Les derniers avis (32041 avis)

Par Miranda
Note: 4/5
Couverture de la série Charly 9
Charly 9

J’avais entamé la lecture du Charly 9 de Jean Teulé que j’ai laissé tomber après peut-être un tiers du livre. J’avais adoré son style cynique et humoristique pour nous raconter cette tranche d’Histoire, et puis ça a subitement arrêté de me faire rire, j’ai rangé le livre et l’ai oublié, non sans ressentir une pointe de frustration car j’aime le style du sieur Teulé. Lors de la parution de la B.D. je me suis souvenue de l’arrêt intempestif de ma lecture et n’ai pas eu envie de me plonger dans celle-ci malgré un graphisme qui m’attirait irrésistiblement, mais toutes ces critiques positives m’ont fait changer d’avis. J’ai retrouvé exactement la même ambiance que celle du livre, l’adaptation de Guérinaud est au poil ! J’ai bloqué au même endroit pour les mêmes raisons (que j’avais oubliées), le massacre !… animalier évidemment, pas humain, toute cette boucherie de pauvres bêtes sans défense me soulève le cœur ! Malgré tout, pour le plaisir de l’œil et la part d’Histoire, j’ai continué et j’ai finalement beaucoup aimé, du coup je me dis que je vais peut-être relire le bouquin. Certainement que du côté historique il y a quelques raccourcis ou petits arrangements, mais je pense que ce n’était pas le but de l'auteur que de faire du pointillisme mais plutôt un récit décalé, où la psychologie, le cynisme, l’humour et la rage humaine prendraient le dessus. Car notre Charly est vraiment frappadingue, comme tous les rejetons de cette bougresse de Catherine d’ailleurs, mais Teulé sait le rendre attachant. C’est une lecture facile et fluide, presque légère, où l’on n’est pas assommé par les faits historiques, tout en ajoutant quelques infos à notre culture générale, ce qui fait de cette B.D. un objet à lire et à posséder. Le graphisme est parfait, tant au niveau du trait que de la colorisation que Guérinaud maîtrise parfaitement, mettant en valeur chaque scène, surtout les plus noires et sanguinaires.

23/02/2014 (modifier)
Par Puma
Note: 4/5
Couverture de la série La Licorne
La Licorne

Les auteurs ont changé quelques règles aux lois de notre univers ... et avec cette nouvelle axiomatique, ont créé une nouvelle réalité fantastique ! L'on peine à rentrer dans cet univers car les nouvelles règles sont distillées une à une au cours du récit même, sans explication autre que le déroulement de l'histoire. Et l'on assimile toujours en retard les nouveaux éléments des scènes qui se déroulent. La lecture doit donc se faire au calme, en disséquant texte et dessin. Et même comme cela, l'on doit faire parfois des retours en arrière (ou une seconde lecture) pour capter correctement l'ensemble du scénario. Mais pour peu que l'on s'y accroche, il vaut vraiment la peine d'être lu ! On sera bien loin d'un Ambroise Paré réaliste de Charly 9, et avec ses compères Nostredame et Vésale tout aussi éloignés de leur réalité historique, l'on plonge en plein récit fantastique où grâce à la science, la mort a pu être contournée avec des survivants aux formes et capacités bien étranges ... La fluidité et compréhension normale du récit reste très perfectible, d'où l'impossibilité de coter 5* au vu de l'évidente déficience narrative, même si l'histoire est osée, forte, et que la mayonnaise prend pour peu que l'on s'y investisse. Une telle construction scénaristique reste à saluer car inhabituelle dans le monde de la BD ; ... il manque juste la petite goutte d'huile pour fluidifier la lecture. Le dessin est fabuleux ... mais gagnerait à être tiré sur un nettement plus grand format. Ce sont de véritables miniatures qui nous sont proposées ; je suppose que le dessinateur dessine sur grandes feuilles ensuite réduites. Dans ce cas précis, j'aurais apprécié de moins réduire les originaux, pour mieux goûter le fabuleux dessin ! Pour la qualité extraordinaire du graphisme, et l'extrême travail de construction intellectuelle du scénario bien trop rare dans le monde de la BD, cette quadrilogie est une très heureuse surprise !

22/02/2014 (modifier)
Couverture de la série Pour toi Sandra
Pour toi Sandra

Tout d'abord, ça fait un peu bizarre de voir le graphisme de Derib dans du contemporain urbain, sans Indiens ni trappeurs ni chevaux, bien qu'il avait déjà abordé ce type de décor avant cet album. C'est une chronique du quotidien sensible et parfois touchante sur un malaise très actuel : l'enfer de la prostitution, et comment en sortir ; à cela s'ajoutent d'autres éléments comme la mauvaise pente que pourrait prendre la jeune héroïne Sandra, et aussi le fossé des générations qui creuse l'incompréhension entre parents et enfants, d'où l'errance qui peut conduire à la prostitution. Tout ça est conté subtilement, en douceur, avec pudeur et l'habileté graphique de Derib qui ajoute un plus ; son découpage, ses cases larges, son dessin aéré et sa progression narrative sont remarquables. Le dossier informatif en fin d'album est un peu rébarbatif par son ton moralisateur et sa lourdeur, ça gâche un peu le plaisir, mais ça reste un bel album (qu'il n'est pas utile toutefois de posséder), avec des personnages attachants, même si je préfère Derib dans le western.

22/02/2014 (modifier)
Couverture de la série Le Cahier bleu
Le Cahier bleu

Cet avis porte sur le Cahier Bleu. André Juillard délaisse un temps les Bd historiques qui ont fait sa gloire et change d'univers avec ce récit intimiste situé dans le Paris d'aujourd'hui, tout en s'affranchissant d'un scénariste. En effet, c'est son premier récit sans costumes d'époque, écrit entièrement par lui et dessiné avec toujours ce trait si souple et si élégant qu'il a peaufiné sur Les 7 vies de l'épervier. Cette véritable tranche de vie entre 3 personnages principaux, Louise, Victor et Armand, est une variation sur les jeux de l'amour, une sorte de faux triangle amoureux où interviennent quelques autres figures secondaires comme Pauline, la soeur de Louise, ou Eléna, la maîtresse d'Armand, lui-même ami de Victor ; tous deux aiment tendrement Louise, et rien n'est simple. Juillard réussit une histoire du quotidien à la saveur douce-amère, d'une grande justesse psychologique, en utilisant une narration subtile et en célébrant en même temps la capitale ; il faut lui reconnaître ce talent, mais pour moi, c'est du marivaudage un brin ennuyeux qui ne m'apporte rien, j'ai l'impression d'être dans un film intello où je m'emmerde comme un rat mort. Ma note reste généreuse uniquement pour la tentative de Juillard de s'essayer à un autre genre et pour son dessin dont je suis fan, c'est tout. A lire en biblio. Avis sur Après la pluie. Je viens de lire il y a peu ce second opus qu'on voudrait faire passer pour un tome 2 ; en fait, l'album s'ouvre en forme de fausse suite du "Cahier bleu" puisqu'on y retrouve brièvement son héroïne, la délicieuse Louise, au vernissage d'une expo photos de son ami Victor. C'est un prétexte sympa et habile pour enclencher l'histoire qui va suivre et qui est celle d'Abel, elle n'a aucune collusion avec l'histoire de Louise. Comme "le Cahier bleu", ce récit est intimiste au départ, avant de basculer ensuite dans le polar avec une sordide affaire de meurtre. Ce démarrage en douceur qui s'étire sereinement pour finir par une scène violente et en fond un drame, est bien mené de bout en bout, Juillard signe un très bon scénario dont la progression remarquable est bien supérieure au premier album, de même que son dessin illumine l'ensemble, ce qui permet de faire monter ma note à 4/5, malgré l'ennui du tome 1. Mais je trouve que ces 2 récits auraient dû être postés séparément comme 2 one-shots dissemblables.

09/09/2013 (MAJ le 21/02/2014) (modifier)
Couverture de la série Monkey Bizness
Monkey Bizness

(3.5/5) J'ai du mal à me positionner sur cette série...Je ne me suis pas ennuyé, mais j'ai été un peu déçu quand même. Ma première surprise vient de la construction du récit. Je ne pensais pas que l'histoire serait divisée en plusieurs saynètes. Bon, passé cette surprise, la lecture se fit sans mal. C'est l'une des rares séries pour laquelle le dessin m'a vraiment gêné, alors que d'ordinaire je ne suis vraiment pas exigeant en la matière. Très simpliste, parfois trop, la lisibilité des cases est parfois compromise, tant il peut être confus. J'ai bien aimé suivre les histoires de nos deux compères, et de l'astronaute en perdition, c'est assez drôle, décalé, mais pas de quoi se fendre la poire non plus. Encore une fois, j'ai du mal à me prononcer...C'est mieux que pas mal, mais j'ai quand même un peu de mal à lâcher un 4*...D'un autre côté, c'est vrai que c'est divertissant. J'attends donc la suite pour affirmer mon sentiment sur cette série déjantée. (282)

21/02/2014 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Étiquettes
Les Étiquettes

Le vrai coup de cœur de mes dernières lectures. J'en suis ressorti enchanté, et il faut avouer, il y a de quoi. J'aime beaucoup ce que fait Clarke en général, même si je reconnais parfois une tendance à un humour simple. Mais son dessin est bon et j'aime beaucoup sa façon de faire. Du coup, lorsque je vois une BD plus intimiste sortir, je n'hésite pas une seconde et je fonce. Et j'ai bien fait. Le trait de cette BD est entièrement en noir et blanc, avec le style si particulier de Clarke, qui pose une ambiance parfois étrange, sans nuances d'ombres, juste les contours qui se fondent parfois dans le bord de la case. C'est du coup très déroutant, surtout quand la BD se veut humoristique, mais personnellement j'adore. Ensuite, et surtout, il y a l'histoire. Enfin, les histoires. Clarke nous croque sa vie en quelques coups de crayons, et franchement c'est génial. La vie de ce dessinateur, comme pourrait être la vie de n'importe qui aujourd'hui, entre le boulot, les enfants, le mariage et les autres tracas quotidiens. C'est un album de tranches de vie, clairement. Mais ce qui en fait toute la force et toute la saveur, c'est les différences de ton. Les histoires s'enchainent, et si une partie est clairement humoristique, surtout dans la chute, l'autre partie est franchement sérieuse et intimiste, sur des sujets graves. C'est une contemplation de la vie, simple et franche. Plusieurs histoires aussi contiennent du sérieux et quelques touches d'humour, principalement dans la dernière case, mais dans un ton sérieux le reste du temps. Clarke prend aussi son temps, et plusieurs histoires sont simplement muettes, beaucoup de moments de contemplation, de calme. Ce que j'ai adoré, et qui en un sens m'a rappelé Le combat ordinaire, c'est que c'est simplement sa vie, mais vue au travers de la BD. Clarke se met en scène sans se cacher, et on découvre un auteur touchant et attendrissant. Un auteur qui nous est vite sympathique et qu'on suit avec un grand plaisir. Lorsque j'ai fermé la BD, j'en aurais eu une petite larme à l'oeil en quittant ce petit monde. Et puis, la BD contient des moments franchement drôles, des moments touchants, des moments graves, des instants philosophiques, des touches de tristesse ... C'est très complet, et on n'a jamais le temps de s'ennuyer. Jusqu'au bout j'ai été pris dedans. Et c'est vraiment plaisant. Sans compter que l'auteur joue avec le lecteur, notamment dans une histoire où l'on ne voit pas les personnages, se contentant de les entendre. A nous d'imaginer, de les voir. C'est bête comme chou, mais je trouve que c'est sympathique, glissé comme cela dans l'ensemble. On pourra aussi noter le titre, très intéressant, qui concerne surtout deux histoires du recueil, mais qu'on peut aussi interpréter comme une volonté de Clarke de montrer qu'il ne faut pas résumer quelqu'un à des étiquettes, lui y compris. Ce n'est pas qu'un auteur, celui de Mélusine ou des Histoires à lunettes, c'est aussi quelqu'un. Et de nous présenter qui il est derrière tout ça. Là encore, j'aime beaucoup cette façon de faire, simple, qui nous fait aussi un peu réfléchir. En résumé de ce pavé, j'ai tout simplement adoré ce petit moment d'intimité avec Clarke, un auteur que décidément j'apprécie de plus en plus, simplement pour son trait et sa façon de faire. La BD est franchement touchante, mais sait aussi être drôle et sérieuse, c'est pour tout les goûts. Si vous aimez les récits intimistes qui ne se centrent pas sur un seul sujet, allez-y les yeux fermés, je vous garantis que vous ne serez pas déçu. Moi c'est mon gros coup de cœur du moment.

20/02/2014 (modifier)
Par jul
Note: 4/5
Couverture de la série Batman / Judge Dredd - Jugement à Gotham
Batman / Judge Dredd - Jugement à Gotham

Un très bon Cru de Bisley n'ayant rien à envier ( graphiquement parlant ) à sa série culte Slaine. C'est violent, sombre, limite horrifique mais parodique et second degré. Le scénario n'est pas le point fort de cette bd ( un énième combat entre forces opposées - Batman - Judge Dredd - et un puis un espèce d'épouvantable épouvantail-squelette faux Judge Dredd). Mais graphiquement c'est de la véritable folie furieuse. Des gros bras, des gros flingues, de la cervelle éclatée et des têtes décapitées, de superbes couleurs agressives et même de magnifiques petits poneys et mignons petits lapins ( cauchemar acidulé du " méchant" ). Bref ça en jette. 3,5.

20/02/2014 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Royal Aubrac
Royal Aubrac

On va suivre la destinée d’un jeune homme de 21 ans, étudiant en beaux-art, souffrant de tuberculose dans la France de 1904. Il accepte de se faire soigner dans un établissement perdu dans les montagnes de l’Aveyron : bienvenue dans le sanatorium de Royal Aubrac ! Bon, il faut dire qu’une odeur de mort rôde dans les couloirs avec ses courants d’air frais qui glacent le sang. Cela ne sera pas une sinécure pour notre héros. A moins que… Christophe Bec semble s’intéresser à ces hospices d’un genre particulier depuis son fameux Pandemonium où le lecteur avait littéralement basculé dans l’horreur sur fond de vérité historique. Il est clair que la tuberculose est une grave maladie dont peu en réchappent vivants car la façon de vaincre l’infection demeure un mystère pour les médecins. Or, ce récit va se différencier totalement de sa précédente œuvre car c’est plutôt intimiste et même romanesque. L’auteur a réussi à nous surprendre grâce à ce virage loin de l’horreur et du fantastique. En effet, notre jeune homme va rencontrer l’amour en la présence d’une belle jeune fille, malade également. Il va rencontrer des gens étonnants et ce passage à Royal Aubrac va être pour lui une formidable expérience humaine. On va suivre avec beaucoup d’émotion le combat que mène ce jeune homme contre la maladie. Il faut dire que cet établissement réservé aux classes aisées avait des idées révolutionnaires concernant les traitements dont certains aboutissaient à une rémission de la maladie. Concernant le dessin, le graphisme est plutôt d’un trait élégant avec de beaux paysages en perspective et une certaine finesse des personnages. Cette oeuvre crédible est réellement passionnante avec pour cadre une ambiance feutrée plutôt froide et blafarde. C’est un récit intense qui apporte une certaine humanité dans un lieu peu enclin à la joie. Une belle leçon de vie en somme ! Royal Aubrac va marquer les esprits. Le second tome qui clos ce diptyque est marqué par une forte émotion avec la disparition de plusieurs personnages atteint de tuberculose qu’on avait appris à connaître. Il faut dire que notre héros baignait dans un univers pas franchement très joyeux. Pour contrebalancer ce côté sombre et pessimiste, il y aura également des moments de joie et de relâchement comme cette virée nocturne en ville. En conclusion, c’est une œuvre sur la maladie et sur le fait que l’on doit profiter de chaque instant de vie, se concentrer sur le fait que cela pourrait être le dernier et qu’il faut le vivre pleinement. Bref, une belle leçon de vie. Pourtant, Je n’ai pas l’impression cependant que notre malheureux survivant va en profiter par la suite malgré une reconnaissance artistique tardive. Il y a beaucoup de nostalgie surtout à la fin. Bec nous a surpris par une bd résolument humaniste loin de ces séries à action retentissante. Il y a un remarquable talent d’écriture qu’il faut reconnaître. Bravo !

29/03/2012 (MAJ le 20/02/2014) (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série L'Appel des Origines
L'Appel des Origines

Elle s'appelle Anna. C'est une jeune et jolie métisse né d'un père blanc et d'une mère noire qui ont disparu à sa naissance. Elle sert dans le bar de sa tante dans le quartier d'Harlem en pleine ébullition. Nous sommes au beau milieu des années 20. C'est l'heure de la prohibition mais également celui du rythme endiablé du jazz. On s'amuse beaucoup derrière toutes les interdictions morales. Cependant, au détour d'un article de journal, de vieux souvenirs vont ressurgir. En effet, il se cache un lourd secret de famille. Quand il sera révélé, rien ne sera plus pareil. Le scénario est certes classique mais encore une fois, Joël Callède sait le mettre en perspective. C'est du grand art et une véritable réussite. Au-delà de l'histoire, on voit le malaise d'une personne qui est le fruit de deux communautés que tout oppose dans une époque résolument raciste. Anna va donc à la recherche de ses origines. C'est d'ailleurs couplé avec celle d'une expédition qui tente de retrouver les traces où l'homme est né. Tout va nous ramener au berceau de l'humanité c'est à dire l'Afrique. Nous avons tous la même origine... Avec un dessin raffiné et élégant, ce premier tome introductif met en place une aventure passionnante et romantique que l'on suivra avec plaisir. Le second tome nous entraîne sur la terre africaine après un voyage en paquebot de luxe. On découvre de belles images de la savane africaine qui ressemble à des clichés de cartes postales. Les couleurs sont chaudes. C’est un émerveillement pour les yeux. En même temps, le récit évolue et on assiste à des amours marqué par la passion entre rapprochement et séparation. On voit également l’émergence d’un personnage ayant réellement existé à savoir Karen Blixen qui ressemble trait pour trait à une certaine Meryl Streep qui avait joué le rôle au cinéma pour Out of Africa. Ce film fait partie de mes préférés. J’ai d’ailleurs retrouvé dans ce second tome tout le parfum de ce film mythique. Cependant, cela va plus loin car il est question de recherches archéologiques sur l’origine de l’humanité. Il faut dire qu’à l’époque, on situait cette origine en Asie. L’appel des origines n’est pas seulement la recherche du père mais bien de celui de la race humaine. En tout cas, j’ai apprécié cette nouvelle mise en perspective. Au final, c'est une très belle série où l'on retrouve un souffle romantique qui fait défaut actuellement. Nous aurons d'ailleurs droit à une fin grandiose...

02/10/2011 (MAJ le 20/02/2014) (modifier)
Par Aerth
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Sin Titulo
Sin Titulo

L'histoire : Comme évoqué, on démarre sur un pitch classique de polar pour mettre le pied dans le fantastique. Tout comme le héros, nous sommes happés, traînés par les évènements. Pour ceux qui ont vu la mini-série "The Lost Room", il y a un certain parallèle avec "Sin Titulo" : M. Lambda est confronté malgré lui à une réalité différente de ce qu'il connaît et lutte pour retrouver le monde "normal" Le dessin : Cameron Stewart dessine simplement et bien. Le trait qu'il a adopté sert parfaitement l'histoire. Pour ma part, j'aurai préféré un noir et blanc simple plutôt que ce noir et blanc et "sépia" (ou beige, ou je sais pas quelle couleur) ; ou alors plus de parcimonie dans cet ajout. Mais pour le reste, c'est tout bon. Le dessin des personnages colle à leur caractère, leur donne vie juste comme il faut. Le plaisir : Impeccab'. Même fatigué en entamant l'ouvrage à 23h30 un soir en semaine, je l'ai lu d'une traite avec la tête qui tourne après et des rêves bien de travers qui ont suivis. Le seul point négatif au final, c'est d'avoir loupé M. Stewart à Angoulême...

20/02/2014 (modifier)