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La Grande évasion - Fatman

Note: 3.38/5
(3.38/5 pour 8 avis)

Aucune cellule, aucune prison ne résistent à Carl Douglas, alias Fatman, le roi de l'évasion. Ce talent brut au flegme tout britannique et à la carrure XXL est recruté de force par des gros bras venus de New York.


David Chauvel Hubert La Grande évasion Prisons

Aucune cellule, aucune prison ne résistent à Carl Douglas, alias Fatman, le roi de l'évasion. Ce talent brut au flegme tout britannique et à la carrure XXL est recruté de force par des gros bras venus de New York. Ces derniers le somment de faire évader le parrain de leur famille mafieuse, emprisonné à perpétuité dans un établissement de haute sécurité. Ils ignorent que Fatman n'obéit qu'à lui-même... Texte : Editeur

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 03 Janvier 2013
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série La Grande évasion - Fatman
Les notes (8)
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02/01/2013 | pol
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L'avatar du posteur Agecanonix

Je reste un peu décontenancé par cet album : il y a des trucs qui me plaisent bien, comme la plupart des dialogues qui adoptent un ton de Série Noire très ironique, avec une petite perle où j'ai vraiment éclaté de rire, lorsque le Fatman dit à son accompagnateur au sujet de Time Square : "Vous empilez 3 buildings et quelques néons à la con, et vous attendez qu'on reste le cul par terre pour qu'on vous dise que c'est la 8ème merveille du monde. Faut arrêter la drogue". Cette phrase résume tout à fait le côté parfois ostentatoire et prétentieux des Ricains qui se la pètent en croyant être meilleurs que tout le monde. Ce genre d'uppercut dans la gueule ne leur fait pas de mal pour qu'ils redescendent sur Terre de temps en temps.. Donc en dehors de certains bons éléments, il y a aussi des trucs qui me laissent dubitatif, comme cette fin laconique que j'ai un peu de mal à saisir et à accepter, de même que 1 an après avoir foutu le bordel dans l'évasion du mafieux, le gros héros rentre chez lui à Londres bien peinard, alors que dans la réalité, ce genre de forfait se payerait cher aux States, sa détention devrait donc durer bien plus longtemps. Les crises d'hystérie de cette femme m'intriguent aussi dès le début, et on se demande sur quoi ça va déboucher, mais quand on en voit l'issue, je trouve le procédé répétitif et agaçant, l'explication ne me convient qu'à moitié. Un bof de ce côté là, mais heureusement que l'ensemble reste intéressant dans son développement, et surtout par le personnage du Fatman qui par son air con et son détachement qui donnent l'impression à ses interlocuteurs de s'en foutre royalement, est au contraire hyper intelligent et observe tout. Il écrase tout le monde tant sa personnalité pèse aussi lourd que lui, bref on ne voit que lui, il tient toute l'histoire, et à côté de lui, les autres personnages semblent bien fades. Ce côté extrêmement positif rattrape le coup et garantit de justesse une bonne note. Le dessin fait aussi partie des petits trucs qui ne me satisfont pas vraiment, je le trouve sans génie, c'est du Denys quasiment analogue à ce qu'il a fait sur Sept survivants, alors qu'il avait soigné son trait sur Le Casse - Soul man et sur Dans la nuit... dommage, j'aurais préféré un traitement graphique plus appliqué. Un album en demi-teinte qui aurait pu être beaucoup mieux, mais en l'état je m'en contenterai avec un honorable 3/5.

05/05/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Incontestablement un des meilleurs opus de la série. Fatman nous plonge dans une sombre histoire remplie de coups tordus au sein de la mafia new yorkaise. Tout en flegme britannique Fatman, un roi de l'évasion dans son pays, se déplace au milieu de cette faune de truands avec beaucoup de nonchalance. Dans la deuxième moitié de l'histoire on voit bien qu'il ne faut tout de même pas trop le chatouiller et tout va crescendo jusqu'à un final très onirique où tous les éléments se mettent en place. On y retrouve le personnage de la jeune femme stressée en confidente de la dernière heure. Le scénario est extrêmement bien maîtrisé, original et fluide. Du bon polar, si vous deviez n'en acheter qu'un seul de la série ce serait celui ci.

31/08/2014 (modifier)
Par stocke
Note: 2/5

Décidément je n'arrive vraiment pas à accrocher à cette série de one-shots. J'avais été assez déçu par deux autres lus précédemment, et j'ai voulu tester celui-ci car il a de meilleurs avis d'après les lecteurs. Autant le concept de raconter des évasions spectaculaires me plaît beaucoup, mais visiblement un seul tome ne suffit pas à faire une bonne intrigue : le temps de faire la connaissance du ou des personnages, puis de l'univers (à chaque fois différent), et il ne reste plus que quelques planches pour montrer l'évasion, qui constitue en général le dénouement de l'histoire. C'est vrai que l'histoire de Fatman est plus intéressante que les autres que j'ai lues : elle se met bien en place, des indices sont dévoilés au compte-goutte, on a envie de savoir la suite... mais après la lecture de ce tome je reste sur ma faim : encore une fois tout s'est passé un peu trop vite à mon goût. Chaque histoire en deux tomes m'aurait paru beaucoup plus appropriée pour ma part. 2/5

09/08/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Rien à faire, j’adore quand Chauvel nous fait ce type de polar US bien stylé. C’est toujours très classique avec des personnages hauts en couleur (que ce soit le principal ou les secondaires) et l’auteur parvient toujours à glisser une petite note originale qui démarque son album des autres. Ici, l’originalité vient de l’origine du grain de sable qui va enrayer cette belle mécanique. Maintenant, le concept de La Grande Evasion est ce qu’il est et on s’attend à lire ce type de récit. La plausibilité est aléatoire (notre Fatman est quand même franchement balèze et Chauvel use subtilement de l’ellipse pour éviter certaines explications qui pourraient devenir gênantes) mais le rythme soutenu, les flash-back distillés avec parcimonie et surtout le fait que l’on se demande longtemps comment le gars va s’y prendre, tiennent le lecteur en haleine. Le dessin, lui, est efficace à défaut d’originalité. Il est agréable à l’œil, soigné mais ne sort pas du lot. Le genre de dessin au service du récit avant tout… mais comme il lui convient parfaitement, je suis preneur. Et puis vient ce très beau et original final, comme une cerise sur une tarte au chocolat faite maison. C’est gourmand et quasi mystique. Franchement bien donc. Reste à ne pas se laisser tenter par tous les albums de la collection, la qualité de ceux-ci étant par trop aléatoire. Mais pour celui-ci, vous pouvez l’acheter les yeux fermés, c’est du tout bon.

06/08/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

C’est une mécanique bien huilée qui nous évoque cette fameuse évasion, raison d’être de la collection, dont c’est le premier album que je lis. Une mécanique bien huilée, mais que j’ai lue sans que cela me passionne. Les divers rebondissements m’ont semblé un peu tourner en rond, et le personnage principal lui-même ne m’a pas accroché. Flegmatique, froid, détaché, Fatman est laconique et dépourvu d’humour. Est-il d’ailleurs le personnage principal ? J’ai en fait été plus intrigué par cette femme et ses crises d’hystéries et de révolte plus ou moins rêvées, en me demandant jusqu’au bout quel rôle elle pouvait jouer dans l’intrigue. La réponse à cette question m’a déçu d’ailleurs. Bref, la tension est peu montée je trouve, et est rapidement retombée après la chute quelque peu décevante. L’évasion elle-même n’est finalement qu’anecdotique, comme j’ai trouvé un peu creux cet album. Une lecture pas désagréable, un achat pas indispensable. Note réelle 2,5/5.

12/02/2014 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Lorsque j’ai commencé ma lecture de Fatman, j’ai été interloqué par la petite scène présentant une femme au bord de la crise de nerf prête à tuer son mari mais qui refreine ses ardeurs meurtrières. On enchaîne sur la personne de Fatman, un gros lard qui se vautre sur son fauteuil en regardant des séries tv débiles tout en se goinfrant de chips ce qui ne confère pas à la sympathie. En outre, il fallait deviner que cette scène se passe en Angleterre. On va lourdement insister sur le périple de ce personnage qui s’envole un peu forcé aux States pour accomplir un nouveau contrat en rapport avec le thème de l’évasion. J’ai senti alors une certaine lourdeur qui conférait à l’ennui. Il ne se passe pas grand-chose. Les scènes sont entrecoupées avec celles de la femme qui visiblement veut faire la peau du monde entier. Pour autant, arrivé à mi-parcours alors que le décor est largement planté, il y a tout un mécanisme qui se met en place pour nous délivrer une fin magistrale. Bref, je me suis mis à apprécier cette bd. Notre Fatman se fait même voler la vedette. Il y a une part d’inattendu dans une mécanique pourtant parfaitement huilée d’où l’intérêt.

12/06/2013 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Un one-shot qui a de bonnes idées et j'aime vraiment le personnage de Fatman. Le découpage est aussi très fluide et l'histoire se lit facilement. Le seul problème, c'est qu'il manque quelque chose pour que je trouve l'histoire mémorable. J'attendais durant tout l'album un rebondissement qui aurait rendu l'histoire encore plus captivante. Cela n'arrive jamais et, pire, je trouve que les dernières pages font tomber la tension installée tout au long de l'album. De plus, je ne comprends pas pourquoi il y a le personnage de cette femme qui passe son temps à imaginer qu'elle tue des gens. Je ne la trouve pas intéressante et l'histoire aurait très bien pu se faire sans elle.

18/04/2013 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
L'avatar du posteur pol

4e one shot de cette collection consacrée à des évasions spectaculaires. Exit le labyrinthe mythologique et le vaisseau spatial, place ici à de la bonne vieille famille de mafieux et à une belle petite prison américaine traditionnelle. Moins original donc, mais tellement plus convaincant. Y’a pas à dire mais c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures recettes. Chauvel signe en personne ce qui est à ce jour le meilleur album de la série. Un polar conventionnel certes, mais maîtrisé et prenant de bout en bout. Le personnage principal est bien trouvé, un gros bonhomme qui attire autant la sympathie que le mépris. Et l’histoire dans laquelle il prend place est rondement menée. Il est chargé de faire évader un grand parrain de la mafia lors de son transfert. Le plan de l’évasion se met peu à peu en place. Mais c’est lent, notre héros ne se comporte pas en stratège du tout, mais plutôt en touriste. Cela permet de découvrir progressivement les dessous de cette évasion. Et tout le sel de cette histoire se trouve justement ici, dans les raisons qui font qu’on veut faire évader cet homme. Et à partir de là on a droit à quelques surprises et quelques rebondissements bien trouvés. Ça marche très bien et avec des bases de polar classique on arrive finalement à une histoire originale et bien menée. Coté dessin, c’est également du tout bon. Le trait de Denys est clair et parfaitement adapté à ce genre de récit. Un très bon album donc, qui a tout pour combler les amateurs de polar et qui peut se lire sans problème même si on ne s’est pas intéressé aux autres albums de la grande évasion.

02/01/2013 (modifier)