est un grand leader (en même temps il est chef des Titans et même a été chef de la JLA à un moment donné donc une petite équipe est facile pour lui). Les illustrations, rien a dire, c’est toujours aussi beau, même plus qu’un Marvel, en tant que fan de Nightwing (c’est mon perso DC préféré), l’histoire est super: 20/20. Cependant en VF la série est finie, mais en VO l’histoire continue, donc si vous voulez la suite ça sera en Anglais .

19/05/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série DMZ
DMZ

J’ai découvert cette série un peu par hasard, en fouinant dans une librairie spécialisée, il y a quelques années, dans le rayon d’urban comics. Tu achètes le tome 1 … pour voir. Et la suite vous la connaissez … tu deviens addict immédiatement. Du coup tu achètes les 11 albums d’un seul coup immédiatement ! DMZ qui désigne DeMilitarised Zone, est l’histoire, dans un futur proche, d’une nouvelle guerre de sécession. Un jeune journaliste stagiaire est plongé en territoire hostile. Le dilemme ? Fuir Manhattan pour sauver sa peau, ou être l’unique reporter, témoin de cette ville, transformée en la zone la plus dangereuse au monde. Vous prenez donc immédiatement, dès les premières pages un uppercut au foie. Vous rentrez dans cette guerre par la grande porte. Accrochez-vous, mettez vos ceintures, il y a des turbulences en vue. Graphiquement c’est du lourd ! Aux dessins ... Riccardo Bruchielli (Briand Wood pour la couverture). Le trait est saccadé et les décors détaillés. J’adore. Pour les portraits ? une réussite indéniable. Les expressions sont particulièrement réussies. Et que dire de la colorisation ? Jeromy Cox est sans doute l'un des meilleurs (« Aquaman », « Batman » , « Justice league », « spiderman »…) Quant au scénario, il tient la route. L’histoire ne s’essouffle pas, bien au contraire, au fur et à mesure des albums. Bien au contraire je vous dis. Rebondissements multiples, suspens haletant, pas de temps morts … Je suis fan absolu de DMZ. Je recommande vivement.

08/05/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Lune de guerre
Lune de guerre

Roulement de tambour s’il vous plaît et trompettes ! Hermann et Jean Van Hamme se sont mariés pour le meilleur ou pour le ... meilleur. Une association magique ! Un peu comme si au cinéma nous avions, réunis sur la même affiche, Clint Eastwood et Harisson Ford ! Le génie de Van Hamme au scénario et le talent d’Hermann au dessin … quelle coopération extraordinaire ! Sur le papier tous les signaux sont au vert pour un album cultissime ! Cela valait le coup que ce projet murisse durant quelques années entre ces deux dinosaures de la bande dessinée. Le rendu est parfait. Je vous l’annonce d’ores et déjà, cette BD ne vous laissera pas indifférent. Jour de fête. Champagne et rires. Rien n’annonce le déchainement de haine, les explosions de rage. Jour de colère. Deux hommes s’opposent pour une broutille. Personne ne veut céder. Les mots sont crachés. La fureur prend le mors aux dents. Les menaces fusent. Tout s’emballe. Et nous voilà au milieu d’un déchainement de violence. Le sang coule … jusqu’à la mort. Un scénario parfait qui nous tient en haleine jusqu’à la fin, magnifié par un dessin sombre et glaçant en adéquation avec le climat suffocant de l’histoire. Le rythme va crescendo pour s’emballer sur les dernières pages. C’est juste sublime. Voilà sans doute ma BD d’Hermann que je préfère. Un petit bijou à lire et à relire.

05/05/2020 (modifier)
Couverture de la série C'était la guerre des tranchées
C'était la guerre des tranchées

Tardi a beaucoup publié sur ce sujet, est sans cesse revenu sur un thème qui lui tient à cœur. Mais, même si aucune de ses autres séries tournant autour du carnage de la première guerre mondiale n’est inintéressante (elles sont toutes au moins « bien faites »), je crois qu’aucune n’atteint l’intensité, la réussite de celle-ci qui, il est vrai, est celle que j’ai lue la première, il y a maintenant très longtemps, et sur laquelle je reviens après l’avoir relue une nouvelle fois. C’est un album bouleversant, écœurant, qui remplit parfaitement le rôle que Tardi avait voulu lui donner, à savoir montrer la bêtise, l’horreur absolue, l’ignoble hypocrisie, l’écœurante abjection de cette guerre, si ce n’est de la guerre en générale. Tardi explique bien qu’il n’a pas voulu faire d’œuvre d’historien. Et que les témoignages directs de poilus lui ont été plus utiles que les travaux des historiens (qu’il ne méprise pas, mais ce n’est pas son propos). C’est ainsi que la longue bibliographie en fin de volume, si elle est très fournie et intéressante, ne cite presqu’aucun historien. Ce sont essentiellement des récits, des romans, et des films évoquant l’horreur des tranchées. Mention spéciale parmi ce bon choix, en ce qui me concerne, à « Johnny got is gun », de Trumbo, et aux « Sentiers de la gloire » de Kubrick (mais voulu par un grand acteur engagé et récemment disparu, Kirk Douglas), des œuvres ou auteurs ayant eu affaire à la censure… Le dessin de Tardi est ici très bon, très caractéristique de son trait à mi-chemin entre le réalisme cru et la caricature. Il atteint ici une force proche par certains aspects de quelques tableaux expressionnistes allemands (d’Otto Grosz par exemple), et donne une vision sidérante de cet enfer sur Terre. C’est sans doute l’œuvre majeure de Tardi, et en tout cas un album absolument à connaître si ce n’est pas déjà le cas. Un album très fort, à la fois engagé et sobre, simple et bouleversant.

04/05/2020 (modifier)
Par dmarger
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Soeur Marie-Thérèse des Batignolles
Soeur Marie-Thérèse des Batignolles

Les dessins exquis de monsieur Maëster, avec ses caricatures, ses tronches sorties d'on ne sait où, ainsi que des scénarii atypiques, font la richesse de cette série. À lire et à relire, grâce aux petits détails disséminés au gré des cases. Bravo !!

29/04/2020 (modifier)
Par Alix
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Revivre
Revivre

De Ugo Bertotti j’avais déjà beaucoup apprécié Le monde d'Aïsha - Luttes et espoirs des femmes au Yémen chez Futuropolis… et j’ai retrouvé les mêmes qualités dans « Revivre », à commencer par cette inébranlable humanité. Il est important de rappeler qu’il s’agit d’une histoire vraie. J’ai entamé ma lecture sans lire le résumé, et m’attendais donc à une « simple » histoire d’immigration clandestine et de réfugiés de guerre… et puis à la fin du premier chapitre, tout bascule : Selma, ayant fuis la guerre en Syrie, débarque en Italie avec sa famille… et décède malheureux après quelques jours à peine, suite à une vilaine blessure à la tête reçue lors de la traversée. Malgré leur douleur et leurs croyances, sa famille décide de faire don de ses organes. Les chapitres suivant nous racontent la vie de 3 italiens gravement malades en attente de greffe depuis des années, qui voient leur calvaire prendre fin « grâce » à la mort de Selma. Le message est puissant et surtout multiple : un rappel (nécessaire ?) sur les horreurs que fuient ces réfugiés. Une réflexion fascinante sur nos idéologies et nos préjugés. Il est possible d’être croyant et moderne. La grosse majorité de ces immigrés sont des gens bons, éduqués. Et quid du raciste occidental qui reçoit le rein d’un « arabe » ? Quelle serait sa réaction s’il savait ? (ce genre de transaction reste habituellement anonyme) Mais surtout, cet album nous rappelle que malgré nos apparences extérieures, biologiquement nous sommes tous de la même espèce. Un rein Syrien ou Palestinien « fonctionne » parfaitement dans le corps d’un occidental. Nous ne sommes pas Français, Syrien, Algérien ou autre… nous sommes humains. Toute autre division est artificielle. Cette compatibilité physiologique est je trouve d’un symbolisme monumental dans le contexte nationaliste actuel. Un témoignage puissant, raconté de façon très juste, sans verser dans le pato ou le larmoyant. Dans le genre, on peut difficilement faire mieux, d’où ma note « à chaud ». A mettre entre toutes les mains.

27/04/2020 (modifier)