Une histoire originale et poétique.
La fin est un peu étrange, mais ne jure pas avec l'ensemble de la série.
Derrière les dessins et l'ambiance "légende d'orient", ce qui m'a plus, ce sont les relations entre les deux héros, un peu "forcées" par le destin. C'est l'histoire de l'amitié entre un riche et un pauvre, mais cette amitié est loin d'être linéaire : leur différence de culture fait qu'ils sont toujours prêts à se disputer, qu'ils restent souvent sur leur garde, et j'ai trouvé ça bien fait, loin des clichés du même genre.
J'ai hésité avant de mettre une si bonne note, mais je me souviens que quand j'ai lu cette série, je ne voulais pas attendre avant d'ouvrir le tome suivant.
Je n'ai encore lu que le premier tome, faudra attendre les autres avant de se faire un avis définitif mais ce premier épisode m'a beaucoup plu et augure de bonnes choses, j'espère vraiment que la série va tenir ses promesses. Le dessin de Claire Wedling est très beau, c'est un trait souple, élégant et très vivant, l'histoire est un peu gentillette mais s'impose par son ton "conte de fée", et l'humour est aussi au rendez-vous, certains personnages (je pense aux deux furets, héros principaux de ce 1er album) sont très bien dépeints, ils ont tous leur petit caractère et sont très vite attachants.
Jusque-là, il est vrai que les idées générales du scénario ne sont pas super originales. Le coup du "monde de légende qui agonise", on nous l'a déjà fait plein de fois. Mais ca fonctionne et le ton est très bon. En fait, quelques lignes de bons dialogues suffisent à emporter l'adhésion du lecteur. A suivre...
Tome 2
On en connaît un peu plus sur le monde de l'arbre et son histoire mais une grande partie du mystère reste solidement gardée. un album de transition, certes, mais réussi.
Tome 3
Entre la fin du 2 et le début du 3e tome, tout apparaît comme assez compliqué, trop peut-être. Trop de questions se posent à la fois et le scénario aurait sans doute gagné à être un peu plus clair. Heureusement que les choses s'éclairent petit à petit, et le moindre détail prends alors tout son sens. J'imagine déjà le plaisir que j'aurais à relire tout cela en profondeur!
Je n'ai jamais trop aimé l'Héroic fantasy et surtout celle qui ne fait que repiquer Tolkein. Ici c'est à une nouvelle mythologie que Gibelin crée de toute pièces, et c'est bien plus poétique que les 99% des "quêtes" peu inspirées(façon gros sabots "Soleil") qui ont envahis les rayons des librairies depuis quelques années.
Tome 4-5
Je me suis enfilé les deux derniers tomes d'un coup. Tout s'y active drôlement. Plus de temps morts. Et passée les quelques explications difficiles des tomes 2 et 3, cela se lit comme du petit lait. C'est haletant et toujours aussi réussi graphiquement. Le fin manque certes un peu de surprise mais elle est bonne.
En bref, une bd indispensable, plus par son magnifique dessin que par son scénario, qui est bon, sans être exceptionnel.
Une BD construit par antithèse avec tintin ! Si le héros a bien sa houpette blonde et son chien blanc, il est loin de ressembler à son collègue reporter : pas débrouillard, incapable de prendre une décision, faisant passer les sentiments avant l'aventure...
Quatre récits de très bonne qualité où l'on voit ce jeune homme évoluer peu à peu, provoqué par ce qui l'entoure. Quatre récits qui nous font explorer le monde (Afrique, Irlande, Mexique, US), à une époque pas si lointaine de la notre. Quatre récits, quatre aventures bien distinctes, qui ne sont qu'un pretexte pour faire découvrir à Julien comme la vie peut être belle et les hommes cruels.
Petit plus pour le premier récit, ambiance africaine magique, personnages très attachants. Mon âme romantique a été très déçue que les autres albums n'apportent pas de suite à l'histoire d'amour interrompue brutalement.
Berthet est un spécialiste du monde d'Hollywood, New-York, les USA... Il maîtrise tout dans sa mise en page, les histoires proposées sont un clin d'oeil à la culture américaine télévisuelle, les films des années 30-50.
Andréas s'est très bien adapté à l'univers de Berthet.
Un bon album à lire et relire.
Bill Baroud est THE agent secret. A coté de lui J.Bond fait pâle figure (lui il n'a pas sauvé Elvis).
Larcenet ce joue des clichés avec bill baroud et il ridiculise l'oncle sam, son dessin colle parfaitement au personnages.
Et même après re-lecture (ultime étape pour jauger la qualité d'une bd d'humour), bill baroud est toujours aussi drôle... Et ça c'est bon.
Les scénarios à la Dieter, tourné plus vers les sentiments des personnages que par leurs actions, me séduisent. Je trouve à ces histoires, le même charme, le même souci de vérité psychologique, que j'avais apprécié dans Névé. Le ton, grâce au dessin est ici un peu plus léger, moins "traumatique" que dans Névé. Au cours des 4 albums, on suit l'itinéraire du héros, qui grandit et murit, malgré son "immaturité" innée. Dans le même temps, le dessin évolue, très bonhomme au début, il devient franchement plus réaliste à la fin. Une série de grande qualité aux albums variés. Chaque album se déroule dans un pays différent, cela repose un peu sur le principe de l'aventure classique à la tintin. Mais cette impression n'est qu'un leurre, ce baroudeur de Julien Boisvert n'est à la recherche que d'une chose, lui-même. La série possède également un brin de naïveté qui loin d'être dérangeant, fait même une grande partie de son charme.
Certaines planches sont magnifiques, la mise en scène et le découpage toujours très soigné, du très beau travail!
Grand fan de Trondheim devant l'éternel, il n'avait pas choisi la facilité en s'imposant ce challenge.
Au final, une BD pas très riche graphiquement (on peut pas dire que les strips soient très beaux), mais j'ai rarement été autant amené à réflechir avec une BD.
Chapeau bas !
Une bd de l'Oubapo! (Ouvroir de bande-dessinée potentielle, le pendant de l'Oulipo de Perec et Queneau!) Bonne idée, l'exercice de style est bel et bien possible en bd. Celui-ci est plutôt étrange d'ailleurs mais nous donne l'occasion d'apprécier la grande vivacité scénaristique de sieur Throndheim qui surprend à chaque case (dèjà vue pourtant). A chaque fois, avec les mêmes images, on est prongé dans un autre délire. Un album impressionant.
Peut-être la moins bonne des séries Donjons, ou plutôt : pas la meilleure.
Le concept est intéressant : faire évoluer les persos secondaires du Donjon.
Le premier tome était excellent, mais le second un peu moins bon.
Les styles sont complètement différent et le second manquait un peu de rythme.
L'inconvénient avec la collection Vécu de chez Glénat est que l'aspect historique prend souvent le dessus sur le coté humain du scénario. Résultat: on n'a parfois l'impression de lire une encyclopédie illustrée plutôt qu'une bd. Rares sont les séries qui se détachent mais La Sueur du Soleil fait partie de ses exceptions. On nous parle, ici, d'une aventure amoureuse sur fond de conquêtes espagnoles. Assez banal à première vue, mais l'histoire est très bien menée, la narration est limpide et ce Harriet mériterait d'être un peu plus présent dans le monde impitoyable de la bd. Dès les premières pages, on est absorbés par les mésaventures de Marco et Orocomay dans un climat où la soif de l'or a rendu les hommes pervers, mesquins et surtout avides de pouvoirs.
Le dessin de Mata était un peu figé dans les premiers albums mais s'est nettement amélioré par la suite. Une reflexion me vient à l'esprit: ce n'est pas toujours les meilleurs séries qui réussisent le mieux, la preuve en est encore faite, ici .
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Le Jeu de Pourpre
Une histoire originale et poétique. La fin est un peu étrange, mais ne jure pas avec l'ensemble de la série. Derrière les dessins et l'ambiance "légende d'orient", ce qui m'a plus, ce sont les relations entre les deux héros, un peu "forcées" par le destin. C'est l'histoire de l'amitié entre un riche et un pauvre, mais cette amitié est loin d'être linéaire : leur différence de culture fait qu'ils sont toujours prêts à se disputer, qu'ils restent souvent sur leur garde, et j'ai trouvé ça bien fait, loin des clichés du même genre. J'ai hésité avant de mettre une si bonne note, mais je me souviens que quand j'ai lu cette série, je ne voulais pas attendre avant d'ouvrir le tome suivant.
Les Lumières de l'Amalou
Je n'ai encore lu que le premier tome, faudra attendre les autres avant de se faire un avis définitif mais ce premier épisode m'a beaucoup plu et augure de bonnes choses, j'espère vraiment que la série va tenir ses promesses. Le dessin de Claire Wedling est très beau, c'est un trait souple, élégant et très vivant, l'histoire est un peu gentillette mais s'impose par son ton "conte de fée", et l'humour est aussi au rendez-vous, certains personnages (je pense aux deux furets, héros principaux de ce 1er album) sont très bien dépeints, ils ont tous leur petit caractère et sont très vite attachants. Jusque-là, il est vrai que les idées générales du scénario ne sont pas super originales. Le coup du "monde de légende qui agonise", on nous l'a déjà fait plein de fois. Mais ca fonctionne et le ton est très bon. En fait, quelques lignes de bons dialogues suffisent à emporter l'adhésion du lecteur. A suivre... Tome 2 On en connaît un peu plus sur le monde de l'arbre et son histoire mais une grande partie du mystère reste solidement gardée. un album de transition, certes, mais réussi. Tome 3 Entre la fin du 2 et le début du 3e tome, tout apparaît comme assez compliqué, trop peut-être. Trop de questions se posent à la fois et le scénario aurait sans doute gagné à être un peu plus clair. Heureusement que les choses s'éclairent petit à petit, et le moindre détail prends alors tout son sens. J'imagine déjà le plaisir que j'aurais à relire tout cela en profondeur! Je n'ai jamais trop aimé l'Héroic fantasy et surtout celle qui ne fait que repiquer Tolkein. Ici c'est à une nouvelle mythologie que Gibelin crée de toute pièces, et c'est bien plus poétique que les 99% des "quêtes" peu inspirées(façon gros sabots "Soleil") qui ont envahis les rayons des librairies depuis quelques années. Tome 4-5 Je me suis enfilé les deux derniers tomes d'un coup. Tout s'y active drôlement. Plus de temps morts. Et passée les quelques explications difficiles des tomes 2 et 3, cela se lit comme du petit lait. C'est haletant et toujours aussi réussi graphiquement. Le fin manque certes un peu de surprise mais elle est bonne. En bref, une bd indispensable, plus par son magnifique dessin que par son scénario, qui est bon, sans être exceptionnel.
Julien Boisvert
Une BD construit par antithèse avec tintin ! Si le héros a bien sa houpette blonde et son chien blanc, il est loin de ressembler à son collègue reporter : pas débrouillard, incapable de prendre une décision, faisant passer les sentiments avant l'aventure... Quatre récits de très bonne qualité où l'on voit ce jeune homme évoluer peu à peu, provoqué par ce qui l'entoure. Quatre récits qui nous font explorer le monde (Afrique, Irlande, Mexique, US), à une époque pas si lointaine de la notre. Quatre récits, quatre aventures bien distinctes, qui ne sont qu'un pretexte pour faire découvrir à Julien comme la vie peut être belle et les hommes cruels. Petit plus pour le premier récit, ambiance africaine magique, personnages très attachants. Mon âme romantique a été très déçue que les autres albums n'apportent pas de suite à l'histoire d'amour interrompue brutalement.
Mortes saisons
Berthet est un spécialiste du monde d'Hollywood, New-York, les USA... Il maîtrise tout dans sa mise en page, les histoires proposées sont un clin d'oeil à la culture américaine télévisuelle, les films des années 30-50. Andréas s'est très bien adapté à l'univers de Berthet. Un bon album à lire et relire.
Bill Baroud
Bill Baroud est THE agent secret. A coté de lui J.Bond fait pâle figure (lui il n'a pas sauvé Elvis). Larcenet ce joue des clichés avec bill baroud et il ridiculise l'oncle sam, son dessin colle parfaitement au personnages. Et même après re-lecture (ultime étape pour jauger la qualité d'une bd d'humour), bill baroud est toujours aussi drôle... Et ça c'est bon.
Julien Boisvert
Les scénarios à la Dieter, tourné plus vers les sentiments des personnages que par leurs actions, me séduisent. Je trouve à ces histoires, le même charme, le même souci de vérité psychologique, que j'avais apprécié dans Névé. Le ton, grâce au dessin est ici un peu plus léger, moins "traumatique" que dans Névé. Au cours des 4 albums, on suit l'itinéraire du héros, qui grandit et murit, malgré son "immaturité" innée. Dans le même temps, le dessin évolue, très bonhomme au début, il devient franchement plus réaliste à la fin. Une série de grande qualité aux albums variés. Chaque album se déroule dans un pays différent, cela repose un peu sur le principe de l'aventure classique à la tintin. Mais cette impression n'est qu'un leurre, ce baroudeur de Julien Boisvert n'est à la recherche que d'une chose, lui-même. La série possède également un brin de naïveté qui loin d'être dérangeant, fait même une grande partie de son charme. Certaines planches sont magnifiques, la mise en scène et le découpage toujours très soigné, du très beau travail!
Moins d'un quart de seconde pour vivre
Grand fan de Trondheim devant l'éternel, il n'avait pas choisi la facilité en s'imposant ce challenge. Au final, une BD pas très riche graphiquement (on peut pas dire que les strips soient très beaux), mais j'ai rarement été autant amené à réflechir avec une BD. Chapeau bas !
Moins d'un quart de seconde pour vivre
Une bd de l'Oubapo! (Ouvroir de bande-dessinée potentielle, le pendant de l'Oulipo de Perec et Queneau!) Bonne idée, l'exercice de style est bel et bien possible en bd. Celui-ci est plutôt étrange d'ailleurs mais nous donne l'occasion d'apprécier la grande vivacité scénaristique de sieur Throndheim qui surprend à chaque case (dèjà vue pourtant). A chaque fois, avec les mêmes images, on est prongé dans un autre délire. Un album impressionant.
Donjon Monsters
Peut-être la moins bonne des séries Donjons, ou plutôt : pas la meilleure. Le concept est intéressant : faire évoluer les persos secondaires du Donjon. Le premier tome était excellent, mais le second un peu moins bon. Les styles sont complètement différent et le second manquait un peu de rythme.
La Sueur du soleil
L'inconvénient avec la collection Vécu de chez Glénat est que l'aspect historique prend souvent le dessus sur le coté humain du scénario. Résultat: on n'a parfois l'impression de lire une encyclopédie illustrée plutôt qu'une bd. Rares sont les séries qui se détachent mais La Sueur du Soleil fait partie de ses exceptions. On nous parle, ici, d'une aventure amoureuse sur fond de conquêtes espagnoles. Assez banal à première vue, mais l'histoire est très bien menée, la narration est limpide et ce Harriet mériterait d'être un peu plus présent dans le monde impitoyable de la bd. Dès les premières pages, on est absorbés par les mésaventures de Marco et Orocomay dans un climat où la soif de l'or a rendu les hommes pervers, mesquins et surtout avides de pouvoirs. Le dessin de Mata était un peu figé dans les premiers albums mais s'est nettement amélioré par la suite. Une reflexion me vient à l'esprit: ce n'est pas toujours les meilleurs séries qui réussisent le mieux, la preuve en est encore faite, ici .