Le début de l’histoire est relativement intriguant, en nous présentant quelques personnages dans un café, ceux-ci devant prendre un TGV. Des protagonistes plutôt hétéroclites : deux DRH spécialistes du « dégraissage » d’entreprise (un vieux et un jeune loup), trois potes partant pour le mariage d’un quatrième, et un type tout juste sorti de taule avec sa nana.
Mais je trouve qu’une fois tous réunis dans le train, Jonquet va trop – et surtout uniquement – chercher à exagérer le côté malsain et/ou beauf, voire con et méchant de chacun, cette caricature faisant perdre un peu de crédibilité à une histoire qui tourne au grand guignol vaguement trash.
De plus, la fin m’est apparu quelque peu expédiée.
Quant au dessin de Chauzy – pas forcément mon truc – il passe, reste lisible, même si la colorisation franchement criarde et baveuse sur certaines cases est assez datée, en tout cas je la trouve outrancière.
Une lecture d’emprunt, mais je n’y reviendrai pas.
Note réelle 2,5/5.
Quasiment tous les posteurs ont eu la même réflexion (à juste titre d’ailleurs) en entamant cette lecture : le récit virant rapidement au fantastique, et le dessin aux notes sombres, font bien sûr penser à du Bec – même si ça s’en écarte un peu (pas tant que ça en fait).
Je suis sorti un peu frustré de cet album (j’ai lu la série dans l’intégrale regroupant les deux tomes), qui pourtant se laisse lire sans problème. Il n’y a pas de temps mort, tout est misé sur le rythme.
Mais c’est au détriment de la psychologie des personnages (les malfrats et leurs otages). Tout reste ainsi superficiel, ce qui donne l’impression que la plupart sont là pour faire nombre et disparaitre au fur et à mesure (alors qu’à l’inverse les étudiants sont particulièrement chanceux et résistants). J’ai eu du mal à comprendre le syndrome de Stockholm en fin d’intrigue, même si les épreuves ont rapproché les protagonistes.
Même impression concernant les personnages de la mythologie grecque. Si le scénario use habilement d’une astuce scénaristique pour les mettre en relation avec nos protagonistes (quitte à tout « remettre en ordre » de façon brutale et un peu facile sur la fin !), tout s’enchaîne trop rapidement, ils interviennent les uns après les autres sans qu’aucun ne se voit doté d’un temps et d’une personnalité qui le ferait sortir du simple « obstacle » à franchir. C’est dommage, il y avait là clairement de quoi densifier l’intrigue et la lecture.
Bref, sur une idée relativement simple, il y avait matière à mieux faire je pense, même si la lecture – rapide – n’est pas déplaisante.
Effrayante, c'est vraiment le cas de l'embarquée des passagers de ce navire au mystérieux destin. Je suis un grand fan d'histoires de pirates et parmi toutes les bd que j'ai pu lire sur le thème, c'est vraiment celle-ci qui m'a le plus fait voyager. Le graphisme est saisissant et la colorisation se prete à merveille a notre immersion au sein de cet équipage quelque peu ..hésitant et flottant. De plus l'inspiration de l'histoire par des faits réels peuvent encore plus faire frissonner quant au destin des passagers a la fin du premier tome, car la folie rôde...
Vivement la suite!
Maj 09/2024
Après relecture de ce premier tome je baisse ma note à 3 étoiles. J'ai trouvé que la narration alourdit beaucoup l'histoire, qui m'apparaît peu fluide et même parfois laborieuse
...j'attends le tome 2 " l'île rouge " annoncé pour le mois de novembre pour revoir éventuellement ma note a la hausse si la suite porte un récit plus concis et efficace
Quand on me parle d'un shonen mélant romance et sport, je pense immédiatement aux séries de Mitsuru Adachi. Ici pourtant, nous sommes dans un style légèrement différent. Plus de classicisme, moins de non-dits, des héros plus énergiques et plus communicants, mais une histoire tout aussi attrayante et feel-good.
Taiki est joueur de badminton, pas particulièrement doué. Depuis des années, il est fasciné par Chinatsu, une joueuse de basket talentueuse qui s'entraine avec acharnement pour gagner un jour la coupe inter-lycées. Alors qu'il n'a jamais vraiment osé lui parler, Taiki va avoir soudain l'occasion de la cotoyer nettement plus souvent puisqu'elle vient s'installer dans sa maison quand ses parents partent vivre à l'étranger. S'installe alors entre les deux une relation d'attirance et d'intérêts communs, motivés l'un et l'autre par leur passion pour le sport.
S'il n'y a rien de vraiment novateur dans cette intrigue, c'est un manga qui se lit avec plaisir. La mise en scène est claire, très fluide, et les pages se dévorent rapidement. Les personnages sont bons, entre Taiki qui est assez sage et intelligent malgré sa passion secrète pour son amie, et cette dernière qui est rayonnante, compréhensive et qui aime partager sa passion. C'est d'ailleurs l'un des points forts de la série puisque la fille n'est pas ici l'objet imuable d'un amour à sens unique mais elle est active et prend souvent l'initiative, pas forcément dans le sens de la romance mais au moins dans le sens d'entretenir la bonne entente entre les deux jeunes héros. Alors bien sûr, on aura droit aux questions de rivalité, d'épreuves sportives à surmonter, de quiproquos et d'occasions manquées, comme dans tous les classiques du genre, mais ça se lit très bien. J'ai un peu peur toutefois que l'intrigue se dilue et traine en longueur vu le nombre de tomes déjà parus au Japon.
Un album court et percutant. Les dessins sont d’une grande violence. Peu bavard, peu de cases mais tout y est. La relecture de « Le Der des ders » m’avait plutôt déçu, là c’est plutôt l’inverse. J’ai retrouvé la terrible efficacité de Tardi quand il dessine la guerre des tranchées, la terreur de l’assaut, les corps désarticulés après l’explosion, les trous où ceux qui se planquent des obus ennemis finissent parfois noyés. Ces grandes cases sont autant de grands tableaux qui dénoncent l’horreur de la guerre et l’histoire de Varlot passe au second plan. C’est un peu le problème de cet album qui se lit évidemment avant ou après Le Der des ders.
Un album autobiographique assez sobre – il faut donc aimer le genre. Mais je l’ai trouvé chouette. Vanoli reprend, en plusieurs chapitres, quelques « moments » (récurrents ou pas) de la vie familiale, depuis le départ d’Italie de ses arrière-grands-parents jusqu’à aujourd’hui.
La narration est sobre (avec un texte en contre-point du dessin en bas de case, sans dialogue), mais pleine d’empathie. L’histoire familiale, mais aussi de beaucoup de « ritals » est ici mise en avant. J’aime bien cette lecture apaisée (même lorsqu’il évoque le deuil qui ouvre l’album, ou les tocs de sa mère) et apaisante.
Et j’aime bien aussi – mais c’est assez récurrent chez cet auteur – son dessin, qui use d’un Noir et Blanc avec un trait gras et charbonneux qui convient parfaitement à ces souvenirs familiaux. Un album intimiste qui réussit à toucher ceux qui sont extérieurs à cette famille et à cette trajectoire familiale.
Note réelle 3,5/5.
Oyez oyez ! Les 7 vies de l'épervier est une série de bande dessinée captivante créée par un duo de choc, Patrick Cothias et André Juillard. Avec un récit riche en rebondissements, elle nous plonge dans l'univers de la France du XVIIe siècle, mêlant habilement intrigues politiques, drames personnels et aventures épiques. Elle met en scène les destins croisés d’une famille de petite noblesse auvergnate et des membres de la famille royale à la fin du règne du roi Henri IV. Les personnages complexes et bien développés, ajoutent une profondeur émotionnelle à l'histoire. Le trait précis d'André Juillard offre des illustrations magnifiques, capturant l'essence de l'époque et des lieux. Vous en prenez plein les yeux !
L'intrigue soigneusement tissée, combinée à des dialogues poignants, crée une atmosphère immersive. L'évolution des personnages au fil des tomes contribue à maintenir l'intérêt du lecteur. En somme, cette série est une série incontournable pour les amateurs de BD historique, offrant une expérience visuelle et narrative réussie .
A découvrir ou à re découvrir jeunes gens !
Le western est un des genres les plus machistes. L’idée de situer, dans cet univers codifié très masculin, une intrigue où les rôles sont totalement inversés est plutôt original, et assez surprenant au départ.
Les femmes mènent donc à la baguette – et au colt ! – des hommes soumis, gênés dans leurs robes. Les mots eux-mêmes sont féminisés, parfois volontairement de façon inutile et débile (genre « ma Dieue ! »). La dérision est donc de mise, mais je trouve que, la surprise initiale passée, ça peine à entretenir la dynamique, à se renouveler, même si les courts chapitres se laissent lire quand même.
Le deuxième tome, tout en jouant toujours de façon outrancière sur ce renversement des genres, nous embarque dans une sorte de course poursuite loufoque au Mexique, avec un cirque de freaks improbable, et des personnages hauts en couleurs.
La couleur justement, je l’ai bien aimée. Ces tons presque sépia sont agréables, et accompagnent bien un dessin classique et dynamique.
Au final, après la surprise initiale, l’intrigue rentre presque dans le rang, et il y a clairement des longueurs (surtout dans le second tome). Mais ça reste quand même une lecture sympathique.
Après avoir développé et enrichi les Terres d'Aran de plusieurs séries (Elfes, Nains, Mages, etc.), l'univers pensé par Jean-Luc Istin s'élargit à nouveau avec un nouveau continent : Les Terres d'Ogon. Inspirées de la culture Dogon, ce nouveau monde va donc s'inspirer de la culture africaine, la fantasy en plus.
Et c'est avec le jeune personnage d'Ubu que s'ouvre ce nouveau cycle. Ce dernier ayant réchappé miraculeusement à la mort après le massacre de sa famille par le prince Aggor (une tribu de gorilles du pays Togu où vivent les Tog). L'enfant mu par sa soif de vengeance n'aspire qu'à parvenir au lointain volcan Karakenn où d'après la légende vivent les dieux Rouges dans la cité d'Yress : les Zul Kassaï. C'est là-bas qu'il entend demander de l'aide pour obtenir réparation...
Si la trame scénaristique reste dans la veine de l'univers d'Aran, l'originalité des nouveaux décors proposés est prenante et intéressante. Les nouvelles créatures (Gorilles ou centaures par exemple) qui y évoluent sont bien amenées et campées et on se laisse tranquillement porter par cette histoire de vengeance bien rodée. Si la trame est assez courue d'avance, on passe pour autant un agréable moment de lecture dans un univers riche et bien pensé.
*** Tome 2 ***
Voilà un second tome qui enfonce le clou et qui nous en met plein les mirettes ! Il faut dire que c'est avec joie que je retrouve le dessinateur Alex Sierra que j'avais découvert avec l'excellente série "Hel 'Blar" ! Nicolas Jarry lui sers un scénario aux petits oignons qui nous emmène dans les pas agiles de la jeune Itomë de la tribu des blancs-visages. Cette dernière échappe de justesse à la mort, poursuivie par la tribu cannibale des dents-limées. Son frère n'as pas cette chance et Itomë va faire un pacte avec un ancien esprit malfaisant pour le tirer des griffes de la mort. Mais tout pacte a son revers, et les mésaventures d'Itomë ne font que commencer.
D'emblée on est captivé par le rythme de cette aventure. Entre la première course poursuite, les péripéties qui en découlent et le graphisme à l'avenant qui prend page après page, on a pas le temps de souffler. On est happé par cette aventure de bout en bout ! Les cadrages et découpages très cinématographiques et le graphisme léché d'Alex Sierra parfaitement mis en valeur par la colorisation de J. Nanjan finissent de nous combler et de nous immerger dans cette nouvelle facette des Terres d'Ogon.
Un très bon second tome ; je passe ma note à 3.5/5
*** Tome 4 ***
Voici un nouveau tome qui nous propose de la fantasy inspirée des terres et de la mythologie égyptienne.
Située sur les hauts plateaux de Korunka, Nicolas Jarry nous propose cette fois de suivre le destin peu commun du jeune Qâa. Fils illégitime de la cité solaire d'Amenrâ, Qâa vit de rapine et de bonnes relations à travers le dédale de cette ville perdue au milieu du désert. Sa rencontre avec la belle et mystérieuse Aménopée va changer le cours de sa vie...
J'ai trouvé cette incursion dans l'imaginaire égyptien vraiment bien menée, trouvant un savant équilibre entre l'image qu'on s'en fait et l'univers déjà en place de fantasy des mondes d'Aquilon. C'est loin d'être grossier et l'intrigue est assez palpitante. Le dessin de Vax s'il n'est pas révolutionnaire est efficace et nous immerge rapidement dans ce nouveau pan de l'univers d'Ogon. Le tout monte crescendo vers un final assez surprenant : du bon boulot !
Un album efficace qui complète parfaitement cette nouvelle série des mondes d'Aquilon.
Pourquoi l'avoir dessiné ainsi ?
Je n’ai rien contre le scénario (attention contre Floc'h non plus, je ne me le permettrais pas) mais ce dessin (grosses cases, trait gras, personnages statiques) affligeant, consternant donc, de ce fait, j’ai été rechercher le hors-série du dernier Pharaon qui était déjà particulier en lui même et le classique 8h à Berlin et là, ça ne souffre d’aucune comparaison d'où ma note de 5 pour le scenario et 1 pour l’encre et papier parce qu'il en a fallu du papier en pleine période de crise et le prix 23€.
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D.R.H.
Le début de l’histoire est relativement intriguant, en nous présentant quelques personnages dans un café, ceux-ci devant prendre un TGV. Des protagonistes plutôt hétéroclites : deux DRH spécialistes du « dégraissage » d’entreprise (un vieux et un jeune loup), trois potes partant pour le mariage d’un quatrième, et un type tout juste sorti de taule avec sa nana. Mais je trouve qu’une fois tous réunis dans le train, Jonquet va trop – et surtout uniquement – chercher à exagérer le côté malsain et/ou beauf, voire con et méchant de chacun, cette caricature faisant perdre un peu de crédibilité à une histoire qui tourne au grand guignol vaguement trash. De plus, la fin m’est apparu quelque peu expédiée. Quant au dessin de Chauzy – pas forcément mon truc – il passe, reste lisible, même si la colorisation franchement criarde et baveuse sur certaines cases est assez datée, en tout cas je la trouve outrancière. Une lecture d’emprunt, mais je n’y reviendrai pas. Note réelle 2,5/5.
Olympus
Quasiment tous les posteurs ont eu la même réflexion (à juste titre d’ailleurs) en entamant cette lecture : le récit virant rapidement au fantastique, et le dessin aux notes sombres, font bien sûr penser à du Bec – même si ça s’en écarte un peu (pas tant que ça en fait). Je suis sorti un peu frustré de cet album (j’ai lu la série dans l’intégrale regroupant les deux tomes), qui pourtant se laisse lire sans problème. Il n’y a pas de temps mort, tout est misé sur le rythme. Mais c’est au détriment de la psychologie des personnages (les malfrats et leurs otages). Tout reste ainsi superficiel, ce qui donne l’impression que la plupart sont là pour faire nombre et disparaitre au fur et à mesure (alors qu’à l’inverse les étudiants sont particulièrement chanceux et résistants). J’ai eu du mal à comprendre le syndrome de Stockholm en fin d’intrigue, même si les épreuves ont rapproché les protagonistes. Même impression concernant les personnages de la mythologie grecque. Si le scénario use habilement d’une astuce scénaristique pour les mettre en relation avec nos protagonistes (quitte à tout « remettre en ordre » de façon brutale et un peu facile sur la fin !), tout s’enchaîne trop rapidement, ils interviennent les uns après les autres sans qu’aucun ne se voit doté d’un temps et d’une personnalité qui le ferait sortir du simple « obstacle » à franchir. C’est dommage, il y avait là clairement de quoi densifier l’intrigue et la lecture. Bref, sur une idée relativement simple, il y avait matière à mieux faire je pense, même si la lecture – rapide – n’est pas déplaisante.
1629 ou l'effrayante histoire des naufragés du Jakarta
Effrayante, c'est vraiment le cas de l'embarquée des passagers de ce navire au mystérieux destin. Je suis un grand fan d'histoires de pirates et parmi toutes les bd que j'ai pu lire sur le thème, c'est vraiment celle-ci qui m'a le plus fait voyager. Le graphisme est saisissant et la colorisation se prete à merveille a notre immersion au sein de cet équipage quelque peu ..hésitant et flottant. De plus l'inspiration de l'histoire par des faits réels peuvent encore plus faire frissonner quant au destin des passagers a la fin du premier tome, car la folie rôde... Vivement la suite! Maj 09/2024 Après relecture de ce premier tome je baisse ma note à 3 étoiles. J'ai trouvé que la narration alourdit beaucoup l'histoire, qui m'apparaît peu fluide et même parfois laborieuse ...j'attends le tome 2 " l'île rouge " annoncé pour le mois de novembre pour revoir éventuellement ma note a la hausse si la suite porte un récit plus concis et efficace
Blue box
Quand on me parle d'un shonen mélant romance et sport, je pense immédiatement aux séries de Mitsuru Adachi. Ici pourtant, nous sommes dans un style légèrement différent. Plus de classicisme, moins de non-dits, des héros plus énergiques et plus communicants, mais une histoire tout aussi attrayante et feel-good. Taiki est joueur de badminton, pas particulièrement doué. Depuis des années, il est fasciné par Chinatsu, une joueuse de basket talentueuse qui s'entraine avec acharnement pour gagner un jour la coupe inter-lycées. Alors qu'il n'a jamais vraiment osé lui parler, Taiki va avoir soudain l'occasion de la cotoyer nettement plus souvent puisqu'elle vient s'installer dans sa maison quand ses parents partent vivre à l'étranger. S'installe alors entre les deux une relation d'attirance et d'intérêts communs, motivés l'un et l'autre par leur passion pour le sport. S'il n'y a rien de vraiment novateur dans cette intrigue, c'est un manga qui se lit avec plaisir. La mise en scène est claire, très fluide, et les pages se dévorent rapidement. Les personnages sont bons, entre Taiki qui est assez sage et intelligent malgré sa passion secrète pour son amie, et cette dernière qui est rayonnante, compréhensive et qui aime partager sa passion. C'est d'ailleurs l'un des points forts de la série puisque la fille n'est pas ici l'objet imuable d'un amour à sens unique mais elle est active et prend souvent l'initiative, pas forcément dans le sens de la romance mais au moins dans le sens d'entretenir la bonne entente entre les deux jeunes héros. Alors bien sûr, on aura droit aux questions de rivalité, d'épreuves sportives à surmonter, de quiproquos et d'occasions manquées, comme dans tous les classiques du genre, mais ça se lit très bien. J'ai un peu peur toutefois que l'intrigue se dilue et traine en longueur vu le nombre de tomes déjà parus au Japon.
Varlot soldat
Un album court et percutant. Les dessins sont d’une grande violence. Peu bavard, peu de cases mais tout y est. La relecture de « Le Der des ders » m’avait plutôt déçu, là c’est plutôt l’inverse. J’ai retrouvé la terrible efficacité de Tardi quand il dessine la guerre des tranchées, la terreur de l’assaut, les corps désarticulés après l’explosion, les trous où ceux qui se planquent des obus ennemis finissent parfois noyés. Ces grandes cases sont autant de grands tableaux qui dénoncent l’horreur de la guerre et l’histoire de Varlot passe au second plan. C’est un peu le problème de cet album qui se lit évidemment avant ou après Le Der des ders.
Pour une poignée de polenta
Un album autobiographique assez sobre – il faut donc aimer le genre. Mais je l’ai trouvé chouette. Vanoli reprend, en plusieurs chapitres, quelques « moments » (récurrents ou pas) de la vie familiale, depuis le départ d’Italie de ses arrière-grands-parents jusqu’à aujourd’hui. La narration est sobre (avec un texte en contre-point du dessin en bas de case, sans dialogue), mais pleine d’empathie. L’histoire familiale, mais aussi de beaucoup de « ritals » est ici mise en avant. J’aime bien cette lecture apaisée (même lorsqu’il évoque le deuil qui ouvre l’album, ou les tocs de sa mère) et apaisante. Et j’aime bien aussi – mais c’est assez récurrent chez cet auteur – son dessin, qui use d’un Noir et Blanc avec un trait gras et charbonneux qui convient parfaitement à ces souvenirs familiaux. Un album intimiste qui réussit à toucher ceux qui sont extérieurs à cette famille et à cette trajectoire familiale. Note réelle 3,5/5.
Les 7 vies de l'épervier
Oyez oyez ! Les 7 vies de l'épervier est une série de bande dessinée captivante créée par un duo de choc, Patrick Cothias et André Juillard. Avec un récit riche en rebondissements, elle nous plonge dans l'univers de la France du XVIIe siècle, mêlant habilement intrigues politiques, drames personnels et aventures épiques. Elle met en scène les destins croisés d’une famille de petite noblesse auvergnate et des membres de la famille royale à la fin du règne du roi Henri IV. Les personnages complexes et bien développés, ajoutent une profondeur émotionnelle à l'histoire. Le trait précis d'André Juillard offre des illustrations magnifiques, capturant l'essence de l'époque et des lieux. Vous en prenez plein les yeux ! L'intrigue soigneusement tissée, combinée à des dialogues poignants, crée une atmosphère immersive. L'évolution des personnages au fil des tomes contribue à maintenir l'intérêt du lecteur. En somme, cette série est une série incontournable pour les amateurs de BD historique, offrant une expérience visuelle et narrative réussie . A découvrir ou à re découvrir jeunes gens !
Mondo Reverso
Le western est un des genres les plus machistes. L’idée de situer, dans cet univers codifié très masculin, une intrigue où les rôles sont totalement inversés est plutôt original, et assez surprenant au départ. Les femmes mènent donc à la baguette – et au colt ! – des hommes soumis, gênés dans leurs robes. Les mots eux-mêmes sont féminisés, parfois volontairement de façon inutile et débile (genre « ma Dieue ! »). La dérision est donc de mise, mais je trouve que, la surprise initiale passée, ça peine à entretenir la dynamique, à se renouveler, même si les courts chapitres se laissent lire quand même. Le deuxième tome, tout en jouant toujours de façon outrancière sur ce renversement des genres, nous embarque dans une sorte de course poursuite loufoque au Mexique, avec un cirque de freaks improbable, et des personnages hauts en couleurs. La couleur justement, je l’ai bien aimée. Ces tons presque sépia sont agréables, et accompagnent bien un dessin classique et dynamique. Au final, après la surprise initiale, l’intrigue rentre presque dans le rang, et il y a clairement des longueurs (surtout dans le second tome). Mais ça reste quand même une lecture sympathique.
Terres d'Ogon
Après avoir développé et enrichi les Terres d'Aran de plusieurs séries (Elfes, Nains, Mages, etc.), l'univers pensé par Jean-Luc Istin s'élargit à nouveau avec un nouveau continent : Les Terres d'Ogon. Inspirées de la culture Dogon, ce nouveau monde va donc s'inspirer de la culture africaine, la fantasy en plus. Et c'est avec le jeune personnage d'Ubu que s'ouvre ce nouveau cycle. Ce dernier ayant réchappé miraculeusement à la mort après le massacre de sa famille par le prince Aggor (une tribu de gorilles du pays Togu où vivent les Tog). L'enfant mu par sa soif de vengeance n'aspire qu'à parvenir au lointain volcan Karakenn où d'après la légende vivent les dieux Rouges dans la cité d'Yress : les Zul Kassaï. C'est là-bas qu'il entend demander de l'aide pour obtenir réparation... Si la trame scénaristique reste dans la veine de l'univers d'Aran, l'originalité des nouveaux décors proposés est prenante et intéressante. Les nouvelles créatures (Gorilles ou centaures par exemple) qui y évoluent sont bien amenées et campées et on se laisse tranquillement porter par cette histoire de vengeance bien rodée. Si la trame est assez courue d'avance, on passe pour autant un agréable moment de lecture dans un univers riche et bien pensé. *** Tome 2 *** Voilà un second tome qui enfonce le clou et qui nous en met plein les mirettes ! Il faut dire que c'est avec joie que je retrouve le dessinateur Alex Sierra que j'avais découvert avec l'excellente série "Hel 'Blar" ! Nicolas Jarry lui sers un scénario aux petits oignons qui nous emmène dans les pas agiles de la jeune Itomë de la tribu des blancs-visages. Cette dernière échappe de justesse à la mort, poursuivie par la tribu cannibale des dents-limées. Son frère n'as pas cette chance et Itomë va faire un pacte avec un ancien esprit malfaisant pour le tirer des griffes de la mort. Mais tout pacte a son revers, et les mésaventures d'Itomë ne font que commencer. D'emblée on est captivé par le rythme de cette aventure. Entre la première course poursuite, les péripéties qui en découlent et le graphisme à l'avenant qui prend page après page, on a pas le temps de souffler. On est happé par cette aventure de bout en bout ! Les cadrages et découpages très cinématographiques et le graphisme léché d'Alex Sierra parfaitement mis en valeur par la colorisation de J. Nanjan finissent de nous combler et de nous immerger dans cette nouvelle facette des Terres d'Ogon. Un très bon second tome ; je passe ma note à 3.5/5 *** Tome 4 *** Voici un nouveau tome qui nous propose de la fantasy inspirée des terres et de la mythologie égyptienne. Située sur les hauts plateaux de Korunka, Nicolas Jarry nous propose cette fois de suivre le destin peu commun du jeune Qâa. Fils illégitime de la cité solaire d'Amenrâ, Qâa vit de rapine et de bonnes relations à travers le dédale de cette ville perdue au milieu du désert. Sa rencontre avec la belle et mystérieuse Aménopée va changer le cours de sa vie... J'ai trouvé cette incursion dans l'imaginaire égyptien vraiment bien menée, trouvant un savant équilibre entre l'image qu'on s'en fait et l'univers déjà en place de fantasy des mondes d'Aquilon. C'est loin d'être grossier et l'intrigue est assez palpitante. Le dessin de Vax s'il n'est pas révolutionnaire est efficace et nous immerge rapidement dans ce nouveau pan de l'univers d'Ogon. Le tout monte crescendo vers un final assez surprenant : du bon boulot ! Un album efficace qui complète parfaitement cette nouvelle série des mondes d'Aquilon.
Blake et Mortimer - L'Art de la guerre
Pourquoi l'avoir dessiné ainsi ? Je n’ai rien contre le scénario (attention contre Floc'h non plus, je ne me le permettrais pas) mais ce dessin (grosses cases, trait gras, personnages statiques) affligeant, consternant donc, de ce fait, j’ai été rechercher le hors-série du dernier Pharaon qui était déjà particulier en lui même et le classique 8h à Berlin et là, ça ne souffre d’aucune comparaison d'où ma note de 5 pour le scenario et 1 pour l’encre et papier parce qu'il en a fallu du papier en pleine période de crise et le prix 23€.