Avouons-le : la couverture et le sujet (le récit des luttes ouvrières dans les Mauges) peuvent en rebuter plus d'un... Mais voilà, comme pour Rural !, Davodeau fait encore mouche avec ce nouvel album documentaire. Car l'originalité de Davodeau est là : un style peu commun (faire du documentaire en BD), un récit précis (l'auteur fait un vrai travail de recherche historique) avec une vraie proximité et tendresse pour les destins qu'il évoque.
Alors voici donc Davodeau enquêtant sur la culture militante des habitants de la région des Mauges (sud du Maine et Loire) de 1945 à 1981 à travers deux personnes communes mais aussi un peu spéciales : ses parents.
On va y découvrir les conditions particulières de travail dans des usines de production où le taylorisme fait encore des siennes ainsi que les mouvements militants qui vont petit à petit s'intensifier pour lutter efficacement pour les droits des travailleurs.
Alors bien sûr, le récit ne fait pas beaucoup d'éloges pour le patronat, ce qui pourra déplaire à certains. Cependant, il faut bien situer le récit dans son contexte historique et puis l'auteur donne la parole à ses parents sans pour autant donner son avis personnel (à chacun de se faire son opinion en toute connaissance de causes).
Ne soyez donc pas rebuté par le sujet, l'histoire des Mauges peut paraître trop locale, mais elle est à l'image de ce qui s'est passé dans bon nombre de régions françaises avec une particularité : le rôle important de la religion dans cette région ultra-catholique dans la défense des ouvriers (une nouveauté à l'époque alors que l'église était plus proche de la noblesse qu'autre chose). Là encore, Davodeau ne tombe pas dans le piège de la propagande gratuite pour l'église catholique : il décrit purement et simplement les faits.
Un dernier mot sur les dessins noir et blanc de l'auteur : il sont sublimes. Ce n'est pas que Davodeau va révolutionner le monde de la BD par son coup de crayon, mais le dessinateur maîtrise parfaitement l'exercice difficile du documentaire-BD, avec des allers-retours dans passé. Là encore, les "Les mauvaises Gens" est une réussite.
Bref, tout comme Rural !, c'est un album incontournable par sa qualité et son originalité.
Voilà une bien belle histoire de vengeance, en effet...
Le scénario d'Yves Sente est bien maîtrisé, classique, réservant son lot de chausses-trapes, de pièges, de fausses pistes, un lot qui sied à toute bonne histoire de ce genre. Bien sûr, la référence à l'oeuvre d'Alexandre Dumas n'est pas un hasard, puisque Sente s'inscrit dans cette veine d'intrigues et de faux-semblants. Un scénario magnifié par le dessin, que dis-je, la peinture de Gregorz Rosinski, de toute beauté la plupart du temps, même si certaines cases me semblent juste esquissées. Un très beau diptyque, à conseiller au grand public.
En cinéma comme en BD, je n'aime pas le Western. Que voulez-vous... les goûts et les couleurs...
Et pourtant : Lune d'argent sur Providence m'a fait changer d'avis.
Côté dessin tout d'abord : j'adore. Un vrai travail sur la lumière qui met en valeur des décors somptueux. Des couleurs chatoyantes, un trait simple et précis. Les planches sont d'une rare qualité. Le style est au RDV et colle parfaitement au thème Western.
Côté ambiance, on se situe entre Western, Policier et Fantastique, avec une héroïne charmante et mystérieuse (tombera-t-elle amoureuse du gentil shérif ?)
Un excellent 1er tome... on attend la suite avec impatience !
Un vrai coup de coeur pour cette BD qui m'a réconcilié avec le Western !
Western est un très bon one-shot. Le dessin est simple et les couleurs sont très ternes, mais au final elles collent parfaitement à cette BD. L'histoire de ce cow-boy solitaire est bourré de rebondissements, le scénario de Van Hamme est très bon et on ne s'ennuie pas une page.
J'ai vraiment bien apprécié la lecture cette BD.
Une très belle série, peut-être difficile d'accès pour le jeune public, mais qui a un charme particulier. L'histoire se passe au début du siècle dernier et évoque des événements se déroulant en Asie. On est dans l'univers de la mer, des ports, de l'évasion, une époque où le mot voyage avait un sens.
Théodore Poussin est un personnage qui ressemble à un Tintin triste. Les dessins de Le Gall sont très beaux et s'améliorent au fil des albums.
Les aventures de Théodore Poussin font souvent penser aux romans de Stevenson, Conrad ou Melville.
Enfin, ce qui ajoute à la qualité de l'histoire est le personnage de M. Novembre qui est assez énigmatique et dont on ne comprend réellement le rôle qu'au sixième album.
Si vous n’aviez qu’un album à lire ce mois- çi , lisez « le désespoir du singe ».
Déjà avec un titre aussi énigmatique que beau vous ne pouvez que succomber à la tentation.
En outre la couverture est, à mon avis, une des plus belles de cette année 2006.
Pourtant, ne connaissant pas du tout l’œuvre d’ Alfred , mais uniquement celle de Peyraud ( et encore simplement comme dessinateur) j’ai tout de suite été conquis par cette bande dessinée.
Une romance pour ne pas dire une histoire romantique dans un monde Kafkaïen, où des mystérieux chantiers d’irrigations semblent indispensables au pouvoir en place, dont le bras armé ressemble à des êtres difformes.
Dans cet univers prêt à exploser, deux êtres, un peu bohèmes, un peu fous mais surtout amoureux vont bouleverser l’ordre établi.
Car il s’agit bien de cela, d’une histoire d’amour, magnifiquement dessiné et mise en scène, sur un fond dramatique.
Beaucoup de références et d’allusions dans cet opus ( on songe notamment au « dictateur » de Chaplin , pour le contexte ; scènes sur les toits, la répression, la fuite programmée du pays, )
Un dessin élastique ( les personnages semblent fait en caoutchouc ) d’Alfred, magnifique, servi par les couleurs forts réussies de Delf.
Lecture indispensable pour tout bédéphile qui se respecte.
Faites comme moi,ne demander qu’à tomber sous le charme de Vespérine.
Ma bd coup de cœur du moment
Je conseille d'acheter les quatre premiers albums de cette série. Le dernier Un Faune sur l'épaule, étant un peu décevant.
Tout dans cette série est magique. Frank et Bom nous dépeignent une série pleine de poésie, de rêve et de tendresse. Le personnage de Broussaille est très sympathique. Il faut lire et relire Les baleines publiques car cet album est d'une richesse rare.
Il est à noter, de plus, que cette série n'est pas sombrée dans le piège de la surexploitation, 5 albums en 20 ans.
Quelle maîtrise dans le dessin et le scénario de cette bande dessinée!
Je suis resté sous le charme de cette histoire fantastique, où les légendes celtiques côtoient le surnaturel.
Le scénario d'Oger semble sortir tout droit d'une rencontre entre Edgar Allan Poe et Anatole le Braz, tant il est prenant.
Un découpage parfait. L’idée, tant de fois utilisée en bd ou en littérature, de l’écrivain (Edgar Saint- Preux, tiens le même prénom qu'Allan Poe!) recueillant les paroles d’un témoin de l’histoire, fonctionne à merveille. On baigne vraiment dans l’ambiance inquiétante de ce village breton (malgré l’avertissement des auteurs, je sais, moi, où se trouve le village de Trébernec) de la fin du 19ème siècle.
Un petit regret : on ne sait toujours pas d’où sortent ces étranges « petites bêtes », véritables gremlins locaux.
De la magie, des légendes, un mystère, de l'amour, le tout servi sur un dessin en couleurs directes de Prugne,
Jubilatoire.
Un très bel album, qui raconte le parcours d'un homme qui va tenter d'assouvir son rêve, disputer le Tour de France. Au-delà de tout le côté sportif de la chose, c'est effectivement tout le versant humain de l'histoire qui retient réellement l'attention. Inspirée par l'imagerie d'Epinal qu'en avait gardé Lax, la petite reine est en effet un exploit humain parfois hors du commun. L'époque choisie par Lax n'est pas innocente, car à cette époque les coureurs étaient effectivement des pionniers (même si le Tour existait depuis 10 ans en 1913).
Lax applique un trait tout à fait sensible, intimiste à son histoire, et l'on referme l'album plutôt enchanté. Un seul regret, c'est un peu court...
Larcenet est un sans soute l'un des meilleurs auteurs du moment. Le premier tome de cette série Lazar est une merveille d'originalité. Ce monde intermédiaire est une trouvaille de génie.
Par contre, le deuxième tome m'a paru moins cohérent et intéressant, même la fin m'a paru prévisible.
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Les Mauvaises Gens
Avouons-le : la couverture et le sujet (le récit des luttes ouvrières dans les Mauges) peuvent en rebuter plus d'un... Mais voilà, comme pour Rural !, Davodeau fait encore mouche avec ce nouvel album documentaire. Car l'originalité de Davodeau est là : un style peu commun (faire du documentaire en BD), un récit précis (l'auteur fait un vrai travail de recherche historique) avec une vraie proximité et tendresse pour les destins qu'il évoque. Alors voici donc Davodeau enquêtant sur la culture militante des habitants de la région des Mauges (sud du Maine et Loire) de 1945 à 1981 à travers deux personnes communes mais aussi un peu spéciales : ses parents. On va y découvrir les conditions particulières de travail dans des usines de production où le taylorisme fait encore des siennes ainsi que les mouvements militants qui vont petit à petit s'intensifier pour lutter efficacement pour les droits des travailleurs. Alors bien sûr, le récit ne fait pas beaucoup d'éloges pour le patronat, ce qui pourra déplaire à certains. Cependant, il faut bien situer le récit dans son contexte historique et puis l'auteur donne la parole à ses parents sans pour autant donner son avis personnel (à chacun de se faire son opinion en toute connaissance de causes). Ne soyez donc pas rebuté par le sujet, l'histoire des Mauges peut paraître trop locale, mais elle est à l'image de ce qui s'est passé dans bon nombre de régions françaises avec une particularité : le rôle important de la religion dans cette région ultra-catholique dans la défense des ouvriers (une nouveauté à l'époque alors que l'église était plus proche de la noblesse qu'autre chose). Là encore, Davodeau ne tombe pas dans le piège de la propagande gratuite pour l'église catholique : il décrit purement et simplement les faits. Un dernier mot sur les dessins noir et blanc de l'auteur : il sont sublimes. Ce n'est pas que Davodeau va révolutionner le monde de la BD par son coup de crayon, mais le dessinateur maîtrise parfaitement l'exercice difficile du documentaire-BD, avec des allers-retours dans passé. Là encore, les "Les mauvaises Gens" est une réussite. Bref, tout comme Rural !, c'est un album incontournable par sa qualité et son originalité.
La Vengeance du Comte Skarbek
Voilà une bien belle histoire de vengeance, en effet... Le scénario d'Yves Sente est bien maîtrisé, classique, réservant son lot de chausses-trapes, de pièges, de fausses pistes, un lot qui sied à toute bonne histoire de ce genre. Bien sûr, la référence à l'oeuvre d'Alexandre Dumas n'est pas un hasard, puisque Sente s'inscrit dans cette veine d'intrigues et de faux-semblants. Un scénario magnifié par le dessin, que dis-je, la peinture de Gregorz Rosinski, de toute beauté la plupart du temps, même si certaines cases me semblent juste esquissées. Un très beau diptyque, à conseiller au grand public.
Lune d'argent sur Providence
En cinéma comme en BD, je n'aime pas le Western. Que voulez-vous... les goûts et les couleurs... Et pourtant : Lune d'argent sur Providence m'a fait changer d'avis. Côté dessin tout d'abord : j'adore. Un vrai travail sur la lumière qui met en valeur des décors somptueux. Des couleurs chatoyantes, un trait simple et précis. Les planches sont d'une rare qualité. Le style est au RDV et colle parfaitement au thème Western. Côté ambiance, on se situe entre Western, Policier et Fantastique, avec une héroïne charmante et mystérieuse (tombera-t-elle amoureuse du gentil shérif ?) Un excellent 1er tome... on attend la suite avec impatience ! Un vrai coup de coeur pour cette BD qui m'a réconcilié avec le Western !
Western
Western est un très bon one-shot. Le dessin est simple et les couleurs sont très ternes, mais au final elles collent parfaitement à cette BD. L'histoire de ce cow-boy solitaire est bourré de rebondissements, le scénario de Van Hamme est très bon et on ne s'ennuie pas une page. J'ai vraiment bien apprécié la lecture cette BD.
Théodore Poussin
Une très belle série, peut-être difficile d'accès pour le jeune public, mais qui a un charme particulier. L'histoire se passe au début du siècle dernier et évoque des événements se déroulant en Asie. On est dans l'univers de la mer, des ports, de l'évasion, une époque où le mot voyage avait un sens. Théodore Poussin est un personnage qui ressemble à un Tintin triste. Les dessins de Le Gall sont très beaux et s'améliorent au fil des albums. Les aventures de Théodore Poussin font souvent penser aux romans de Stevenson, Conrad ou Melville. Enfin, ce qui ajoute à la qualité de l'histoire est le personnage de M. Novembre qui est assez énigmatique et dont on ne comprend réellement le rôle qu'au sixième album.
Le Désespoir du Singe
Si vous n’aviez qu’un album à lire ce mois- çi , lisez « le désespoir du singe ». Déjà avec un titre aussi énigmatique que beau vous ne pouvez que succomber à la tentation. En outre la couverture est, à mon avis, une des plus belles de cette année 2006. Pourtant, ne connaissant pas du tout l’œuvre d’ Alfred , mais uniquement celle de Peyraud ( et encore simplement comme dessinateur) j’ai tout de suite été conquis par cette bande dessinée. Une romance pour ne pas dire une histoire romantique dans un monde Kafkaïen, où des mystérieux chantiers d’irrigations semblent indispensables au pouvoir en place, dont le bras armé ressemble à des êtres difformes. Dans cet univers prêt à exploser, deux êtres, un peu bohèmes, un peu fous mais surtout amoureux vont bouleverser l’ordre établi. Car il s’agit bien de cela, d’une histoire d’amour, magnifiquement dessiné et mise en scène, sur un fond dramatique. Beaucoup de références et d’allusions dans cet opus ( on songe notamment au « dictateur » de Chaplin , pour le contexte ; scènes sur les toits, la répression, la fuite programmée du pays, ) Un dessin élastique ( les personnages semblent fait en caoutchouc ) d’Alfred, magnifique, servi par les couleurs forts réussies de Delf. Lecture indispensable pour tout bédéphile qui se respecte. Faites comme moi,ne demander qu’à tomber sous le charme de Vespérine. Ma bd coup de cœur du moment
Broussaille
Je conseille d'acheter les quatre premiers albums de cette série. Le dernier Un Faune sur l'épaule, étant un peu décevant. Tout dans cette série est magique. Frank et Bom nous dépeignent une série pleine de poésie, de rêve et de tendresse. Le personnage de Broussaille est très sympathique. Il faut lire et relire Les baleines publiques car cet album est d'une richesse rare. Il est à noter, de plus, que cette série n'est pas sombrée dans le piège de la surexploitation, 5 albums en 20 ans.
L'Auberge du Bout du Monde
Quelle maîtrise dans le dessin et le scénario de cette bande dessinée! Je suis resté sous le charme de cette histoire fantastique, où les légendes celtiques côtoient le surnaturel. Le scénario d'Oger semble sortir tout droit d'une rencontre entre Edgar Allan Poe et Anatole le Braz, tant il est prenant. Un découpage parfait. L’idée, tant de fois utilisée en bd ou en littérature, de l’écrivain (Edgar Saint- Preux, tiens le même prénom qu'Allan Poe!) recueillant les paroles d’un témoin de l’histoire, fonctionne à merveille. On baigne vraiment dans l’ambiance inquiétante de ce village breton (malgré l’avertissement des auteurs, je sais, moi, où se trouve le village de Trébernec) de la fin du 19ème siècle. Un petit regret : on ne sait toujours pas d’où sortent ces étranges « petites bêtes », véritables gremlins locaux. De la magie, des légendes, un mystère, de l'amour, le tout servi sur un dessin en couleurs directes de Prugne, Jubilatoire.
L'Aigle sans orteils
Un très bel album, qui raconte le parcours d'un homme qui va tenter d'assouvir son rêve, disputer le Tour de France. Au-delà de tout le côté sportif de la chose, c'est effectivement tout le versant humain de l'histoire qui retient réellement l'attention. Inspirée par l'imagerie d'Epinal qu'en avait gardé Lax, la petite reine est en effet un exploit humain parfois hors du commun. L'époque choisie par Lax n'est pas innocente, car à cette époque les coureurs étaient effectivement des pionniers (même si le Tour existait depuis 10 ans en 1913). Lax applique un trait tout à fait sensible, intimiste à son histoire, et l'on referme l'album plutôt enchanté. Un seul regret, c'est un peu court...
Les Entremondes
Larcenet est un sans soute l'un des meilleurs auteurs du moment. Le premier tome de cette série Lazar est une merveille d'originalité. Ce monde intermédiaire est une trouvaille de génie. Par contre, le deuxième tome m'a paru moins cohérent et intéressant, même la fin m'a paru prévisible. Conseil : achetez surtout le premier.