J'aime bien ce début de série, l'univers est sombre à souhait, bien aidé en cela par un dessin et une mise en couleurs excellents, et j'apprécie l'idée de cette petite jeune, que sa mère pousse à s'élever socialement alors qu'elle même n'aspire qu'à un peu de tendresse.
Si le premier tome était relativement plat (plantage de décors oblige ...), le second fait monter l'intérêt d'un cran et j'ai franchement hâte de lire le prochain épisode, notamment pour voir comment va se développer la relation entre la jeune héroïne et son maître.
J'ai bien aimé cette série, certes le dessin a vieilli et est un peu trop figé à mon goût, mais il reste efficace et surtout avec un joli sens du détails.
Le scénario est bien conçu et l'on sent le travail de recherche pour dresser une peinture très réaliste de cette période, même si je n'ai pas trop adhéré aux incursions fantastiques (la vieille aveugle, le diable... bof!). Par contre j'ai réellement apprécié le ton pessimiste et cette fatalité qui s'acharne jusqu'au bout sur cette famille, on retrouve un peu du ton des tragédies antiques.
En plus pour une fois qu'une histoire se termine mal !!! (même si les auteurs ont triché avec Plume au Vent).
J'ai acheté Rural sur la foi des avis ici présents. Je dois avouer ne pas en avoir été déçu mais pour autant, j'ai tout de même un avis assez mitigé sur cette BD.
Tout d'abord, en entamant la lecture, j'ai cru voir transposé en BD un véritable reportage/documentaire comme on en voit à la télé. Je me suis même franchement demandé quel interêt il y avait à avoir utilisé le support de la BD pour faire cela. D'accord, c'est intéressant, c'est même très instructif, mais pourquoi mettre ça en BD ?
Et finalement, en cours de lecture, je suis davantage rentré dans l'"histoire", (car il y en a une), j'ai apprécié l'humour de l'auteur sur certaines cases et certains dialogues, j'ai apprécié les dessins et les points de vues graphiques. Bref, j'ai fini par comprendre l'interêt de faire ça en BD et je dois avouer ne pas regretter mon achat de ce côté là. C'est sympa, très intéressant et assez prenant au bout de quelques pages.
Maintenant, ce qui me plaît vraiment moins dans cette BD, c'est à quel point elle est engagée politiquement. Je suis loin d'être d'un avis contraire à tout ce que l'auteur nous présente et soutient ouvertement (ma femme et moi nous nous sommes par exemple totalement mis au bio depuis quelques temps). Il est certain que certaines choses qu'il nous montre paraissent inacceptables et il les présente comme telles. Mais je demeure avec le sentiment profond que l'auteur ne nous montre (et il le dit lui-même) qu'une seule facette de la chose. Il ne laisse pas la parole à la partie adverse (car il y en a une et il la désigne noir sur blanc). Il explique pourquoi il le fait à un moment dans la BD et nous dit même ce que celle-ci aurait sûrement répondu, mais il n'en reste pas moins que cette BD est toute entière orientée vers un idéal politique affichant ouvertement une opinion manichéenne du style "c'est nous les bons, et eux c'est les cons". De nouveau, je le répète, je suis globalement du même avis que l'auteur dans ce qu'il nous présente dans cette BD, mais le fait d'avoir entre les mains ce que je considère presque comme un manifeste politique plutôt qu'une BD équilibrée et lisible par tous me rebute un peu.
C'est un choix personnel.
J'ai acheté Marée Basse uniquement sur le renom de Gibrat après avoir lu Le Sursis et sur le résumé de l'histoire qui semblait bien déjanté, oscillant entre l'onirique et la SF.
Mais après lecture, je reste assez circonspect.
Cette BD a tout du conte, avec une touche de folie et de poésie en plus. Ca part dans tous les sens, raconte une suite de petites histoires corrélées et pas toutes suivies. Une narration bien particulière, sans héros, sans histoire suivie de bout en bout, plutôt basée sur une idée, un thème, qu'on suivrait en même temps que la réflexion et les idées de l'auteur.
Résultat, je suis resté un peu sur ma faim à la fin de ce one-shot.
D'autant que je trouve le dessin de Gibrat largement moins bon que pour le Sursis, presque bâclé par endroits (en particulier au niveau des femmes, j'avais l'impression de revoir sans arrêt la même femme coiffée différemment). Et la colorisation également est à mon goût franchement moins bonne.
Bref, un peu déçu, mais l'album ne reste pas mauvais tout de même.
J'ai attendu avec impatience le nouveau Stassen, après avoir été bluffée par Déogratias.
Hélas, j'avais trop Déogratias en tête pour être satisfaite par Les Enfants. Cet album prend beaucoup plus de recul par rapport à l'actualité, même s'il ne perd pas son habitude de dénoncer, Stassen choisit un ton plus "léger" (si on veut...).
Tout de même, l'album reste agréable à lire, les dessins sont très beaux, les couleurs rappellent l'Afrique (terre, ocre).
Encore une histoire de vampires. Thème largement usité dans tous les arts, littérature et cinéma en tête, la BD s'y met et nous offre un panel très large, allant du mauvais au très bon, c'est comme ça ma brave dame, y'a plus de saison, vous reprendrez bien un thé ?
L'histoire est plutôt pas mal, c'est assez prenant, cette malédiction pendant des générations, je ne me souviens pas l'avoir déjà vu.
Bon, le méchant vampire est assez caricatural, surhomme, distingué, cultivé (bon c'est vrai qu'en 5 siècles, il a le temps de lire et d'apprendre à jouer du violon...). Le dénouement est attendu, mais les auteurs ont fait un effort pour rendre l'ultime rencontre intéressante.
Côté dessin, je ne peux pas juger, j'ai eu la mauvaise idée de le lire en n&b, ce qui, vous en conviendrez, est assez gênant dès lors qu'il s'agit de distinguer le jour et la nuit.
Je n'ai lu que le dernier volet (tomes 3 et 4). Eh bien, je l'ai lu d'une traite avec un certain plaisir. Le scénario, bien que très classique, est bien mené (le suspense est présent jusqu'au bout). J'ai apprécié le dessin (dans un style très ligne claire), même si l'expression des personnages paraît parfois figée. Encore une série commerciale me direz-vous? Oui mais ça fait du bien, comme lire de temps en temps un Largo Winch, un Wayne Shelton ou un Bob Morane...
Bonne nouvelle que cette BD.
Réjouissantes petites histoires qui mettent en scène des meurtres, on en apprend des belles, et ça donnerait presque des idées...
Les auteurs jettent sur la société un oeil aiguisé et pas très tendre, et l'on se rend compte qu'il y a un siècle, les sentiments et ressentiments étaient probablement les mêmes qu'aujourd'hui.
Les voyages dans le temps, ce n'est pas une nouveauté, et la manière dont c'est traité ici n'est pas franchement originale, mais dans l'ensemble, c'est plaisant.
J'ai bien aimé le côté fantastique, avec les créatures qui vont avec : lutins, gargouilles, dragons...
Le tome 1 est beau, c'est certain. Il y a du boulot derrière ces dessins apparemment faits à l'ordi, en réalité, faits à la main. Mais dans le tome 2, où sont les jeux d'ombres, où sont les couleurs chatoyantes ? Peut-être trop vite réalisé, ce tome a perdu tout son charme.
Question originalité du récit, rien à redire, c'est tout simplement bon, mais un peu trop simplement justement (euh... je me fais bien comprendre là ?)
Julius est attachant, mais heureusement pas seulement à cause de sa surdité. Il est touchant dans son amour, touchant dans sa manière de faire face aux pourritures qui l'entoure.
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Les Ames d'Hélios
J'aime bien ce début de série, l'univers est sombre à souhait, bien aidé en cela par un dessin et une mise en couleurs excellents, et j'apprécie l'idée de cette petite jeune, que sa mère pousse à s'élever socialement alors qu'elle même n'aspire qu'à un peu de tendresse. Si le premier tome était relativement plat (plantage de décors oblige ...), le second fait monter l'intérêt d'un cran et j'ai franchement hâte de lire le prochain épisode, notamment pour voir comment va se développer la relation entre la jeune héroïne et son maître.
Les 7 vies de l'épervier
J'ai bien aimé cette série, certes le dessin a vieilli et est un peu trop figé à mon goût, mais il reste efficace et surtout avec un joli sens du détails. Le scénario est bien conçu et l'on sent le travail de recherche pour dresser une peinture très réaliste de cette période, même si je n'ai pas trop adhéré aux incursions fantastiques (la vieille aveugle, le diable... bof!). Par contre j'ai réellement apprécié le ton pessimiste et cette fatalité qui s'acharne jusqu'au bout sur cette famille, on retrouve un peu du ton des tragédies antiques. En plus pour une fois qu'une histoire se termine mal !!! (même si les auteurs ont triché avec Plume au Vent).
Rural !
J'ai acheté Rural sur la foi des avis ici présents. Je dois avouer ne pas en avoir été déçu mais pour autant, j'ai tout de même un avis assez mitigé sur cette BD. Tout d'abord, en entamant la lecture, j'ai cru voir transposé en BD un véritable reportage/documentaire comme on en voit à la télé. Je me suis même franchement demandé quel interêt il y avait à avoir utilisé le support de la BD pour faire cela. D'accord, c'est intéressant, c'est même très instructif, mais pourquoi mettre ça en BD ? Et finalement, en cours de lecture, je suis davantage rentré dans l'"histoire", (car il y en a une), j'ai apprécié l'humour de l'auteur sur certaines cases et certains dialogues, j'ai apprécié les dessins et les points de vues graphiques. Bref, j'ai fini par comprendre l'interêt de faire ça en BD et je dois avouer ne pas regretter mon achat de ce côté là. C'est sympa, très intéressant et assez prenant au bout de quelques pages. Maintenant, ce qui me plaît vraiment moins dans cette BD, c'est à quel point elle est engagée politiquement. Je suis loin d'être d'un avis contraire à tout ce que l'auteur nous présente et soutient ouvertement (ma femme et moi nous nous sommes par exemple totalement mis au bio depuis quelques temps). Il est certain que certaines choses qu'il nous montre paraissent inacceptables et il les présente comme telles. Mais je demeure avec le sentiment profond que l'auteur ne nous montre (et il le dit lui-même) qu'une seule facette de la chose. Il ne laisse pas la parole à la partie adverse (car il y en a une et il la désigne noir sur blanc). Il explique pourquoi il le fait à un moment dans la BD et nous dit même ce que celle-ci aurait sûrement répondu, mais il n'en reste pas moins que cette BD est toute entière orientée vers un idéal politique affichant ouvertement une opinion manichéenne du style "c'est nous les bons, et eux c'est les cons". De nouveau, je le répète, je suis globalement du même avis que l'auteur dans ce qu'il nous présente dans cette BD, mais le fait d'avoir entre les mains ce que je considère presque comme un manifeste politique plutôt qu'une BD équilibrée et lisible par tous me rebute un peu. C'est un choix personnel.
Marée Basse
J'ai acheté Marée Basse uniquement sur le renom de Gibrat après avoir lu Le Sursis et sur le résumé de l'histoire qui semblait bien déjanté, oscillant entre l'onirique et la SF. Mais après lecture, je reste assez circonspect. Cette BD a tout du conte, avec une touche de folie et de poésie en plus. Ca part dans tous les sens, raconte une suite de petites histoires corrélées et pas toutes suivies. Une narration bien particulière, sans héros, sans histoire suivie de bout en bout, plutôt basée sur une idée, un thème, qu'on suivrait en même temps que la réflexion et les idées de l'auteur. Résultat, je suis resté un peu sur ma faim à la fin de ce one-shot. D'autant que je trouve le dessin de Gibrat largement moins bon que pour le Sursis, presque bâclé par endroits (en particulier au niveau des femmes, j'avais l'impression de revoir sans arrêt la même femme coiffée différemment). Et la colorisation également est à mon goût franchement moins bonne. Bref, un peu déçu, mais l'album ne reste pas mauvais tout de même.
Les enfants
J'ai attendu avec impatience le nouveau Stassen, après avoir été bluffée par Déogratias. Hélas, j'avais trop Déogratias en tête pour être satisfaite par Les Enfants. Cet album prend beaucoup plus de recul par rapport à l'actualité, même s'il ne perd pas son habitude de dénoncer, Stassen choisit un ton plus "léger" (si on veut...). Tout de même, l'album reste agréable à lire, les dessins sont très beaux, les couleurs rappellent l'Afrique (terre, ocre).
Le Prince de la Nuit
Encore une histoire de vampires. Thème largement usité dans tous les arts, littérature et cinéma en tête, la BD s'y met et nous offre un panel très large, allant du mauvais au très bon, c'est comme ça ma brave dame, y'a plus de saison, vous reprendrez bien un thé ? L'histoire est plutôt pas mal, c'est assez prenant, cette malédiction pendant des générations, je ne me souviens pas l'avoir déjà vu. Bon, le méchant vampire est assez caricatural, surhomme, distingué, cultivé (bon c'est vrai qu'en 5 siècles, il a le temps de lire et d'apprendre à jouer du violon...). Le dénouement est attendu, mais les auteurs ont fait un effort pour rendre l'ultime rencontre intéressante. Côté dessin, je ne peux pas juger, j'ai eu la mauvaise idée de le lire en n&b, ce qui, vous en conviendrez, est assez gênant dès lors qu'il s'agit de distinguer le jour et la nuit.
Imago Mundi
Je n'ai lu que le dernier volet (tomes 3 et 4). Eh bien, je l'ai lu d'une traite avec un certain plaisir. Le scénario, bien que très classique, est bien mené (le suspense est présent jusqu'au bout). J'ai apprécié le dessin (dans un style très ligne claire), même si l'expression des personnages paraît parfois figée. Encore une série commerciale me direz-vous? Oui mais ça fait du bien, comme lire de temps en temps un Largo Winch, un Wayne Shelton ou un Bob Morane...
Green Manor
Bonne nouvelle que cette BD. Réjouissantes petites histoires qui mettent en scène des meurtres, on en apprend des belles, et ça donnerait presque des idées... Les auteurs jettent sur la société un oeil aiguisé et pas très tendre, et l'on se rend compte qu'il y a un siècle, les sentiments et ressentiments étaient probablement les mêmes qu'aujourd'hui.
Gargouilles
Les voyages dans le temps, ce n'est pas une nouveauté, et la manière dont c'est traité ici n'est pas franchement originale, mais dans l'ensemble, c'est plaisant. J'ai bien aimé le côté fantastique, avec les créatures qui vont avec : lutins, gargouilles, dragons... Le tome 1 est beau, c'est certain. Il y a du boulot derrière ces dessins apparemment faits à l'ordi, en réalité, faits à la main. Mais dans le tome 2, où sont les jeux d'ombres, où sont les couleurs chatoyantes ? Peut-être trop vite réalisé, ce tome a perdu tout son charme.
La Voix
Question originalité du récit, rien à redire, c'est tout simplement bon, mais un peu trop simplement justement (euh... je me fais bien comprendre là ?) Julius est attachant, mais heureusement pas seulement à cause de sa surdité. Il est touchant dans son amour, touchant dans sa manière de faire face aux pourritures qui l'entoure. Un dyptique étrange et évoutant.