Ce one shot nous narre la vengeance lentement mûrie d’un homme qui a tout perdu (sa femme et sa situation professionnelle). Il s’agit là d’une bd d’ambiance où le récit, très noir, captive l’attention du lecteur. Cette atmosphère particulière est fort bien retranscrite grâce aux superbes planches "pastelles" de Jorge González. Ce style n’est d’ailleurs pas sans rappeler celui d’un certain Mattotti. La comparaison n’est pas usurpée puisque ce jeune dessinateur maîtrise cette "technique" de mise en couleur en faisant preuve de beaucoup de talent. En outre, Jorge nous gratifie d’un petit rebondissement sur la fin pour conclure ce récit sans fausses notes.
A découvrir !
Avoir un tel pavé entre les mains, ça impressionne quand même un peu. Moi qui ai l'estomac fragile, je me suis demandé si j'allais réussir à digérer tout ça.
Et bien, je dois reconnaître que mes appréhensions étaient infondées. La lecture est facile, légère et passionnante. J'ai bien sûr fait quelques pauses, mais, vu le découpage de l'oeuvre en nombreux chapitres et le rythme plutôt constant de l'ensemble, les interruptions ne nuisent pas au plaisir de la lecture.
Les personnages sont tous attachants et criants de vérité. Leurs qualités, secrets et petits (et grands) travers se dévoilent tout au long de la BD et se savourent avec plaisir. L'intrigue - pour autant que l'on puisse parler d'intrigue - sinue le long des pages, s'attarde sur des personnages secondaires, évolue tranquillement avec la vie des protagonistes et fait, comme l'a dit Ro, beaucoup pensé à un format de sitcom américain.
Le ton de l'ensemble, même si l'humour est très présent, est quand même sérieux et frôle souvent le tragique, ce qui donne beaucoup de profondeur à cet ouvrage tellement riche (une deuxième lecture doit faire ressurgir de nombreux détails).
Le dessin est bon, mais ce qui m'a surtout frappé c'est la virtuosité de certaines mises en page. L'auteur se livre à des expérimentations fréquentes dans ce domaine et le succès est souvent au rendez vous (je pense notamment à la scène où Sherman hésite à embrasser Caprice, aux pages identiques qui se répètent mais prennent un sens complètement différents selon le contexte, etc..).
Le prix (30 euros) est élevé, mais la qualité et la quantité sont au rendez vous. Il n'y a pas à hésiter une seule seconde.
Ma note se situe juste au-dessus du 3,5/5.
Une bonne petite découverte. Les couvertures me faisaient de l'oeil depuis un moment, et je me suis lancé.
Les Yeux verts, c'est d'abord une ambiance. Une ambiance onirique, des créatures myth(olog)iques, des personnages de conte. Ca ressemble à beaucoup d'oeuvres classiques du genre fantastique, des oeuvres de Balzac ou celles de Maupassant, en passant par les de E.T.A. Hoffmann. Le dessin, faussement naïf, nous plonge d'emblée dans l'ambiance créée plus haut, une ambiance qui nous invite à la rêverie. Quant à l'histoire, c'est vrai qu'elle n'est pas très originale, qu'elle est assez linéaire (un peu en rupture, donc, avec l'ambition onirique), mais il s'agit d'un traitement plutôt sympathique du thème de départ, qui met rapidement l'eau à la bouche. Tout juste pourra-t-on reprocher à Hubert d'arrêter la série un peu trop tôt, car il y avait certainement d'autres possibilités narratives à explorer.
Mais ne boudons pas notre plaisir devant ce petit bijou.
Vraiment très prometteuse cette série.
Mais pour le moment il faut bien le dire on y comprend pas grand chose!
Une bonne note car très joli et très intriguant et parce qu'il y a de fortes chances que le tome 2 soit vraiment génial! Tous les ingrédients sont là il n'y a plus qu'à secouer! Achat non conseillé parce que pour le moment on ne fait que dresser le décor et que c'est tellement dur d'attendre la suite que mieux vaut ne pas encore l'acheter. (En même temps si personne n'achète ce tome un on aura pas de suite... ça va pas du tout alors!!! Achetez-le!!! :D).
Vivement la suite!!!
Ce manga a plusieurs caractéristiques : il est super violent et c'est un one shot. Alors des mangas violents, c'est pas ce qui manque mais un qui se termine en un tome, j'ai jamais vu ça. En tout cas, niveau style ça se démarque pas des masses de la production nipponne même si je suis effectivement bien loin d'être un spécialiste. C'est brut, fun, violent, plutôt bien construit au début (malheureusement la fin part un peu en sucette) : ça rappelle carrément "Battle Royal" mais c'est pas un défaut à mon sens; ça garde la même force brute. Pour ceux qui pensent le paint-ball est un sport de tapettes...
Cette série est un petit bijou. C'est la première fois que je retrouve l'univers de Tim Burton (le meilleur, celui de "Edward aux mains d'argent", de "L'étrange noël de M. Jack" et de "La planète des singes" -non, je déconne-) dans une bande dessinée. Courtney est une jeune fille socialement décalée pour rester poli. Elle se plonge dans le monde merveilleux des changelings, farfadets et autres trolls mais à la différence de nombreuses autres oeuvres, le côté noir de la magie est toujours présent et assez jouissif. La toute première histoire est une pure merveille pour illustrer mon propos, Courtney n'hésitant pas à faire dévorer une jeune fille de sa classe!
Le noir et blanc est tout à fait superbe même si le trait est parfois un peu trop naïf ; par contre rarement un dessin aura aussi bien servi un univers (et même si c'est une expression des plus galvaudée, elle prend tout son sens ici). Au final, on tient là une superbe série que je ne saurais trop vous conseiller de lire, telles les critiques précédentes. Un petit mot également sur les couvertures absolument superbes, on se prend presque à rêver de voir ces tomes en couleur.
Attention, OVNI.
Le dessin est tellement chiadé qu'on y passe des heures. On voit que le type vient de l'animation, et qu'il aime ça. Il y a des jeux d'ombres tellement recherchés qu'il a dû y passer des heures. Je me demande combien de temps il a mis à faire l'album...
Il y a quelques maladresses, mais là je cherche la petite bête.
Le scénario est étrange à souhait, on n'y comprend pas grand chose, car l'auteur a pris plaisir à semer des scènes intrusives, qui n'avancent pas à grand chose, sauf à nous perdre (ce qui n'est pas un reproche).
Au final, des cases magnifiques, dignes d'être sorties de l'imagination de Lovecraft (puisque Baranger semble en être un fan), et une histoire bien menée. Y'a intérêt à ce que la suite soit à la hauteur !
4 étoiles... C'est peut-être trop... Ma vraie note serait plutôt 3.5, mais j'ai préféré arrondir par le haut parce qu'il y a dans cette bd des qualités formelles très rares.
Tout d'abord, le dessin est magnifique, très proche de l'animation, il différencie décor et personnage, ce qui donne aux images de cette bd une profondeur spatiale toute particulière. Ensuite, le découpage est une petite merveille. Chaque case appelle ses suivantes. On sent derrière tout cela un savoir-faire exceptionnel. Dernière chose remarquable : la narration et l'usage des récitatifs est digne des meilleur exemples en la matière (avec ce mode de narration, je n'ai rien lu d'aussi maîtrisé depuis Berceuse assassine ou Le Tueur).
Voilà pour les bons points... Maintenant précisions tout de même que le scénario, sur le fond, n'est pas très original ni novateur. Privilégiant certaines scènes d'action plutôt qu'un contenu très profond, il est difficile de voir ce qui le différencie fondamentalement de l'histoire guerrière de base... Si l'album s'avère passionnant de bout en bout, c'est surtout grâce aux qualités que j'ai évoqué plus haut... Il est un peu trop tôt pour juger de la qualité du propos, il reste à savoir où cette histoire de vengeance va nous mener.
Il s'agit d'une adaptation et je dois dire qu'à aucun moment, cela ne s'est ressenti : pas de récitatifs envahissant qui tente de faire passer à la sauvette ce qui n'est pas entré dans les cases, pas de raccourcis narratifs mal foutus.... Tout le contraire de Arrivederci Amore.
P.S. : Je trouve la couverture affreuse... et la typo... beurk... N'importe quelle case à l'intérieur aurait fait plus joli... Et le titre "Chroniques des immortels"... Y'a pas plus banal et insipide... Bref, vous arrêtez pas à ça...
Franchement j'ai trouvé le premier tome relativement palpitant, mais je ne voyais pas trop où l'auteur voulait en venir, on se pose beaucoup de questions et on a envi de lire la suite. Le deuxième tome marque un virage surprenant et le scénario s’articule très bien. J’ai vraiment dévoré le deuxième tome car l’histoire fait monter le rythme cardiaque de manière incroyable. La fin fait frissonner…un très bon moment de bande dessiner avec un dessin qui est splendide même si je ne suis qu’un amateur pour juger. Alors la lecture est nécessaire et l’achat en découlera.
Une bande dessinée tout en finesse. Elle a comme intrigue principale les faiblesses des deux "héros". Il fallait oser. Je pense que j'ai particulièrement bien apprécié la philosophie du scénario à savoir l’importance du regard de l’autre et de cette idée de faire de ses faiblesses sa force. Bref un scénario psychologique original, sans faux accord et mené de main de maître. A cela s’ajoute une dynamique toute particulière grâce aux sauts dans le temps et à certaine prise de vue. Au niveau du dessin, je dirais que c’est parfois inégal. Certaines planches sont splendides par la simplicité du trait alors que d’autres sont moins convaincantes...Toutefois, dans la même collection, je dois avouer avoir été davantage touché par Vagues à l'âme. Bref, une bd à découvrir de même qu'une collection Tohu Bohu qui recèle, semble-t-il, de véritables petites pépites.
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Le Vagabond
Ce one shot nous narre la vengeance lentement mûrie d’un homme qui a tout perdu (sa femme et sa situation professionnelle). Il s’agit là d’une bd d’ambiance où le récit, très noir, captive l’attention du lecteur. Cette atmosphère particulière est fort bien retranscrite grâce aux superbes planches "pastelles" de Jorge González. Ce style n’est d’ailleurs pas sans rappeler celui d’un certain Mattotti. La comparaison n’est pas usurpée puisque ce jeune dessinateur maîtrise cette "technique" de mise en couleur en faisant preuve de beaucoup de talent. En outre, Jorge nous gratifie d’un petit rebondissement sur la fin pour conclure ce récit sans fausses notes. A découvrir !
De mal en pis
Avoir un tel pavé entre les mains, ça impressionne quand même un peu. Moi qui ai l'estomac fragile, je me suis demandé si j'allais réussir à digérer tout ça. Et bien, je dois reconnaître que mes appréhensions étaient infondées. La lecture est facile, légère et passionnante. J'ai bien sûr fait quelques pauses, mais, vu le découpage de l'oeuvre en nombreux chapitres et le rythme plutôt constant de l'ensemble, les interruptions ne nuisent pas au plaisir de la lecture. Les personnages sont tous attachants et criants de vérité. Leurs qualités, secrets et petits (et grands) travers se dévoilent tout au long de la BD et se savourent avec plaisir. L'intrigue - pour autant que l'on puisse parler d'intrigue - sinue le long des pages, s'attarde sur des personnages secondaires, évolue tranquillement avec la vie des protagonistes et fait, comme l'a dit Ro, beaucoup pensé à un format de sitcom américain. Le ton de l'ensemble, même si l'humour est très présent, est quand même sérieux et frôle souvent le tragique, ce qui donne beaucoup de profondeur à cet ouvrage tellement riche (une deuxième lecture doit faire ressurgir de nombreux détails). Le dessin est bon, mais ce qui m'a surtout frappé c'est la virtuosité de certaines mises en page. L'auteur se livre à des expérimentations fréquentes dans ce domaine et le succès est souvent au rendez vous (je pense notamment à la scène où Sherman hésite à embrasser Caprice, aux pages identiques qui se répètent mais prennent un sens complètement différents selon le contexte, etc..). Le prix (30 euros) est élevé, mais la qualité et la quantité sont au rendez vous. Il n'y a pas à hésiter une seule seconde.
Les Yeux verts
Ma note se situe juste au-dessus du 3,5/5. Une bonne petite découverte. Les couvertures me faisaient de l'oeil depuis un moment, et je me suis lancé. Les Yeux verts, c'est d'abord une ambiance. Une ambiance onirique, des créatures myth(olog)iques, des personnages de conte. Ca ressemble à beaucoup d'oeuvres classiques du genre fantastique, des oeuvres de Balzac ou celles de Maupassant, en passant par les de E.T.A. Hoffmann. Le dessin, faussement naïf, nous plonge d'emblée dans l'ambiance créée plus haut, une ambiance qui nous invite à la rêverie. Quant à l'histoire, c'est vrai qu'elle n'est pas très originale, qu'elle est assez linéaire (un peu en rupture, donc, avec l'ambition onirique), mais il s'agit d'un traitement plutôt sympathique du thème de départ, qui met rapidement l'eau à la bouche. Tout juste pourra-t-on reprocher à Hubert d'arrêter la série un peu trop tôt, car il y avait certainement d'autres possibilités narratives à explorer. Mais ne boudons pas notre plaisir devant ce petit bijou.
Freaks Agency
Vraiment très prometteuse cette série. Mais pour le moment il faut bien le dire on y comprend pas grand chose! Une bonne note car très joli et très intriguant et parce qu'il y a de fortes chances que le tome 2 soit vraiment génial! Tous les ingrédients sont là il n'y a plus qu'à secouer! Achat non conseillé parce que pour le moment on ne fait que dresser le décor et que c'est tellement dur d'attendre la suite que mieux vaut ne pas encore l'acheter. (En même temps si personne n'achète ce tome un on aura pas de suite... ça va pas du tout alors!!! Achetez-le!!! :D). Vivement la suite!!!
Duds Hunt
Ce manga a plusieurs caractéristiques : il est super violent et c'est un one shot. Alors des mangas violents, c'est pas ce qui manque mais un qui se termine en un tome, j'ai jamais vu ça. En tout cas, niveau style ça se démarque pas des masses de la production nipponne même si je suis effectivement bien loin d'être un spécialiste. C'est brut, fun, violent, plutôt bien construit au début (malheureusement la fin part un peu en sucette) : ça rappelle carrément "Battle Royal" mais c'est pas un défaut à mon sens; ça garde la même force brute. Pour ceux qui pensent le paint-ball est un sport de tapettes...
Courtney Crumrin
Cette série est un petit bijou. C'est la première fois que je retrouve l'univers de Tim Burton (le meilleur, celui de "Edward aux mains d'argent", de "L'étrange noël de M. Jack" et de "La planète des singes" -non, je déconne-) dans une bande dessinée. Courtney est une jeune fille socialement décalée pour rester poli. Elle se plonge dans le monde merveilleux des changelings, farfadets et autres trolls mais à la différence de nombreuses autres oeuvres, le côté noir de la magie est toujours présent et assez jouissif. La toute première histoire est une pure merveille pour illustrer mon propos, Courtney n'hésitant pas à faire dévorer une jeune fille de sa classe! Le noir et blanc est tout à fait superbe même si le trait est parfois un peu trop naïf ; par contre rarement un dessin aura aussi bien servi un univers (et même si c'est une expression des plus galvaudée, elle prend tout son sens ici). Au final, on tient là une superbe série que je ne saurais trop vous conseiller de lire, telles les critiques précédentes. Un petit mot également sur les couvertures absolument superbes, on se prend presque à rêver de voir ces tomes en couleur.
Freaks Agency
Attention, OVNI. Le dessin est tellement chiadé qu'on y passe des heures. On voit que le type vient de l'animation, et qu'il aime ça. Il y a des jeux d'ombres tellement recherchés qu'il a dû y passer des heures. Je me demande combien de temps il a mis à faire l'album... Il y a quelques maladresses, mais là je cherche la petite bête. Le scénario est étrange à souhait, on n'y comprend pas grand chose, car l'auteur a pris plaisir à semer des scènes intrusives, qui n'avancent pas à grand chose, sauf à nous perdre (ce qui n'est pas un reproche). Au final, des cases magnifiques, dignes d'être sorties de l'imagination de Lovecraft (puisque Baranger semble en être un fan), et une histoire bien menée. Y'a intérêt à ce que la suite soit à la hauteur !
La Chronique des Immortels
4 étoiles... C'est peut-être trop... Ma vraie note serait plutôt 3.5, mais j'ai préféré arrondir par le haut parce qu'il y a dans cette bd des qualités formelles très rares. Tout d'abord, le dessin est magnifique, très proche de l'animation, il différencie décor et personnage, ce qui donne aux images de cette bd une profondeur spatiale toute particulière. Ensuite, le découpage est une petite merveille. Chaque case appelle ses suivantes. On sent derrière tout cela un savoir-faire exceptionnel. Dernière chose remarquable : la narration et l'usage des récitatifs est digne des meilleur exemples en la matière (avec ce mode de narration, je n'ai rien lu d'aussi maîtrisé depuis Berceuse assassine ou Le Tueur). Voilà pour les bons points... Maintenant précisions tout de même que le scénario, sur le fond, n'est pas très original ni novateur. Privilégiant certaines scènes d'action plutôt qu'un contenu très profond, il est difficile de voir ce qui le différencie fondamentalement de l'histoire guerrière de base... Si l'album s'avère passionnant de bout en bout, c'est surtout grâce aux qualités que j'ai évoqué plus haut... Il est un peu trop tôt pour juger de la qualité du propos, il reste à savoir où cette histoire de vengeance va nous mener. Il s'agit d'une adaptation et je dois dire qu'à aucun moment, cela ne s'est ressenti : pas de récitatifs envahissant qui tente de faire passer à la sauvette ce qui n'est pas entré dans les cases, pas de raccourcis narratifs mal foutus.... Tout le contraire de Arrivederci Amore. P.S. : Je trouve la couverture affreuse... et la typo... beurk... N'importe quelle case à l'intérieur aurait fait plus joli... Et le titre "Chroniques des immortels"... Y'a pas plus banal et insipide... Bref, vous arrêtez pas à ça...
Où le regard ne porte pas...
Franchement j'ai trouvé le premier tome relativement palpitant, mais je ne voyais pas trop où l'auteur voulait en venir, on se pose beaucoup de questions et on a envi de lire la suite. Le deuxième tome marque un virage surprenant et le scénario s’articule très bien. J’ai vraiment dévoré le deuxième tome car l’histoire fait monter le rythme cardiaque de manière incroyable. La fin fait frissonner…un très bon moment de bande dessiner avec un dessin qui est splendide même si je ne suis qu’un amateur pour juger. Alors la lecture est nécessaire et l’achat en découlera.
L'Autre Laideur l'Autre Folie
Une bande dessinée tout en finesse. Elle a comme intrigue principale les faiblesses des deux "héros". Il fallait oser. Je pense que j'ai particulièrement bien apprécié la philosophie du scénario à savoir l’importance du regard de l’autre et de cette idée de faire de ses faiblesses sa force. Bref un scénario psychologique original, sans faux accord et mené de main de maître. A cela s’ajoute une dynamique toute particulière grâce aux sauts dans le temps et à certaine prise de vue. Au niveau du dessin, je dirais que c’est parfois inégal. Certaines planches sont splendides par la simplicité du trait alors que d’autres sont moins convaincantes...Toutefois, dans la même collection, je dois avouer avoir été davantage touché par Vagues à l'âme. Bref, une bd à découvrir de même qu'une collection Tohu Bohu qui recèle, semble-t-il, de véritables petites pépites.