Disons-le d'entrée : la boxe, je déteste ça. Se faire taper dessus pour gagner sa vie, difficile de faire plus masochiste. Pourtant, j'aime le sport, enfin, je pense aimer ça. Et j'aime Baru. Enfin, je parle de son oeuvre, je ne connais pas personnellement le bonhomme, hein. (en plus je suis déjà marié). ;)
Bref, tout ça pour dire que c'est le nom de l'auteur qui m'a fait lire L'Enragé. Et qu'encore une fois avec Baru, je n'ai pas été déçu. Il nous propose une analyse fine de notre société, un regard à la fois cynique et tendre pour l'industrie du showbiz et du sport à grand spectacle. L'itinéraire d'Anton est assez typique de l'ascension de certains champions actuels, et son histoire est parfois même en-dessous de la vérité. Et même si je n'aime pas la boxe, j'ai suivi cette histoire avec un petit sourire aux lèvres, charmé par le talent de Baru à nous raconter notre histoire avec des mots simples. Il l'illustre de façon assez intéressante. Son trait s'est légèrement simplifié par rapport à ses créations précédentes, et malgré une déstabilisation initiale, j'ai trouvé ça plutôt bien vu.
J'attends le tome 2 avec impatience.
Même note que pour "Daredevil Yellow" mais un arc nettement supérieur à mon avis. Le scénar de Bendis est de très haut niveau et nous propose une plongée très intéressante dans les méandres politiques de la pègre new-yorkaise. Bendis ne fait pas de détail quand il met en scène l'ex-femme du Caid, j'ai été totalement séduit par la noirceur de son scénario. Le concept de dévoiler l'identité de Daredevil à la une des journaux marche carrément bien mais je commence, après six tomes, à attendre avec impatience de voir comment Murdoch va se sortir de ce guêpier (s'il s'en sort); j'ai peur que ça commence à tirer en longueur cette histoire.
Niveau dessin, c'est indéniablement extrêmement dynamique, tout du moins quand Maleev est aux pinceaux. Le passage muet dans "Underboss" s'étalant sur de nombreuses pages est rythmiquement une superbe réussite, voilà quelque chose que j'ai rarement lu dans les Comics de super héros (ma culture est limitée il est vrai). Du tout bon.
Moi qui ne connais pas plus que ça l'histoire de Daredevil (quelques Miller en passant), j'ai bien aimé ce one-shot assez nostalgique sur les origines du justicier aveugle quand il était vêtu de jaune. Le fond est vraiment noir comme le souligne Cassidy, puisqu'il parle d'amours perdues et d'une morte très attachée aux deux associés. On découvre également la mort du père et les touts débuts de l'homme sans peur. L'absence de pathos facile et une histoire finalement assez subtile confèrent à ce tome un véritable intérêt, probablement plus pour les lecteurs comme moi que pour les fondus de Daredevil.
Je suis moi-même un peu étonné mais voilà vraiment une série recommandable en tous points, pour peu que vous soyez un minimum intéressé par l'univers de Star Wars bien sur. Je suis d'accord avec Ro sur de nombreux aspects, notamment sur la qualité des scénarii d'Ostrander; c'est probablement ce que j'ai vu de plus intéressant, non seulement dans les BD SW mais également dans l'univers SW, films compris. Il n'y a pas dans cette série de manichéisme à deux balles mais une vraie réflexion sur les enjeux de la guerre et les stratégies suivies ainsi qu'un questionnement continu des différents protagonistes sur le côté obscur et la justesse de leur cause. C'est surtout valable à partir du tome 4 effectivement, même si les premiers, mettant en scène plus de faits d'armes et moins de réflexion politique sont loin d'être désagréables.
J'accroche également bien aux dessins de Dursema, dans un style certes plein de clinquant mais que j'aime finalement assez. Bref, une série franchement remarquable sur ses derniers tomes, qui nous permet de découvrir une galaxie de personnages secondaires et d'approfondir notre connaissance des autres. Reste plus à espérer que ça se conclura avec la même qualité.
Après avoir franchi le pas, être passé outre mes à priori avec Star Wars - Clone Wars et être complètement tombé sous le charme, j'ai continué mon exploration avec la lecture de "Star Wars - Jedi". Et encore une fois je ne suis pas déçu.
L’histoire (tome 1 à 3) contée par Ostrander se situe entre Episode I et Episode II de la saga Star Wars. Elle est composée de trois tomes à lire dans l’ordre bien que chaque album se suffise à lui-même. Elle met en scène deux personnages vraiment géniaux : le maître Jedi Quinlan Vos et sa Padawan Aayla Secura.
Le tome 4 (toujours scénarisé par Ostrander), lui retrace les évènements de la Guerre de Stark survenu 7 ans avant Episode I – La menace fantôme. On y retrouve Quinlan Vos et Obi Wan alors qu’ils ne sont encore que de jeune padawan.
Cette série enrichit encore un peu plus l’univers de Star Wars, ce qui n’est pas pour déplaire aux fans. Mais elle est tout a fait accessible aux profanes qui eux y trouveront là des histoires originales et bien rythmées.
Les Dessins de Duursema sont magnifiques (tome 1 à 3). C’est de la même trempe que toutes les histoires auxquelles elle a participé dans Star Wars - Clone Wars. J’aime beaucoup les traits du personnage Quinlan Vos dans un style très réaliste et Aayla Secura a des formes à tomber à la renverse.
C’est Fabbri qui a dessiné le tome 4. C’est beau et efficace, mais j’aime moins que les précédents. Son style est moins réaliste et beaucoup plus épuré.
Les couleurs de McCaig (Tomes 1, 2 et 4) et Anderson (Tome 3) sont parfaites et mettent superbement en valeur les illustrations de Duursema. Le panel de couleurs utilisées et tout à fait en connivence avec l’univers de Star Wars.
Je donne quatre étoiles comme pour Clone Wars même si je trouve la série un petit chouïa moins bien mais elle a l’avantage de ne compter que trois tomes au lieu de dix pour Clone Wars, ce qui n’est pas négligeable pour quelqu’un qui voudrait se laisser tenter par les comics Star Wars Delcourt sans trop prendre de risque avec son compte en banque.
Tardi y décrit différentes histoires de galère de poilus d'après des récits récupérés ici et là. C'est réellement poignant. Cette BD m'a vraiment frappé par son réalisme, sa justesse et l'émotion qu'elle dégage. Le tout accentué par le décalage entre notre vie confortable et la vie de ces pauvres héros.
Dans un long dimanche de fiançailles, 3 ou 4 scènes au moins ou plans sont reprises de cette BD.
A lire un 11 novembre, en profitant que ce jour soit encore férié et avant que le dernier survivant ne trépasse.
Avec des couvertures pareilles et des titres aussi accrocheurs, impossible de passer à côté de cette BD.
Je n'ai pas été déçu, l'univers est une réussite, c'est original, bien fait et peuplé de créatures loufoques à souhait.
J'ai adoré les personnages et leurs motivations, à commencer par Anita et son look ravageur, ses façons d'agir, de se comporter et de penser, font d'elle une "héroïne" intéressante et attachante.
Le Mentor et Sig 14, ses deux acolytes sont délirants.
Mais mon préféré reste Bottle ou la Misère et sa flopée de cyborgs pirhanas, sa transformation progressive en personnage aussi débile que puissant mais toujours autant tenace, est magnifiquement construite.
Les dessins sont très bons, ainsi que les couleurs, même si la variété de teinte est limitée, c'est loin d'être désagréable. J'adore le dessin en pleine page qui clôt le troisième tome, une illustration qui dépeint bien le personnage principal et, accessoirement, une conclusion magnifique du premier cycle.
Bref, Anita Bomba est une bonne BD qui manque le 5/5 de peu. Si seulement il y avait une vraie fin...
Sur les 2 premiers tomes, je notais un "pas mal". Mais l'histoire prise dans son ensemble, c'est franchement bien. L'énigme principale est bien trouvée, le personnage principal s'en sort bien et l'histoire reste réaliste, sans longueurs ni ennui.
L'enchaînement des cases peut parfois perturber, le dessin n'est pas toujours très précis, mais il reste agréable dans l'ensemble.
La psychologie des personnages est plutôt bien étudiée, l'ennemi du héros s'en sort bien, il correspond au mec haïssable et mystérieux qui reste intouchable. Mais tellement fragile au fond...
Coup de coeur, c'est un beau manga.
Mince alors ! Les Innommables au pays des boy-scouts !
Depuis le temps que j'avais repéré cette série qui m'intriguait franchement, c'est avec bonheur que j'ai réussi à m'emparer des 3 tomes et je les ai lus aussi sec. Et franchement, sacré bonne surprise pour moi.
Parue à peu près à la même époque que Les Innommables, la Patrouille des Libellules a un dessin et un thème de base, une équipe de filles scouts, qui laissent penser que c'est une série du genre qu'on trouve dans le journal de Spirou. Mais vraiment, c'est loin de ça ! C'est du Yann pur et dur, comme je l'aime.
Bon, je ne suis pas trop fan du dessin de Hardy. Je lui préfère nettement le style de Conrad que je trouve plus lisible et plus esthétique tout en étant dans un style narratif proche. Le trait du dessin et la colorisation ne sont pas top, mais ça se lit assez bien quand même. Et certaines cases ou planches ne sont pas mal, fonctionnant bien au niveau de la composition et de l'effet humoristique.
Quant au scénario, comme je le disais, c'est du Yann typique : politiquement incorrect, humour acide, alternance de moments durs et d'humour délirant.
Les albums pourraient se résumer en une intrigue facile : le tome 1 voit Staliniens et Russes Blancs s'affronter dans les années 30 pour tuer des descendants exilés de la famille Romanov dans un petit village franchouillard, et les tomes 2 et 3 voient notre équipe de scouts fuir en Angleterre au moment de l'invasion Allemande afin de rejoindre les combattants de la France Libre et le Général de Gaulle.
Mais ces résumés sont presque annexes par rapport à la foule de choses que contiennent ces albums partant en digressions à droite à gauche, délirant sur tout et n'importe quoi. Ce serait trop dur de raconter tout ce que contiennent ces albums.
L'humour, pour ceux qui aiment Yann, est souvent excellent. J'ai véritablement été explosé de rire à plein de moments.
Franchement, une lecture qui m'a réellement fait plaisir.
Maintenant, à côté de ça, il y a tout de même des défauts assez manifestes qui feront que la BD ne plaira pas à tout le monde.
Le dessin déjà, j'en ai parlé, il n'est pas toujours fameux.
Mais le plus raté à mes yeux est la narration. Le rythme est vraiment étrange, les ellipses assez nombreuses, le récit parfois un peu ardu à suivre tant les digressions sont présentes à tout bout de champ, laissant presque en arrière-plan la trame de base du scénario. Ce n'est pas aisé de rentrer dans l'histoire, surtout si on part sur un mauvais à-priori.
Ensuite, même si l'humour est en majorité vraiment bon, il y a quelques touches de scato et de petites culottes et autres zizis-à-l'air qui ne sont pas vraiment à mon goût. Ca rabaisse un peu la qualité de la série à mes yeux même si cela se concentre sur le premier tome essentiellement.
Bref, malgré quelques défauts qui ont sans doute plongé trop vite cette BD dans l'oubli, je conseille nettement la lecture de cette série politiquement incorrecte de Yann, une véritable perle oubliée et difficilement trouvable.
En voyant cette BD sur les étals des librairies et grandes surfaces, je m'imaginais facilement une nouvelle BD à thème sortie dans un but purement commercial avec des gags en quantité industrielle et à l'humour pitoyable. D'où mon agréable surprise quand je l'ai finalement lue.
Cette BD m'a assez vite rappelé les bons moments des Dingodossiers quand Goscinny et Gotlib traitaient d'un thème particulier : ici, ce sont les différentes composantes d'un voyage qui sont traitées, de la valise jusqu'à la plage en passant par l'avion, la cuisine locale, etc... Alors bien sûr, Tehem n'a ni l'humour incroyable de Goscinny ni l'excellence du dessin de Gotlib mais j'ai néanmoins trouvé cet album très amusant.
Certains gags tombent un peu à plat ou sont un peu lourdingues ou passables, mais beaucoup de gags sont vraiment bons. Et surtout, on en a vraiment pour son argent : la BD est très dense contrairement à ce que je m'imaginais au départ. Chaque planche contient plusieurs gags et ne fonctionne donc pas sur la banale chute de fin de planche ou autres. Beaucoup de planches ne sont d'ailleurs pas sous la forme du gaufrier BD typique mais plutôt comme des brochures de vacances emplies de textes, d'images et de beaucoup d'humour.
Ce sont des gags souvent décalées, jouant sur les mots ou autres, et très peu de gags récurrents comme on pourrait le craindre.
Beaucoup d'idées, de l'humour parfois vraiment bon, un album qui vaut véritablement son prix car dense, long et agréable à lire.
Bref, une agréable surprise que je vous conseille !
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L'Enragé
Disons-le d'entrée : la boxe, je déteste ça. Se faire taper dessus pour gagner sa vie, difficile de faire plus masochiste. Pourtant, j'aime le sport, enfin, je pense aimer ça. Et j'aime Baru. Enfin, je parle de son oeuvre, je ne connais pas personnellement le bonhomme, hein. (en plus je suis déjà marié). ;) Bref, tout ça pour dire que c'est le nom de l'auteur qui m'a fait lire L'Enragé. Et qu'encore une fois avec Baru, je n'ai pas été déçu. Il nous propose une analyse fine de notre société, un regard à la fois cynique et tendre pour l'industrie du showbiz et du sport à grand spectacle. L'itinéraire d'Anton est assez typique de l'ascension de certains champions actuels, et son histoire est parfois même en-dessous de la vérité. Et même si je n'aime pas la boxe, j'ai suivi cette histoire avec un petit sourire aux lèvres, charmé par le talent de Baru à nous raconter notre histoire avec des mots simples. Il l'illustre de façon assez intéressante. Son trait s'est légèrement simplifié par rapport à ses créations précédentes, et malgré une déstabilisation initiale, j'ai trouvé ça plutôt bien vu. J'attends le tome 2 avec impatience.
Daredevil - L'homme sans peur (Cycle de Bendis et Maleev)
Même note que pour "Daredevil Yellow" mais un arc nettement supérieur à mon avis. Le scénar de Bendis est de très haut niveau et nous propose une plongée très intéressante dans les méandres politiques de la pègre new-yorkaise. Bendis ne fait pas de détail quand il met en scène l'ex-femme du Caid, j'ai été totalement séduit par la noirceur de son scénario. Le concept de dévoiler l'identité de Daredevil à la une des journaux marche carrément bien mais je commence, après six tomes, à attendre avec impatience de voir comment Murdoch va se sortir de ce guêpier (s'il s'en sort); j'ai peur que ça commence à tirer en longueur cette histoire. Niveau dessin, c'est indéniablement extrêmement dynamique, tout du moins quand Maleev est aux pinceaux. Le passage muet dans "Underboss" s'étalant sur de nombreuses pages est rythmiquement une superbe réussite, voilà quelque chose que j'ai rarement lu dans les Comics de super héros (ma culture est limitée il est vrai). Du tout bon.
DareDevil - Jaune
Moi qui ne connais pas plus que ça l'histoire de Daredevil (quelques Miller en passant), j'ai bien aimé ce one-shot assez nostalgique sur les origines du justicier aveugle quand il était vêtu de jaune. Le fond est vraiment noir comme le souligne Cassidy, puisqu'il parle d'amours perdues et d'une morte très attachée aux deux associés. On découvre également la mort du père et les touts débuts de l'homme sans peur. L'absence de pathos facile et une histoire finalement assez subtile confèrent à ce tome un véritable intérêt, probablement plus pour les lecteurs comme moi que pour les fondus de Daredevil.
Star Wars - La Guerre des Clones (Clone Wars)
Je suis moi-même un peu étonné mais voilà vraiment une série recommandable en tous points, pour peu que vous soyez un minimum intéressé par l'univers de Star Wars bien sur. Je suis d'accord avec Ro sur de nombreux aspects, notamment sur la qualité des scénarii d'Ostrander; c'est probablement ce que j'ai vu de plus intéressant, non seulement dans les BD SW mais également dans l'univers SW, films compris. Il n'y a pas dans cette série de manichéisme à deux balles mais une vraie réflexion sur les enjeux de la guerre et les stratégies suivies ainsi qu'un questionnement continu des différents protagonistes sur le côté obscur et la justesse de leur cause. C'est surtout valable à partir du tome 4 effectivement, même si les premiers, mettant en scène plus de faits d'armes et moins de réflexion politique sont loin d'être désagréables. J'accroche également bien aux dessins de Dursema, dans un style certes plein de clinquant mais que j'aime finalement assez. Bref, une série franchement remarquable sur ses derniers tomes, qui nous permet de découvrir une galaxie de personnages secondaires et d'approfondir notre connaissance des autres. Reste plus à espérer que ça se conclura avec la même qualité.
Star Wars - Jedi
Après avoir franchi le pas, être passé outre mes à priori avec Star Wars - Clone Wars et être complètement tombé sous le charme, j'ai continué mon exploration avec la lecture de "Star Wars - Jedi". Et encore une fois je ne suis pas déçu. L’histoire (tome 1 à 3) contée par Ostrander se situe entre Episode I et Episode II de la saga Star Wars. Elle est composée de trois tomes à lire dans l’ordre bien que chaque album se suffise à lui-même. Elle met en scène deux personnages vraiment géniaux : le maître Jedi Quinlan Vos et sa Padawan Aayla Secura. Le tome 4 (toujours scénarisé par Ostrander), lui retrace les évènements de la Guerre de Stark survenu 7 ans avant Episode I – La menace fantôme. On y retrouve Quinlan Vos et Obi Wan alors qu’ils ne sont encore que de jeune padawan. Cette série enrichit encore un peu plus l’univers de Star Wars, ce qui n’est pas pour déplaire aux fans. Mais elle est tout a fait accessible aux profanes qui eux y trouveront là des histoires originales et bien rythmées. Les Dessins de Duursema sont magnifiques (tome 1 à 3). C’est de la même trempe que toutes les histoires auxquelles elle a participé dans Star Wars - Clone Wars. J’aime beaucoup les traits du personnage Quinlan Vos dans un style très réaliste et Aayla Secura a des formes à tomber à la renverse. C’est Fabbri qui a dessiné le tome 4. C’est beau et efficace, mais j’aime moins que les précédents. Son style est moins réaliste et beaucoup plus épuré. Les couleurs de McCaig (Tomes 1, 2 et 4) et Anderson (Tome 3) sont parfaites et mettent superbement en valeur les illustrations de Duursema. Le panel de couleurs utilisées et tout à fait en connivence avec l’univers de Star Wars. Je donne quatre étoiles comme pour Clone Wars même si je trouve la série un petit chouïa moins bien mais elle a l’avantage de ne compter que trois tomes au lieu de dix pour Clone Wars, ce qui n’est pas négligeable pour quelqu’un qui voudrait se laisser tenter par les comics Star Wars Delcourt sans trop prendre de risque avec son compte en banque.
C'était la guerre des tranchées
Tardi y décrit différentes histoires de galère de poilus d'après des récits récupérés ici et là. C'est réellement poignant. Cette BD m'a vraiment frappé par son réalisme, sa justesse et l'émotion qu'elle dégage. Le tout accentué par le décalage entre notre vie confortable et la vie de ces pauvres héros. Dans un long dimanche de fiançailles, 3 ou 4 scènes au moins ou plans sont reprises de cette BD. A lire un 11 novembre, en profitant que ce jour soit encore férié et avant que le dernier survivant ne trépasse.
Anita Bomba
Avec des couvertures pareilles et des titres aussi accrocheurs, impossible de passer à côté de cette BD. Je n'ai pas été déçu, l'univers est une réussite, c'est original, bien fait et peuplé de créatures loufoques à souhait. J'ai adoré les personnages et leurs motivations, à commencer par Anita et son look ravageur, ses façons d'agir, de se comporter et de penser, font d'elle une "héroïne" intéressante et attachante. Le Mentor et Sig 14, ses deux acolytes sont délirants. Mais mon préféré reste Bottle ou la Misère et sa flopée de cyborgs pirhanas, sa transformation progressive en personnage aussi débile que puissant mais toujours autant tenace, est magnifiquement construite. Les dessins sont très bons, ainsi que les couleurs, même si la variété de teinte est limitée, c'est loin d'être désagréable. J'adore le dessin en pleine page qui clôt le troisième tome, une illustration qui dépeint bien le personnage principal et, accessoirement, une conclusion magnifique du premier cycle. Bref, Anita Bomba est une bonne BD qui manque le 5/5 de peu. Si seulement il y avait une vraie fin...
Old Boy
Sur les 2 premiers tomes, je notais un "pas mal". Mais l'histoire prise dans son ensemble, c'est franchement bien. L'énigme principale est bien trouvée, le personnage principal s'en sort bien et l'histoire reste réaliste, sans longueurs ni ennui. L'enchaînement des cases peut parfois perturber, le dessin n'est pas toujours très précis, mais il reste agréable dans l'ensemble. La psychologie des personnages est plutôt bien étudiée, l'ennemi du héros s'en sort bien, il correspond au mec haïssable et mystérieux qui reste intouchable. Mais tellement fragile au fond... Coup de coeur, c'est un beau manga.
La Patrouille des Libellules
Mince alors ! Les Innommables au pays des boy-scouts ! Depuis le temps que j'avais repéré cette série qui m'intriguait franchement, c'est avec bonheur que j'ai réussi à m'emparer des 3 tomes et je les ai lus aussi sec. Et franchement, sacré bonne surprise pour moi. Parue à peu près à la même époque que Les Innommables, la Patrouille des Libellules a un dessin et un thème de base, une équipe de filles scouts, qui laissent penser que c'est une série du genre qu'on trouve dans le journal de Spirou. Mais vraiment, c'est loin de ça ! C'est du Yann pur et dur, comme je l'aime. Bon, je ne suis pas trop fan du dessin de Hardy. Je lui préfère nettement le style de Conrad que je trouve plus lisible et plus esthétique tout en étant dans un style narratif proche. Le trait du dessin et la colorisation ne sont pas top, mais ça se lit assez bien quand même. Et certaines cases ou planches ne sont pas mal, fonctionnant bien au niveau de la composition et de l'effet humoristique. Quant au scénario, comme je le disais, c'est du Yann typique : politiquement incorrect, humour acide, alternance de moments durs et d'humour délirant. Les albums pourraient se résumer en une intrigue facile : le tome 1 voit Staliniens et Russes Blancs s'affronter dans les années 30 pour tuer des descendants exilés de la famille Romanov dans un petit village franchouillard, et les tomes 2 et 3 voient notre équipe de scouts fuir en Angleterre au moment de l'invasion Allemande afin de rejoindre les combattants de la France Libre et le Général de Gaulle. Mais ces résumés sont presque annexes par rapport à la foule de choses que contiennent ces albums partant en digressions à droite à gauche, délirant sur tout et n'importe quoi. Ce serait trop dur de raconter tout ce que contiennent ces albums. L'humour, pour ceux qui aiment Yann, est souvent excellent. J'ai véritablement été explosé de rire à plein de moments. Franchement, une lecture qui m'a réellement fait plaisir. Maintenant, à côté de ça, il y a tout de même des défauts assez manifestes qui feront que la BD ne plaira pas à tout le monde. Le dessin déjà, j'en ai parlé, il n'est pas toujours fameux. Mais le plus raté à mes yeux est la narration. Le rythme est vraiment étrange, les ellipses assez nombreuses, le récit parfois un peu ardu à suivre tant les digressions sont présentes à tout bout de champ, laissant presque en arrière-plan la trame de base du scénario. Ce n'est pas aisé de rentrer dans l'histoire, surtout si on part sur un mauvais à-priori. Ensuite, même si l'humour est en majorité vraiment bon, il y a quelques touches de scato et de petites culottes et autres zizis-à-l'air qui ne sont pas vraiment à mon goût. Ca rabaisse un peu la qualité de la série à mes yeux même si cela se concentre sur le premier tome essentiellement. Bref, malgré quelques défauts qui ont sans doute plongé trop vite cette BD dans l'oubli, je conseille nettement la lecture de cette série politiquement incorrecte de Yann, une véritable perle oubliée et difficilement trouvable.
Lovely Planet
En voyant cette BD sur les étals des librairies et grandes surfaces, je m'imaginais facilement une nouvelle BD à thème sortie dans un but purement commercial avec des gags en quantité industrielle et à l'humour pitoyable. D'où mon agréable surprise quand je l'ai finalement lue. Cette BD m'a assez vite rappelé les bons moments des Dingodossiers quand Goscinny et Gotlib traitaient d'un thème particulier : ici, ce sont les différentes composantes d'un voyage qui sont traitées, de la valise jusqu'à la plage en passant par l'avion, la cuisine locale, etc... Alors bien sûr, Tehem n'a ni l'humour incroyable de Goscinny ni l'excellence du dessin de Gotlib mais j'ai néanmoins trouvé cet album très amusant. Certains gags tombent un peu à plat ou sont un peu lourdingues ou passables, mais beaucoup de gags sont vraiment bons. Et surtout, on en a vraiment pour son argent : la BD est très dense contrairement à ce que je m'imaginais au départ. Chaque planche contient plusieurs gags et ne fonctionne donc pas sur la banale chute de fin de planche ou autres. Beaucoup de planches ne sont d'ailleurs pas sous la forme du gaufrier BD typique mais plutôt comme des brochures de vacances emplies de textes, d'images et de beaucoup d'humour. Ce sont des gags souvent décalées, jouant sur les mots ou autres, et très peu de gags récurrents comme on pourrait le craindre. Beaucoup d'idées, de l'humour parfois vraiment bon, un album qui vaut véritablement son prix car dense, long et agréable à lire. Bref, une agréable surprise que je vous conseille !