Le hasard, mais aussi le talent de ma bibliothécaire, ont fait que j'ai lu cet album juste après 520 km, auquel il répond comme par un effet de miroir.
En effet nous sommes dans les pas de Louise, qui a quitté Simon par facebook -et par inadvertance- et qui se retrouve dans une nouvelle histoire sentimentale, dont elle n'est pas sûre de la légitimité. Une nouvelle fois de Radiguès se montre très précis et réaliste dans les relations entre ses personnages, entre garçon pas encore sûr de sa sexualité et jeune fille au caractère bien trempé, sans toutefois tomber dans la caricature.
Comme dans ses autres albums, son graphisme est assez simple, mais plutôt maîtrisé dans l'expressivité de ses personnages et la mise en scène.
Max de Radiguès n'en a peut-être pas encore fini avec ses adolescents, mais je suis prêt à le suivre s'il est toujours aussi convaincant...
J'ai bien aimé cet épisode de la guerre opposant Rome et Carthage au IIIème siècle avant Jésus Christ pour la domination du bassin méditerranéen. On sait qu'il y a eu trois guerres puniques pour la suprématie. La première sera gagnée par Rome. Près de 48 ans plus tard, Carthage va prendre sa revanche pour infliger une défaite à la République. L'enjeu va se situer autour de la ville de Syracuse qui était une ancienne colonie grecque sous protection romaine. L'intrigue va se concentrer sur le siège de cette ville qui n'avait rien à envier à Rome.
On va se concentrer sur deux personnages qui vont avoir un destin assez mouvementé. On croisera également le grand Archimède qui a mis au point des armes redoutables pour défendre la ville. Il est étonnant de voir le génie de ce mathématicien d'autant que c'est basé sur des faits réels. J'ai été plusieurs fois estomaqué par ses inventions.
Ce manga s'est révélé assez passionnant. A la fin, on regrette que cela ne soit pas une série qui aurait pu nous en dire plus sur le célèbre Hannibal. Le fond ainsi que la forme sont au rendez-vous pour que le lecteur ne soit pas déçu par ce récit historique et militaire.
Il est parfois reposant de lire des bd sans aucun dialogue. En l’occurrence, on suit le parcours d’un tigre dans une jungle de la péninsule indienne qui est à la recherche d’une proie à sa portée. Les dessins sont d’une incroyable beauté. Cela restitue à merveille la puissance du tigre. On rencontre également d’autres animaux mais qui paraissent bien fades par rapport à ce félin à la fourrure rousse rayée de noire qui est mis en avant.
Je n’ai pas trop aimé la philosophie de cette bd et même le titre qui ne colle pas au royaume animal. Les sentiments sont quelque chose d’unique et qui collent au genre humain, n’en déplaise à tous les défenseurs de la cause animale. Je suis surpris de voir que l’on préfère souvent les animaux aux êtres humains. Fort heureusement, je n’éprouve pas un tel dégoût de l’humanité pour en arriver à cette extrémité.
Le tigre du Bengale est l’un des plus grands carnivores au monde. Sa réputation de mangeur d’homme ne sera pas usurpée comme le montre d’ailleurs cette bd. A noter également que ces félins ont l’habitude d’attaquer dans le dos. Je sais l’espèce en voie de disparition. Je suis bien entendu pour la conservation dans une réserve naturelle. En tout cas, cette bd rend hommage à ce bel animal féroce.
Alors que je pensais que ce titre ne serait qu'un one-shot, je découvre la poursuite de la série avec le renard. Le premier tome m'avait déjà fait très bonne impression. Le second ne fait que confirmer le talent de l'auteur de nous décrire une tranche de vie animalière tout en changeant de protagoniste. Je rehausse ma note à 4 étoiles tout en conseillant désormais l'achat.
Je peux enfin découvrir les spin-off de Watchmen (ma bibliothèque a enfin commencé à les acheter) et j'ai commencé ma découverte avec ce tome qui semble être considéré comme le meilleur.
Comme je n'ai pas lu tous les albums jusqu'à présent je ne peux pas dire si c'est vrai, mais en tout cas une chose est sure, c'est que j'ai adoré l'histoire. Cela commence doucement avec la présentation des différents membres de l'équipe et ensuite cela devient tout bonnement excellent. Le scénario est passionnant et Darwym Cooke montre bien que si ses super-héros peuvent être bons parfois, ils peuvent aussi être de vrais salauds. Bref, ils sont complexes comme les personnages de la série originale !
Le dessin est excellent et la seule chose que je reproche c'est que je n'avais pas reconnu au début le Larry des années 60 et je me demandais qui c'était.
J’ai trouvé ce récit intéressant à deux niveaux.
Tout d’abord, il y a le contexte politique de l’époque. Nous sommes dans une période charnière de l’histoire des USA et cette amitié qui va se lier entre un reporter/photographe blanc et un militant noir (alors que nous sommes en 1967) permet à Mark Long et à Jim Demonakos de nous détailler tout ce contexte pesant. L’histoire sent le vécu (elle est directement inspirée par la jeunesse d’un des auteurs) et la sincérité. La tension est souvent palpable tant on sent que plus d’un acteur a les nerfs à fleur de peau.
Ensuite, la structure du récit amène le lecteur à réfléchir. A ce titre, le titre de l’album est particulièrement bien trouvé, je pense. Le silence de nos amis, c’est le silence de ces personnes, pas spécialement d’accord avec la politique mise en place, mais qui se taisent par peur du qu’en-dira-t-ton ou de représailles. Se taire pour « être tranquille », est-ce un choix acceptable ?
Bien sûr, la réponse semble évidente mais le fait d’exposer la situation dans un contexte précis et d’en montrer les enjeux permet de bien stigmatiser la mécanique pernicieuse des majorités silencieuses.
Le dessin, lui, va à l’essentiel. Un noir et blanc net et sans bavure, pas spécialement beau, sans effets de style, mais qui convient bien au propos.
A découvrir.
Rien à faire, j’adore quand Chauvel nous fait ce type de polar US bien stylé. C’est toujours très classique avec des personnages hauts en couleur (que ce soit le principal ou les secondaires) et l’auteur parvient toujours à glisser une petite note originale qui démarque son album des autres. Ici, l’originalité vient de l’origine du grain de sable qui va enrayer cette belle mécanique.
Maintenant, le concept de La Grande Evasion est ce qu’il est et on s’attend à lire ce type de récit. La plausibilité est aléatoire (notre Fatman est quand même franchement balèze et Chauvel use subtilement de l’ellipse pour éviter certaines explications qui pourraient devenir gênantes) mais le rythme soutenu, les flash-back distillés avec parcimonie et surtout le fait que l’on se demande longtemps comment le gars va s’y prendre, tiennent le lecteur en haleine.
Le dessin, lui, est efficace à défaut d’originalité. Il est agréable à l’œil, soigné mais ne sort pas du lot. Le genre de dessin au service du récit avant tout… mais comme il lui convient parfaitement, je suis preneur.
Et puis vient ce très beau et original final, comme une cerise sur une tarte au chocolat faite maison. C’est gourmand et quasi mystique.
Franchement bien donc. Reste à ne pas se laisser tenter par tous les albums de la collection, la qualité de ceux-ci étant par trop aléatoire. Mais pour celui-ci, vous pouvez l’acheter les yeux fermés, c’est du tout bon.
Après lecture des deux premiers tomes on se dit qu'on a là une série fort intéressante qui si elle ne renouvelle pas le genre est ma foi fort agréable tant au niveau du scénario que de la qualité du dessin et des couleurs.
Pour l'instant nous n'en sommes qu'à une histoire somme toute classique de vengeance contre quelques méchants assez caricaturaux mais ne boudons pas notre plaisir.
Une série à suivre qui a peu de chances de devenir culte car il lui manque ce petit quelque chose qui hausserait l'ensemble. Du même scénariste, Excalibur Chroniques, possède ce supplément d'âme.
Après lecture du tome 3:
Bon et bien voilà une série terminée et de bien belle manière. Ce 3ème tome conclut cette histoire dont les légendes nous avaient déjà donné l'issue. Le dessin à mon sens s'accorde bien au sujet, c'est vrai qu'il est parfois un peu sombre mais cela ne m'a pas gêné outre mesure. Achat conseillé pour qui aime la Celtitude
Il est clair que c'est un ouvrage hors du commun voire ésotérique ! Je dirais même une "oeuvre d'art légèrement absconse" plutôt qu'un livre. Je comprends donc certaines critiques et méfiances ici. Il faut lire, regarder, déguster cet album maintes fois pour saisir et déchiffrer l'artiste, le poète et esthète fou qu'est l'auteur : Monsieur Alban Guillemois. (au passage sa page facebook en raconte pas mal sur lui, il est aussi réalisateur de courts-métrages et travaille pour la mode et le costume...), et j'ajouterai qu'il faut un minimum de "culture" pour comprendre l'humour, les références esthétiques et historiques nombreuses dans cette oeuvre hyper-originale !!! Certes le dessin est étrange, voire bizarre, des personnages aux gardes robes de folie (on perçoit l'importance du costume dans l'univers de l'auteur) des maisons expressionnistes dignes du décorateur Robert Wiene, des cadrages toujours différents, parfois de travers. Les bulles sont des parchemins type banderoles héraldiques... Un monde !!! Les personnages sont plus qu'excentriques et rappellent en exagéré parfois les romans de Rudyard Kipling, Abraham Merritt ou encore Rosny Aîné. Le magicien (hommage à George Méliès), la princesse indienne (hommage au Capitaine Nemo, elle en porte le nom), le sorcier (tout droit sorti d'un film de Murnau), l'officier pilote d’éléphant blindé (qui n'est autre que "Durckheim" l'aide de camp de Louis II de Bavière), un chien de chasse qui "cause l'argot français"... Parfois, les dialogues et l'ambiance m’ont fait penser aux histoires du Baron de Munchhausen et également à la compagnie des "Machines de l’île à Nantes" (hommage aux Royal de Luxe, célèbre troupe de théâtre de rue à Nantes)…. Bref les hommages litéraires, cinématographiques, historiques et fantastiques voire même ésotériques sont nombreux dans cet ouvrage. J'ai beaucoup ri et aimé la présence du dictateur nord-coréen (ancien chef d'Etat réel). Un récit complètement déjanté, des couleurs d'une rare beauté, un grand plaisir à découvrir ce paysage créatif ! A lire et à relire au coin du feu les longues soirées d'hiver ! Je suis content d’avoir découvert cet artiste auteur qui m'a fait rêver !!!
S'inspirant de 3 mythes de légende de la littérature et du cinéma fantastique, l'auteur met en scène Dracula, Frankenstein et le loup-garou dans un époustouflant conte horrifique à souhait. Certains diront que c'est vu et revu, et que tout a été dit sur ces créatures de la nuit ; c'est pas forcément faux, ce sera surtout plus attractif pour les nostalgiques.
Pourquoi c'est si génial cependant ? Tout simplement parce que c'est dessiné par le grand Neal Adams, un des plus fabuleux dessinateurs de comics qui a redonné une nouvelle force et une nouvelle orientation à Batman à partir de 1967 (voir mon avis sur Batman - Anthologie Neal Adams). Je concède que le scénario n'est pas d'une grande originalité, mais l'ambiance gothique est là, le dessin rattrape le tout, ainsi que la mise en page.
De tous les dessinateurs qui ont illustré les exploits du Caped Crusader et revisité l'univers de certains super-héros à son époque, Adams est probablement le plus doué, et mon préféré, à égalité avec Berni Wrightson ; j'ai toujours aimé son traitement graphique dynamique, d'une grande fluidité et novateur, ainsi que son sens de la mise en espace, il influencera d'ailleurs de nombreux dessinateurs, et ici, il fait une démonstration éclatante de son talent.
Oui, c'est de la bonne fantasy dans un genre space-opéra. On accroche tout de suite avec les personnages principaux, un couple du genre Roméo et Juliette tentant d'échapper à la guerre interstellaire et protéger leur bébé.
On accroche également avec un univers un peu kitch mais bourré de bonnes trouvailles. La lecture s'est révélée fort agréable avec une narration fluide et non pesante.
A la fin de chaque tome, on n'a envie que de connaître la suite. Même les méchants du récit sont intéressants. Il y a également des scènes particulièrement osées qui indiquent que la lecture est réservée un public averti. De l'humour également pour assurer un bon dosage.
Bref, il y a de la maturité dans cette saga que l'on suivra avec le plus grand plaisir. Génial et envoûtant !
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Un Eté en apnée (Simon & Louise)
Le hasard, mais aussi le talent de ma bibliothécaire, ont fait que j'ai lu cet album juste après 520 km, auquel il répond comme par un effet de miroir. En effet nous sommes dans les pas de Louise, qui a quitté Simon par facebook -et par inadvertance- et qui se retrouve dans une nouvelle histoire sentimentale, dont elle n'est pas sûre de la légitimité. Une nouvelle fois de Radiguès se montre très précis et réaliste dans les relations entre ses personnages, entre garçon pas encore sûr de sa sexualité et jeune fille au caractère bien trempé, sans toutefois tomber dans la caricature. Comme dans ses autres albums, son graphisme est assez simple, mais plutôt maîtrisé dans l'expressivité de ses personnages et la mise en scène. Max de Radiguès n'en a peut-être pas encore fini avec ses adolescents, mais je suis prêt à le suivre s'il est toujours aussi convaincant...
Eurêka !
J'ai bien aimé cet épisode de la guerre opposant Rome et Carthage au IIIème siècle avant Jésus Christ pour la domination du bassin méditerranéen. On sait qu'il y a eu trois guerres puniques pour la suprématie. La première sera gagnée par Rome. Près de 48 ans plus tard, Carthage va prendre sa revanche pour infliger une défaite à la République. L'enjeu va se situer autour de la ville de Syracuse qui était une ancienne colonie grecque sous protection romaine. L'intrigue va se concentrer sur le siège de cette ville qui n'avait rien à envier à Rome. On va se concentrer sur deux personnages qui vont avoir un destin assez mouvementé. On croisera également le grand Archimède qui a mis au point des armes redoutables pour défendre la ville. Il est étonnant de voir le génie de ce mathématicien d'autant que c'est basé sur des faits réels. J'ai été plusieurs fois estomaqué par ses inventions. Ce manga s'est révélé assez passionnant. A la fin, on regrette que cela ne soit pas une série qui aurait pu nous en dire plus sur le célèbre Hannibal. Le fond ainsi que la forme sont au rendez-vous pour que le lecteur ne soit pas déçu par ce récit historique et militaire.
Love (Brrémaud)
Il est parfois reposant de lire des bd sans aucun dialogue. En l’occurrence, on suit le parcours d’un tigre dans une jungle de la péninsule indienne qui est à la recherche d’une proie à sa portée. Les dessins sont d’une incroyable beauté. Cela restitue à merveille la puissance du tigre. On rencontre également d’autres animaux mais qui paraissent bien fades par rapport à ce félin à la fourrure rousse rayée de noire qui est mis en avant. Je n’ai pas trop aimé la philosophie de cette bd et même le titre qui ne colle pas au royaume animal. Les sentiments sont quelque chose d’unique et qui collent au genre humain, n’en déplaise à tous les défenseurs de la cause animale. Je suis surpris de voir que l’on préfère souvent les animaux aux êtres humains. Fort heureusement, je n’éprouve pas un tel dégoût de l’humanité pour en arriver à cette extrémité. Le tigre du Bengale est l’un des plus grands carnivores au monde. Sa réputation de mangeur d’homme ne sera pas usurpée comme le montre d’ailleurs cette bd. A noter également que ces félins ont l’habitude d’attaquer dans le dos. Je sais l’espèce en voie de disparition. Je suis bien entendu pour la conservation dans une réserve naturelle. En tout cas, cette bd rend hommage à ce bel animal féroce. Alors que je pensais que ce titre ne serait qu'un one-shot, je découvre la poursuite de la série avec le renard. Le premier tome m'avait déjà fait très bonne impression. Le second ne fait que confirmer le talent de l'auteur de nous décrire une tranche de vie animalière tout en changeant de protagoniste. Je rehausse ma note à 4 étoiles tout en conseillant désormais l'achat.
Before Watchmen - Minutemen
Je peux enfin découvrir les spin-off de Watchmen (ma bibliothèque a enfin commencé à les acheter) et j'ai commencé ma découverte avec ce tome qui semble être considéré comme le meilleur. Comme je n'ai pas lu tous les albums jusqu'à présent je ne peux pas dire si c'est vrai, mais en tout cas une chose est sure, c'est que j'ai adoré l'histoire. Cela commence doucement avec la présentation des différents membres de l'équipe et ensuite cela devient tout bonnement excellent. Le scénario est passionnant et Darwym Cooke montre bien que si ses super-héros peuvent être bons parfois, ils peuvent aussi être de vrais salauds. Bref, ils sont complexes comme les personnages de la série originale ! Le dessin est excellent et la seule chose que je reproche c'est que je n'avais pas reconnu au début le Larry des années 60 et je me demandais qui c'était.
Le Silence de nos amis
J’ai trouvé ce récit intéressant à deux niveaux. Tout d’abord, il y a le contexte politique de l’époque. Nous sommes dans une période charnière de l’histoire des USA et cette amitié qui va se lier entre un reporter/photographe blanc et un militant noir (alors que nous sommes en 1967) permet à Mark Long et à Jim Demonakos de nous détailler tout ce contexte pesant. L’histoire sent le vécu (elle est directement inspirée par la jeunesse d’un des auteurs) et la sincérité. La tension est souvent palpable tant on sent que plus d’un acteur a les nerfs à fleur de peau. Ensuite, la structure du récit amène le lecteur à réfléchir. A ce titre, le titre de l’album est particulièrement bien trouvé, je pense. Le silence de nos amis, c’est le silence de ces personnes, pas spécialement d’accord avec la politique mise en place, mais qui se taisent par peur du qu’en-dira-t-ton ou de représailles. Se taire pour « être tranquille », est-ce un choix acceptable ? Bien sûr, la réponse semble évidente mais le fait d’exposer la situation dans un contexte précis et d’en montrer les enjeux permet de bien stigmatiser la mécanique pernicieuse des majorités silencieuses. Le dessin, lui, va à l’essentiel. Un noir et blanc net et sans bavure, pas spécialement beau, sans effets de style, mais qui convient bien au propos. A découvrir.
La Grande évasion - Fatman
Rien à faire, j’adore quand Chauvel nous fait ce type de polar US bien stylé. C’est toujours très classique avec des personnages hauts en couleur (que ce soit le principal ou les secondaires) et l’auteur parvient toujours à glisser une petite note originale qui démarque son album des autres. Ici, l’originalité vient de l’origine du grain de sable qui va enrayer cette belle mécanique. Maintenant, le concept de La Grande Evasion est ce qu’il est et on s’attend à lire ce type de récit. La plausibilité est aléatoire (notre Fatman est quand même franchement balèze et Chauvel use subtilement de l’ellipse pour éviter certaines explications qui pourraient devenir gênantes) mais le rythme soutenu, les flash-back distillés avec parcimonie et surtout le fait que l’on se demande longtemps comment le gars va s’y prendre, tiennent le lecteur en haleine. Le dessin, lui, est efficace à défaut d’originalité. Il est agréable à l’œil, soigné mais ne sort pas du lot. Le genre de dessin au service du récit avant tout… mais comme il lui convient parfaitement, je suis preneur. Et puis vient ce très beau et original final, comme une cerise sur une tarte au chocolat faite maison. C’est gourmand et quasi mystique. Franchement bien donc. Reste à ne pas se laisser tenter par tous les albums de la collection, la qualité de ceux-ci étant par trop aléatoire. Mais pour celui-ci, vous pouvez l’acheter les yeux fermés, c’est du tout bon.
Ys, la légende
Après lecture des deux premiers tomes on se dit qu'on a là une série fort intéressante qui si elle ne renouvelle pas le genre est ma foi fort agréable tant au niveau du scénario que de la qualité du dessin et des couleurs. Pour l'instant nous n'en sommes qu'à une histoire somme toute classique de vengeance contre quelques méchants assez caricaturaux mais ne boudons pas notre plaisir. Une série à suivre qui a peu de chances de devenir culte car il lui manque ce petit quelque chose qui hausserait l'ensemble. Du même scénariste, Excalibur Chroniques, possède ce supplément d'âme. Après lecture du tome 3: Bon et bien voilà une série terminée et de bien belle manière. Ce 3ème tome conclut cette histoire dont les légendes nous avaient déjà donné l'issue. Le dessin à mon sens s'accorde bien au sujet, c'est vrai qu'il est parfois un peu sombre mais cela ne m'a pas gêné outre mesure. Achat conseillé pour qui aime la Celtitude
L'Ile aux Mille Mystères
Il est clair que c'est un ouvrage hors du commun voire ésotérique ! Je dirais même une "oeuvre d'art légèrement absconse" plutôt qu'un livre. Je comprends donc certaines critiques et méfiances ici. Il faut lire, regarder, déguster cet album maintes fois pour saisir et déchiffrer l'artiste, le poète et esthète fou qu'est l'auteur : Monsieur Alban Guillemois. (au passage sa page facebook en raconte pas mal sur lui, il est aussi réalisateur de courts-métrages et travaille pour la mode et le costume...), et j'ajouterai qu'il faut un minimum de "culture" pour comprendre l'humour, les références esthétiques et historiques nombreuses dans cette oeuvre hyper-originale !!! Certes le dessin est étrange, voire bizarre, des personnages aux gardes robes de folie (on perçoit l'importance du costume dans l'univers de l'auteur) des maisons expressionnistes dignes du décorateur Robert Wiene, des cadrages toujours différents, parfois de travers. Les bulles sont des parchemins type banderoles héraldiques... Un monde !!! Les personnages sont plus qu'excentriques et rappellent en exagéré parfois les romans de Rudyard Kipling, Abraham Merritt ou encore Rosny Aîné. Le magicien (hommage à George Méliès), la princesse indienne (hommage au Capitaine Nemo, elle en porte le nom), le sorcier (tout droit sorti d'un film de Murnau), l'officier pilote d’éléphant blindé (qui n'est autre que "Durckheim" l'aide de camp de Louis II de Bavière), un chien de chasse qui "cause l'argot français"... Parfois, les dialogues et l'ambiance m’ont fait penser aux histoires du Baron de Munchhausen et également à la compagnie des "Machines de l’île à Nantes" (hommage aux Royal de Luxe, célèbre troupe de théâtre de rue à Nantes)…. Bref les hommages litéraires, cinématographiques, historiques et fantastiques voire même ésotériques sont nombreux dans cet ouvrage. J'ai beaucoup ri et aimé la présence du dictateur nord-coréen (ancien chef d'Etat réel). Un récit complètement déjanté, des couleurs d'une rare beauté, un grand plaisir à découvrir ce paysage créatif ! A lire et à relire au coin du feu les longues soirées d'hiver ! Je suis content d’avoir découvert cet artiste auteur qui m'a fait rêver !!!
Pleine lune (Neal Adams)
S'inspirant de 3 mythes de légende de la littérature et du cinéma fantastique, l'auteur met en scène Dracula, Frankenstein et le loup-garou dans un époustouflant conte horrifique à souhait. Certains diront que c'est vu et revu, et que tout a été dit sur ces créatures de la nuit ; c'est pas forcément faux, ce sera surtout plus attractif pour les nostalgiques. Pourquoi c'est si génial cependant ? Tout simplement parce que c'est dessiné par le grand Neal Adams, un des plus fabuleux dessinateurs de comics qui a redonné une nouvelle force et une nouvelle orientation à Batman à partir de 1967 (voir mon avis sur Batman - Anthologie Neal Adams). Je concède que le scénario n'est pas d'une grande originalité, mais l'ambiance gothique est là, le dessin rattrape le tout, ainsi que la mise en page. De tous les dessinateurs qui ont illustré les exploits du Caped Crusader et revisité l'univers de certains super-héros à son époque, Adams est probablement le plus doué, et mon préféré, à égalité avec Berni Wrightson ; j'ai toujours aimé son traitement graphique dynamique, d'une grande fluidité et novateur, ainsi que son sens de la mise en espace, il influencera d'ailleurs de nombreux dessinateurs, et ici, il fait une démonstration éclatante de son talent.
Saga
Oui, c'est de la bonne fantasy dans un genre space-opéra. On accroche tout de suite avec les personnages principaux, un couple du genre Roméo et Juliette tentant d'échapper à la guerre interstellaire et protéger leur bébé. On accroche également avec un univers un peu kitch mais bourré de bonnes trouvailles. La lecture s'est révélée fort agréable avec une narration fluide et non pesante. A la fin de chaque tome, on n'a envie que de connaître la suite. Même les méchants du récit sont intéressants. Il y a également des scènes particulièrement osées qui indiquent que la lecture est réservée un public averti. De l'humour également pour assurer un bon dosage. Bref, il y a de la maturité dans cette saga que l'on suivra avec le plus grand plaisir. Génial et envoûtant !