Je suis surpris des notes de cette BD, que j'ai trouvé franchement bonne pour ma part. C'est une excellente enquête dans le monde de l'authentification des artistes et de la complexité lorsqu'il en est de faire reconnaitre une toile de maitre qui a échappée au regard pendant des années.
L'ouvrage a une préface qui explique l'origine de l'histoire, sans aucun doute romancée, de la découverte d'une toile de maitre dans un petit marché et la recherche pendant des années de la reconnaissance de celle-ci comme ce qu'elle est, une peinture de Degas. Le trajet est assez long et mouvementé, avec des changements qui font presque penser à des rebondissements de série : experts qui réfute, nouvelles analyse, autre expert qui valide … Le tout avec l'obsession du personnage principal pour son tableau qu'il veut faire reconnaitre, à la fois pour prouver qu'il n'a pas été abusé mais aussi presque en réaction à la fermeture dans laquelle se trouve le monde de l'art. Que des vieux et des institutions précises, tout le reste ne valant rien.
En fin de compte, je trouve que l'ensemble parle beaucoup moins de ce tableau de Degas que de l'art : comment faire une toile, comment reconnaitre une toile, comment se pratique le marché de l'art, comment les techniques nouvelles permettent de retrouver des indices pour établir un lien entre artiste et œuvre … C'est une enquête passionnante qui est déroulée devant nous, s'étalant sur des années et des localisations partout dans le monde (vive l'empreinte carbone !). J'ai trouvé que l'histoire se mêlait plutôt bien avec l'histoire du protagoniste, obsédé par l'art suite à une révélation face à une toile et qui sera progressivement rongé par cette toile, obsédé au point d'y perdre son couple. Une belle façon de rendre hommage à ce qui peut à la fois nous élever et nous perdre.
Le dessin est franchement bon et ne m'a pas fait tiquer à un seul moment de ma lecture, ce qui est sans doute la marque d'une efficacité de sa part. Il s'accorde bien avec les représentations d'artistes mais aussi technique. Rien à redire de ce côté-là.
En somme, pour toute personne s'intéressant à l'art, je dirais que c'est un livre à lire !
Frnck c’est vraiment de la BD typique du journal de Spirou, tous les meilleurs ingrédients réuni dans cette série.
A moment de cet avis seul 8 tomes sont parus.
De la pure BD jeunesse qu’un adulte pourra parfaitement apprécier.
Ce garçon téléporté en pleine préhistoire ne pouvait que me faire écho, ayant tellement rêver enfant sur Jurassic Park, Le monde perdu, ou toutes autres œuvres avec des dinosaures.
Plus les albums passent, plus les rebondissements me prennent en haleine, je n’ai pas ressenti de lassitude, le scénario est vraiment bien construit, ce qu’il faut d’explication, de mystère, de révélation, d’humour, d’action, c’est savant mélange qui a été effectué.
Les dessins correspondent totalement à ce genre de série jeunesse, très classique et très efficace.
A conseiller sans hésiter pour les enfants, et pour les adultes qui aiment ce plonger sur des séries jeunesse de temps en temps, il y a peu de chance que vous soyez dessus.
J’ai beaucoup hésité entre 3 et 4 étoiles, le premier cycle de 5 albums, un par années de conflit de la première guerre mondiale, est vraiment excellent, il frôle les 5 étoiles en revanche le second cycle est vraiment décevant (jusqu’au tome 8 au jour ou j’écris cet avis), à mes yeux cela vaux un 3.
Tout était parfait, un scénario en béton, des dessins totalement en adéquation, une toile de fond historique que j’affectionne beaucoup qu’est la première guerre mondiale.
On suit les aventures des Lulus avec plaisir, ils nous ramènent dans la naïveté et la douceur de l’enfance (comme j’ai aimé me perdre dans leur cabane en forêt me rappelant pleins de souvenirs d’enfance), tout en montrant les difficultés de la première guerre mondiale et en sous entendant les horreurs créant un climat happant. A la fois doux et nostalgique et angoissant.
Mais voilà, le second cycle, bien qu’il présente les mêmes qualités graphiques et scénaristique, ne présente pas la même atmosphère, les années et leurs péripéties d’après guerre ne m’intéresse moins. La magie n’opère plus. Les auteurs auraient dû s’arrêter au premier cycle. Je me demande d’ailleurs si ce n’était pas le but à la base, mais que face aux relativement bonne vente de la série (du moins je le pense, je n’ai pas les chiffres), ils ont décidé de rallonger la sauce.
Je conseille vraiment très fortement le premier cycle comme vous avez pu le deviner, la suite, elle, est plus que dispensable je pense.
Cette BD est totalement adaptée pour des enfants de 6-11 ans. J'aime les dessins, les dialogues, la découverte de pleins de choses au travers du périple des acro-pattes.
Je recommande !
J'ai vraiment beaucoup apprécié cette série tout public. Jean-Michel Darlot a su créer un double univers fantastique : celui du métro parisien et celui d'un monde parallèle qui lui est relié, Les Grands Lointains.
Ces deux mondes sont mis en contact grâce à Ninn bébé trouvée au fin fond d'une ligne obscure et élevée par deux papas adoptifs. Darlot propose de façon délicate une vision engagée de l'univers familial et amical de Ninn.
Mais la trouvaille est le sympathique Tigre de Papier, "gastronome, nyctalope et polyglotte" qui a le don de passer de l'état de pliage d’origami à celui de guide protecteur de notre héroïne.
Classiquement Ninn possède une destinée que l'on va découvrir au cours des six albums. Chaque album apporte son lot de surprises sur la thématique du souvenir, du rêve et des idées (sombres). Le scénario nous conduit de façon très adroite à une lutte du Bien contre le Mal en nous renvoyant à des épisodes tragiques ou des idéologies nauséeuses.
L'originalité du récit est de rendre hommage à un écrin inattendu en nous immergeant dans le dédale insoupçonné du métro parisien.
Les auteurs en profitent pour rendre un hommage appuyé à tous ces hommes du début du XXème siècle qui ont su bâtir un tel réseau. Des ouvriers aux ingénieurs Darlot évoque la formidable réussite que représente cet ouvrage.
Une mention particulière est faite pour le père du métro, Fulgence Bienvenüe qui revit ici sous les traits de Fulgence Malvenüe. Chaque épisode propose une intrigue bien construite autour d'une anecdote fantastique que les auteurs savent rendre crédible. Nous passons du tangible à l'intangible avec une grande dextérité ce qui rend les récits fluides, vivants et créatifs.
Le trait de Pilet soutient à merveille la progression du récit. Il réussit à faire cohabiter un monde industriel de machineries ou d'architectures en fer avec un monde de poésie sur des épisodes du passé très touchants.
La mise en couleur participe à la grande réussite de cette série en proposant des variations de lumières et de tons qui rendent étincelants ces univers de couloirs ou de tunnels.
Une très belle lecture pour tous.
J'avais eu un tel coup de cœur à la lecture de Batman - White Knight que le comics de Sean Murphy avait bondi au rang de mes BD cultes instantanément. Le récit de Batman - Curse of the White Knight m'avait bien plu mais il m'a fallu deux lectures pour j'apprécie son génie narratif à sa juste valeur. Avec Beyond the White Knight, Sean Murphy nous offre donc une nouvelle itération de son univers, qui modifie encore les codes et les arcs narratifs en empruntant une direction totalement inédite, toujours plus radicale.
Mais bizarrement, en s'enfonçant dans les méandres de la radicalité scénaristique la plus extrême, Sean Murphy semble avoir du mal à renouer avec l'impact hallucinant que pouvait avoir le récit du premier tome. On est désormais habitué aux tropes de l'auteur et à sa manière de reprendre des histoires et personnages connus pour en tirer quelque chose de totalement nouveau, et c'est peut-être en cela que Beyond the White Knight aura du mal à renouer avec l'impact génial de White Knight.
Toutefois, le récit de ce nouveau tome nous offre bel et bien des surprises de taille, et on ne peut qu'en remercier Sean Murphy. Reprenant visiblement les personnages de la série animée Batman Beyond (que je ne connais absolument pas, pour ma part), l'auteur reprend son univers après une ellipse de dix ans et nous montre ce que sont devenus les personnages dans un Gotham modernisé, ville du futur digne d'une vision de Blade Runner mais sans les couleurs. Honnêtement, cette version futuriste de la ville ne sera jamais exploité plus que comme un cadre d'action quelque peu modifié, mais en ce qui me concerne, cela me suffit.
L'intérêt de l'ellipse réside ailleurs : cela permet à Murphy d'opérer une césure, qu'il gère admirablement, dans l'évolution des personnages. Autant Curse of the White Knight révélait une continuité remarquable avec White Knight, illustrant les dérives des différents personnages, autant Beyond White Knight choisit l'effet inverse en nous montrant non pas comment ils évoluent, mais ce qu'ils sont devenus.
Ainsi, on s'intéressera à des personnages quasiment nouveaux, tant ils sont cette fois poussés jusqu'au bout de la logique qui les anime, continuant de brouiller les limites qu'on croyait pouvoir poser entre "gentils" et "méchants". Je n'ai toutefois pas réussi à totalement me décider sur le sort (extrêmement clivant) que l'auteur a réservé au Joker. C'est indéniablement novateur et original, mais est-ce tout-à-fait pertinent ? Du moins cela nous permet-il de plonger au fond de la psyché des deux personnages principaux, et c'est toujours intéressants.
Au niveau du dessin, on reste sur le style désormais connu de Sean Murphy, avec ses graphismes anguleux et sombres, ultra-efficaces. Son trait sûr et envoûtant crée une atmosphère unique en son genre. Comme Ro, je regrette néanmoins qu'on n'ait pas davantage de grandes planches, ça aurait été sympa. Mais ça reste vraiment joli.
Sinon, en termes de péripétie, on est sur du très classique. Les héros doivent faire face à un homme d'affaires omnipotent, qui a fascisé Gotham City et veut vendre des super-armures dans le monde entier. Encore faut-il savoir précisément qui sont les héros dans l'affaire, et tout le génie de Sean Murphy est de réussir à poursuivre sa réflexion avec un art consommé. Peut-être le mobile du méchant est-il un peu plus original qu'attendu également. Toutefois, pour le savoir, il faudra patienter jusqu'au prochain tome...
Un prochain tome qu'on attend avec autant d'impatience que de crainte, puisqu'il semble annoncer l'arrivée dans l'univers de White Knight des personnages emblématiques de la Justice League. N'ayant pour ma part pas plus d'atomes crochus que ça avec Wonder Woman ou Superman, j'ai un peu peur de voir le récit se décentrer de Batman et du Joker pour se concentrer sur de nouveaux personnages. En même temps, peut-être que Murphy, justement, réussira à me captiver pour ces personnages que je connais finalement assez peu.
Quoiqu'il en soit, c'est clairement l'impatience qui domine, hâte de lire ce que l'auteur nous réserve pour la suite !
J’ai trouvé ce récit très plaisant à lire.
A partir d’un sujet un peu passé en désuétude (le mur de Berlin et les tentatives d’évasions qui y sont liées), Kid Toussaint signe un thriller bien construit et au ton léger. Une brochette de spécialistes va être recrutée par une mystérieuse agence afin de mettre sur pied une évasion de masse depuis Berlin est vers Berlin ouest. Très rapidement, on sait qu’un traitre se cache parmi les protagonistes, mais on ignore bien entendu de qui il s’agit. Dans le même temps, on s’interroge sur cette mystérieuse agence.
Kid Toussaint joue avec le lecteur, créant pour chaque protagoniste un passé marqué par des zones d’ombre. On ne sait vraiment pas sur quel pied danser. Le suspense est d’autant mieux maîtrisé que l’ensemble du scénario tient la route, jusque dans les motivations de chacun des intervenants.
Par ailleurs, le ton général de l’album demeure relativement léger. Une impression encore accentuée par le dessin de Tristan Josse (le trait franco-belge semi-réaliste que l’on pouvait retrouver avec grand plaisir dans les publications des magazines de Spirou ou de Tintin dans les années ’80). A ce titre, la couverture perturbe tant elle promet un récit sombre alors que le contenu est bien plus léger (même si le contexte est bel et bien dramatique).
Franchement, j’ai bien aimé. Que ce soit ce suspense à plusieurs étages (qui est le traitre, l’évasion va-t-elle réussir, quel est le but réelle de l’agence), au niveau du dessin (qui allège l’ambiance) ou au niveau des révélations finales, je trouve que tout tient la route et qu’aucun élément ne reste en deça.
3.5
Une série sympathique qui mélange la romance et le sport. Ce n'est pas du même niveau que les meilleures séries de Mitsuru Adachi, mais cela se laisse lire agréablement.
Deux ados qui font de la boxe s'aiment, mais voilà comme la fille est une superchampionne et l'idole de l'école, il ne faut pas qu'elle ait de petit ami sinon cela va la déconcentrer dans la pratique de la boxe et cela pourrait nuire à son image. Si vous ne comprenez pas et bien bienvenue au Japon où c'est normal de pratiquer à fond sa passion en oubliant le reste et tant pis si on finit par ruiner sa santé ou voire même carrément mourir jeune, l'important c'est de devenir le numéro 1 et de faire plaisir à ceux qui ont mis des espoirs sur vous ! Il faut donc que la relation soit cachée et nos deux amoureux vont avoir peur d'approfondir leur relation par peur des conséquences et évidement ce n'est pas facile à faire.
C'est le genre de série avant tout divertissante et qui réussit bien. Il ne faut pas s'attendre à un scénario bien profond ou original, c'est pas prise de tête et sympathique à lire si on aime ce genre de comédie romantique. Les personnages sont attachants, le dessin est correct, l'humour fonctionne bien et la romance est vraiment mignonne. J'ai lu les 10 tomes sans aucuns problèmes et cela faisait un petit moment que je n'avais eu autant de plaisir à lire un manga de ce genre. Il faut dire que c'est un seinen et que le ton est un peu plus mature que des trucs pour ados où le héros passe son temps à peloter par accident la fille qu'il aime.
Ah ah les amis, je vais vous schtroumpher un truc ... c'est le plus schtroumphant des albums de Tebo !
Une reprise/hommage est toujours casse-schtroumph.
Mais Tebo réussit le tour de force de schtroumpher sa patte sans schtroumpher l'esprit insufflé par Peyo à ces petits lutins bleus.
Le récit schtroumphe du côté de Raowl avec une quête aventureuse mais en moins trash tout en gardant l'humour qui le caractérise.
Le rythme soutenu -voyant se succéder de multiples péripéties- compense une intrigue plutôt linéaire sans être faiblarde pour autant.
Tebo tient le lecteur grâce à son découpage quasi-cinématographique.
Avec cet album, il réunit tous les ingrédients qui ont fait le succès des schtroumphs (ou presque) en les schtroumphant à sa sauce.
Cette revisite de l'univers schtroumph est donc salutaire.
C'est bon pour la santé et ça ne coûte pas plus cher que 5 fruits et légumes pour un jour.
Que demande le peuple ?
Ah oui, la suite, c'est pour quand ? :)
A schtroumpher sans tarder !
Échecs est un récit choral dont les nombreux protagonistes vivent chacun leur vie et leurs amours séparément, se rencontrant juste parfois ou alors jamais. Il est articulé autour du récit cadre d'un jeune bénévole venu apporter de la compagnie à une vieille femme en phase terminale et de ses explications comme quoi la vie est une partie d'échecs où chacun joue le rôle soit d'un pion, soit d'un fou, soit d'une des autres pièces du jeu.
Malgré un dessin très avenant et une mise en scène claire et facile à la lecture, il faut un certain temps avant de rentrer pour de bon dans l'intrigue car elle présente beaucoup de protagonistes et les premières pages nous font sauter de l'un à l'autre pour nous introduire leurs histoires personnelles. Il y en a tellement qu'au bout d'une quinzaine de pages, je me suis demandé si l'album entier allait être composé de ces tranches de vie sans début ni fin. Heureusement non, on retrouve peu à peu les mêmes personnages et on comprend mieux leurs parcours et comment ils s'imbriquent ou pas avec ceux des autres.
Dès le départ, on nous annonce qui est un pion, qui est un fou, qui est un roi, etc... Mais il faut longtemps avant de comprendre pourquoi un tel rôle pour chacun et pourquoi cette métaphore de l'échiquier. En réalité, cette explication, on ne l'aura qu'en fin d'album quand on découvre enfin comment chaque récit se situe par rapport aux autres, comment tout se conjugue et comment l'histoire de l'un a su entraîner l'histoire de l'autre et ainsi de suite. Et même si chaque sous-intrigue prise indépendamment n'est pas des plus passionnante, j'ai aimé la manière dont elles finissent par s'agencer. Et j'ai également été amusé par la morale finale sur comment réussir à coup sûr à gagner le jeu de la vie.
Des personnages intéressants et originaux, des situations et dialogues réussis, une conclusion sous forme d'heureuse révélation, le tout combiné à un graphisme très agréable, il en ressort un roman graphique que j'ai pris grand plaisir à lire.
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Le Postello
Je suis surpris des notes de cette BD, que j'ai trouvé franchement bonne pour ma part. C'est une excellente enquête dans le monde de l'authentification des artistes et de la complexité lorsqu'il en est de faire reconnaitre une toile de maitre qui a échappée au regard pendant des années. L'ouvrage a une préface qui explique l'origine de l'histoire, sans aucun doute romancée, de la découverte d'une toile de maitre dans un petit marché et la recherche pendant des années de la reconnaissance de celle-ci comme ce qu'elle est, une peinture de Degas. Le trajet est assez long et mouvementé, avec des changements qui font presque penser à des rebondissements de série : experts qui réfute, nouvelles analyse, autre expert qui valide … Le tout avec l'obsession du personnage principal pour son tableau qu'il veut faire reconnaitre, à la fois pour prouver qu'il n'a pas été abusé mais aussi presque en réaction à la fermeture dans laquelle se trouve le monde de l'art. Que des vieux et des institutions précises, tout le reste ne valant rien. En fin de compte, je trouve que l'ensemble parle beaucoup moins de ce tableau de Degas que de l'art : comment faire une toile, comment reconnaitre une toile, comment se pratique le marché de l'art, comment les techniques nouvelles permettent de retrouver des indices pour établir un lien entre artiste et œuvre … C'est une enquête passionnante qui est déroulée devant nous, s'étalant sur des années et des localisations partout dans le monde (vive l'empreinte carbone !). J'ai trouvé que l'histoire se mêlait plutôt bien avec l'histoire du protagoniste, obsédé par l'art suite à une révélation face à une toile et qui sera progressivement rongé par cette toile, obsédé au point d'y perdre son couple. Une belle façon de rendre hommage à ce qui peut à la fois nous élever et nous perdre. Le dessin est franchement bon et ne m'a pas fait tiquer à un seul moment de ma lecture, ce qui est sans doute la marque d'une efficacité de sa part. Il s'accorde bien avec les représentations d'artistes mais aussi technique. Rien à redire de ce côté-là. En somme, pour toute personne s'intéressant à l'art, je dirais que c'est un livre à lire !
Frnck
Frnck c’est vraiment de la BD typique du journal de Spirou, tous les meilleurs ingrédients réuni dans cette série. A moment de cet avis seul 8 tomes sont parus. De la pure BD jeunesse qu’un adulte pourra parfaitement apprécier. Ce garçon téléporté en pleine préhistoire ne pouvait que me faire écho, ayant tellement rêver enfant sur Jurassic Park, Le monde perdu, ou toutes autres œuvres avec des dinosaures. Plus les albums passent, plus les rebondissements me prennent en haleine, je n’ai pas ressenti de lassitude, le scénario est vraiment bien construit, ce qu’il faut d’explication, de mystère, de révélation, d’humour, d’action, c’est savant mélange qui a été effectué. Les dessins correspondent totalement à ce genre de série jeunesse, très classique et très efficace. A conseiller sans hésiter pour les enfants, et pour les adultes qui aiment ce plonger sur des séries jeunesse de temps en temps, il y a peu de chance que vous soyez dessus.
La Guerre des Lulus
J’ai beaucoup hésité entre 3 et 4 étoiles, le premier cycle de 5 albums, un par années de conflit de la première guerre mondiale, est vraiment excellent, il frôle les 5 étoiles en revanche le second cycle est vraiment décevant (jusqu’au tome 8 au jour ou j’écris cet avis), à mes yeux cela vaux un 3. Tout était parfait, un scénario en béton, des dessins totalement en adéquation, une toile de fond historique que j’affectionne beaucoup qu’est la première guerre mondiale. On suit les aventures des Lulus avec plaisir, ils nous ramènent dans la naïveté et la douceur de l’enfance (comme j’ai aimé me perdre dans leur cabane en forêt me rappelant pleins de souvenirs d’enfance), tout en montrant les difficultés de la première guerre mondiale et en sous entendant les horreurs créant un climat happant. A la fois doux et nostalgique et angoissant. Mais voilà, le second cycle, bien qu’il présente les mêmes qualités graphiques et scénaristique, ne présente pas la même atmosphère, les années et leurs péripéties d’après guerre ne m’intéresse moins. La magie n’opère plus. Les auteurs auraient dû s’arrêter au premier cycle. Je me demande d’ailleurs si ce n’était pas le but à la base, mais que face aux relativement bonne vente de la série (du moins je le pense, je n’ai pas les chiffres), ils ont décidé de rallonger la sauce. Je conseille vraiment très fortement le premier cycle comme vous avez pu le deviner, la suite, elle, est plus que dispensable je pense.
Les Aventures des Acro-pattes
Cette BD est totalement adaptée pour des enfants de 6-11 ans. J'aime les dessins, les dialogues, la découverte de pleins de choses au travers du périple des acro-pattes. Je recommande !
Ninn
J'ai vraiment beaucoup apprécié cette série tout public. Jean-Michel Darlot a su créer un double univers fantastique : celui du métro parisien et celui d'un monde parallèle qui lui est relié, Les Grands Lointains. Ces deux mondes sont mis en contact grâce à Ninn bébé trouvée au fin fond d'une ligne obscure et élevée par deux papas adoptifs. Darlot propose de façon délicate une vision engagée de l'univers familial et amical de Ninn. Mais la trouvaille est le sympathique Tigre de Papier, "gastronome, nyctalope et polyglotte" qui a le don de passer de l'état de pliage d’origami à celui de guide protecteur de notre héroïne. Classiquement Ninn possède une destinée que l'on va découvrir au cours des six albums. Chaque album apporte son lot de surprises sur la thématique du souvenir, du rêve et des idées (sombres). Le scénario nous conduit de façon très adroite à une lutte du Bien contre le Mal en nous renvoyant à des épisodes tragiques ou des idéologies nauséeuses. L'originalité du récit est de rendre hommage à un écrin inattendu en nous immergeant dans le dédale insoupçonné du métro parisien. Les auteurs en profitent pour rendre un hommage appuyé à tous ces hommes du début du XXème siècle qui ont su bâtir un tel réseau. Des ouvriers aux ingénieurs Darlot évoque la formidable réussite que représente cet ouvrage. Une mention particulière est faite pour le père du métro, Fulgence Bienvenüe qui revit ici sous les traits de Fulgence Malvenüe. Chaque épisode propose une intrigue bien construite autour d'une anecdote fantastique que les auteurs savent rendre crédible. Nous passons du tangible à l'intangible avec une grande dextérité ce qui rend les récits fluides, vivants et créatifs. Le trait de Pilet soutient à merveille la progression du récit. Il réussit à faire cohabiter un monde industriel de machineries ou d'architectures en fer avec un monde de poésie sur des épisodes du passé très touchants. La mise en couleur participe à la grande réussite de cette série en proposant des variations de lumières et de tons qui rendent étincelants ces univers de couloirs ou de tunnels. Une très belle lecture pour tous.
Batman - Beyond the White Knight
J'avais eu un tel coup de cœur à la lecture de Batman - White Knight que le comics de Sean Murphy avait bondi au rang de mes BD cultes instantanément. Le récit de Batman - Curse of the White Knight m'avait bien plu mais il m'a fallu deux lectures pour j'apprécie son génie narratif à sa juste valeur. Avec Beyond the White Knight, Sean Murphy nous offre donc une nouvelle itération de son univers, qui modifie encore les codes et les arcs narratifs en empruntant une direction totalement inédite, toujours plus radicale. Mais bizarrement, en s'enfonçant dans les méandres de la radicalité scénaristique la plus extrême, Sean Murphy semble avoir du mal à renouer avec l'impact hallucinant que pouvait avoir le récit du premier tome. On est désormais habitué aux tropes de l'auteur et à sa manière de reprendre des histoires et personnages connus pour en tirer quelque chose de totalement nouveau, et c'est peut-être en cela que Beyond the White Knight aura du mal à renouer avec l'impact génial de White Knight. Toutefois, le récit de ce nouveau tome nous offre bel et bien des surprises de taille, et on ne peut qu'en remercier Sean Murphy. Reprenant visiblement les personnages de la série animée Batman Beyond (que je ne connais absolument pas, pour ma part), l'auteur reprend son univers après une ellipse de dix ans et nous montre ce que sont devenus les personnages dans un Gotham modernisé, ville du futur digne d'une vision de Blade Runner mais sans les couleurs. Honnêtement, cette version futuriste de la ville ne sera jamais exploité plus que comme un cadre d'action quelque peu modifié, mais en ce qui me concerne, cela me suffit. L'intérêt de l'ellipse réside ailleurs : cela permet à Murphy d'opérer une césure, qu'il gère admirablement, dans l'évolution des personnages. Autant Curse of the White Knight révélait une continuité remarquable avec White Knight, illustrant les dérives des différents personnages, autant Beyond White Knight choisit l'effet inverse en nous montrant non pas comment ils évoluent, mais ce qu'ils sont devenus. Ainsi, on s'intéressera à des personnages quasiment nouveaux, tant ils sont cette fois poussés jusqu'au bout de la logique qui les anime, continuant de brouiller les limites qu'on croyait pouvoir poser entre "gentils" et "méchants". Je n'ai toutefois pas réussi à totalement me décider sur le sort (extrêmement clivant) que l'auteur a réservé au Joker. C'est indéniablement novateur et original, mais est-ce tout-à-fait pertinent ? Du moins cela nous permet-il de plonger au fond de la psyché des deux personnages principaux, et c'est toujours intéressants. Au niveau du dessin, on reste sur le style désormais connu de Sean Murphy, avec ses graphismes anguleux et sombres, ultra-efficaces. Son trait sûr et envoûtant crée une atmosphère unique en son genre. Comme Ro, je regrette néanmoins qu'on n'ait pas davantage de grandes planches, ça aurait été sympa. Mais ça reste vraiment joli. Sinon, en termes de péripétie, on est sur du très classique. Les héros doivent faire face à un homme d'affaires omnipotent, qui a fascisé Gotham City et veut vendre des super-armures dans le monde entier. Encore faut-il savoir précisément qui sont les héros dans l'affaire, et tout le génie de Sean Murphy est de réussir à poursuivre sa réflexion avec un art consommé. Peut-être le mobile du méchant est-il un peu plus original qu'attendu également. Toutefois, pour le savoir, il faudra patienter jusqu'au prochain tome... Un prochain tome qu'on attend avec autant d'impatience que de crainte, puisqu'il semble annoncer l'arrivée dans l'univers de White Knight des personnages emblématiques de la Justice League. N'ayant pour ma part pas plus d'atomes crochus que ça avec Wonder Woman ou Superman, j'ai un peu peur de voir le récit se décentrer de Batman et du Joker pour se concentrer sur de nouveaux personnages. En même temps, peut-être que Murphy, justement, réussira à me captiver pour ces personnages que je connais finalement assez peu. Quoiqu'il en soit, c'est clairement l'impatience qui domine, hâte de lire ce que l'auteur nous réserve pour la suite !
De l'autre côté du mur
J’ai trouvé ce récit très plaisant à lire. A partir d’un sujet un peu passé en désuétude (le mur de Berlin et les tentatives d’évasions qui y sont liées), Kid Toussaint signe un thriller bien construit et au ton léger. Une brochette de spécialistes va être recrutée par une mystérieuse agence afin de mettre sur pied une évasion de masse depuis Berlin est vers Berlin ouest. Très rapidement, on sait qu’un traitre se cache parmi les protagonistes, mais on ignore bien entendu de qui il s’agit. Dans le même temps, on s’interroge sur cette mystérieuse agence. Kid Toussaint joue avec le lecteur, créant pour chaque protagoniste un passé marqué par des zones d’ombre. On ne sait vraiment pas sur quel pied danser. Le suspense est d’autant mieux maîtrisé que l’ensemble du scénario tient la route, jusque dans les motivations de chacun des intervenants. Par ailleurs, le ton général de l’album demeure relativement léger. Une impression encore accentuée par le dessin de Tristan Josse (le trait franco-belge semi-réaliste que l’on pouvait retrouver avec grand plaisir dans les publications des magazines de Spirou ou de Tintin dans les années ’80). A ce titre, la couverture perturbe tant elle promet un récit sombre alors que le contenu est bien plus léger (même si le contexte est bel et bien dramatique). Franchement, j’ai bien aimé. Que ce soit ce suspense à plusieurs étages (qui est le traitre, l’évasion va-t-elle réussir, quel est le but réelle de l’agence), au niveau du dessin (qui allège l’ambiance) ou au niveau des révélations finales, je trouve que tout tient la route et qu’aucun élément ne reste en deça.
Saotome - Love & Boxing
3.5 Une série sympathique qui mélange la romance et le sport. Ce n'est pas du même niveau que les meilleures séries de Mitsuru Adachi, mais cela se laisse lire agréablement. Deux ados qui font de la boxe s'aiment, mais voilà comme la fille est une superchampionne et l'idole de l'école, il ne faut pas qu'elle ait de petit ami sinon cela va la déconcentrer dans la pratique de la boxe et cela pourrait nuire à son image. Si vous ne comprenez pas et bien bienvenue au Japon où c'est normal de pratiquer à fond sa passion en oubliant le reste et tant pis si on finit par ruiner sa santé ou voire même carrément mourir jeune, l'important c'est de devenir le numéro 1 et de faire plaisir à ceux qui ont mis des espoirs sur vous ! Il faut donc que la relation soit cachée et nos deux amoureux vont avoir peur d'approfondir leur relation par peur des conséquences et évidement ce n'est pas facile à faire. C'est le genre de série avant tout divertissante et qui réussit bien. Il ne faut pas s'attendre à un scénario bien profond ou original, c'est pas prise de tête et sympathique à lire si on aime ce genre de comédie romantique. Les personnages sont attachants, le dessin est correct, l'humour fonctionne bien et la romance est vraiment mignonne. J'ai lu les 10 tomes sans aucuns problèmes et cela faisait un petit moment que je n'avais eu autant de plaisir à lire un manga de ce genre. Il faut dire que c'est un seinen et que le ton est un peu plus mature que des trucs pour ados où le héros passe son temps à peloter par accident la fille qu'il aime.
Qui est ce schtroumpf ?
Ah ah les amis, je vais vous schtroumpher un truc ... c'est le plus schtroumphant des albums de Tebo ! Une reprise/hommage est toujours casse-schtroumph. Mais Tebo réussit le tour de force de schtroumpher sa patte sans schtroumpher l'esprit insufflé par Peyo à ces petits lutins bleus. Le récit schtroumphe du côté de Raowl avec une quête aventureuse mais en moins trash tout en gardant l'humour qui le caractérise. Le rythme soutenu -voyant se succéder de multiples péripéties- compense une intrigue plutôt linéaire sans être faiblarde pour autant. Tebo tient le lecteur grâce à son découpage quasi-cinématographique. Avec cet album, il réunit tous les ingrédients qui ont fait le succès des schtroumphs (ou presque) en les schtroumphant à sa sauce. Cette revisite de l'univers schtroumph est donc salutaire. C'est bon pour la santé et ça ne coûte pas plus cher que 5 fruits et légumes pour un jour. Que demande le peuple ? Ah oui, la suite, c'est pour quand ? :) A schtroumpher sans tarder !
Échecs
Échecs est un récit choral dont les nombreux protagonistes vivent chacun leur vie et leurs amours séparément, se rencontrant juste parfois ou alors jamais. Il est articulé autour du récit cadre d'un jeune bénévole venu apporter de la compagnie à une vieille femme en phase terminale et de ses explications comme quoi la vie est une partie d'échecs où chacun joue le rôle soit d'un pion, soit d'un fou, soit d'une des autres pièces du jeu. Malgré un dessin très avenant et une mise en scène claire et facile à la lecture, il faut un certain temps avant de rentrer pour de bon dans l'intrigue car elle présente beaucoup de protagonistes et les premières pages nous font sauter de l'un à l'autre pour nous introduire leurs histoires personnelles. Il y en a tellement qu'au bout d'une quinzaine de pages, je me suis demandé si l'album entier allait être composé de ces tranches de vie sans début ni fin. Heureusement non, on retrouve peu à peu les mêmes personnages et on comprend mieux leurs parcours et comment ils s'imbriquent ou pas avec ceux des autres. Dès le départ, on nous annonce qui est un pion, qui est un fou, qui est un roi, etc... Mais il faut longtemps avant de comprendre pourquoi un tel rôle pour chacun et pourquoi cette métaphore de l'échiquier. En réalité, cette explication, on ne l'aura qu'en fin d'album quand on découvre enfin comment chaque récit se situe par rapport aux autres, comment tout se conjugue et comment l'histoire de l'un a su entraîner l'histoire de l'autre et ainsi de suite. Et même si chaque sous-intrigue prise indépendamment n'est pas des plus passionnante, j'ai aimé la manière dont elles finissent par s'agencer. Et j'ai également été amusé par la morale finale sur comment réussir à coup sûr à gagner le jeu de la vie. Des personnages intéressants et originaux, des situations et dialogues réussis, une conclusion sous forme d'heureuse révélation, le tout combiné à un graphisme très agréable, il en ressort un roman graphique que j'ai pris grand plaisir à lire.