Le Silence de nos amis (The Silence of Our Friends)

Note: 3.2/5
(3.2/5 pour 5 avis)

La lutte et les valeurs partagées de deux familles, l’une blanche et l’autre noire, à l’époque du combat pour les droits civiques aux Etats-Unis.


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Autobiographie Ecritures Racisme, fascisme [USA] - Dixie, le sud des USA

Le Silence de nos amis a pour cadre la ville de Houston en 1967, dans l’état américain du Texas, à l’époque de la lutte pour les droits civiques. L’histoire met en scène deux familles, l’une blanche, l’autre noire, qui malgré l’intolérance qu’attisent ces temps troublés parviennent à se rapprocher autour de valeurs communes. Les deux pères de famille (Jack le reporter blanc et Larry l’enseignant noir) luttent l’un et l’autre pour dépasser les préjugés propres à leur communauté d’origine, tandis que se déchaine autour d’eux la violence raciste, tant dans la rue que dans les médias, à l’université ou sur les bancs du tribunal local, où se joue la tête de plusieurs militants étudiants engagés dans la lutte contre la ségrégation. Texte: L'éditeur

Scénaristes
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 14 Mars 2012
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Le Silence de nos amis
Les notes (5)
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28/03/2014 | Gaston
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Par sloane
Note: 3/5
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Un récit quasi autobiographique dans une période charnière pour le lutte pour l'égalité des droits civiques au États Unis. De notre côté de l'Atlantique les choses à cette époque sont assez nébuleuses quand à ce qui se passe chez nos voisins américains du moins sur le plan politique. Donc voila une BD fort intéressante entre chronique sociale et familiale et un récit très axé sur la politique ségrégationniste de l'époque. Le dessin en noir et blanc est sans esbroufe mais efficace. Bref tout concourt à la lecture de cet épisode méconnu de la lutte des noirs américains sur fond de guerre au Vietnam.

13/09/2017 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
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Quand on ne sait pas de quoi va parler cet album, on se dit que cela commence comme une plaisante chronique sociale d'habitants du Texas à la fin des années 60. Une petite famille dont le père est reporter pour une télé locale et dont les deux filles et le garçon s'amusent de manière insouciante et apprécient les spectacles de rodéo. Une autre famille noire tout à fait sympathique et amie de la première. Puis on constate que leurs relations se placent dans le contexte difficile et très politique de la lutte pour les droits des noirs dans le sud des USA à l'époque. C'est un récit en grande partie autobiographique que nous offre l'auteur, le fameux fils de ce reporter télé. Car même s'il était enfant, il se souvient des événements de l'époque, notamment du fait que son père a été témoin d'un fait particulièrement important pour la résolution du procès de jeunes militants noirs accusés du meurtre d'un policier. Le fait de mélanger roman graphique familial et récit politique et historique est plutôt bien fait et cela rend la lecture aussi agréable qu'instructive. Le dessin est de bon niveau et facilite la lecture en offrant de belles planches et une bonne fluidité. Si je connaissais assez bien le sujet de la lutte contre le racisme affligeant de l'époque, notamment suite à la lecture de plusieurs autres BD sur le sujet, je ne connaissais pas le cas particulier de ce procès et c'est intéressant de voir mise en scène la vie familiale de deux personnages clés de ce dernier par le biais du regard d'un de leurs enfants.

02/01/2017 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
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Martin Luther King avait dit qu'au bout du compte, on ne se souviendra pas des mots de nos ennemis mais du silence de nos amis. C'était sans doute prémonitoire. Ce titre très remarqué aux USA lors de sa sortie nous raconte un événement ayant eu lieu pendant le mouvement des droits civiques à Houston au Texas en 1967. On va s'intéresser au quotidien d'une famille blanche dont le père est journaliste cameraman et un des organisateurs black du mouvement en pleine émergence. Le récit ne décollera véritablement que dans sa dernière partie. Le dessin me fait penser à celui de Will Eisner dont j'aime bien la patte. Au final, c'est un témoignage assez poignant et authentique de ce que fut ce long et difficile combat pour l'égalité des droits entre tous les hommes aux Etats-Unis.

10/08/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

J’ai trouvé ce récit intéressant à deux niveaux. Tout d’abord, il y a le contexte politique de l’époque. Nous sommes dans une période charnière de l’histoire des USA et cette amitié qui va se lier entre un reporter/photographe blanc et un militant noir (alors que nous sommes en 1967) permet à Mark Long et à Jim Demonakos de nous détailler tout ce contexte pesant. L’histoire sent le vécu (elle est directement inspirée par la jeunesse d’un des auteurs) et la sincérité. La tension est souvent palpable tant on sent que plus d’un acteur a les nerfs à fleur de peau. Ensuite, la structure du récit amène le lecteur à réfléchir. A ce titre, le titre de l’album est particulièrement bien trouvé, je pense. Le silence de nos amis, c’est le silence de ces personnes, pas spécialement d’accord avec la politique mise en place, mais qui se taisent par peur du qu’en-dira-t-ton ou de représailles. Se taire pour « être tranquille », est-ce un choix acceptable ? Bien sûr, la réponse semble évidente mais le fait d’exposer la situation dans un contexte précis et d’en montrer les enjeux permet de bien stigmatiser la mécanique pernicieuse des majorités silencieuses. Le dessin, lui, va à l’essentiel. Un noir et blanc net et sans bavure, pas spécialement beau, sans effets de style, mais qui convient bien au propos. A découvrir.

06/08/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
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La lutte des noirs américains dans les années 60. Le racisme des autorités blanches, un noir et un blanc qui sont copains malgré les différences raciales... Ce sont des thèmes que j'ai déjà vus dans plusieurs histoires et pourtant je ne me suis pas ennuyé. C'est en partie grâce au dessin que je trouve fabuleux. J'adore tout ce que l'auteur dessine, autant les décors que les personnages et le tout est très dynamique. Le scénario est pas mal et il sent un peu le vécu (le personnage du père blanc est basé sur le père d'un des auteurs). Je trouve la narration très fluide et j'ai lu cet album avec facilité. Les personnages sont très attachants. Il manque juste un petit quelque chose pour que je trouve l'histoire totalement mémorable.

28/03/2014 (modifier)