C’est dur de noter cette série car, à mes yeux, la qualité et l'intérêt des histoires chutent assez nettement quelque part entre le 10ème et le 14ème album.
Donc ma note et mon conseil d'achat valent surtout pour la 1ere période, qui est limite culte.
Comme moi, il faut aimer la BD "classique" et savoir lire toutes ces anciennes séries en se remettant dans le contexte de l'époque. Surtout ne pas les comparer à des séries traitant des mêmes sujets mais apparues bien plus tard, et qui, si elles peuvent paraître meilleures (car d'un style plus actuel) se sont certainement nourries des apports de ces vieilles séries qui aujourd'hui, en font peut-être sourire certains.
Donc, les premiers albums d'Alix sont excellents : de la grande aventure dans un contexte historique assez fidèle à la réalité ( Je me suis amusé à vérifier la chronologie des 1ers albums avec les vrais évènements historique et ça se tient!). Du dépaysement historique et géographique, et l'enseignement de l'antiquité aux jeunes lecteurs sans en avoir l'air.
Après, ça se dégrade; Justement la volonté de faire découvrir l'antiquité parait trop flagrante et prend le dessus sur l'aventure. Et la ça devient limite rasoir.
Alix devient un prétexte à nous faire visiter des villes ou des cultures antiques comme un tour opérator. Les aventures ne sont plus sur le même registre frais et mouvementé des 1ers albums.
Voilà donc une série dont j'ai interrompu la collection. Je vais même me débarrasser des derniers albums bien que je ne sache pas encore vraiment quel sera le dernier album à conserver.
Dernière remarque : C'est énervant la façon qu'a J.Martin de dessiner les visages qui finissent par tous se ressembler. Mais c'est un défaut commun à d'autres dessinateurs.
Mais après ces dernières remarques négatives, je persiste sur le fait que les 1ers albums ont leur place dans une bonne BDthèque.
Je suis espagnole, mais j'ai eu la chance de lire cette fabuleuse bande dessinée.
C'est amusant, j'ai bien rigolé et en plus le dessin est fantastique ! Je recommande de l'acheter. Vous ne le regretterez pas. Indispensable.
Grosse claque graphique !!!
La dernière fois que j'ai ressenti ça c'était pour Sin City de Monsieur Miller c'est pour dire !
Superbe maîtrise du noir et blanc et un sens de la mise en scène et du cadrage à faire pâlir Mr Hermann ou Mr Boucq .
L'âme de Sergio Leone plane sur cette bd.
Que de superlatifs pour qualifier le travail de ce jeune auteur de 32 ans, Lyonnais de surcroît, je pense sincèrement que c'est mérité, il fera parler de lui à coup sûr.
Et le scénario dans tout cela, eh bien il n'est pas en reste car bien qu'étant assez classique dans son déroulement, la narration est efficace et les dialogues sonnent juste.
Alors si vous aimez la bande dessinée, foncez, vous ne le regretterez pas !
yaya
Passionnant. C’est un gros pavé, d’aspect assez ingrat, de prime abord, mais ça se lit étonnamment bien. Il faut dire que le sujet s’y prête. Assez peu de choses filtrent de ce pays, parmi les plus fermés du monde, aussi, j’étais assez avide d’informations sur la Corée du nord et le quotidien de ses habitants.
Et pour une fois, j’ai fait totalement abstraction du dessin, assez quelconque, il faut bien le dire.
J’ai aimé découvrir un peu ce pays, les aberrations de son système politique, l’ampleur du désastre humain, pour le peu qu’on en perçoit.
Par contre, le regard assez détaché et souvent même, un peu goguenard, que pose sur lui Delisle, m’a gênée. Je conçois que devant le grotesque et l’absurde de certaines situations, le mieux soit d’en rire, mais quand même, ce dont lui semble parfois s’amuser, genre “on va jamais me croire, quand je vais raconter ça, au retour ...” constitue le quotidien terrifiant de millions de personnes, dont la vie est quasiment confisquée. J’ai l’impression de l’avoir plus ressenti que lui, ce qui est un comble.
Ceci dit, je le remercie pour son témoignage, et même si j’en perçois les limites, pas uniquement dues à son regard particulier d’ailleurs, mais aussi au terrifiant contrôle social dont les Nord-Coréens sont à la fois les victimes et les acteurs, j’ai dévoré goulûment ce gros one-shot :).
Merci Alix de me l'avoir conseillé :*
Très chouette histoire, lumineuse, sensible, et pleine de chaleur humaine. Ce sujet, plutôt inhabituel, est traité avec beaucoup de finesse et de pudeur. Les personnages sont tous attachants, vraisemblables et vivants.
Le dessin n’est pas vraiment ce que j’aime, mais il y a une grande justesse dans les expressions, une impression de vie, qui m’évoque un peu le trait de Davodeau, que j’aurais d’ailleurs bien vu aborder un tel sujet, et le traiter avec un tel talent.
C’est une vision peut-être un peu optimiste de la vieillesse. En effet, le papi invité à tirer sur un joint, et surtout, rejoint dans son lit par une superbe jeune femme, j’ai un peu de mal à y croire. Rabaté était-il obligé d’aller jusque-là pour nous dire qu’il n’y a pas d’âge pour savoir profiter des bonheurs de l’existence, je ne pense pas. Mais bon, j’ai passé un agréable moment de lecture, alors je ne vais pas pinailler pour si peu :) .
Une trop grande différence de qualité => scénar en chute libre et dessins quasi-divins qui sont sans cesse de mieux en mieux... mais si l'histoire ne suit pas...
Alors d'abord, je suis vraiment fan de ce que fait Olivier Ledroit (Xoco, Sha, "Requiem", La Porte Ecarlate). Je suis tombé sur le premier tome de Requiem il y a trois ans de ça, j'ai alors clairement halluciné, c'était vraiment très bon. Ensuite j'ai fait l'acquisition du coffret, acheté le tome 4 et ai attendu le Tome 5, 6 et 7. C'est là que cela se complique. Franchement ce que j'aime vraiment dans Requiem, c'est la façon dont on renaît sur Résurrection : tout d'abord on rajeunit au lieu d'y vieillir, toutes les époques s'y confondent, et plus on fut vil sur terre mieux on y sera placé dans la hiérarchie de l'enfer en quelque sorte. Les Fanatiques religieux deviennent loup-garou, les femmes odieuses et perverses des goules, les savants fous deviennent... j'ai oublié comment ça s'appelle, les gens qui avaient peur durant leur vie, qui étaient petits et mesquins des zombies, et les tueurs de sang-froid qui furent absolument pourris et odieux toute leur existence en l'assumant deviennent vampire, la plus haute caste. Néron est le bras droit de Dracula (mdr là). Attila y est aussi, Robespierre tient la banque du sang, bref excellent.
Mais bon le tome 6 m'avait moins accroché que les autres mais ça restait assez correct. Mais le tome 7... heu, le tome 7, bin franchement c'est pas terrible du tout. Graphiquement, c'est toujours aussi beau mais alors côté scénario, ça part vraiment en "couilles". C'est presque au niveau de Claudia, surtout quand je pense à la scène où Thurim/Requiem est prêt à sodomiser une bonne soeur du couvent du sang. Ou même quand Néron, Attila et Dracula trépignent pour récupérer leur opium... Je trouve aussi à plusieurs égards que ce tome 7 est "grossier", enfin grossier d'une manière lourde comme dans Claudia.
Bon. Requiem, c'est génial, le scénar tient (tenait ?) la route mais, sur le dernier tome, il part plus qu'en vrille... Espérons que cela s'arrange par la suite et que Mills ne fasse tourner Requiem, qui est un chef-d'oeuvre, à une mauvaise BD comme Claudia.
Si je suis tant déçu comme ça par le tome 7, c'est que Requiem a toujours été ma BD préférée, j'attends toujours la dernière sortie avec impatience et je m'indigne du tome 7.
Bon la critique est facile l'art est difficile, c'est vrai et c'est pour ça que je pense que la faute incombe à Mills, dessins grandioses et scénar en perte de vitesse qui se fatigue. Parce que visuellement, Ledroit est toujours aussi bon, plus que bon même. Et espérons aussi qu'il ne délaisse pas la série comme il l'a fait avec les Chroniques de la lune noire.
Si j'ai mis 4/5, c'est à cause de la tournure que prend le scénario sinon j'y aurais mis un 6/5 si cela avait été possible rien que pour les dessins. Et si j'ai mis un coup de coeur c'est parce que c'est une des bd qui m'a le plus marqué même si elle commence à me déplaire.
Peut-être qu'ils auraient dû stopper la série d'une habile façon quand Requiem retrouve Rebecca au lieu de l'essouffler de la sorte.
Pour conclure, Requiem c'est grandiose, mais le tome 7 est vraiment pas bon côté scénar, mais comme d'hab avec Ledroit ça vaut le détour, donc foncez et je suis sûr qu'il sauront se rattraper sur l'histoire.
Le dessin est splendide, la mise en couleur somptueuse, les personnages attachants (Noa, Roy) mais, malgré ces qualités, j'ai un peu de mal à accrocher réellement à cette histoire.
En effet le scénario qui mêle complot politique et religieux est un peu trop tortueux à mon goût, au final on a un peu de mal à suivre le fil conducteur.
J'espère que le tome 4 saura lever ce bémol et je serai peut-être alors obligé d'améliorer ma note.
Après lecture des 2 premiers tomes :
La Russie va mal, les prémices d’une révolution couvent, pourtant certains conseillers du Tsar clament que tout va pour le mieux… Le Tsar, au départ naïf, apprend par un de ses proches que la situation est critique. Il décide alors de prendre le taureau par les cornes et d’aller incognito se rendre par lui-même compte de la situation…
J’ai bien aimé la manière d’appréhender cette histoire un peu loufoque parsemée de quelques situations comiques pour lesquelles le trait se prête bien.
Côté colorisation, elles surprennent puisque totalement différentes du tome 1 au tome 2 sans pour autant décevoir.
Pour l’instant une bonne série pour laquelle je suis assez surpris qu’elle soit si peu avisée et que je conseille de découvrir.
Evidement quand j’étais jeune, j’étais un grand fan des aventures de l’oncle Picsou. Et quel plaisir de le retrouver aujourd’hui dans ces aventures racontant sa jeunesse, depuis tout petit jusqu’au vieillard que nous connaissons tous.
Sa vie est partagée en 12 chapitres, 1 par étape importante de son existence : un échec cuisant qui a forgé son caractère, un succès retentissant (ah, sa première pépite d’or), la rencontre avec un personnage clé, son 1er million…
Chaque aventure se déroule dans un pays différent (USA, Ecosse, Afrique…) et nous entraîne dans des aventures dépaysantes remplies d’action, de méchants en tout genre et surtout d’humour ! Ah oui, certaines répliques m’ont vraiment fait rigoler.
Quel plaisir d’assister à la rencontre avec Les Rapetout, avec les parents de Donald… quel privilège de découvrir Donaldville avant et pendant la construction du fameux coffre-fort, et de voir le caractère de Picsou évoluer au cours des années.
L’histoire fourmille de détails historiques réels, de clins d’œil, de répliques de films cultes… La version anglaise (que j’ai lue) comporte un petit « making of » en fin de chaque chapitre listant tous ces détails amusants.
Le dessin est superbe. Il ne dénature pas l’original, et fourmille de nombreux petits détails amusants en arrière-plan (des Mickey cachés, des animaux qui se battent…).
Vraiment, un must pour tous les fans des aventures de Picsou. L’action ralentit un peu dans les derniers chapitres, et me fait mettre 4/5, mais sinon c’était le 5/5 assuré !
Note sur la VO : Attention, presque tous les noms sont différents (Picsou = Scrooge McDuck, Les Rapetout = The Beagle Boys), donc vous risquez de rater pleins de références. De même les accents écossais sont retranscrits dans le texte, ce qui rend certains passages difficiles à lire.
Un premier tome qui tient en haleine et qui préserve beaucoup de zones d’ombres sur cette histoire angoissante aux allures de films d’épouvante.
Les personnages sont énigmatiques sombres et parfois menaçants surtout pour certains enfant auxquels on s’attache car ils peuvent percevoir ce que les adultes ne peuvent pas.
Ce début d’histoire est bien menée et dynamique avec un dessin agréable et sans fioritures.
Bien des questions restent en suspens surtout sur ce lieu, son propriétaire et ce qu’il s’y passe, en refermant ce premier volume, j’ai eu envie d’ouvrir le second… c’est dommage il va falloir attendre…
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Alix
C’est dur de noter cette série car, à mes yeux, la qualité et l'intérêt des histoires chutent assez nettement quelque part entre le 10ème et le 14ème album. Donc ma note et mon conseil d'achat valent surtout pour la 1ere période, qui est limite culte. Comme moi, il faut aimer la BD "classique" et savoir lire toutes ces anciennes séries en se remettant dans le contexte de l'époque. Surtout ne pas les comparer à des séries traitant des mêmes sujets mais apparues bien plus tard, et qui, si elles peuvent paraître meilleures (car d'un style plus actuel) se sont certainement nourries des apports de ces vieilles séries qui aujourd'hui, en font peut-être sourire certains. Donc, les premiers albums d'Alix sont excellents : de la grande aventure dans un contexte historique assez fidèle à la réalité ( Je me suis amusé à vérifier la chronologie des 1ers albums avec les vrais évènements historique et ça se tient!). Du dépaysement historique et géographique, et l'enseignement de l'antiquité aux jeunes lecteurs sans en avoir l'air. Après, ça se dégrade; Justement la volonté de faire découvrir l'antiquité parait trop flagrante et prend le dessus sur l'aventure. Et la ça devient limite rasoir. Alix devient un prétexte à nous faire visiter des villes ou des cultures antiques comme un tour opérator. Les aventures ne sont plus sur le même registre frais et mouvementé des 1ers albums. Voilà donc une série dont j'ai interrompu la collection. Je vais même me débarrasser des derniers albums bien que je ne sache pas encore vraiment quel sera le dernier album à conserver. Dernière remarque : C'est énervant la façon qu'a J.Martin de dessiner les visages qui finissent par tous se ressembler. Mais c'est un défaut commun à d'autres dessinateurs. Mais après ces dernières remarques négatives, je persiste sur le fait que les 1ers albums ont leur place dans une bonne BDthèque.
Matilda Clarck
Je suis espagnole, mais j'ai eu la chance de lire cette fabuleuse bande dessinée. C'est amusant, j'ai bien rigolé et en plus le dessin est fantastique ! Je recommande de l'acheter. Vous ne le regretterez pas. Indispensable.
Billy Wild
Grosse claque graphique !!! La dernière fois que j'ai ressenti ça c'était pour Sin City de Monsieur Miller c'est pour dire ! Superbe maîtrise du noir et blanc et un sens de la mise en scène et du cadrage à faire pâlir Mr Hermann ou Mr Boucq . L'âme de Sergio Leone plane sur cette bd. Que de superlatifs pour qualifier le travail de ce jeune auteur de 32 ans, Lyonnais de surcroît, je pense sincèrement que c'est mérité, il fera parler de lui à coup sûr. Et le scénario dans tout cela, eh bien il n'est pas en reste car bien qu'étant assez classique dans son déroulement, la narration est efficace et les dialogues sonnent juste. Alors si vous aimez la bande dessinée, foncez, vous ne le regretterez pas ! yaya
Pyongyang
Passionnant. C’est un gros pavé, d’aspect assez ingrat, de prime abord, mais ça se lit étonnamment bien. Il faut dire que le sujet s’y prête. Assez peu de choses filtrent de ce pays, parmi les plus fermés du monde, aussi, j’étais assez avide d’informations sur la Corée du nord et le quotidien de ses habitants. Et pour une fois, j’ai fait totalement abstraction du dessin, assez quelconque, il faut bien le dire. J’ai aimé découvrir un peu ce pays, les aberrations de son système politique, l’ampleur du désastre humain, pour le peu qu’on en perçoit. Par contre, le regard assez détaché et souvent même, un peu goguenard, que pose sur lui Delisle, m’a gênée. Je conçois que devant le grotesque et l’absurde de certaines situations, le mieux soit d’en rire, mais quand même, ce dont lui semble parfois s’amuser, genre “on va jamais me croire, quand je vais raconter ça, au retour ...” constitue le quotidien terrifiant de millions de personnes, dont la vie est quasiment confisquée. J’ai l’impression de l’avoir plus ressenti que lui, ce qui est un comble. Ceci dit, je le remercie pour son témoignage, et même si j’en perçois les limites, pas uniquement dues à son regard particulier d’ailleurs, mais aussi au terrifiant contrôle social dont les Nord-Coréens sont à la fois les victimes et les acteurs, j’ai dévoré goulûment ce gros one-shot :). Merci Alix de me l'avoir conseillé :*
Les Petits Ruisseaux
Très chouette histoire, lumineuse, sensible, et pleine de chaleur humaine. Ce sujet, plutôt inhabituel, est traité avec beaucoup de finesse et de pudeur. Les personnages sont tous attachants, vraisemblables et vivants. Le dessin n’est pas vraiment ce que j’aime, mais il y a une grande justesse dans les expressions, une impression de vie, qui m’évoque un peu le trait de Davodeau, que j’aurais d’ailleurs bien vu aborder un tel sujet, et le traiter avec un tel talent. C’est une vision peut-être un peu optimiste de la vieillesse. En effet, le papi invité à tirer sur un joint, et surtout, rejoint dans son lit par une superbe jeune femme, j’ai un peu de mal à y croire. Rabaté était-il obligé d’aller jusque-là pour nous dire qu’il n’y a pas d’âge pour savoir profiter des bonheurs de l’existence, je ne pense pas. Mais bon, j’ai passé un agréable moment de lecture, alors je ne vais pas pinailler pour si peu :) .
Requiem - Chevalier Vampire
Une trop grande différence de qualité => scénar en chute libre et dessins quasi-divins qui sont sans cesse de mieux en mieux... mais si l'histoire ne suit pas... Alors d'abord, je suis vraiment fan de ce que fait Olivier Ledroit (Xoco, Sha, "Requiem", La Porte Ecarlate). Je suis tombé sur le premier tome de Requiem il y a trois ans de ça, j'ai alors clairement halluciné, c'était vraiment très bon. Ensuite j'ai fait l'acquisition du coffret, acheté le tome 4 et ai attendu le Tome 5, 6 et 7. C'est là que cela se complique. Franchement ce que j'aime vraiment dans Requiem, c'est la façon dont on renaît sur Résurrection : tout d'abord on rajeunit au lieu d'y vieillir, toutes les époques s'y confondent, et plus on fut vil sur terre mieux on y sera placé dans la hiérarchie de l'enfer en quelque sorte. Les Fanatiques religieux deviennent loup-garou, les femmes odieuses et perverses des goules, les savants fous deviennent... j'ai oublié comment ça s'appelle, les gens qui avaient peur durant leur vie, qui étaient petits et mesquins des zombies, et les tueurs de sang-froid qui furent absolument pourris et odieux toute leur existence en l'assumant deviennent vampire, la plus haute caste. Néron est le bras droit de Dracula (mdr là). Attila y est aussi, Robespierre tient la banque du sang, bref excellent. Mais bon le tome 6 m'avait moins accroché que les autres mais ça restait assez correct. Mais le tome 7... heu, le tome 7, bin franchement c'est pas terrible du tout. Graphiquement, c'est toujours aussi beau mais alors côté scénario, ça part vraiment en "couilles". C'est presque au niveau de Claudia, surtout quand je pense à la scène où Thurim/Requiem est prêt à sodomiser une bonne soeur du couvent du sang. Ou même quand Néron, Attila et Dracula trépignent pour récupérer leur opium... Je trouve aussi à plusieurs égards que ce tome 7 est "grossier", enfin grossier d'une manière lourde comme dans Claudia. Bon. Requiem, c'est génial, le scénar tient (tenait ?) la route mais, sur le dernier tome, il part plus qu'en vrille... Espérons que cela s'arrange par la suite et que Mills ne fasse tourner Requiem, qui est un chef-d'oeuvre, à une mauvaise BD comme Claudia. Si je suis tant déçu comme ça par le tome 7, c'est que Requiem a toujours été ma BD préférée, j'attends toujours la dernière sortie avec impatience et je m'indigne du tome 7. Bon la critique est facile l'art est difficile, c'est vrai et c'est pour ça que je pense que la faute incombe à Mills, dessins grandioses et scénar en perte de vitesse qui se fatigue. Parce que visuellement, Ledroit est toujours aussi bon, plus que bon même. Et espérons aussi qu'il ne délaisse pas la série comme il l'a fait avec les Chroniques de la lune noire. Si j'ai mis 4/5, c'est à cause de la tournure que prend le scénario sinon j'y aurais mis un 6/5 si cela avait été possible rien que pour les dessins. Et si j'ai mis un coup de coeur c'est parce que c'est une des bd qui m'a le plus marqué même si elle commence à me déplaire. Peut-être qu'ils auraient dû stopper la série d'une habile façon quand Requiem retrouve Rebecca au lieu de l'essouffler de la sorte. Pour conclure, Requiem c'est grandiose, mais le tome 7 est vraiment pas bon côté scénar, mais comme d'hab avec Ledroit ça vaut le détour, donc foncez et je suis sûr qu'il sauront se rattraper sur l'histoire.
Sky-Doll
Le dessin est splendide, la mise en couleur somptueuse, les personnages attachants (Noa, Roy) mais, malgré ces qualités, j'ai un peu de mal à accrocher réellement à cette histoire. En effet le scénario qui mêle complot politique et religieux est un peu trop tortueux à mon goût, au final on a un peu de mal à suivre le fil conducteur. J'espère que le tome 4 saura lever ce bémol et je serai peut-être alors obligé d'améliorer ma note.
Le Tsar Fou
Après lecture des 2 premiers tomes : La Russie va mal, les prémices d’une révolution couvent, pourtant certains conseillers du Tsar clament que tout va pour le mieux… Le Tsar, au départ naïf, apprend par un de ses proches que la situation est critique. Il décide alors de prendre le taureau par les cornes et d’aller incognito se rendre par lui-même compte de la situation… J’ai bien aimé la manière d’appréhender cette histoire un peu loufoque parsemée de quelques situations comiques pour lesquelles le trait se prête bien. Côté colorisation, elles surprennent puisque totalement différentes du tome 1 au tome 2 sans pour autant décevoir. Pour l’instant une bonne série pour laquelle je suis assez surpris qu’elle soit si peu avisée et que je conseille de découvrir.
La Grande Histoire de Picsou (La Grande Epopée de/La Jeunesse de Picsou)
Evidement quand j’étais jeune, j’étais un grand fan des aventures de l’oncle Picsou. Et quel plaisir de le retrouver aujourd’hui dans ces aventures racontant sa jeunesse, depuis tout petit jusqu’au vieillard que nous connaissons tous. Sa vie est partagée en 12 chapitres, 1 par étape importante de son existence : un échec cuisant qui a forgé son caractère, un succès retentissant (ah, sa première pépite d’or), la rencontre avec un personnage clé, son 1er million… Chaque aventure se déroule dans un pays différent (USA, Ecosse, Afrique…) et nous entraîne dans des aventures dépaysantes remplies d’action, de méchants en tout genre et surtout d’humour ! Ah oui, certaines répliques m’ont vraiment fait rigoler. Quel plaisir d’assister à la rencontre avec Les Rapetout, avec les parents de Donald… quel privilège de découvrir Donaldville avant et pendant la construction du fameux coffre-fort, et de voir le caractère de Picsou évoluer au cours des années. L’histoire fourmille de détails historiques réels, de clins d’œil, de répliques de films cultes… La version anglaise (que j’ai lue) comporte un petit « making of » en fin de chaque chapitre listant tous ces détails amusants. Le dessin est superbe. Il ne dénature pas l’original, et fourmille de nombreux petits détails amusants en arrière-plan (des Mickey cachés, des animaux qui se battent…). Vraiment, un must pour tous les fans des aventures de Picsou. L’action ralentit un peu dans les derniers chapitres, et me fait mettre 4/5, mais sinon c’était le 5/5 assuré ! Note sur la VO : Attention, presque tous les noms sont différents (Picsou = Scrooge McDuck, Les Rapetout = The Beagle Boys), donc vous risquez de rater pleins de références. De même les accents écossais sont retranscrits dans le texte, ce qui rend certains passages difficiles à lire.
Pandemonium
Un premier tome qui tient en haleine et qui préserve beaucoup de zones d’ombres sur cette histoire angoissante aux allures de films d’épouvante. Les personnages sont énigmatiques sombres et parfois menaçants surtout pour certains enfant auxquels on s’attache car ils peuvent percevoir ce que les adultes ne peuvent pas. Ce début d’histoire est bien menée et dynamique avec un dessin agréable et sans fioritures. Bien des questions restent en suspens surtout sur ce lieu, son propriétaire et ce qu’il s’y passe, en refermant ce premier volume, j’ai eu envie d’ouvrir le second… c’est dommage il va falloir attendre…