Les derniers avis (32251 avis)

Par Garath
Note: 4/5
Couverture de la série Petit Miracle
Petit Miracle

D'accord avec Thanos, cette BD est très bien faite : l'histoire est cohérente et les dessins de Griffo sont impeccables. Ce fut un plaisir de lire cette BD. De plus, le noir et blanc (qui n'est pas ma tasse de thé pour des albums prévus en couleur) met très bien en valeur le talent de Griffo. A noter que ce tome est plus qu'une introduction (je trouve) et qu'il n'y a que deux tomes de prévus.

06/10/2003 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Spoon & White
Spoon & White

Un humour caustique plein de références en tous genres, des histoires assez originales, et surtout des albums denses où il se passe plein de choses (ça fait plaisir de se dire qu'on n'a pas payé pour un album vide qui se lit en 5 minutes). Tout ça pour dire que je trouve "Spoon & White" marrant et sympa à lire. Bon, on a un peu de mal à s'identifier aux héros qui sont parfois antipathiques, les scénarios ne sont pas des perles, mais c'est une bonne série BD que je conseille à ceux qui aiment le politiquement incorrect (à moindre niveau que "les Innomables" quand même, hein).

06/10/2003 (modifier)
Par JBT900
Note: 4/5
Couverture de la série Je suis un vampire
Je suis un vampire

Tome 1 : Résurrection - Une histoire de vampire… - Encore ? - Non ! Parce que Trillo a bâti avec ce premier tome une grande maîtrise sur le scénario : à partir d’une trame archi classique il parvient à créer une histoire prenante et passionnante. Sur le thème du vampire, il injecte des idées délicieusement partagées entre le mythe et l’imaginaire qui accompagnent le sujet (malédiction, origine de celle-ci, manifestation qu’elle prend, source astrale, point de départ historique qui s’appuie sur une époque faisant la part belle aux croyances mystiques comme celle des pharaons de l’ancienne Egypte…). Par dessus ce décor et cet environnement propice à toutes les rencontres avec des personnages hauts en couleur, Trillo ajoute une autre trame de fond classique : le combat entre deux ennemis jurés. Mais lorsqu’il s’agit de vampires, d’êtres immortels, ce combat ne semble jamais devoir prendre fin et les luttes terribles se poursuivent depuis 5000 ans dans le cas des deux personnages centraux de ce premier tome. Enfin, autre pan important de l’histoire et qui lui donne peut-être toute sa légitimité et son originalité (en lui offrant une dimension sociale inhabituelle dans le domaine du 100% fantastique), le retour à la vie du héros, son réveil après un sommeil de 50 ans et son arrivée dans une ville qu’il ne connaît pas, au milieu d’un monde qui a bien changé. Et toutes les clés de cet incroyable scénario sont plutôt bien ficelées, certaines passent peut être mieux (plus fouillées, plus mûries ? plus abouties en tous cas) que d’autres, reléguées au second plan dans ce maelström d’idées et de situations que Trillo a réservé à son héros fils de pharaon… C’est parfois un peu frustrant, cette impression de ne pas aller plus loin dans l’intimiste, dans la direction complètement opposée aux lois du genre. Mais tout le reste est tellement bien (et tout se tient si bien) que finalement ça ne gâche pas le plaisir de lecture. Car le plus important est là : on est dans une histoire bien construite et originale qui évite plutôt bien les clichés et ne sombre jamais dans le grandiloquent. Risso seconde parfaitement son compère Trillo en apportant à cette histoire un dessin superbe en noir et blanc avec des personnages dotés d’une véritable personnalité. Avec un simple trait un peu différent, Risso crée un sourire, une ambiance, un sentiment. Il en fait de même avec des regards et des moues très expressives, ces clichés instantanés des visages constituent une des grandes réussites de ce premier tome.

05/10/2003 (modifier)
Par sousoune
Note: 4/5
Couverture de la série Je suis morte
Je suis morte

Bizarre mais ce tome m'a "attirée" depuis que je l'ai vu chez mon libraire lorsqu'il est sorti mais en contradiction avec cela, j'avais une petite peur à l'idée de le lire car je ne voulais pas être déçue... Le scénario m'a permis de rentrer dans ce premier tome dès le début de ma lecture et je n'en suis ressortie qu'à la dernière case (et encore...). J'ai lu qu'il n'y avait pas grande originalité dans cette histoire, moi je ne pense pas que cela soit le cas... Il faut dire que ceci n'est pas un critère très important pour moi. En effet, je préfère une histoire sans originalité mais très bien écrite que l'inverse. J'ai beaucoup aimé la façon dont tourne ce tome même si on s'y attend un peu. Je ne sais pas pour vous mais moi cette petite fille m'a beaucoup touchée... Il y a différents avis sur le dessin. Soit on aime, soit on ne trouve pas celui-ci à son goût ou encore on reste assez partagé... Ce qui m'a d'abord bloquée avec ce tome, c'est la couverture. Elle est restée dans ma tête jusqu'au jour où je me décide enfin à l'acheter... C'est assez rare que cela m'arrive de me retrouver charmée comme ça. C'est comme un espèce de "coup de foudre"... C'est donc sans surprise que je vous dis que j'ai beaucoup aimé les illustrations. Nous voilà donc avec une nouvelle série qui risque de se retrouver culte très vite pour moi grâce à un scénario d'un grand môssieur accompagné d'un nouveau venu mais qui, je pense, va très vite grandir ! Ben franchement, si je pouvais être déçue comme ça à chaque lecture, ça serait le bonheur !

05/10/2003 (modifier)
Par JBT900
Note: 4/5
Couverture de la série Là-bas
Là-bas

Je ne suis pas du tout fan du dessin de Didier Tronchet, et c’est ce qui m’a retenu longtemps avant de me décider à me lancer dans la lecture de "Là-bas". Mais une BD ne se résume heureusement pas à son dessin (sinon on passerait à côté de pas mal de petits bijoux) et devant la collection d’avis unanimes drainés à gauche à droite chez les libraires et sur le web, j’ai sauté le pas. Première constatation : le trait gras (et non pas le très gras :o)) de Tronchet ne me fait toujours pas fantasmer. Mais ce n’est pas non plus rédhibitoire, notamment grâce à des couleurs chaudes qui participent à l’ambiance douce-amère de cet album. En fait le véritable point fort de cette BD est bel et bien l’histoire et plus encore la voix off, la voix de Sibran qui nous raconte cette tranche de vie de famille. Au-delà des nécessaires allusions aux déchirements politiques qu’a traversé l’Algérie dans les années 60, "Là-bas" est une très belle histoire qui parlera à tous, et pas nécessairement qu’aux déracinés. Chacun y trouvera une allégorie sur son propre déracinement, car consciemment ou non, chaque lecteur a son propre "là-bas". La narratrice nous parle avec une émotion palpable de son père, et les sentiments sont complexes, intenses et vrais. Tout en évitant de trop en faire, de sombrer dans le nombrilisme ou l’apitoiement, Sibran adopte un ton égal et juste. Pudique et intime, la narration de cet album est vraiment un bon moment de lecture, de découverte et d’évasion. Le dessin de Tronchet qui pourrait apparaître comme un paradoxe se révèle finalement bien complémentaire du scénario et de cette voix. Ne pas se fier aux apparences, ne pas rester sur ses positions, ne pas condamner ce qui nous paraît étranger à nos propres convictions, sur le fond comme sur la forme, "Là-bas" est une double réussite.

05/10/2003 (modifier)
Par Thanos
Note: 4/5
Couverture de la série Petit Miracle
Petit Miracle

Pour leur première collaboration le duo V.Mangin (Le Fléau des Dieux) et Griffo ("Giacomo.C", Monsieur noir, Vlad…) réalisent un premier album superbe, à tous les niveaux ! Pour le scénario ce n’est qu’un premier tome de présentation, de mise en place de l’histoire des persos, mais c’est très agréable à lire et à suivre, très bien fait, les persos sont sympas, attachants, marrants… Mais la véritable histoire commence à la fin de l’album, malgré tout elle laisse présager une très bonne suite… Pour le dessin, en noir et blanc (seul dispo pour l’instant), c’est superbe rien à redire, les dessins de Griffo sont impressionnants, très bien faits, très agréables à lire et à suivre, une réussite. Un très bon premier tome, maintenant attendons la suite, vite si possible.

05/10/2003 (modifier)
Par Woody
Note: 4/5
Couverture de la série Nemesis
Nemesis

Inutile de se voiler la face, et comme le dirait Francis C., "Némésis c'était mieux avant". Le premier cycle est absolument somptueux, dessins originaux, découpages soignés, couleurs parfaites pour coller à l'ambiance. Sans oublier un scénario intelligent (comme "X-files" mais en mieux). Le deuxième cycle est un peu poussif surtout parce qu'il nous propose une resucée du premier (surtout la fin "je suis le méchant, je suis pas mort, mais tout le monde le pense sauf le lecteur pour qu'il achète le prochain cycle"). Ne lisez donc que le premier cycle et, si possible, édité au Téméraire (le format d'origine est plus jouissif).

04/10/2003 (modifier)
Par Tony Ross
Note: 4/5
Couverture de la série Western
Western

Ah... on l'a attendu, celui-là! Faut dire qu'avec Rosinski et Van Hamme à l'affiche, ça va, on prend pas trop de risque. Alors moi, niveau western, mon niveau de connaissances est franchement médiocre. Mais là, je suis scié. Tout d'abord, le graphisme. Je ne suis pas un inconditionnel du travail de Rosinski mais pour "Western", c'est absolument fabuleux, ce qu'il nous offre. Les teintes sont d'une beauté inouie, et le dessin à proprement parler d'une netteté rarement atteinte. Parfait. Le scénario est assez classique, mais reflète assez bien ce qu'on peut attendre d'un western en one shot signé par l'un des plus grands scénaristes de BD au monde. C'est cruel, c'est mesquin, c'est triste... c'est beau. (même si la chute est un peu trop tirée par les cheveux). Mais dans l'ensemble, ce one shot, s'il n'atteint évidemment pas le niveau du Chninkel, est vraiment une toute grande réussite. Décidemment, maître Van Hamme est à l'aise dans une quantité inouie de domaines différents. (alors à quand une histoire de pirates s.v.p?!!) Superbe...

04/10/2003 (modifier)
Par JBT900
Note: 4/5
Couverture de la série Purgatoire
Purgatoire

Avant toute chose, je l'avoue, je le confesse, "Purgatoire" est ma première lecture d'un album de Chabouté. J'avais plusieurs fois failli craquer pour ces superbes livres à couvertures sombres de chez Vents d'ouest mais jamais je n'avais fait le pas. Ce premier volet de "Purgatoire" m'a réellement emballé. Ses couleurs déjà qui insufflent à l'histoire une dimension d'automne fort à propos. Je les ai trouvées vraiment bien choisies, illustrant à merveille le récit, soulignant son ampleur dramatique sans chercher à trop en faire, à la fois sobres mais efficaces. Le trait de Chabouté, dont je ne pourrais pas vraiment parler en connaissance de cause, mais qui me semble épouser la destinée même du héros de "Purgatoire": un trait qui n'est pas lisse, un trait chaotique et plein de vie, expressif. L'histoire de cette descente aux enfers est plutôt bien fichue mais un poil trop rapide à mon goût. J'aurais aimé que Chabouté prenne plus son temps pour explorer la chute du héros, avec des points de vue narratifs plus incisifs, plus partisans. D'un autre côté, la structure du récit telle qu'elle nous est présentée dans l'album n'a rien de répréhensible, bien au contraire. En prenant le parti de passer plus vite sur tel ou tel détails et en se servant des dialogues comme flash-backs ou comme repères de temps, Chabouté peut développer une histoire dans laquelle on est rapidement immergé. Très vite le lecteur est dans le vif du sujet et entre de plain-pied dans l'aventure de Benjamin Tartouche. Et ce Benjamin Tartouche est à mon avis un personnage vraiment réussi. Il cristallise toutes les galères et les renonciations qu'un Homme seul doit affronter ou subir dans une société individualiste à l'extrême ("ou tu marches ou tu crèves" comme le chantait un groupe bien de chez nous…). Un incident en appelle un autre, un accident se transforme en tragédie et une galère devient une descente aux enfers. Chabouté conduit son récit de main de maître avec une rigueur et une logique implacable qui fait froid dans le dos. J'ai littéralement dévoré ce premier tome en découvrant la dernière page avec une véritable envie de lire la suite…

03/10/2003 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5
Couverture de la série Chiens de fusil
Chiens de fusil

Sous cette couverture que je trouve peu avenante, se cache un album qui mérite amplement d'être lu. Mon seul reproche va à l'éditeur : à la lecture de cet album, on reste avec une question essentielle : cette histoire est-elle basée sur des faits réels? Aucun mot de l'éditeur ne vient répondre à cette question. Détail troublant : la fin de l'album est ponctuée de photos de fresques murales politiques attribuées, selon le commentaire qui les accompagne, à Dermot, un des personnages de l'album. Lax joue-t-il, comme cela est fréquent chez les créateurs d'histoire, à croire en l'existence de son personnage ou s'agit-il de véritables documents? Parce qu'à la lecture de cette histoire, on doute. On tend à croire qu'il s'agit d'une histoire réelle. Tout d'abord parce qu'elle est crédible, ensuite parce qu'elle adopte un rythme de narration particulier, l'action se déroule de 1966 à 1987. Et raconter l'histoire d'une famille sur tant d'années en 46 planches, cela tient de l'exploit : j'ai du mal à croire que Lax ait choisi lui-même de travailler sur cette temporalité sans y être forcé par des modèles. Quoiqu'il en soit, cet album est passionnant, prenant. Le dessin de Lax y est très beau, les couleurs très fines. Le propos est désabusé, sans pour autant tomber dans le pessimisme le plus noir. ET puis, personnellement, j'en ai appris un peu plus sur l'étrange forme que prend ce conflit irlandais, qui a toujours été pour moi une véritable énigme. Parce qu'autant je peux comprendre ce qui sépare culturellement un Palestinien d'un Israëlien, autant il est difficile d'appréhender comment un Irlandais catholique et un Irlandais protestant peuvent se vouer une haine aussi féroce...

03/10/2003 (modifier)