Les derniers avis (32245 avis)

Par A.bomba
Note: 4/5
Couverture de la série Balade au bout du monde
Balade au bout du monde

Ce roman illustré vous prend aux tripes quand on commence sa lecture ! Je me suis arrêtée à la première série (les 8 premiers tomes), et ne désespère pas de continuer les suivantes. "Ballade au bout du monde" vous transporte effectivement au bout du monde. Bien que le dessin soit relativement grossier dans les premiers tomes, c'est au troisième opus que le trait s'affirme et s'épanouit pour donner à l'ensemble de la série une très belle profondeur. Makyo à construit l'histoire sur un terrible fait : l'oubli et l'emprisonnement. Que celui-ci soit physique ou psychique, il est un terrible mal, et mot aussi. Quand on arrive à la fin, on n'a qu'une hâte, entamer immédiatement les tomes suivants. Il faut avouer que les auteurs ont fait un scénario assez palpitant. J'ai vraiment beaucoup aimé cette série, qui peut paraître inégale mais qui évolue d'une manière assez original quand on y plonge. Je la conseile vivement, un vrai régal.

22/12/2003 (modifier)
Par A.bomba
Note: 4/5
Couverture de la série La Caste des Méta-barons
La Caste des Méta-barons

Un réel chef d'oeuvre ! Un trait pur et et des couleurs profondes, Gimenez maîtrise excellement son dessin. Voilà un résumé succint de cette caste et de ces barons guerriers bien malgré eux. J'ai découvert il y a peu de temps cette série, je suis sous le charme de la beauté des personnages et de l'histoire. La violence omniprésente donne une atmosphère apocalyptique envoûtante. Le dessin de Gimenez s'approprie l'imaginaire sans limite de Jodorowsky. Un duo exceptionnel qui vaut la peine qu'on s'y attarde sans efforts. Excellent, à lire d'urgence.

22/12/2003 (modifier)
Par Don Lope
Note: 4/5
Couverture de la série Horologiom
Horologiom

C'est vrai qu'il y a un côté "Brazil" évident dans cette série. Le monde imaginé est d'une originalité rarement vue et rien que pour ça cette série vaut le détour. Le dessin est précis sans être fabuleusement beau et j'aime personnellement beaucoup la mise en couleur. Le principal reproche que je ferais à l'auteur c'est d'avoir précipité la fin en une quinzaine de pages alors qu'elle aurait mérité un développement plus conséquent. Les tomes sont également de niveau inégal : autant le tome 2 est absolument génial (la course poursuite à cause des lunettes est un moment d'anthologie), autant le tome 3 par exemple est nettement en dessous. Malgré ces différences qualitatives, cette série est vraiment à conseiller.

22/12/2003 (modifier)
Par Don Lope
Note: 4/5
Couverture de la série Spaghetti Brothers
Spaghetti Brothers

Cette série est jouissive! Je n'ai pour l'instant lu que les trois premiers tomes en noir et blanc et le seul reproche que je puisse faire, c'est que c'est un tantinet répétitif pour une lecture continue. Sinon, y a rien à jeter. Les histoires sont drôles et en même temps terribles et cruelles. Les personnages sont cadrés, fouillés et très élaborés et, sous un manichéisme apparent, la famille Centobucchi cache beaucoup de secrets qu'on ne soupçonnerait même pas. Le frère ainé, Amérigo, est une véritable ordure qui parvient pourtant à nous attendrir au gré de l'histoire. C'est la vrai force des scénarii de Trillo : il ne se fige pas dans un carcan et fait évoluer les différents membres de la famille de manière inattendue. Vu le thème, la filiation avec Torpedo est évidente, mais je trouve "Spaghetti Brothers" bien plus réussi. J'ai eu l'occasion de feuilleter les versions couleur; certes, elles n'apportent pas grand chose à l'original, mais je ne trouve pas qu'elles dénaturent outre mesure le dessin de Mandrafina. Et si Vent d'ouest réédite les tomes originaux sous cette forme, c'est que les premières versions n'ont pas très bien marché et qu'ils croient au potentiel de cette série. C'est pas un mauvais argument, même si payer une fois et demi plus cher ne me paraît pas très attractif d'un point de vue marketing. En même temps les tomes en noir et blancs sont difficilement trouvables, j'ai l'impression.

22/12/2003 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Horologiom
Horologiom

Un monde SF-Fantastique original, déjanté et à la fois totalitaire, des dessins simples et beaux, un design délirant et drôle (les véhicules surtout), une histoire mystérieuse qu'on a envie de suivre de bout en bout pour découvrir la Vérité au final... Bref, tous les ingrédients pour une bonne série dont en plus la fin ne m'a pas déçu. Une bonne série.

22/12/2003 (modifier)
Couverture de la série Travis
Travis

Très bonne BD, bon scénario digne de certaines bonnes productions hollywoodiennes. Mais comme toute les grosses productions cinématographiques, on cherche à faire une suite alors que cela n'est pas nécessaire. Bref on exploite le filon. L'histoire se passe dans un futur proche où toute les technologies ont fait des progrès immense (biologie, physique...). Les compagnies tiennent le monde entre leurs mains, et disposent de leur propre armée, les pays ont un rôle insignifiant. Travis est une sorte de Mc Lane (Bruce willis) qui arrive un peu à l'improviste dans une situation qu'il n'a pas cherchée. Et le lecteur sentira très bien tout au long de ces 5 albums, que M. Duval - le scénariste - avait ça en tête dès le départ. Mais à partir de la page 47 du 5ème album, nous apprenons une vérité sur Travis, qui à mon sens gâche toute l'histoire. Et Je reste persuadé que cette dernière double page n'est uniquement là pour presser encore un peu plus le citron avec cette série. Elle aurait très bien pu se terminer en beauté sur ce 5ème album... En résumé cette BD est excellente quasiment jusqu'à la fin, mais à vous de juger.

22/12/2003 (modifier)
Par A.bomba
Note: 4/5
Couverture de la série L'artiste de la famille
L'artiste de la famille

Bon les avis sont partagés et le mien est définitif : Larcenet est un excellent artiste avec énormément de capacités. Il nous donne ici la preuve qu'il sait diversifier ses oeuvres, et qu'il est aussi un humain plein de doutes et de faiblesses. Ce qui le rend à mes yeux beaucoup plus fort que le plus pédant des pseudo-artistico-intellectuel. (on sent le vécu, non ?) Pour preuve, sa mise à nu est exemplaire, et d'aucuns de lui reconnaître au moins cela, il n'est pas facile d'exposer nos peurs et notre impuissance à la vie à un large public connu ou inconnu. Ici, précisément, celle d'un artiste plein d'émotions qui se révèle à un public habitué à quelque chose de nettement différent et surtout de beaucoup plus léger. J'adore cette phrase qu'il dit à un moment (je cite approximativement n'ayant pas la bd sous les yeux) : "Il y a certainement plus de choses sur moi dans une page de "Bill Baroud" que dans l'essai ici présent". Je trouve intéressant ce genre d'essai justement, bien sûr l'approche de cette lecture est très personnelle et le décalage qu'il y a avec ses autres oeuvres prouve que Larcenet a maintenant atteint une maturité que je trouve prometteuse. "L'artiste de la famille" est une thérapie, comme le dessin l'est au quotidien pour tout artiste. Et là, le fameux protagoniste règle ses comptes avec lui-même et bien d'autres, et surtout il prend des risques. J'aime par dessus tout les gens qui prennent des risques car à mon sens c'est une preuve de courage. Même si la lecture semble dure, ne vous y fiez pas, c'est très beau. alors en conclusion, risquez-vous à lire cet ouvrage original.

20/12/2003 (modifier)
Par vestre
Note: 4/5
Couverture de la série Broussaille
Broussaille

Voilà une série de très bonne qualité, sa lecture est reposante, comme un joli rêve. Le dessin est superbe. A consommer sans moderation pour les grands enfants que nous sommes.

20/12/2003 (modifier)
Par A.bomba
Note: 4/5
Couverture de la série Broussaille
Broussaille

J'ai découvert Broussaille dans le journal de Spirou, le dernier album, "un faune sur l'épaule", est en fait le premier que je lis, et je ne suis en rien déçue. Au contraire, Frank touche du doigt un thème qui m'est cher, la spiritualité de l'homme et ces instants de prise de conscience que l'on peut avoir dans sa vie. Pendant un instant notre esprit est ouvert au monde et à sa magie. Ici c'est sous la forme d'un faune que ce monde parle à notre héros. Cet être merveilleux, ce gardien de l'univers, intermédiaire entre les dieux, la nature et les hommes, va guider notre ami au travers d'une quête, un retour au monde profond qui sommeille en chacun de nous. Ce livre est destiné à la jeunesse, tout y est simplement expliqué mais reste parfois hermétique pour un enfant de 10 ans. Il peut cependant être l'amorce d'un dialogue, d'un questionnement intérieur qui permet d'ouvrir les yeux sur l'écologie, la course au progrès et la vitesse du monde moderne. L'auteur nous emporte dans ses rêves et le voyage fait de couleurs et de simplicité ravira les mémoires et réveillera les poètes. Le graphisme est simple, plein de naïveté, la couleur est bien composée, c'est un album lumineux. Des cases de différentes tailles et parfois éclatées légèrement permettent à l'oeil de s'épanouir sur une planche plusieurs minutes sans ennui. Les textes sont commes des petits poêmes, faits de citations ou de pensées. On y apprend ce qu'est un arbre et on se prend à apprécier cette nature sur papier... Je citerai notre héros : " c'est très bien qu'il y ait le mot "libre" dans équilibre !", et c'est tout à fait l'impression que laisse cet album : un sentiment de liberté vous envahit quand on ferme ce livre. En conclusion, un album très sympathique, sans prétention, Frank nous emmène en voyage dans son univers poétique, on réfléchit et surtout on s'évade. Bien que destiné à la jeunesse comme je le disais, les plus grands, ceux qui aiment rêver, et ceux qui ont gardé une âme d'enfant, seront ravis de parcourir ce monde sur papier et d'apprécier un instant le romantisme de Broussaille. je le conseille à tous, aux grands comme aux petits, car il se lit, se relit, et mérite qu'on s'y attarde car c'est un livre lumineux...

20/12/2003 (modifier)
Par A.bomba
Note: 4/5
Couverture de la série El Gaucho
El Gaucho

Voilà deux grands maître Italiens, Pratt que l'on connaît pour notre ami Corto Maltese (mon héros,love love :) ), et Manara pour ses héroïnes ultra érotiques (hum !). Ils se sont réunis ici pour nous raconter à leur manière une histoire où l'amour est maudit. Rassurez-vous, rien de "fleur bleu" dans cette histoire, loin de là ! Il y règne une atmosphère entre horreur humaine et érotisme le tout sur fond de colonialisme et de génocide. Avis aux amateurs ! J'aime le trait clair de Manara, il réhausse et affine le graphisme de ses personnages, et les décors aussi. Les femmes sont surréalistes en beauté (à faire pâlir d'envie les plus machos et les plus jalouses). Pas de couleur dans l'album que j'ai lu, un style épuré qui ne gâte rien, du noir et blanc avec un souci du détail. Le scénario est du pur Hugo Pratt, une histoire d'aventurier du monde grâce à laquelle les filles rêvent de héros et les garçons du grand frisson. Il est vrai que mon goût se porte sur l'histoire du monde vu par les yeux d'auteurs de BD. Mais quand cela est si bien montré, il ne faut pas résister ! Laissez-vous emporter par le voyage.

20/12/2003 (modifier)