Le tome 3 de série est dans le même ton que les deux premiers. Le scénario est toujours aussi bien calibré, même si le mystère n'en est plus un (mais JD Morvan nous a promis que cela ne fait en fait que commencer).
Le dessin de Parel est bien mais sans plus, et je trouve qu'il s'est un peu modifié par rapport au tome 2, qui pour moi reste le meilleur. Les couleurs sont pas mal du tout, valent bien en tout celles de Colors Twins. Mais de toute façon, je suis sûr que le dessin de Parel est bien mieux mis en valeur en N/B.
3/5 donc, car cette série est pas mal du tout.
Ce qui frappe dans cet album, c'est bien évidemment le dessin. A la fois dépouillé dans ses éléments, et fouillé de par son mélange impressionnant de couleurs, il hésite entre un réalisme photographique pour certains visages et un superbe fouillis de couleurs le reste du temps, créant une ambiance vraiment unique et particulièrement adaptée au sujet.
Steve Niles le dit lui-même : s'il y a bien une chose qui me terrifie rien qu'à y penser, c'est l'idée d'être prisonnier au milieu de nulle part, encerclé, sans personne qui puisse venir à l'aide, et nulle part où se tourner. Autant dire que l'ambiance est sombre.
Les visages des vampires sont assez terribles, tout en dents et en méchanceté inhumaine, à faire frissonner... mais pour autant, le traitement réservé à cette histoire est un peu particulier : finalement assez rapide (le tout fait moins de 90 pages), les longueurs sont évitées, et en particulier les auteurs ne s'attardent pas sur le massacre fait par les vampires. C'est bien sûr à double tranchant : on gagne en efficacité et on évite une lassitude et un épuisement du sujet, mais on perd un peu en horreur et en ambiance. Le parfait opposé pourrait d'ailleurs être Dragon Head, où l'action est étirée ad eternam sur 10 interminables volumes.
Cet album est donc assez vite lu, et sans être extraordinaire, se révèle cependant intéressant de par l'ambiance que son scénario original et son graphisme atypique et véritablement fascinant suscitent, et qui risquent de vous envouter le temps de la lecture, et peut-être même un peu au-delà.
Du Tezuka léger... ça change de "MW".
Le premier tome comporte neuf histoires pour 286 pages. Ces nouvelles ont généralement un caractère original, et se basent sur une pièce de théâtre (l'intrigue, les personnages...) citée et très brièvement décrite en introduction. Elles rappellent assez fortement "Le cratère" ou "Black Jack" pour leur composition : assez brèves, elles sont malgré tout assez denses, et comportent toujours une part de suspense, de surprise et d'originalité, et parfois de fantastique.
Le personnage du Ara aux sept couleurs y est évidemment pour beaucoup. Son caractère est assez similaire à celui de Black Jack : l'argent semble être son principal moteur, mais il n'est pas dénué de tendresse, d'humour et de justice. Comédien surdoué, il parvient toujours à tromper d'une manière ou d'une autre ceux qui font appel à lui dans une mauvaise intention, pour tirer son épingle du jeu.
Le ton général est plutôt bon enfant, avec tout de même quelques passages plus sombres... mais on sait qu'il va s'en sortir à chaque fois, l'intérêt étant de savoir comment il va le faire. Les références aux pièces de théâtre sont plutôt intéressantes et n'alourdissent aucunement la lecture. De nombreux petits gags parsèment l'ensemble, le plus visible étant le personnage de l'inspecteur (-trice) Senri, qui devient toute petite et toute potelée lorsqu'elle voit un oiseau, ajoutant une petite touche comique agréable.
Dans l'ensemble bien sympathiques, bénéficiant d'un découpage très dynamique, les histoires sont évidemment un peu inégales, mais devraient plaire à tous ceux qui ont apprécié "Black Jack".
Dernier mot sur l'adaptation : le format choisi, petit et très épais, donne un album très beau. La papier est de qualité tout à fait correcte, et la jaquette est vraiment très belle (sa texture en particulier est très agréable). Quelques fautes d'orthographe/conjugaison et coquilles subsistent, mais il y a une nette amélioration par rapport au tome 1 de "Black Jack" (qui sur ce point était tout de même assez catastrophique...).
Tomes 2 à 4 :
Sur la durée, "Nanairo Inko" présente de gros défauts : impression de répétition, Tezuka semble ne pas trop savoir quoi faire de son personnage qui est parfois ridiculisé, parfois un "vrai héros"... Le personnage principal est parfois carrément le chien, nettement plus charismatique que l'Ara aux sept couleurs, mais sans que cela constitue une ligne directrice pour autant. Bref, si souvent Tezuka parvient à créer des nuances intéressantes, ici il donne surtout l'impression de se disperser et de ne pas trop savoir quoi faire...
Tome 5 :
Ah. Le mieux vient essentiellement d'une histoire qui occupe la moitié du volume, et qui révèle le passé de l'ara aux sept couleurs : son enfance, les péripéties qui l'ont amené à prendre ce nom et à devenir ce qu'il est. Tezuka se lâche ENFIN (après avoir autant tourné en rond, c'était pas trop tôt). Il parvient à rendre étonnament attachant et humain ce personnage qui avait pourtant perdu toute trace de charisme au fil des tomes, qui devenait souvent une sorte de bouffon, ou de pantin ne réagissant que par automatisme et sans surprise. Tezuka tisse une histoire intéressante, brodant avec imagination, tissant avec brio un mini-mélodrame, et réservant au lecteur une fin certes un peu rocambolesque mais reprenant tous les morceaux de pistes éparses qu'il avait pu semer précédemment. C'est vraiment dommage qu'il ait fallu attendre la toute dernière histoire pour en arriver là...
Super mauvais point au format bunko (par ailleurs très joli) pour sa reliure qui empiète de près d'un centimètre sur le texte, rendant un certain nombre de phylactères illisibles. On notera aussi un sens de lecture parfois inversé à l'intérieur d'une case (il faut lire les bulles de gauche à droite), c'est franchement agaçant.
L'adultère vu du côté féminin, côté cornu, c'est pas triste. Florence Cestac arrive à faire rire de quelque chose qui n'est pas très drôle au départ. Peut-être a-t-elle pris du recul par rapport à une situation qu'elle a elle-même vécu?
On peut en revanche regretter que Cestac reste dans le discours général et nous raconte l'aventure de l'archétype de la femme mariée qui se fait larguer par l'archétype de l'homme adultère. C'est à la fois la force (tout le monde pourra s'y reconnaître) et la faiblesse de l'album (que de clichés!).
A part ça, j'aime bien le dessin de Cestac, il fonctionne bien, les expressions des personnages font mouche.
Cette bd, à conseiller à tout public, est un recueil de gag absurdes, d'humour décalé. Même si on ne se tord pas de rire, la lecture est très agréable et on passe un bon moment, le sourire aux lèvres.
Une petite réussite pour une bd simple, qui se prend pas la tête.
Je trouve les avis précédents particulièrement durs avec cette BD.
Il est vrai que les strips sont plutôt inégaux dans le premier album, surtout les 10 premières pages. Par contre le deuxième album est particulièrement drôle, avec un focu qui prodigue des conseils de séducteurs de bas quartiers.
Je recommande de lire le second album en premier, puis si vous avez aimé, d'acquérir le premier.
Allez je m'explique pour ce petit 3 sur 5. Si le travail de Moore au scénario est comme d'habitude d'une qualité irréprochable, si sa maîtrise d'auteur impressionne, tant il fournit une oeuvre dense et argumentée de manière quasi scientifique, on ne peut que déplorer au bout du compte ses associations avec des dessinateurs pas toujours à la hauteur. C'est le cas sur "From Hell". Ok, vu la densité de l'histoire, on peut imaginer qu'aborder le graphisme de manière trés précise, trés étoffée, aurait pris des années... Mais quand on voit le résultat... si je veux être honnête, je ne peux qu'avouer que j'ai trouvé le dessin lamentable, bâclé, à chier. A chaque fois que j'ai ouvert la bd, le dessin m'a rebuté. Au bout du compte, c'est tout le travail de Moore qui s'en est trouvé pénalisé. C'est d'autant plus dommage, que la vision de l'auteur à propos de Jack the ripper, est loin, très loin d'être dérisoire.
ajout : côté dessin, j'aurais bien vu un type comme Tardi. Il maîtrise hyper bien le noir et blanc, ses planches sont trés belles, et pour ne rien gacher, il est rapide. A si les miracles existaient en bd.....
J'adore le dessin d'Auclair depuis toujours. Je trouve que son trait est à la fois riche en détails et en densité. De plus il aborde les éléments (la mer, la pluie, le ciel...) de manière très puissante. Son dessin est d'une grande force.
Quant au scénario de Deschamps, il est très bien mené. Il ressemble à un conte, à un rêve, à un roman sombre et triste, mais débordant de vie.
Une bd pleine de qualité.
Ben tiens, j'ai exactement le même avis que Don Lope. Comme lui, je ne connais que M-A M., Trondheim, Sfar et Thiriet, à peu de choses près. Et de toutes les références inclues dans Le Cycle, je n'ai lu que deux des albums en question.
Alors effectivement, le début de cette petite BD est sympa et la fin très bonne. Effectivement, le travail effectué sur cet album et sur ce qu'il contient est très bon et très sympa. D'une certaine manière, c'est la somme de travail (de recherche, de récupération, etc...) qui est impressionnante ici. (Toute aussi impressionnante que la signature palyndromique d'Etienne Lecroart qui m'a épaté à la toute dernière page (après la fin de l'histoire) : comment a-t-il fait pour faire une image palyndromique d'un nom aussi compliqué qu'Etienne Lecroart ?!)
Maintenant, passée cette somme de travail, il faut avouer que l'histoire en elle-même, la continuité de la narration, bref l'attrait du conte plutôt que celle de l'expérience sur le support même de la BD, est peu captivante. Plusieurs fois durant le milieu de l'album, je me suis pris à plutôt regarder les images, les références et tout, plutôt que de suivre les péripéties et dialogues de M. Marmouset.
C'est un album qui fera référence pour cette expérience que nous offre là Lecroart, mais pas pour son histoire ni l'envie qu'on aurait de le relire. En comparaison, je préfère nettement un M-A Mathieu même si déjà là, j'ai aussi du mal à apprécier l'histoire en elle-même et me concentre plus sur la prouesse technique et intellectuelle.
Ceci étant dit, pour le prix réduit de cet album, j'en conseille nettement l'achat, ne serait-ce que pour posséder cette référence en la matière.
J'aime bien cette série, je la trouve bon enfant, sympatoche. Les personnages sont sympas, rigolos et leurs interactions donnent des résultats amusants.
Maintenant, bon, les gags ne sont pas à se plier de rire : c'est juste un long moment de lecture agréable et où l'on sourit souvent, mais pas une BD où l'on éclate de rire à chaque page.
Sympathique, donc.
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Le tome 3 de série est dans le même ton que les deux premiers. Le scénario est toujours aussi bien calibré, même si le mystère n'en est plus un (mais JD Morvan nous a promis que cela ne fait en fait que commencer). Le dessin de Parel est bien mais sans plus, et je trouve qu'il s'est un peu modifié par rapport au tome 2, qui pour moi reste le meilleur. Les couleurs sont pas mal du tout, valent bien en tout celles de Colors Twins. Mais de toute façon, je suis sûr que le dessin de Parel est bien mieux mis en valeur en N/B. 3/5 donc, car cette série est pas mal du tout.
30 jours de nuit
Ce qui frappe dans cet album, c'est bien évidemment le dessin. A la fois dépouillé dans ses éléments, et fouillé de par son mélange impressionnant de couleurs, il hésite entre un réalisme photographique pour certains visages et un superbe fouillis de couleurs le reste du temps, créant une ambiance vraiment unique et particulièrement adaptée au sujet. Steve Niles le dit lui-même : s'il y a bien une chose qui me terrifie rien qu'à y penser, c'est l'idée d'être prisonnier au milieu de nulle part, encerclé, sans personne qui puisse venir à l'aide, et nulle part où se tourner. Autant dire que l'ambiance est sombre. Les visages des vampires sont assez terribles, tout en dents et en méchanceté inhumaine, à faire frissonner... mais pour autant, le traitement réservé à cette histoire est un peu particulier : finalement assez rapide (le tout fait moins de 90 pages), les longueurs sont évitées, et en particulier les auteurs ne s'attardent pas sur le massacre fait par les vampires. C'est bien sûr à double tranchant : on gagne en efficacité et on évite une lassitude et un épuisement du sujet, mais on perd un peu en horreur et en ambiance. Le parfait opposé pourrait d'ailleurs être Dragon Head, où l'action est étirée ad eternam sur 10 interminables volumes. Cet album est donc assez vite lu, et sans être extraordinaire, se révèle cependant intéressant de par l'ambiance que son scénario original et son graphisme atypique et véritablement fascinant suscitent, et qui risquent de vous envouter le temps de la lecture, et peut-être même un peu au-delà.
Nanairo Inko
Le Démon de midi
L'adultère vu du côté féminin, côté cornu, c'est pas triste. Florence Cestac arrive à faire rire de quelque chose qui n'est pas très drôle au départ. Peut-être a-t-elle pris du recul par rapport à une situation qu'elle a elle-même vécu? On peut en revanche regretter que Cestac reste dans le discours général et nous raconte l'aventure de l'archétype de la femme mariée qui se fait larguer par l'archétype de l'homme adultère. C'est à la fois la force (tout le monde pourra s'y reconnaître) et la faiblesse de l'album (que de clichés!). A part ça, j'aime bien le dessin de Cestac, il fonctionne bien, les expressions des personnages font mouche.
Le Gardien de la tour
Cette bd, à conseiller à tout public, est un recueil de gag absurdes, d'humour décalé. Même si on ne se tord pas de rire, la lecture est très agréable et on passe un bon moment, le sourire aux lèvres. Une petite réussite pour une bd simple, qui se prend pas la tête.
Focu
Je trouve les avis précédents particulièrement durs avec cette BD. Il est vrai que les strips sont plutôt inégaux dans le premier album, surtout les 10 premières pages. Par contre le deuxième album est particulièrement drôle, avec un focu qui prodigue des conseils de séducteurs de bas quartiers. Je recommande de lire le second album en premier, puis si vous avez aimé, d'acquérir le premier.
From Hell
Allez je m'explique pour ce petit 3 sur 5. Si le travail de Moore au scénario est comme d'habitude d'une qualité irréprochable, si sa maîtrise d'auteur impressionne, tant il fournit une oeuvre dense et argumentée de manière quasi scientifique, on ne peut que déplorer au bout du compte ses associations avec des dessinateurs pas toujours à la hauteur. C'est le cas sur "From Hell". Ok, vu la densité de l'histoire, on peut imaginer qu'aborder le graphisme de manière trés précise, trés étoffée, aurait pris des années... Mais quand on voit le résultat... si je veux être honnête, je ne peux qu'avouer que j'ai trouvé le dessin lamentable, bâclé, à chier. A chaque fois que j'ai ouvert la bd, le dessin m'a rebuté. Au bout du compte, c'est tout le travail de Moore qui s'en est trouvé pénalisé. C'est d'autant plus dommage, que la vision de l'auteur à propos de Jack the ripper, est loin, très loin d'être dérisoire. ajout : côté dessin, j'aurais bien vu un type comme Tardi. Il maîtrise hyper bien le noir et blanc, ses planches sont trés belles, et pour ne rien gacher, il est rapide. A si les miracles existaient en bd.....
Bran Ruz
J'adore le dessin d'Auclair depuis toujours. Je trouve que son trait est à la fois riche en détails et en densité. De plus il aborde les éléments (la mer, la pluie, le ciel...) de manière très puissante. Son dessin est d'une grande force. Quant au scénario de Deschamps, il est très bien mené. Il ressemble à un conte, à un rêve, à un roman sombre et triste, mais débordant de vie. Une bd pleine de qualité.
Le Cycle
Ben tiens, j'ai exactement le même avis que Don Lope. Comme lui, je ne connais que M-A M., Trondheim, Sfar et Thiriet, à peu de choses près. Et de toutes les références inclues dans Le Cycle, je n'ai lu que deux des albums en question. Alors effectivement, le début de cette petite BD est sympa et la fin très bonne. Effectivement, le travail effectué sur cet album et sur ce qu'il contient est très bon et très sympa. D'une certaine manière, c'est la somme de travail (de recherche, de récupération, etc...) qui est impressionnante ici. (Toute aussi impressionnante que la signature palyndromique d'Etienne Lecroart qui m'a épaté à la toute dernière page (après la fin de l'histoire) : comment a-t-il fait pour faire une image palyndromique d'un nom aussi compliqué qu'Etienne Lecroart ?!) Maintenant, passée cette somme de travail, il faut avouer que l'histoire en elle-même, la continuité de la narration, bref l'attrait du conte plutôt que celle de l'expérience sur le support même de la BD, est peu captivante. Plusieurs fois durant le milieu de l'album, je me suis pris à plutôt regarder les images, les références et tout, plutôt que de suivre les péripéties et dialogues de M. Marmouset. C'est un album qui fera référence pour cette expérience que nous offre là Lecroart, mais pas pour son histoire ni l'envie qu'on aurait de le relire. En comparaison, je préfère nettement un M-A Mathieu même si déjà là, j'ai aussi du mal à apprécier l'histoire en elle-même et me concentre plus sur la prouesse technique et intellectuelle. Ceci étant dit, pour le prix réduit de cet album, j'en conseille nettement l'achat, ne serait-ce que pour posséder cette référence en la matière.
Le Gang Mazda
J'aime bien cette série, je la trouve bon enfant, sympatoche. Les personnages sont sympas, rigolos et leurs interactions donnent des résultats amusants. Maintenant, bon, les gags ne sont pas à se plier de rire : c'est juste un long moment de lecture agréable et où l'on sourit souvent, mais pas une BD où l'on éclate de rire à chaque page. Sympathique, donc.