Les derniers avis (32092 avis)

Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série Dragon Quest - The Adventure of Dai (La Quête de Dai / Fly)
Dragon Quest - The Adventure of Dai (La Quête de Dai / Fly)

On a le droit à un shonen classique et ses codes habituels : personnages manichéens, nombreuses valeurs positives que développent progressivement les héros, quête épique contre un dieu maléfique et j’en passe. Mais Fly se démarque des mangas du même genre grâce à un design sympa, une foule de personnages, une action débridée et des combats titanesques. Les auteurs ont réussi à me tenir en haleine pendant 37 tomes (comme un bon RPG) en dépit d’un début moyen et d’une fin un peu décevante. Si la série s’adresse à un public jeunesse, Fly devrait tout de même plaire aux amateurs de fantasy et de jeux de rôle japonais.

13/07/2012 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série END
END

Ma note pour cette bande dessinée est motivée avant tout par son exceptionnel graphisme. Ses planches sont de grandioses oeuvres baroques, très féminines, aux sombres couleurs pastels. Chaque page, chaque case, est une oeuvre d'art soigneusement ciselée, visiblement travaillée durant de longues heures voire de longs jours chacune. Toute l'oeuvre est à l'image de ce graphisme poétique et mélancolique. Le sujet ici est la mort, ou la non-mort, la mélancolie et la solitude. La thématique est assez adolescente, à l'image de ces jeunes amatrices de poèmes tragiques et romantiques, mais elle n'en est pas moins belle car formidablement mise en valeur par la beauté du dessin et le rythme lent et mature du récit. Le scénario reste assez mystérieux pour le seul tome actuellement paru mais on peut tenter de le résumer. Elisabeth, une jeune étudiante dans un superbe collège pour filles de style victorien, est morte de manière mystérieuse. Sauf que tout porte à croire qu'elle n'est pas véritablement morte et qu'elle vit désormais comme une ombre dans un monde plus ou moins parallèle, gardant son ancien collège à portée de main mais incapable de s'y rendre sans danger et incapable d'y être vue ou entendue. Elle vit désormais seule dans un jardin onirique, avec trois animaux mutants et parlants qui sont devenus ses compagnons et partagent son exil. Il y a également d'étranges êtres éthérés qui veillent sur elle sans qu'on sache bien qui ils sont, mais aussi ses anciennes amies qui essaient de leur côté de comprendre ce qui lui est arrivé et sa soeur qui se sent responsable de sa mort et pourrait bien l'être effectivement sans qu'on comprenne pour le moment le lien entre tout cela. La narration est un peu difficile. Il y a énormément de non-dits. Les personnages ont l'air d'en savoir plus que nous, pauvres lecteurs, et le mystère est précautionneusement entretenu par les auteurs. Les dialogues sont en outre souvent alambiqués ou simplement poétiques, ce qui contribue à les rendre parfois nébuleux. Il y a pour le moment un peu trop d'inexpliqué dans le premier tome de cette série, trop de passages et de dialogues difficiles à saisir au premier abord. Mais la beauté du graphisme et l'ambiance du récit ont réussi à me faire savourer cette histoire fantastique aux accents de poésie féminine romantique et gothique qui, pourtant, n'avaient rien pour me séduire à priori.

12/07/2012 (modifier)
Par bab
Note: 4/5
Couverture de la série En Mer
En Mer

Un petit ovni dans ma bibliothèque. Le format est original, même si le concept n’est pas étranger. C’est petit dans la main, on a l’impression de souvent tourner les pages (ce qui n’est pas qu’une impression en fait !) et ça en est presque frustrant. Parce que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette bd. Et ce sentiment de tourner sans cesse les pages, nous amène inéluctablement et rapidement vers la fin, alors qu’on est bien là, à suivre les aventures de ce gros bonhomme imposant cherchant son inspiration de poète et découvrant la vie en mer. Chaque page est très soignée et les dessins sont clairs et complets à la fois. C’est vraiment très agréable à lire, et même si ce n’est pas le scénario du siècle, c’est plein de zénitude et il se dégage un certain apaisement au cours de la lecture. C’est simple et c’est beau. Presque trop court, mais c’est peut-être ça aussi qui fait le charme à cette bd.

12/07/2012 (modifier)
Par jevy
Note: 4/5
Couverture de la série Le Roi Cyclope
Le Roi Cyclope

J'ai relu cette série que je possède depuis ses débuts, cette semaine ; et ma foi, elle est de bonne facture... J'ai survolé les avis précédents, et je les rejoints sur deux points : la qualité graphique et notamment la colorisation mais aussi la difficulté de noter cette œuvre... J'ai longtemps hésité entre 3 et 4. Ce que l'on reproche le plus souvent à la "fantasy", c'est qu'elle en manque trop souvent !! Sous prétexte d'être libérée des règles du réel, on en attend toujours plus dans l'originalité, l'attrait, le suspense et la surprise... or, consciemment ou non, les auteurs reprennent souvent des "codes" édictés par les contes universels de notre enfance ou des univers à la Tolkien... Pour revenir au "Cyclope", oui j'ai adoré le Marquis et le récit est loin d'être convenu et superficiel... Alors, oui, cela manque parfois de dynamisme dans l'action... mais c'est sans doute le but de l'auteur qui n'a pas souhaité baser son récit sur la testostérone de ses personnages et puisque l'on est dans la fantasy alors oui un combat peut être théâtrale et se régler en 3 coups d'épée...car ici la fibre "sentimentale" prend le pas sur l'action pure... Par contre effectivement, j'aurais apprécié un Roi Cyclope un peu plus à la hauteur face au charismatique marquis... mais je respecte le travail de l'auteur et me suis bien laissé entrainé dans son histoire pas si "classique" qu'il n'y parait.

12/07/2012 (modifier)
Par Raho
Note: 4/5
Couverture de la série La Tour sombre
La Tour sombre

Je suis surpris de l'animosité générale à l'égard de cette BD. J'y ai vu, en 10 tomes, une œuvre assez unique et qui n'est pas dépourvue d’intérêt. L’histoire prend place dans un monde post apocalyptique constamment plongé dans la brume, où se font sentir les stigmates d’une ancienne guerre apocalyptique. Mutants et robots apparaissent ponctuellement des ruines de l’ancien monde, au milieu des humains qui sont retournés à un stade préindustriel et s’habillent en cow-boys. La Tour Sombre apparaît comme une entité mystérieuse et objet de toutes les convoitises, qui sert apparemment de pivot aux différents univers. Les romans de Stephen King, que je n’ai pas lu, retracent le parcours de Roland Deschain en quête de la Tour Sombre, et cette BD leur fait office de préquelle. Elle compte les aventures de Roland Deschain et ses compagnons, jeunes pistoleros, dans un récit qui mêle le western, l’horreur et le fantastique. Ils sont appelés à défendre la ville de Gilead contre le maléfique Roi Cramoisi et ses sbires, combat dont ils ne sortirons pas indemnes. L’histoire de Roland peut tout à fais plaire même à ceux qui découvrent comme moi l’œuvre de King. Sans plus s’appesantir sur l’histoire, il convient de souligner la lenteur de la narration. Dans un souci apparent de dramatiser et de théâtraliser, les auteurs ont choisi de procéder par de grandes cases épurées qui englobent parfois une double-page, et ponctuées des commentaires d’un mystérieux narrateur. Il en résulte une action qui est plus souvent suggérée que montrée, et l’emploi quelque peu excessif de cette méthode peut se révéler irritant à la longue. D’autant que cela implique une certaine lenteur générale du récit. Cela ne serait pas gênant en soi si les tomes étaient très consistants ; MAIS les éditeurs ont choisi de diviser les volumes originaux en davantage de tomes pour l’édition française, et les ont gonflés artificiellement de textes bonus qui s’étendent sur de nombreuses pages et retracent la mythologie de la saga. Résultat : vous payez deux fois plus pour deux fois moins de BD. Irritant, d’autant plus que l’histoire est quand même intéressante, et pose une ambiance assez unique notamment grâce au dessin. L’horreur et le malsain sont en effet plus suggérés que montrés, souvent voilés par la mystérieuse et omniprésente brume colorée qui revêt différentes teintes selon les ambiances. Les décors y sont de plus en plus inexistants ou simplifiés à l’extrême. Le dessin renvoie admirablement la belle froideur de ce monde à l’agonie, en se limitant souvent à la silhouette d’un personnage se détachant sur le brouillard. Les compositions expriment une sombre poésie, que vous pouvez retrouver dans les images de la galerie. Je ne peux pas raisonnablement conseiller l’achat de cette série, car l’édition française n’est pas à la hauteur niveau qualité/prix. Je recommande néanmoins la lecture voire l’achat de la version originale, qui propose bien plus de contenu. Note finale : 3,5/5

10/07/2012 (modifier)
Par Chalybs
Note: 4/5
Couverture de la série Asterios Polyp
Asterios Polyp

Alors, non, ne vous trompez pas sur ma note. En fait, cette BD est peut-être la première pour laquelle ma note ne reflète pas vraiment la passion ou l'intérêt que je porte réellement à cette œuvre. J'ai attendu plus de deux mois avant de me décider à écrire cet avis en me demandant comment j'allais bien pouvoir m'en sortir entre mon avis objectif et mon avis subjectif. Car, Astérios Polyp a été loin de créer en moi un élan de passion et d'intérêt qui m'aurait fait lire ce roman graphique sans possibilité de sortir ma tête de ses pages. Si je me base sur le scénario, en fait, je me suis un peu ennuyé. L’histoire en elle même est à mon sens relativement banale. Une histoire d'amour qui tourne mal. Un homme égoïste, égocentriste, un peu trop sûr de toute sa théorie qu'il maitrise sur le bout des doigts. Un homme tellement inspiré par lui même qu'il a du mal à connaitre et reconnaître d'autres que lui. Comment dans tout cela, aurait-il pu trouver l'amour. Alors forcément quand celui-ci frappe à sa porte, cet amour est son exact opposé. Son amie est instinctive, expérimentale, sentimentale, jouant de ses émotions et sentiments pour construire sa vie et son métier. Jusqu'au jour où forcément cela ne colle plus et qu'Astérios se retrouve seul. C'est à ce moment de sa vie que nous le retrouvons. Et c'est par flashback que nous apprendrons alors les détails de ce que je viens de raconter. Bref, une histoire d'amour comme il y en a beaucoup. En fait, Astérios Polyp, ce n'est pas l'histoire qui nous intéresse. C’est le sujet et c'est sa construction. Astérios Polyp, ce n'est pas une histoire, c'est une œuvre graphique à part entière, presque poussée dans certains de ces derniers retranchements. Astérios Polyp, ce n'est pas le développement d'une histoire, c'est le développement d'un visuel et d’une réflexion. Rarement, une BD aura aussi bien porté la définition de roman GRAPHIQUE. Je reviens donc sur le scénario qui par sa banalité première et quelque peu ennuyeuse, propose en revanche un découpage excellent. Le parallélisme de sa vie actuelle et passée est maitrisé de belle manière. A aucun moment je n'ai eu l'impression de manquer d'information et à aucun moment je n'ai eu l'impression d'avoir trop d'information ou d'information inutile. Le scénario, pour simpliste qu'il semble, est parfaitement maitrisé, pensé, conçu et rendu. Mais le plus impressionnant encore est le dessin en lui-même et les inventions graphiques de David Mazzuchelli. Le plus évident quand on feuillette ces pages est l’utilisation de la couleur minimaliste. Deux couleurs par page, me semble-t-il, je ne sais plus exactement (comme je l’ai dit j’ai lu cet album il y a plus de 2 mois). Des couleurs que l’on n’oserait pas toujours marier ensemble, jaune et bleu, rouge et bleu… les couleurs étant associées au temps de la narration et aux personnages. Cette couleur donne une âme à cette BD et des repères spatio-temporels inattendus mais terriblement efficaces. Et puis, le trait de Mazzuchelli,, faussement naïf est d’une créativité déconcertante. En fonction des états d’âme de ces personnages, le trait utilisé variera, plus anguleux, plus doux, plus conceptuel comme le trait froid d’un architecte, plus rond comme l’inspiration rêveuse d’une artiste sculpteur. Ce n’est que vers la fin de l’album que je me suis aperçu que la forme même des phylactères variait en fonction des personnages : carré pour Astérios, rond pour Fleur sa femme et d’autres encore que je vous laisse découvrir. Astérios est d’une imagination, d’une création et conception graphique hors norme. Je suis sûr d’être passé à coté de nombreux détails. Allez, et puis malgré tout, Astérios ce sont aussi des rencontres et des personnages atypiques aux caractères surprenants, des dialogues ciselés reflétant la recherche et la mentalité des locuteurs. Derrière Astérios se cache une approche philosophique et idéologique plutôt fine et jamais rébarbative. Voilà, Astérios, c’est tout cela et plus encore. Une œuvre déroutante par son apparente simplicité et la richesse qui la compose : richesse graphique, richesse philosophique, richesse scénaristique (ben oui quoi, ce n’est pas parce que je n’aime pas qu’il n’y a rien). Astérios c’est aussi une fin surprenante, à l’opposé de l’approche trop logique et de la pensée froide de son héros. Ce clin d’œil cynique et ironique nous montre bien finalement que quoi qu’on en pense, notre destin n’est jamais vraiment dans nos mains et que le bonheur n’est pas là où on le pense. Sur ce, je vais continuer à chercher, moi…

09/07/2012 (modifier)
Par etoilawst
Note: 4/5
Couverture de la série L'Appel de l'Enfer
L'Appel de l'Enfer

J'ai franchement bien aimé cette BD. Les dessins sont un vrais régal pour les yeux (j'ai un faible pour les dessins de Will). Les couleurs très chaleureuses mettent parfaitement en valeur ces dessins. Les trois courtes histoires présentes dans cette œuvre sont dans la veine du fantastique teintées d'un peu d'érotisme. Sans être transcendantes, celles-ci sont très agréables à lire. Le reproche qu'on pourrait faire c'est que, comme l'a signalé le posteur précédent, elles sont un peu basées sur la même idée. C'est avec grand plaisir que je relis de temps en temps cette Bd et je recommande son acquisition.

07/07/2012 (modifier)
Par js
Note: 4/5
Couverture de la série Les Tuniques Bleues
Les Tuniques Bleues

Chesterfield et Blutch sont deux figures emblématiques de la bande-dessinée franco-belge. Nos deux Tuniques Bleues vont vivre des aventures plus ou moins passionnantes mais qui vont à chaque fois nous plonger un peu plus dans la guerre de Sécession, période clef de l'Histoire américaine. Leurs relations sont particulières et j'avoue n'avoir réellement apprécié les Tuniques Bleues qu'après avoir lu "Blue Retro", le tome retraçant l'histoire de nos personnages. Cet album explique un peu mieux les liens qui les unissent et leur façon d'être l'un vis-à-vis de l'autre mais aussi vis-à-vis de la guerre. Comme toujours dans les série plutôt longues avec une histoire par tome, la qualité des albums est inégale mais l'ensemble est très appréciable en règle générale. Cependant, je ne sais pas pourquoi, je n'arrive pas à lire plusieurs Tuniques Bleues d'affilée contrairement à d'autres séries du même acabit. D'où d'ailleurs mon 4/5 et non 5/5. Les Tuniques Bleues : une série malgré tout célèbre et plaisante. Une redécouverte agréable à chaque lecture pour les plus grands, un divertissement instructif pour les plus jeunes.

07/07/2012 (modifier)
Par js
Note: 4/5
Couverture de la série Trucs-en-Vrac
Trucs-en-Vrac

Allez, 4/5 pour les Trucs en Vrac et 5/5 pour les Rubriques à Brac. Ceci dit, c'est de la même trempe mais c'est certes moins culte et moins percutant que les Rubriques. Les Trucs en Vrac m'ont vraiment donné envie de lire les Dingodossiers ! Je ne vais pas m'étaler : Gotlib a une imagination débordante et arrive à partir dans des raisonnements tirés par le cheveux et à nous faire marrer ! C'est ingénieux et drôle ! Puis, on peut rajouter un coup de crayon maîtrisé à la perfection .... Que demander de plus ? Rien à redire, une œuvre d'un des génies de la BD qui fait marrer comme pas possible, de l'humour comme j'adore !

07/07/2012 (modifier)
Par Tetsuo
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Sin City
Sin City

Arg, quel coup de poing ! Les 4 premiers sont juste énormes ! Petite baisse de régime sur les 5 et 6. Le dernier me fait un peu une impression bizarre avec cette couleur qui dénature quelque peu le dessin en noir et blanc de Miller. Mais ça reste très très bon tout de même hein, ne soyons pas trop tatillon. Pour la petite histoire, lorsque j’ai lu le premier tome, je pensais que Marv était une sorte de super-héros quasi invincible, surtout lors de premières planches avec la descente de police. Il se prend beaucoup de bastos et castagne à tour de bras. Une scène épique ! Et puis on se rend compte au fur et à mesure de l’histoire que Marv n’est qu’un "simple" humain, un homme constitué de chair et de sang (alors là oui, on a de quoi s’en rendre compte). Ce que j’aime particulièrement dans cette œuvre, c’est le fait que Miller assume parfaitement son atmosphère. Il use et abuse, tout au long de sa création, du coté sanglant, bourrin, acide et brutal de ses histoires. Ses héros sont des écorchés vifs qui côtoient la bassesse humaine, la lie de l’humanité. Et forcément, ses personnages ne font pas dans la dentelles, on règle les affaires à grands coups de flingues et de coup de poing ravageur, à l’image de ce que renvoi l’univers dans lequel ils vivent. Ca sent le souffre et l’animal, la moiteur et la torpeur, le sexe et le sang, les tripes et la poudre. Il faut dire aussi que ses héros sont bien torturés eux aussi et la frontière se révèle bien faible entre méchant et gentil, les méthodes utilisées par chacun semblent au final bien loin de la morale… Mais difficile de ne pas franchir la ligne pour parvenir à ses fins. Miller signe un polar vrai, fort et prenant. Difficile, pour ne pas dire impossible, de se détacher du destin de Marv, Miho, Dwight, Hartigan,… C’est âpre, ça cogne, c’est dur, ça castagne,… p’tain qu’c’est bon !

07/07/2012 (modifier)