Les derniers avis (31901 avis)

Par Blue boy
Note: 4/5
Couverture de la série Peter Pan de Kensington
Peter Pan de Kensington

Tout le monde ne connaît pas les origines de Peter Pan, personnage faisant désormais partie intégrante de la pop-culture, que ce soit au cinéma ou dans la bande dessinée. Comme il est indiqué en préface, son créateur, James Matthew Barrie, avait conçu, une décennie avant son fameux « Peter et Wendy », un autre roman intitulé « Le Petit Oiseau blanc », où pour la première fois apparaissait brièvement son héros fétiche, pour être repris dans une œuvre totalement dédiée à ce dernier, « Peter Pan dans les jardins de Kensington », sorte de prequel très vaporeux à « Peter et Wendy ». José-Luis Munuera s’en est inspiré pour en livrer une version assez libre mais plus scénarisée, le but étant d’être en harmonie avec l’œuvre de Barrie. Alors évidemment, on ne retrouve pas les rebondissements présents dans l’œuvre maîtresse, mais il faut avouer que José-Luis Munuera s’en sort plutôt bien. Et dans la mesure où le théâtre de l’action se situe dans l’enceinte du parc de Kensington à Londres, on pourrait presque parler de « huis clos en extérieur ». Aux côtés de Peter Pan et de Maimie Mannering, la fillette égarée, on voit défiler toute une galerie de personnages et de créatures fantastiques, des fées, des « ombres » et aussi des oiseaux et des arbres doués de paroles. Le pays imaginaire de Neverland y est brièvement évoqué, avec même une apparition fugace du sinistre Capitaine Crochet. Le fil conducteur (ou fil narratif) du récit réside dans le défi adressé à Maimie par la « reine » du parc : retrouver dans les vastes jardins un dé à coudre qui lui permettra d’exaucer ses vœux… Autour de ce fil viendront se tisser moult discussions philosophico-poétiques entre les protagonistes, avec ce noyau thématique cher à Barrie et présent dans « Peter et Wendy », la perte de l’innocence et le pouvoir de l’imagination, qui nécessite d’avoir conservé la part d’enfance en soi. L’univers de l’écrivain britannique est magistralement évoqué grâce au très beau dessin de Munuera, certes classique dans sa tournure « franco-belge », mais d’une élégance et d’une grâce incomparable. Celui-ci maîtrise à la perfection les contrastes entre les tons bleutés nocturnes et les halos féériques de lumière, nous immergeant magiquement dans les greniers mémoriels de l’enfance. Le charme dégagé par le graphisme permet par ailleurs de transcender la tragédie en filigrane du récit, allusive au début mais qui ne sera clairement révélée que vers la fin, validant cette croyance de l’écrivain selon laquelle l’imaginaire pourrait parfois s’immiscer dans la réalité. Si « Peter Pan de Kensington » rappelle immanquablement le « Peter Pan » de Loisel, il saura sans nul doute convaincre ceux qui ont apprécié ce dernier, superbe adaptation du roman emblématique de Barrie et méritera clairement sa place dans votre bibliothèque aux côtés de la série.

25/09/2024 (modifier)
Par Bdvore
Note: 4/5
Couverture de la série Dusk
Dusk

Bjr, difficile si on est un vrai fan de bd (si je peux me permettre de dire que j'en suis un) de ne pas aimer ou du moins respecter cet auteur au talent reconnu et à l'œuvre riche de pépites. Outre les histoires prenantes et parfaitement maîtrisées, De Metter à un vrai talent picturale, une patte personnelle vraiment particulière qui ne peut laisser insensible. Dans "Dusk" toute sa palette s'exprime, ses couleurs contradictoires à la fois sombres et chaudes toujours en phase avec la noirceur ou la dureté du récit. Les expressions des personnages sont une vraie réussite...bref, à découvrir absolument si cela n'a pas été fait et à conserver en bonne place dans sa Bédétheque.

25/09/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série L'Étrange vie de Nobody Owens
L'Étrange vie de Nobody Owens

J'avais un peu d'appréhension à lire cette BD, bien que le nom de Philip Craig Russell m'attire déjà (j'ai découvert quelques unes de ses BD et j'ai adoré) tandis que celui de Neil Gaiman est un indétrônable de ma bibliothèque (livres et BD confondues). Mais d'où vient alors mon appréhension ? De ce que la lecture de "L'Etrange vie de Nobody Owens" a été l'une des rares lectures qui m'a fait pleurer dans son final. Non pas qu'il soit particulièrement émouvant, mais l'histoire m'avait tant entrainé dans son univers que j'ai été malheureux de devoir en sortir. Autant dire qu'une adaptation BD de ce roman m'attirait avec beaucoup de pincettes. Et pourtant, la lecture a été excellente. Il faut dire que l'adaptation n'a pas chômée dans le travail du texte, arrivant à la fois à faire ressortir les aspects intéressants de l'ouvrage dans les protagonistes mais aussi dans le lieu si attirant que constitue le cimetière. Russell arrive à le rendre tangible, vivant, tout en caractérisant les différents fantômes. Et surtout, il a parfaitement réussi son Silas : un vampire dans la lignée des Draculas et Nosferatu de cinéma, inquiétant et glaçant, hautain, mais en même temps protecteur et éducateur. Ce n'est pas ainsi que je l'ai imaginé en lisant le livre, mais il ne dépareille pas du tout ! L'histoire est celle du livre dans une adaptation presque page par page. On suit toutes les pérégrinations de Nobody Owens dans son enfance et sa découverte progressive du monde extérieur, celui qui est dangereux. C'est un renversement classique des codes du genre : les créatures de la nuit sont moins dangereuses que le monde des hommes, où rodent les tueurs. Mais pas que ! Il est assez clair que le propos ici est la construction de l'adulte, notamment avec les parents qui sont clairement supplanté par un tuteur et le fait que Nobody grandit tout au long du récit. Mais c'est un récit qui montre aussi l'effet du temps, l'éloignement de l'enfance et son merveilleux alors qu'arrive le monde des adultes, la violence, les retrouvailles, l'éloignement des enfants ... La BD joue sur les émotions aussi. De nombreuses scènes se concluent sur une mise en place d'émotions : la rencontre avec la mort, les échanges avec Silas, Scarlett qui s'en va, le lien qu'il va tisser avec Mme Lupescu ... C'est réellement touchant, et je trouve que l'adaptation a réussi à transformer ce qui passait par des mots avec des images. Si je devais pinailler, je trouve que parfois la narration repose trop sur le texte, d'ailleurs. Il y a des moments qui auraient mérité de ne pas avoir de texte off qui commente, les cases se suffisant à elle-même. C'est plaisant niveau texte, mais ça fait un peu redite et la BD aurait été aussi forte sans trop en dire. En tout cas, niveau adaptation c'est une réussite, mais en tant que BD seule, c'est aussi excellent. Il y a une histoire prenante, une thématique forte et des personnages attachants. C'est un diptyque que je recommande, même si la lecture du livre est tout aussi recommandé. Choisissez votre média préféré !

25/09/2024 (modifier)
Couverture de la série L'Intranquille monsieur Pessoa
L'Intranquille monsieur Pessoa

L’Intranquille monsieur Pessoa nous offre plus qu’une simple biographie. Nicolas Barral parvient en effet à nous raconter une histoire humaine et émouvante avant tout… tout en relatant la vie de l’écrivain. Ainsi ce récit s’avère encore plus touchant qu’instructif. Franchement, chapeau ! Si le nom de Pessoa ne m’était pas inconnu, je ne connais aucun de ses écrits. Mais qu’importe car c’est à l’homme que Nicolas Barral a réussi à m’intéresser. Pessoa est un inadapté de la vie qui s’invente mille vies, un homme lettré et cultivé qui semble ne pouvoir s’exprimer que derrière l’anonymat d’une feuille de papier. Le personnage ainsi décrit est fascinant, touchant, drôle, inaccessible, poète, humain, décalé. Et déjà, rien que pour lui, cette bande dessinée mérite d’être lue. Mais le coup de génie de Barral aura été de ne pas nous proposer une biographie mais un vrai roman graphique. Roman dans lequel nous suivons un jeune pigiste alors que lui-même se documente sur l’écrivain. Et, plus qu’un simple portrait, c’est tout le rapport à l’écriture qui devient le sujet du livre. « Faites concis » lui dit son patron, mais comment décrire en peu de mots un tel personnage ? Sinon, en le connaissant jusque dans ses failles, en se l’appropriant et en nous délivrant l’essence même du personnage. Et alors qu’un personnage s’éteint, un autre s’éveille. « Avant d’écrire, vivez », lui dira son premier baiser, mais comment faire quand son sujet, lui, n’aura eu de cesse d’écrire pour avoir le sentiment d’exister ? Le récit baigne dans une ambiance ouateuse, entre les vapeurs d’alcool et l’intranquilité de Pessoa, entre les rêves et la vie, entre l’écrit et le réel (mais l’écrit n’est-il pas parfois plus réel que la réalité ?), au rythme du pas de Pessoa dans les rues de Lisbonne. Plusieurs scènes font à mes yeux montre d’une grande intelligence (lorsque Pessoa demande à son coiffeur de lui décrire un ballon, par exemple) et démontrent l’importance de la littérature et de la culture. C’est une ode à l’écriture et à l’imaginaire, et pourtant un récit très terre à terre. C’est poétique, intelligent, triste et drôle à la fois. A titre personnel, j’ai adoré !

25/09/2024 (modifier)
Couverture de la série Oscar et la dame rose
Oscar et la dame rose

A l’origine, Oscar et la dame rose est un roman d’Eric-Emmanuel Schmitt. Roman rapidement adapté en pièce de théâtre par l’auteur lui-même puis adapté en film en 2009. … Et malgré tout, je ne connaissais absolument pas cette histoire. Il aura donc fallu attendre cette troisième adaptation, en bande dessinée cette fois, pour que je la découvre avec ravissement. C’est le nom de Vincent Zabus qui m’a séduit dans un premier temps (parce que très sincèrement, celui d’Eric-Emmanuel Schmitt, moi, hein, pfff… (comme quoi, je suis vraiment un vieux con)), couplé à la rondeur du trait de Valérie Vernay. Du premier, j’aime l’humanité des scénarios que j’ai eu la chance de lire. De la seconde, j’aime la candeur et la fraicheur qui se dégagent de son trait. Oscar et la dame rose est une œuvre extrêmement touchante, poétique, humaine, sensible, drôle et légère sur un sujet difficile (la mort) voire tabou (la mort d’un enfant). Sujet casse-gueule s’il en est car il est très tentant d’en faire de trop et de tomber dans le larmoyant insipide. Or, ici, j’ai trouvé son traitement tout simplement parfait. Je me suis attaché aux personnages, j’ai trouvé l’idée d’une journée équivalente à dix ans très poétique et ludique, j’ai été touché par la candeur autant que par la maturité d’Oscar, j’ai aimé cette idée de ces lettres de l’un permettant à l’autre de conserver une relative sérénité à l’heure de sa mort. Et puis j’ai aimé la rondeur du dessin, l’harmonie des couleurs, la composition des planches, le découpage… J’ai aimé, quoi !

25/09/2024 (modifier)
Couverture de la série Anita Conti
Anita Conti

En quelques années, ce duo a réussi à se singulariser dans cet exercice délicat de la biographie. Une singularisation qui se cristallise sous différents aspects. Tout d’abord les couvertures, qui mettent le personnage choisi en évidence sur un fond blanc. Et comme le format et la forte pagination demeurent des constantes, ces biographies, dont Anita Conti est le dernier exemple en date, sortent de la masse. Ensuite la structure. Car à l’image des précédents opus, cette biographie d’Anita Conti s’avère extrêmement facile à lire. Le découpage en chapitres de longueur variable est véritablement addictif et le ton employé, toujours léger et positif, nous incite lui aussi à poursuivre notre lecture. Cette biographie prend ainsi la forme d’une succession d’instantanés qui nous permettent de comprendre le personnage, de nous y attacher et surtout de la suivre une vie durant sans ressentir de lassitude. Le dessin de Catel amplifie encore cette impression de facilité et de positivité. Les personnages sont souvent souriants, le trait est souple et épuré, la mise en page est aérée. Tous ces éléments contribuent à alléger cette lecture, qui n’en demeure pas moins une biographie rigoureuse. Enfin toutes les biographies de ce duo se focalisent sur des personnages féminins. Anita Conti ne fait pas exception. Et je suis très heureux que cet album lui soit consacré car c’est un personnage digne d’intérêt, précurseur dans bien des domaines (pêche durable, aquaculture, réduction du gaspillage, etc…). Tous ces aspects, ainsi que les multiples rencontres qui ont jalonné sa vie, sont clairement évoqués dans la bande dessinée. L'épais dossier proposé en fin d'album permet d'encore plus creuser le sujet, en reprécisant certains événements et leur chronologie exacte ou en proposant de courtes biographies complémentaires centrées sur des personnages secondaires du récit. Mais là encore, les auteurs parviennent à faire montre de légèreté. Ce dossier peut ainsi se picorer selon l'envie du lecteur. En clair, je demeure fan des biographies que signent Bocquet et Catel. Le seul reproche que je pourrais leur faire est le caractère parfois un peu trop hagiographique de leurs biographies. Petit défaut auquel n'échappe pas cet opus mais que je suis prêt à pardonner s'il permet d'intéresser un plus large panel de lecteurs à la trajectoire de cette femme inspirante.

25/09/2024 (modifier)
Couverture de la série Gaston en Normandie
Gaston en Normandie

J’ai lu cet album dans la foulée de Pauline à Paris, et j’en ressors avec la même satisfaction. Il faut dire que « Gaston en Normandie » reprend les mêmes codes narratifs et iconographiques. Et qu’il est presque la suite de « Pauline à la plage ». En effet, il commence où le précédent album finissait, à savoir au moment du débarquement en Normandie de juin 1944. Benoit Vidal a pris conscience qu’il lui fallait compléter son enquête familiale en interrogeant Gaston (son père), pour croiser sa vision avec celle de Pauline (sa grand-mère donc). Comme pour le précédent album, j’ai bien aimé l’utilisation de photos (d’époque ou datée de l’interview de Pauline ou de Gaston) et de documents divers et variés, parfois réutilisés avec un cadrage différent. Ça ne fait jamais artificiel, et ça complète très bien le récit. Un récit familial certes. Mais ici plus que dans « Pauline à Paris », le récit familial s’estompe quelque peu derrière quelque chose de plus large : c’est la vision « ordinaire » d’un événement « extraordinaire », c’est aussi petite et grande histoire s’imbriquant, un pan de l’histoire nationale qui est éclairé. J’apprécie aussi encore une fois la façon de Vidal de se questionner sur ces témoignages, sur ce qu’ils recèlent de « reconstruction », en les confrontant quand c’est possible avec des archives. Au final ce travail de longue haleine (interviews et retranscription ; recherche d’archives et de documents iconographiques ; construction scénaristique et rédaction) permet au lecteur de toucher de près l’Histoire, et à Vidal de combler les trous, les non-dits, les flous de son histoire familiale. Une belle réussite. Note réelle 3,5/5

24/09/2024 (modifier)
Couverture de la série Uluru
Uluru

Et bien, en voilà un album qu’il est chouette. On retrouve à la barre la même équipe que sur Le Pré derrière l'église dans un registre similaire mais néanmoins bien différent. Similaire car le récit fait à nouveau la part belle (même principalement) aux animaux qui parlent. Et différent, dans le cadre bien sûr, mais surtout au niveau du public visé, un récit qui s’adresse principalement aux plus jeunes mais je suis loin d’avoir boudé mon plaisir. J’ai démarré ma lecture sans grosses attentes mais j’ai trouvé le résultat plus que réussi. En fait, il y a ce petit plus qui était absent d’œuvres comme Puppy knight ou encore La Saga d'Atlas et Axis … mine de rien ça fait toute la différence sur le plaisir de lecture. Crisse recycle quelques idées aperçues dans Kookabura avec la mythologie aborigène, le tout est rondement mené pour un one shot. Le côté niais est très discret, l’aventure est menée tambour battant et se révèle assez dense entre nombreuses péripéties et rencontres. On ajoute à ça une pointe d’humour et un graphisme qu’on ne présente plus. Bref bien bien sympa à suivre, une BD que l’on peut piquer à ses enfants.

24/09/2024 (modifier)
Par Emka
Note: 4/5
Couverture de la série Saison brune
Saison brune

Ce qui ressort de Saison Brune, c’est la manière dont Philippe Squarzoni mêle sa réflexion personnelle à une analyse factuelle des enjeux climatiques. Ce n’est pas juste un documentaire illustré, mais aussi un témoignage intime de son propre cheminement face à l’urgence climatique. Pour quelqu’un qui s’est déjà bien renseigné sur le sujet, certaines données paraissent un peu obsolètes (production des panneaux solaires, électrification des voitures et son impact sur la demande en électricité à venir etc.) mais c'est aussi intéressant de voir ce qui a évolué depuis 2018 (6 ans quand même). Mais ce n’est pas ça qui marque le plus. Ce qui fait la force de l’album, c’est la réflexion sociale qu’il propose et la question de savoir ce que chacun peut faire, à son niveau. Squarzoni ne se limite pas à un constat froid, il interroge aussi ses propres actions. Ça résonne beaucoup avec des réflexions que j’ai pu avoir moi-même. Graphiquement, le dessin est précis, presque clinique, en noir et blanc. Il accompagne bien le ton sérieux de l’ouvrage. Ce trait net, sans fioriture, sert le propos documentaire. C’est un dessin qui ne cherche pas à embellir la réalité, mais plutôt à la rendre lisible. Personnellement j'adore. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la réflexion sociale et personnelle qu’on trouve tout au long de l’album. Squarzoni ne se contente pas de dénoncer les chiffres et les faits, il aborde aussi les conséquences sociales des changements climatiques et les contradictions individuelles. On sent qu’il est habité par ce questionnement, et ça donne une dimension plus humaine à l’œuvre. Ce n’est pas juste une BD qui aligne des données, c’est aussi une réflexion sur ce qu’on peut faire, ou ne pas faire, à titre personnel. Ça va au-delà de la simple vulgarisation. Et même si le sujet est dense, Squarzoni réussit à apporter un peu de légèreté. Les pubs et fausses pubs disséminées dans l’album créent des moments de respiration. C’est une belle manière de détendre l’atmosphère sans dénaturer le propos. Ces inserts décalés permettent de prendre un peu de recul, tout en renforçant l’ironie de notre société de consommation face aux enjeux climatiques. Pour un néophyte, l’album offre une bonne vulgarisation, bien structurée, mais pour ceux qui ont déjà creusé la question, la véritable valeur de Saison Brune réside dans la réflexion sociale et personnelle qu’il propose. C’est cet aspect qui rend l’album pertinent pour tous.

24/09/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Jusqu'ici tout va bien (Pitz)
Jusqu'ici tout va bien (Pitz)

3.5 Seconde adaptation d'un roman par Pitz que je lis et j'ai mieux aimé que La Bobine d'Alfred. Il faut dire que ce roman semble s'adresse à un public plus vieux et on n'est pas dans un récit jeunesse au scénario convenu que n'importe quel adulte a vu au moins 100 fois lorsqu'il était lui-même jeune. On suit notre héros, un pauvre ado qui déménage dans un petit village qu'il n'aime pas et qui vit sous le joute d'un père tyrannique. Je ne savais pas trop quoi penser du scénario et petit à petit je me suis mis à trouver que c'était captivant de suivre la vie de cet adolescent ayant des problèmes. Le rythme est un peu lent, mais efficace. C'est intéressant de voir comment avec l'aide des autres, notre héros va finir par s'en sortir. Le seul ombre au tableau est que je trouve que la manière dont lui et ses frères vont se débarrasser de leur père m'a semblé un peu trop facile. Le dessin est pas mal même si parfois j'avais de la difficulté à différencier le héros et un de ses deux grands frères.

24/09/2024 (modifier)