Une note adaptée serait 3,5 pour tout dire. Le trait de Comès est superbe, son noir et blanc est superbement maîtrisé, presque somptueux parfois. Je trouve que l'ambiance érotique qui entoure l'histoire n'est pas inutile, loin de là : elle l'enveloppe d'un voile et d'une tension qu'il n'y aurait pas autrement.
SPOILER
Je suis, un peu comme ArzaK, chagriné par ce pompage en rêgle de "Psychose" et surtout par l'incohérence d'Yves qui connaît parfaitement son état de schizophrénie. Ca me paraît totalement irréaliste. Ceci ajouté à ces automates plus vrais que natures, me paraît décridibiliser en partie cette histoire et c'est bien dommage tant le reste me plaît.
Fin du SPOILER
Malgré ces imperfections et incohérences, "Eva" est vraiment un chouette bouquin. Je ne trouve pas les explications apportées particulièrement lourdes et elles arrivent à mon avis suffisament vers la fin pour ne pas nuire au récit. La fin est de plus superbe, j'adore. Finalement des trois bouquins de Comès que j'ai pu lire, "Silence" est celui qui m'a plu le moins d'assez loin.
Encore une série découverte par ce site, merci bien.
Je rejoins un peu les avis des personnes qui critiquent un peu le dernier tome. Les 2 premiers sont très prenants et effectivement, le fait d'avoir 2 versions de l'histoire avec surtout dans le 2ème un éclaircissement de l'histoire contée par Telenko dans le tome 1 est très original. On passe de "pauvre Telenko" dans le tome 1 à "salaud de Telenko" dans le tome 2. Le tome 3 lui est, comment dire, un peu à part. Il se moule dans la série et apporte aussi son lot d'informations, mais est un peu hors cadre en même temps des 2 premiers, dommage.
Pour ce qui est du dessin, le fait d'avoir des planches fades avec du jaune qui ressort donne une ambiance glauque à la série, ce qui était le but recherché. En un mot : superbe, enfin c'est mon avis.
Achat 100% et 4/5 quand même.
Cette BD donne le ton dès les premières pages : ultra-violente. Ce qui est original c'est que ce sont deux femmes qui vont un peu péter les plombs et qui vont devenir aussi terrifiantes que des hommes.
La violence se fait ressentir de différentes manières, à travers les dialogues, les actes et le dessin en N&B. Le dessin n'est pas transcendant mais c'est de toute manière le scénario qui prime. Il est sans faute.
Bien sûr le fait que Stella participe à la guérilla argentine tombe plutôt bien, tout comme le fait qu'elles soient toutes les 2 très charmantes.
Mais sans tomber dans le cliché, cela ferait un excellent support pour un film policier.
Les petites scènes un peu chaudes n'abîment en rien ni la cohérence ni la qualité de l'histoire.
Un très bon polar, presque un roman en images (144 pages tout de même).
"Marlysa" est une bd que je place à part, car c'est elle qui m'a donné envie voir plus loin que Tintin, Gaston Lagaffe etc (qui sont cultes au demeurant).
Je trouve l'histoire sympa, on est tenu en haleine, on veut savoir ce qui se cache derrière le masque et ce perso, surtout au tome 4, que je trouve le meilleur de la série...
Les dessins sont très beaux aussi...
Bref, de la bonne série...
Harvey Dent, le procureur Gordon, le Romain… voilà des personnages récurrents de l'univers de Batman qui sont ici mis en scène par le grand Frank Miller. Ici on apprend à faire connaissance avec toute une foule de personnages : Gordon surtout, mais aussi Batman bien sûr qui revient à Gotham City après une longue absence.
Les couleurs semblent aujourd'hui un peu datéées mais le dessin colle bien à l'ambiance dont Miller a voulu imprégner son histoire. Car même si on rend visite au luxueux manoir de Bruce Wayne, on traîne la plupart du temps dans les égouts de Gotham City.
La ville est en proie à la corruption, aux flics véreux et le lieutenant Gordon semble bien isolé pour faire face à tout ça. Bruce Wayne est en train de donner naissance à Batman et Catwoman sort de l'ombre pour la première fois, surgie de nulle part, ou plutôt si, surgie du trottoir… Voilà une vision désenchantée et noire à outrance du monde de Batman, une atmosphère lourde de polar qu'on retrouvera plus tard avec tous les mêmes personnages chez Loeb et Sale sur "Un long halloween" et "Dark Victory".
Alors, parce que "Année 1" nous apprend beaucoup de choses et parce que cet album est construit en chapitres qui donnent une véritable structure au récit, la lecture de ce Batman semble indispensable. Ajoutez à cela la dose d'action voulue, les problèmes de famille de Gordon, les interrogations de Batman et vous obtenez un très bon album… auquel il ne manque que les adversaires légendaires du héros… mais ceci est une autre histoire !
J'ai rarement vu une bd aussi bien dessinée, c'est un régal. Le scénario est sympa, il colle juste assez à la légende pour garder une marge de liberté pour y intégrer une bonne dose de fantastique, ce qui fait qu'on n'a pas l'impression de relire la 21° impression d'une légende surexploitée commercialement.
J'aime bien tous les Servais de toute façon. C'est un style mystique et inimitable. On aime ou pas, mais y'a des chances que si on en aime un, on accroche à tous. En gros c'est toujours l'histoire de marginaux et de leur destins souvent tragiques mais toujours très poétiques. En général par cycle de 2 tomes. Et le graphisme est intéressant même si les "beautés" de la BD sont toujours un peu mal dégrossies (genre filles des bois).
Pour celui-là : j'aime bien le côté légèrement carnassier de l'héroïne. Si on peut parfois reprocher à Servais un côté un peu mièvre, là que dalle. Voilà, à lire ou à acheter, essayer une histoire en deux tomes, ca vous donnera une idée.
Bien dessinée, dans un style un peu emphatique mais pas désagréable (personnages très peaufinés + décors grandioses + une bonne dose de fantastique), du fantastique comme on l'aime, entre la mythologie, la beauté et l'horreur, et une brochette de héros captivants dont on suit les pérégrinations sans se lasser, même si le scénario n'est pas bien défini (des personnages qui apparaissent soudain dans l'histoire alors qu'on leur a un peu rien demandé, des rebondissements tellement inattendus que même après les avoir lu, on doute encore un peu de leur cohérence).
Voila une histoire racontée de manière atypique. Abordée sous l'angle de la poésie et de l'impertinence (la scène du cabaret où le gamin parle d'amour illustre l'impertinence, et la manière dont l'amour est décrit tout au long de l'album est de la poésie pure), elle aurait pu partir dans une sorte de feux d'artifice un peu béat. Mais d'emblée le thème traité (la montée du nazisme), nous fait pressentir qu'il n'en sera rien. Et effectivement, il n'en est rien. A la force de l'amour est opposé le train de l'histoire, et la collision est rude. J'ai été surpris de la fin. C'est une douche froide. Et le dessin de Will, que je n'aime pas spécialement tant parfois je le trouve simpliste, touche soudain l'essentiel. Il fige le regard de l'enfant perdu et résigné et celui de la bête immonde. C'est terrifiant et ça sonne juste.
Dernière précision, la mise en couleur directe m'a enchantée.
C’est rafraîchissant de découvrir une version contemporaine du genre Héroic/Fantasy.
Le dessin de Nizzoli est simple, épuré mais beau et efficace. On sent toute la puissance du traître Lancaster, tout le potentiel du jeune Drazen retenu prisonnier dans une forteresse hors du temps, et toute la fragilité d’Anja. Cette dernière, après avoir espéré le retour de Drazen pendant 12 ans, décide de ne plus l’attendre, et de vivre pleinement sa vie de jeune femme. Malgré toute sa détermination, elle ne parviendra pas à mettre fin à tous les phénomènes étranges qui ont entourés son enfance et son adolescence, car le machiavélique Lancaster a besoin d’elle.
Ce premier tome contient plusieurs scènes très originales et très intenses. Le prochain tome est, pour moi, vendu d’avance
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Eva
Une note adaptée serait 3,5 pour tout dire. Le trait de Comès est superbe, son noir et blanc est superbement maîtrisé, presque somptueux parfois. Je trouve que l'ambiance érotique qui entoure l'histoire n'est pas inutile, loin de là : elle l'enveloppe d'un voile et d'une tension qu'il n'y aurait pas autrement. SPOILER Je suis, un peu comme ArzaK, chagriné par ce pompage en rêgle de "Psychose" et surtout par l'incohérence d'Yves qui connaît parfaitement son état de schizophrénie. Ca me paraît totalement irréaliste. Ceci ajouté à ces automates plus vrais que natures, me paraît décridibiliser en partie cette histoire et c'est bien dommage tant le reste me plaît. Fin du SPOILER Malgré ces imperfections et incohérences, "Eva" est vraiment un chouette bouquin. Je ne trouve pas les explications apportées particulièrement lourdes et elles arrivent à mon avis suffisament vers la fin pour ne pas nuire au récit. La fin est de plus superbe, j'adore. Finalement des trois bouquins de Comès que j'ai pu lire, "Silence" est celui qui m'a plu le moins d'assez loin.
Berceuse assassine
Encore une série découverte par ce site, merci bien. Je rejoins un peu les avis des personnes qui critiquent un peu le dernier tome. Les 2 premiers sont très prenants et effectivement, le fait d'avoir 2 versions de l'histoire avec surtout dans le 2ème un éclaircissement de l'histoire contée par Telenko dans le tome 1 est très original. On passe de "pauvre Telenko" dans le tome 1 à "salaud de Telenko" dans le tome 2. Le tome 3 lui est, comment dire, un peu à part. Il se moule dans la série et apporte aussi son lot d'informations, mais est un peu hors cadre en même temps des 2 premiers, dommage. Pour ce qui est du dessin, le fait d'avoir des planches fades avec du jaune qui ressort donne une ambiance glauque à la série, ce qui était le but recherché. En un mot : superbe, enfin c'est mon avis. Achat 100% et 4/5 quand même.
Colère noire
Cette BD donne le ton dès les premières pages : ultra-violente. Ce qui est original c'est que ce sont deux femmes qui vont un peu péter les plombs et qui vont devenir aussi terrifiantes que des hommes. La violence se fait ressentir de différentes manières, à travers les dialogues, les actes et le dessin en N&B. Le dessin n'est pas transcendant mais c'est de toute manière le scénario qui prime. Il est sans faute. Bien sûr le fait que Stella participe à la guérilla argentine tombe plutôt bien, tout comme le fait qu'elles soient toutes les 2 très charmantes. Mais sans tomber dans le cliché, cela ferait un excellent support pour un film policier. Les petites scènes un peu chaudes n'abîment en rien ni la cohérence ni la qualité de l'histoire. Un très bon polar, presque un roman en images (144 pages tout de même).
Marlysa
"Marlysa" est une bd que je place à part, car c'est elle qui m'a donné envie voir plus loin que Tintin, Gaston Lagaffe etc (qui sont cultes au demeurant). Je trouve l'histoire sympa, on est tenu en haleine, on veut savoir ce qui se cache derrière le masque et ce perso, surtout au tome 4, que je trouve le meilleur de la série... Les dessins sont très beaux aussi... Bref, de la bonne série...
Batman - Année Un (Year One)
Harvey Dent, le procureur Gordon, le Romain… voilà des personnages récurrents de l'univers de Batman qui sont ici mis en scène par le grand Frank Miller. Ici on apprend à faire connaissance avec toute une foule de personnages : Gordon surtout, mais aussi Batman bien sûr qui revient à Gotham City après une longue absence. Les couleurs semblent aujourd'hui un peu datéées mais le dessin colle bien à l'ambiance dont Miller a voulu imprégner son histoire. Car même si on rend visite au luxueux manoir de Bruce Wayne, on traîne la plupart du temps dans les égouts de Gotham City. La ville est en proie à la corruption, aux flics véreux et le lieutenant Gordon semble bien isolé pour faire face à tout ça. Bruce Wayne est en train de donner naissance à Batman et Catwoman sort de l'ombre pour la première fois, surgie de nulle part, ou plutôt si, surgie du trottoir… Voilà une vision désenchantée et noire à outrance du monde de Batman, une atmosphère lourde de polar qu'on retrouvera plus tard avec tous les mêmes personnages chez Loeb et Sale sur "Un long halloween" et "Dark Victory". Alors, parce que "Année 1" nous apprend beaucoup de choses et parce que cet album est construit en chapitres qui donnent une véritable structure au récit, la lecture de ce Batman semble indispensable. Ajoutez à cela la dose d'action voulue, les problèmes de famille de Gordon, les interrogations de Batman et vous obtenez un très bon album… auquel il ne manque que les adversaires légendaires du héros… mais ceci est une autre histoire !
Arthur
J'ai rarement vu une bd aussi bien dessinée, c'est un régal. Le scénario est sympa, il colle juste assez à la légende pour garder une marge de liberté pour y intégrer une bonne dose de fantastique, ce qui fait qu'on n'a pas l'impression de relire la 21° impression d'une légende surexploitée commercialement.
La Belle Coquetière
J'aime bien tous les Servais de toute façon. C'est un style mystique et inimitable. On aime ou pas, mais y'a des chances que si on en aime un, on accroche à tous. En gros c'est toujours l'histoire de marginaux et de leur destins souvent tragiques mais toujours très poétiques. En général par cycle de 2 tomes. Et le graphisme est intéressant même si les "beautés" de la BD sont toujours un peu mal dégrossies (genre filles des bois). Pour celui-là : j'aime bien le côté légèrement carnassier de l'héroïne. Si on peut parfois reprocher à Servais un côté un peu mièvre, là que dalle. Voilà, à lire ou à acheter, essayer une histoire en deux tomes, ca vous donnera une idée.
Chroniques de la lune noire
Bien dessinée, dans un style un peu emphatique mais pas désagréable (personnages très peaufinés + décors grandioses + une bonne dose de fantastique), du fantastique comme on l'aime, entre la mythologie, la beauté et l'horreur, et une brochette de héros captivants dont on suit les pérégrinations sans se lasser, même si le scénario n'est pas bien défini (des personnages qui apparaissent soudain dans l'histoire alors qu'on leur a un peu rien demandé, des rebondissements tellement inattendus que même après les avoir lu, on doute encore un peu de leur cohérence).
La 27e lettre
Voila une histoire racontée de manière atypique. Abordée sous l'angle de la poésie et de l'impertinence (la scène du cabaret où le gamin parle d'amour illustre l'impertinence, et la manière dont l'amour est décrit tout au long de l'album est de la poésie pure), elle aurait pu partir dans une sorte de feux d'artifice un peu béat. Mais d'emblée le thème traité (la montée du nazisme), nous fait pressentir qu'il n'en sera rien. Et effectivement, il n'en est rien. A la force de l'amour est opposé le train de l'histoire, et la collision est rude. J'ai été surpris de la fin. C'est une douche froide. Et le dessin de Will, que je n'aime pas spécialement tant parfois je le trouve simpliste, touche soudain l'essentiel. Il fige le regard de l'enfant perdu et résigné et celui de la bête immonde. C'est terrifiant et ça sonne juste. Dernière précision, la mise en couleur directe m'a enchantée.
Le Jour des Magiciens
C’est rafraîchissant de découvrir une version contemporaine du genre Héroic/Fantasy. Le dessin de Nizzoli est simple, épuré mais beau et efficace. On sent toute la puissance du traître Lancaster, tout le potentiel du jeune Drazen retenu prisonnier dans une forteresse hors du temps, et toute la fragilité d’Anja. Cette dernière, après avoir espéré le retour de Drazen pendant 12 ans, décide de ne plus l’attendre, et de vivre pleinement sa vie de jeune femme. Malgré toute sa détermination, elle ne parviendra pas à mettre fin à tous les phénomènes étranges qui ont entourés son enfance et son adolescence, car le machiavélique Lancaster a besoin d’elle. Ce premier tome contient plusieurs scènes très originales et très intenses. Le prochain tome est, pour moi, vendu d’avance