Punaise, c'est une grande claque !
Rosco part sur une piste "BD jeunesse", mais c'est une spectaculaire sortie de route qu'effectue Marco en cours de route. Caca-prout au rendez-vous, certes, pas très fin, en effet, mais il mène la barque avec aisance et nous emmène à la dernière page sans que l'on voit le temps passer. Et ce soupir d'aise, lorsqu'on referme la BD... Pas facile de trouver de la bonne BD ces derniers temps, mais ça, croyez-moi, c'en est !
Côté dessin, c'est tout mignon, ce qui contraste avec la (légendaire) cruauté des pirates.
Le tome 2 est un peu mou, pas génial, même, mais avec le tome 3, Marco se reprend et on retrouve tout ce qu'on a aimé dans le 1er tome.
C'est rigolo ! Mélangeant des trucs vraiment scientifiques, d'autres un peu moins et d'autres franchement pas du tout, Boulet nous mène vers ce qu'on a envie de lire : des histoires marrantes, parfois bien trouvées, parfois débiles, parfois pas drôles (ça arrive à tout le monde). Ces albums sont censés s'adresser aux jeunes, mais ils conviennent très bien à des adultes.
J'aime beaucoup son dessin, très cartoon, bande à Tchô oblige. Mais loin d'être un ersatz de Zep, il se démarque et c'est tant mieux pour nous.
Note : 3.5/5
C'est mignon, j'aime bien le dessin et ça déborde d'adolescence. Quand je parle d'adolescence, je ne veux pas dire que c'est une BD pour adolescents boutonneux en mal d'émotion et que la BD paraitrait ridicule à des yeux d'aultes : non justement, je l'ai relue récemment et ce que j'ai ressenti, c'est une certaine nostalgie, l'impression de me replonger dans ma propre adolescence. Bidouille et Violette a su créer autour de ses albums une sorte d'aura ou d'ambiance qui plonge le lecteur dans ses souvenirs de jeunesse, ses premiers amours, etc...
Maintenant, je dois avouer que le scénario est parfois un peu naïf et un peu "gentil", que tous les albums et toutes les histoires comprises dans chaque album ne sont pas du même niveau... Et puis il y a le fait que ça se termine comme ça se termine (c'est-à-dire pas)... Quoique ça donne une fin "différente" à cette histoire d'amour et que d'une certaine manière ça crée un mythe autour de cette BD.
Il y a dans "Shaman" beaucoup des choses que j'aime trouver dans une nouvelle série :
- un background original et détaillé, avec cette ville monde sur une planète dévastée, on sent que les auteurs ont eu une véritable réflexion sur l'univers qu'ils ont créé, lui donnant une grande cohérence et se dotant d'une trame de fond solide et riche en possibilités
- un scénario complexe qui "voit" plus loin que le tome en cours et qui me paraît présager de nombreuses révélations et rebondissements
- un dessin précis qui, certes, contient encore de nombreuses erreurs (de jeunesse?) et imprécisions, mais incroyablement fouillé et servi par une colorisation soignée.
Cette série est pour moi une très bonne surprise et je vais la suivre avec attention. Elle se démarque clairement du gros de la production heroïc fantasy du moment, qui me consterne souvent par son manque d'originalité et d'ambition.
Bravo à Nucléa², on aimerait voir ça plus souvent.
Le style de Fourquemin est vraiment magnifique! Et ses couleurs sont en parfaite harmonie avec ses dessins. L'ensemble donne quelque chose d'assez remarquable et de très agréable. C'est vraiment du grand art!
Le scénario est bien construit. La petite troupe suit les traces du père de Jason, ce qui les mène à chaque tome dans une nouvelle aventure. Cette indépendance des tomes est quelque chose que j'apprécie.
Les personnalités des divers membres de la bande sont bien campées et caricaturales : le fils parti à la recherche de son père (et à qui la défunte mère vient rappeler ses devoirs), la belle chanteuse, le vieil ivrogne, le noir idéaliste et le grand bûcheron. Cela donne une équipe hors norme. Il faut ajouter à ce groupe dépareillé le père et la mère de Jason. Les passages avec ces personnages sont excellents!
Les dialogues sont très bons et donnent une saveur particulière à la série.
Une très bonne BD que je vous conseille vivement!
J'aime beaucoup le style de dessin et les couleurs. Là, j'accroche vraiment! J'ajoute que les cadrages et la mise en page sont plutôt réussis. Et puis les expressions des visages valent le coup.
Le scénario est très bon, lui aussi. On ne s'ennuie pas une minute. C'est une histoire très plaisante, avec des personnages qui sortent vraiment de l'ordinaire. ça fait plaisir, ce genre de choses!
Il y a beaucoup d'humour dans les dessins et les différentes situations dans lesquelles se retrouvent les personnages. J'ai vraiment aimé cet univers inattendu!
Et en plus, il fait ça tout seul et c'est sa première BD?! Olivier Milhiet peut vraiment être fier de cette série!
Je viens de découvrir Krän et je trouve ça pas mal ('Tain, c'est cool !).
C'est de la baston défoulante, de la grosse déconnade, des jeux de mots à 2 balles, encore de la baston qui défoule, et plein de gros délires de grobills ! Je me demande quels types de persos ces gars-là jouaient quand ils faisaient des jeux de rôles, mais ils devaient plus souvent lancer les dés que réfléchir à un plan compliqué. :)
Franchement, y a des moments, j'étais éclaté de rire (je me fendais la gueule, conviendrait peut-être mieux). C'est vraiment pas prise de tête et on rit de bonne humeur. Bon, c'est un peu de l'humour de gros bourrins, mais je m'assume. ;)
Le soucis, c'est que le long d'un tome, c'est assez inégal. Comme je le disais, il y a des moments où je suis pêté de rire, et d'autres où simplement le long de quelques pages, je m'ennuie ou trouve les blagues pas très drôles. Bref, je trouve que ça manque encore de stabilité dans l'humour et de continuité dans la qualité pour être vraiment excellent.
En outre, l'humour y est très contemporain : ce sont des blagues sur des trucs à la mode (télé, internet, argot populaire des jeunes des années 90-2000, etc...). Bref, je ne suis pas sûr que cette BD reste une référence de l'humour quand elle aura pris un peu d'âge. Mais en attendant, tant qu'on est jeune, un poil bourrin et qu'on vit dans cette époque, c'est une bonne tranche de rigolade.
Après lecture des tomes 4 et 5 :
Ah ! J'étais tellement plié de rire lors de la lecture du tome 4 que je ne peux pas m'empêcher de changer ma note de "pas mal" à "franchement bien". Le tome 5, par contre, est moins bon.
Dans l'ensemble, je garde donc le même avis : une Bd inégale, parfois pas très drôle, parfois franchement poilante, et ce serait dommage de se priver de tels moments de rigolade simple, défoulante et efficace.
C'est une idée de narration très originale, ces trois points de vue en parallèle. Les dessins sont tout à fait honorables, même si les couleurs ne sont pas très réussies dans l'ensemble.
L'ensemble réussit tout de même à créer une atmosphère lourde et malsaine à souhait. La conclusion du troisième tome semble nous indiquer où l'auteur veut en venir, même si ce volume est un peu à part des deux autres. Une réussite.
J'ai toujours lu beaucoup de comics genre super héros, fantasy... en parallèle aux bds "réalistes". J'aime bien ces lectures détente qui ne prennent pas la tête et qui se lisent plaisamment, sans trop réfléchir. De tous ces héros improbables, Conan est sans aucun doute celui que je préfère. Peut-être à cause du film avec Schwarzy, peut-être à cause de mes nombreuses parties de jeu de rôle à jouer des guerriers braillards et bagarreurs, peut-être enfin à cause du personnage lui-même, qui se démarque par son caractère individualiste des super héros toujours occupé à sauver des innocents, des villes ou encore l'univers. Lui se bat pour lui, et ne se permet pas de juger ses contemporains. D'ailleurs son comportement n'est pas celui d'un ange gardien... sauf si la protégée a un physique engageant.
Certes, on tombe souvent dans la caricature du mâle bagarreur devant lequel toutes les femmes se pâment, Conan à un peu tendance à tout régler au fil de l'épée, sa chance est pour le moins invraisemblable. Mais malgré tout, c'est la série comics que je suis le plus.
D'un point de vue dessins, Buscena est le meilleur dessinateur de Conan, à mon avis, même si les scénarii choisis pour l'anthologie ne sont pas les plus réussis. Nous verrons bien la suite de la série, s'il y en a une.
Sans partager l’enthousiasme débordant de Patate, j’avoue qu’Amer Béton fait partie des très rares mangas que j’apprécie. Ici *mode cliché ON* pas question d’étudiant qui collectionne les petites culottes de ses copines, de bastons à n’en plus finir à coups de rayons atomiques sortis des poings, de champions de badminton rivaux en quête de gloire absolue ou de duels entre monstres sortis de cartes à jouer, comme dans 99% de la BD nippone *mode cliché OFF*, mais l’histoire étrange de deux gamins paumés dans une ville en train de perdre son âme.
« Etrange » est vraiment un mot qui convient à cette BD où des dialogues parfois pipi-caca en côtoient d’autres plus poétiques ou philosophiques, où l’ambiance passe du délire à la tristesse et la mélancolie, de l’extrême violence (il y a certaines scènes très sanglantes) à la tendresse… Moi, personnellement, ces mélanges me rappellent assez Kitano… Si on ajoute à ça que ça parle de flics et de yakuzas et qu’il n’y a pas vraiment un scénar super fouillé (il y a une intrigue évidemment, mais on suit moins une histoire que des parcours qui s’entrecroisent), oui, vraiment, moi ça me rappelle le cinéma de Kitano, et bien que je n’en sois pas un fan absolu, j’avoue que ce n’est pas pour me déplaire.
« Etranges » encore, les dessins. On ne peut clairement pas dire que ce soit joli, mais ils ont… comment appeler ça… du caractère, de la personnalité, du charme… C’est clairement pas du Marini, du Guarnido ou du Masbou, mais on est bien loin du trait fade et des personnages aux airs complètement niais que l’on retrouve, là encore excusez-moi du cliché, dans l’immense majorité des mangas (du moins pour ceux publiés en France, mais comme le fait remarquer ThePat très peu de mangas « underground » sont traduits dans la langue de Joey Starr) (ben oui, pourquoi pas Joey Starr, y a pas que Molière quand même !). Bref, de prime abord, on peut trouver ça moche, et pourtant, c’est CE style-là qu’il fallait à cette série pour lui donner tout son charme.
Les dialogues sont bons, le personnage de Blanko est parmi les plus attachants que j’aie pu découvrir dans mes lectures récentes (j’aime un peu moins Noiro ; son côté « grand frère protecteur et ténébreux » sentant un peu trop le déjà-vu), et malgré la relative absence d’intrigue très élaborée dont je parlais tout à l’heure, on ne s’ennuie jamais, c’est très rythmé, on a toujours envie de savoir la suite et on s’enfile les 3 tomes d’une traite.
J’hésite quand même pour la note, parce qu’il y a une sacrée ombre au tableau : la fin, qui ne m’a pas totalement convaincu. Je ne veux pas en dire trop pour ne rien dévoiler, mais le côté « mystique » de certaines des scènes finales m’a un peu gonflé, et surtout, la conclusion fait un peu bâclée, un peu forcée. C’est dommage et j’avoue que ça m’a malheureusement gâché une bonne partie du plaisir que j’avais pris à lire cette BD.
Je mets quatre étoiles quand même, mais disons que c’est plutôt un 3,5/5… Mais ça reste une lecture que je vous recommande !
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Rosco le Rouge
Punaise, c'est une grande claque ! Rosco part sur une piste "BD jeunesse", mais c'est une spectaculaire sortie de route qu'effectue Marco en cours de route. Caca-prout au rendez-vous, certes, pas très fin, en effet, mais il mène la barque avec aisance et nous emmène à la dernière page sans que l'on voit le temps passer. Et ce soupir d'aise, lorsqu'on referme la BD... Pas facile de trouver de la bonne BD ces derniers temps, mais ça, croyez-moi, c'en est ! Côté dessin, c'est tout mignon, ce qui contraste avec la (légendaire) cruauté des pirates. Le tome 2 est un peu mou, pas génial, même, mais avec le tome 3, Marco se reprend et on retrouve tout ce qu'on a aimé dans le 1er tome.
La Rubrique Scientifique
C'est rigolo ! Mélangeant des trucs vraiment scientifiques, d'autres un peu moins et d'autres franchement pas du tout, Boulet nous mène vers ce qu'on a envie de lire : des histoires marrantes, parfois bien trouvées, parfois débiles, parfois pas drôles (ça arrive à tout le monde). Ces albums sont censés s'adresser aux jeunes, mais ils conviennent très bien à des adultes. J'aime beaucoup son dessin, très cartoon, bande à Tchô oblige. Mais loin d'être un ersatz de Zep, il se démarque et c'est tant mieux pour nous.
Bidouille et Violette
Note : 3.5/5 C'est mignon, j'aime bien le dessin et ça déborde d'adolescence. Quand je parle d'adolescence, je ne veux pas dire que c'est une BD pour adolescents boutonneux en mal d'émotion et que la BD paraitrait ridicule à des yeux d'aultes : non justement, je l'ai relue récemment et ce que j'ai ressenti, c'est une certaine nostalgie, l'impression de me replonger dans ma propre adolescence. Bidouille et Violette a su créer autour de ses albums une sorte d'aura ou d'ambiance qui plonge le lecteur dans ses souvenirs de jeunesse, ses premiers amours, etc... Maintenant, je dois avouer que le scénario est parfois un peu naïf et un peu "gentil", que tous les albums et toutes les histoires comprises dans chaque album ne sont pas du même niveau... Et puis il y a le fait que ça se termine comme ça se termine (c'est-à-dire pas)... Quoique ça donne une fin "différente" à cette histoire d'amour et que d'une certaine manière ça crée un mythe autour de cette BD.
Shaman
Il y a dans "Shaman" beaucoup des choses que j'aime trouver dans une nouvelle série : - un background original et détaillé, avec cette ville monde sur une planète dévastée, on sent que les auteurs ont eu une véritable réflexion sur l'univers qu'ils ont créé, lui donnant une grande cohérence et se dotant d'une trame de fond solide et riche en possibilités - un scénario complexe qui "voit" plus loin que le tome en cours et qui me paraît présager de nombreuses révélations et rebondissements - un dessin précis qui, certes, contient encore de nombreuses erreurs (de jeunesse?) et imprécisions, mais incroyablement fouillé et servi par une colorisation soignée. Cette série est pour moi une très bonne surprise et je vais la suivre avec attention. Elle se démarque clairement du gros de la production heroïc fantasy du moment, qui me consterne souvent par son manque d'originalité et d'ambition. Bravo à Nucléa², on aimerait voir ça plus souvent.
Outlaw
Le style de Fourquemin est vraiment magnifique! Et ses couleurs sont en parfaite harmonie avec ses dessins. L'ensemble donne quelque chose d'assez remarquable et de très agréable. C'est vraiment du grand art! Le scénario est bien construit. La petite troupe suit les traces du père de Jason, ce qui les mène à chaque tome dans une nouvelle aventure. Cette indépendance des tomes est quelque chose que j'apprécie. Les personnalités des divers membres de la bande sont bien campées et caricaturales : le fils parti à la recherche de son père (et à qui la défunte mère vient rappeler ses devoirs), la belle chanteuse, le vieil ivrogne, le noir idéaliste et le grand bûcheron. Cela donne une équipe hors norme. Il faut ajouter à ce groupe dépareillé le père et la mère de Jason. Les passages avec ces personnages sont excellents! Les dialogues sont très bons et donnent une saveur particulière à la série. Une très bonne BD que je vous conseille vivement!
Spoogue
J'aime beaucoup le style de dessin et les couleurs. Là, j'accroche vraiment! J'ajoute que les cadrages et la mise en page sont plutôt réussis. Et puis les expressions des visages valent le coup. Le scénario est très bon, lui aussi. On ne s'ennuie pas une minute. C'est une histoire très plaisante, avec des personnages qui sortent vraiment de l'ordinaire. ça fait plaisir, ce genre de choses! Il y a beaucoup d'humour dans les dessins et les différentes situations dans lesquelles se retrouvent les personnages. J'ai vraiment aimé cet univers inattendu! Et en plus, il fait ça tout seul et c'est sa première BD?! Olivier Milhiet peut vraiment être fier de cette série!
Krän
Je viens de découvrir Krän et je trouve ça pas mal ('Tain, c'est cool !). C'est de la baston défoulante, de la grosse déconnade, des jeux de mots à 2 balles, encore de la baston qui défoule, et plein de gros délires de grobills ! Je me demande quels types de persos ces gars-là jouaient quand ils faisaient des jeux de rôles, mais ils devaient plus souvent lancer les dés que réfléchir à un plan compliqué. :) Franchement, y a des moments, j'étais éclaté de rire (je me fendais la gueule, conviendrait peut-être mieux). C'est vraiment pas prise de tête et on rit de bonne humeur. Bon, c'est un peu de l'humour de gros bourrins, mais je m'assume. ;) Le soucis, c'est que le long d'un tome, c'est assez inégal. Comme je le disais, il y a des moments où je suis pêté de rire, et d'autres où simplement le long de quelques pages, je m'ennuie ou trouve les blagues pas très drôles. Bref, je trouve que ça manque encore de stabilité dans l'humour et de continuité dans la qualité pour être vraiment excellent. En outre, l'humour y est très contemporain : ce sont des blagues sur des trucs à la mode (télé, internet, argot populaire des jeunes des années 90-2000, etc...). Bref, je ne suis pas sûr que cette BD reste une référence de l'humour quand elle aura pris un peu d'âge. Mais en attendant, tant qu'on est jeune, un poil bourrin et qu'on vit dans cette époque, c'est une bonne tranche de rigolade. Après lecture des tomes 4 et 5 : Ah ! J'étais tellement plié de rire lors de la lecture du tome 4 que je ne peux pas m'empêcher de changer ma note de "pas mal" à "franchement bien". Le tome 5, par contre, est moins bon. Dans l'ensemble, je garde donc le même avis : une Bd inégale, parfois pas très drôle, parfois franchement poilante, et ce serait dommage de se priver de tels moments de rigolade simple, défoulante et efficace.
Berceuse assassine
C'est une idée de narration très originale, ces trois points de vue en parallèle. Les dessins sont tout à fait honorables, même si les couleurs ne sont pas très réussies dans l'ensemble. L'ensemble réussit tout de même à créer une atmosphère lourde et malsaine à souhait. La conclusion du troisième tome semble nous indiquer où l'auteur veut en venir, même si ce volume est un peu à part des deux autres. Une réussite.
Anthologie de Conan le barbare
J'ai toujours lu beaucoup de comics genre super héros, fantasy... en parallèle aux bds "réalistes". J'aime bien ces lectures détente qui ne prennent pas la tête et qui se lisent plaisamment, sans trop réfléchir. De tous ces héros improbables, Conan est sans aucun doute celui que je préfère. Peut-être à cause du film avec Schwarzy, peut-être à cause de mes nombreuses parties de jeu de rôle à jouer des guerriers braillards et bagarreurs, peut-être enfin à cause du personnage lui-même, qui se démarque par son caractère individualiste des super héros toujours occupé à sauver des innocents, des villes ou encore l'univers. Lui se bat pour lui, et ne se permet pas de juger ses contemporains. D'ailleurs son comportement n'est pas celui d'un ange gardien... sauf si la protégée a un physique engageant. Certes, on tombe souvent dans la caricature du mâle bagarreur devant lequel toutes les femmes se pâment, Conan à un peu tendance à tout régler au fil de l'épée, sa chance est pour le moins invraisemblable. Mais malgré tout, c'est la série comics que je suis le plus. D'un point de vue dessins, Buscena est le meilleur dessinateur de Conan, à mon avis, même si les scénarii choisis pour l'anthologie ne sont pas les plus réussis. Nous verrons bien la suite de la série, s'il y en a une.
Amer Béton
Sans partager l’enthousiasme débordant de Patate, j’avoue qu’Amer Béton fait partie des très rares mangas que j’apprécie. Ici *mode cliché ON* pas question d’étudiant qui collectionne les petites culottes de ses copines, de bastons à n’en plus finir à coups de rayons atomiques sortis des poings, de champions de badminton rivaux en quête de gloire absolue ou de duels entre monstres sortis de cartes à jouer, comme dans 99% de la BD nippone *mode cliché OFF*, mais l’histoire étrange de deux gamins paumés dans une ville en train de perdre son âme. « Etrange » est vraiment un mot qui convient à cette BD où des dialogues parfois pipi-caca en côtoient d’autres plus poétiques ou philosophiques, où l’ambiance passe du délire à la tristesse et la mélancolie, de l’extrême violence (il y a certaines scènes très sanglantes) à la tendresse… Moi, personnellement, ces mélanges me rappellent assez Kitano… Si on ajoute à ça que ça parle de flics et de yakuzas et qu’il n’y a pas vraiment un scénar super fouillé (il y a une intrigue évidemment, mais on suit moins une histoire que des parcours qui s’entrecroisent), oui, vraiment, moi ça me rappelle le cinéma de Kitano, et bien que je n’en sois pas un fan absolu, j’avoue que ce n’est pas pour me déplaire. « Etranges » encore, les dessins. On ne peut clairement pas dire que ce soit joli, mais ils ont… comment appeler ça… du caractère, de la personnalité, du charme… C’est clairement pas du Marini, du Guarnido ou du Masbou, mais on est bien loin du trait fade et des personnages aux airs complètement niais que l’on retrouve, là encore excusez-moi du cliché, dans l’immense majorité des mangas (du moins pour ceux publiés en France, mais comme le fait remarquer ThePat très peu de mangas « underground » sont traduits dans la langue de Joey Starr) (ben oui, pourquoi pas Joey Starr, y a pas que Molière quand même !). Bref, de prime abord, on peut trouver ça moche, et pourtant, c’est CE style-là qu’il fallait à cette série pour lui donner tout son charme. Les dialogues sont bons, le personnage de Blanko est parmi les plus attachants que j’aie pu découvrir dans mes lectures récentes (j’aime un peu moins Noiro ; son côté « grand frère protecteur et ténébreux » sentant un peu trop le déjà-vu), et malgré la relative absence d’intrigue très élaborée dont je parlais tout à l’heure, on ne s’ennuie jamais, c’est très rythmé, on a toujours envie de savoir la suite et on s’enfile les 3 tomes d’une traite. J’hésite quand même pour la note, parce qu’il y a une sacrée ombre au tableau : la fin, qui ne m’a pas totalement convaincu. Je ne veux pas en dire trop pour ne rien dévoiler, mais le côté « mystique » de certaines des scènes finales m’a un peu gonflé, et surtout, la conclusion fait un peu bâclée, un peu forcée. C’est dommage et j’avoue que ça m’a malheureusement gâché une bonne partie du plaisir que j’avais pris à lire cette BD. Je mets quatre étoiles quand même, mais disons que c’est plutôt un 3,5/5… Mais ça reste une lecture que je vous recommande !