Ze suis la n'aventurière qui montre sa poitrine toutes les trois pages, voulez-vous embarquer avec moi?
Au menu :
- Aventures de pirates. (Divertissant mais certainement pas des plus original!)
- Veux tu me regarder à poil sous la cascade? (Bon, mais faut avouer que ça motive un peu plus à lire... Ben quoi, c’est vrai?)
Si on ajoute à cela que l’histoire se base sur une héroïne (inventée) du pays de Peter Pan (pour éviter de se fatiguer à innover ou parce que cela apportera vraiment quelque chose à l’histoire?) et que le dessin est vraiment bon et qu’il confère à ce truc banal au demeurant un côté très sympa qui fait que sans être incontournable ça mérite le détour à la Fnac !
Bon, de la à l’acheter, me direz vous !
Et puis, l’héroïne est vraiment bien foutue, ça plaît aux ados boutonneux dont je fait (encore) partie paraît-il!
Drôle de machin !
Bon, déjà le dessin est franchement mauvais, je ne suis pas Michel-Ange mais y a des limites à tout !
Ensuite, le scénario est tout ce qu’il y a de plus spécial !
Disons que sans être mauvais, le coup de la fille Terminator :
« Coupez moi en rondelles mais je reviendrai quand même vous chatouiller les pieds le soir, hahaha » ça risque de vite se répéter dans les tomes suivants.
Une fois qu’on a grosso modo compris l’origine de cette fille (on n’est pas mal avancé dans les explications dans le Tome 1) et qu’on a compris que la vilaine se rit du hachoir autant que des flammes, et One More Time à venir te glacer les veines avec mon regard courroucé et v’la qu’une deuxième tête pousse sur moi… Va falloir innover sinon ça risque de tomber vite à plat et ne plus présenter grand intérêt.
Pour le Tome 1, ça va encore, on se lasse pas, mais si le Tome 2 nous refait le coup :
- Petite bourgade peinard ! Enfin pas tant que ça, devinez qui arrive ?
- Rho laisse moi deviner !
Nan !
Alors on espère des petites révélations sympas pour la suite (Tomié, petite fille cachée de Churchill enlevée par des Aliens ????? Juste une suggestion), et puis de l’innovation !
J'adore le dessin de Larcenet quand il sert à illustrer de l'humour. Et là encore, ça marche vraiment bien pour moi.
Il y a certains gags qui m'ont fait vraiment éclater de rire ("Le gardien de phare s'emmerde..." par exemple) et beaucoup qui m'ont fait rire. Par contre, il y en a aussi pas mal que j'ai trouvés vraiment moyens, les trouvant gentils mais bon, pas fameux-fameux. Rien que je n'ai trouvé détestable, heureusement.
Donc, une série de gags sympas, dont certains sont très bons mais une bonne partie pas fantastique.
Quasiment muette, cette BD se lit assez vite pour peu qu'on ne s'attarde pas sur ses planches. Néanmoins, je l'ai assez appréciée.
Le dessin de Comes y est semblable à lui-même, un beau noir et blanc, des visages très stylés et qu'ici je trouve très beaux, des décors épurés. En gros, je trouve que ça donne une BD aux planches belles à lire et à regarder. Petit bémol sur les visages de tigres qui sont dessinés dans un style que je trouve différent, plus réaliste et donc moins envoûtant.
Concernant l'histoire, elle mêle la nature, un peu de fantastique et un peu de poésie comme dans beaucoup d'autres BDs de Comes. Le tout se résume assez vite et en définitive, il ne se passe pas grand chose en 60 pages, mais je trouve ça assez joli et relativement sympathique à lire. En outre, pour une fois, Comes a introduit pas mal d'humour dans cette BD (notamment dans les noms des personnages et dans leurs relations entre eux).
Bref, une lecture rapide mais plaisante, une histoire assez jolie et une BD assez belle.
Mon avis sur cette BD est nettement moins enthousiaste que les autres... Il faut dire que j'attendais beaucoup de cette BD, n'en ayant entendu que des louanges et m'intéressant beaucoup au sujet, la Corée du Nord.
He bien j'ai été déçue. Je n'ai rien appris de neuf, Delisle reste toujours dans le superficiel, n'approfondit jamais, alors qu'il y a tant à dire sur ce pays. Tout reste du domaine de l'anecdotique.
Alors ça se lit bien, on ne s'ennuie pas. Et puis après tout il ne raconte qu'une expérience personnelle. Mais quand on connaît un peu le sujet de la Corée du Nord, il y a tellement plus à raconter sur ce pays kafkaïen !!! Son témoignage me paraît quelconque par rapport aux différents reportages qu'il m'a été donné de lire. :o/
Mon sentiment premier me dirait de ne mettre que 2/5, et c'est seulement par souci d'objectivité que je mets 3/5. Grosse déception, donc.
On ne peut que penser, en lisant le titre et en voyant la couverture, au tome 1 de Dans la nuit. Mais la ressemblance s'arrête là, et l'histoire part très vite dans un récit historico-fantastique, où le thème du vampire est traité de manière originale et réaliste à l'époque de la seconde guerre mondiale.
Ce premier tome a beaucoup à nous apprendre, et pourtant il ne traîne pas en longueur. Fuite de résistants, enquête sur un meurtre sanglant, les évènements s'enchaînent sans laisser de côté une certaine épaisseur des personnages.
Le problème, c'est qu'à vouloir aussi bien faire, on obtient un récit assez confus où les noms des personnages se confondent, et l'effort à faire pour s'y repérer nuit à la fluidité de l'action.
De plus, les dessins n'aident pas tellement à s'y repérer, et on est embrouillé par cette colorisation "photographique" qu'on retrouve dans certains comics.
Vu que je ne suis pas personnellement fan du genre "re-écrivons la seconde guerre mondiale en y glissant une touche d'horreur" (comme s'il n'y en avait pas déjà largement trop !), ces quelques défauts ont suffi pour que je n'apprécie pas trop ma lecture.
Mais si vous aimez ce style, n'hésitez pas à jeter un coup d'oeil, voire plus, à ce premier tome assez prometteur.
Un bon premier album. Le scénario n'a rien de bien original au début. C'est la fin qui fait tout avec le retournement de situation sans compter l'apparition du chat et du vieil homme, due aux hallucinations de Mélissa. Le principe de l'histoire me fait penser un peu à Colombo où on sait dès le début la vérité et où on peut suivre les investigations de la police après bien qu'ici ça ne soit pas un meurtre. Quant aux dessins, ils sont assez spéciaux mais pas mal faits. Le problème est peut-être les couleurs qui en effet sont parfois mal choisies.
Mais en définitif, c'est un début prometteur et on attend la suite...
C'est pas mal, assez original, mais quelles grosses ficelles ! L'intrigue, destinée à critiquer l'hypocrisie d'un pays rose où tout le monde est heureux, est vraiment faite avec des gros sabots assez lourds et prévisibles. Mais bon, c'est potable.
Concernant le dessin, il n'est pas mauvais. Dans le style ancien cartoon (on reconnaîtra comme personnage principal un clone de Mortimer, la toute première version de Mickey), il est assez travaillé et la BD assez jolie dans son ensemble.
Quant à l'intrigue... elle joue sur le côté choquant mais paraît un peu simpliste par certains abords. A l'opposé du pays rose où tout est beau, où les oiseaux ne chient pas en volant, où tout le monde porte des jolis gants blancs, les auteurs nous dépeignent un monde gris, pollué, méchant, où s'étale la violence et la luxure (ceci dit, le sexe entre persos de cartoon façon Fritz the Cat, j'ai toujours trouvé ça assez ridicule et moche, mais bon...).
Et puis il y a cette scène de viol qui enclenche l'histoire, viol que je trouve mal mené (pourquoi tout à coup Malcolm se comporte-t-il comme un vulgaire salaud, qu'est-ce qui l'a amené à agir ainsi, tout paraît un peu trop facile et trop brutal à mes yeux), exagéré (ça se veut choquant mais c'en est presque ridicule tant c'est insisté) et gratuit. Y avait-il besoin d'aller aussi loin ? Y avait-il besoin d'un viol avec violences et insultes pour entraîner un banissement du pays rose ? Est-ce qu'une simple suggestion, ou un acte moins gratuit de la part des auteurs n'aurait pas suffi ? D'autant qu'à la fin, même si elle dit qu'elle ne l'a pas pardonné, la victime se range du côté de son violeur contre le pays rose...
Bon, bref, il y a des choses que je trouve assez mal venues et inutiles dans cette BD: le message serait passé sans des ficelles aussi grasses.
Et quant à ce message, justement, il est assez simple: critique du puritanisme, de l'hypocrisie, etc... Mais à nouveau, je trouve les ficelles trop grosses pour que ça passe bien : on comprend l'idée du message mais je n'en ai pas été touché d'aucune manière.
Ceci étant dit, l'histoire se lit bien, le dessin est sympa, le tout assez original, bref c'est pas mal.
Encore une fois, avec cette série et paradoxalement, Goossens montre à la fois son talent et ses limites pour moi, hélas.
Je connaissais déjà George et Louis pour avoir lu leurs histoires courtes dans Fluide Glacial. Mais suivant la recommandation de Cassidy ci-dessous, je me suis mis aux albums pour les découvrir sous un autre point de vue. Et c'est vrai que, comme tous les albums de Goossens que j'ai lu jusqu'à présent, c'est franchement mieux, plus drôle, compréhensible et agréable à lire quand on lit l'album d'un coup plutôt qu'épisode par épisode.
Et là, encore une fois, j'ai vraiment rigolé avec cet album. J'adore l'humour particulier de Goossens quand il arrive à me toucher. Mais seulement quand il arrive à me toucher, car encore une fois j'ai eu le même souci avec cette série que j'ai eu avec par exemple Route vers l'enfer : tout n'est pas drôle, enfin tout n'a pas su me faire rire.
Les personnages eux-mêmes de ce couple étrange que forment George et Louis ne me font pas rire. Les longs quasi-monologues de Louis, leur vie de couple délirante, etc... ne m'amusent pas, voire même m'agacent quand ils m'éloignent de ce qui me plaît dans leurs "aventures".
Pour prendre l'exemple de l'album La planète des moules, j'ai bien rigolé lors de leurs découvertes du futur avec l'explication de la mode du pantalon baissé (surtout le coup du spleen), j'ai adoré le monde des moules géantes, etc... toutes ces idées délirantes et excellentes au niveau humour de Goossens. Mais dès que George et Louis reprenaient la vedette, ben, je rigolais franchement moins voire pas du tout.
Bref, encore une série en demi-teinte de la part de Goossens, et j'en suis le premier désolé tant il peut me faire rire par moments.
Même si cette histoire se veut authentique, le récit n’en n’est pas moins captivant.
Personnellement Néron m’apparaissait comme un César sanguinaire, faible d’esprit et capricieux, dégueulant des vers pathétiques au pauvre Pétrone, ayant perdu la raison sous l’influence de Poppée (Péplum US oblige... Quo Vadis avec Peter Ustinov).
Ce premier cycle permet d’effacer cette image d’Épinal. Néron apparaît ici comme un personnage complexe et sensible, habile homme de pouvoir et finalement maître de son destin (au fur et à mesure qu’il prend la mesure d’Agrippine).
Murena à une réelle valeur pédagogique : bien que le scénariste prend quelques libertés avec les faits (ex : mort prématurée de Lacuste), elles sont signalées et justifiées – ce qui lui vaut le cautionnement des historiens.
Par contre le dessin ne m’a pas particulièrement enchanté : trop classique... et les scènes privilégiées sont un peu trop marketing à mon goût (combats de gladiateurs et scènes de nues laissent peu de place aux conquêtes romaines, aux intrigues du Sénat, ainsi qu’aux rumeurs de la plèbe...).
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Dread Mac Farlane
Ze suis la n'aventurière qui montre sa poitrine toutes les trois pages, voulez-vous embarquer avec moi? Au menu : - Aventures de pirates. (Divertissant mais certainement pas des plus original!) - Veux tu me regarder à poil sous la cascade? (Bon, mais faut avouer que ça motive un peu plus à lire... Ben quoi, c’est vrai?) Si on ajoute à cela que l’histoire se base sur une héroïne (inventée) du pays de Peter Pan (pour éviter de se fatiguer à innover ou parce que cela apportera vraiment quelque chose à l’histoire?) et que le dessin est vraiment bon et qu’il confère à ce truc banal au demeurant un côté très sympa qui fait que sans être incontournable ça mérite le détour à la Fnac ! Bon, de la à l’acheter, me direz vous ! Et puis, l’héroïne est vraiment bien foutue, ça plaît aux ados boutonneux dont je fait (encore) partie paraît-il!
Tomié
Drôle de machin ! Bon, déjà le dessin est franchement mauvais, je ne suis pas Michel-Ange mais y a des limites à tout ! Ensuite, le scénario est tout ce qu’il y a de plus spécial ! Disons que sans être mauvais, le coup de la fille Terminator : « Coupez moi en rondelles mais je reviendrai quand même vous chatouiller les pieds le soir, hahaha » ça risque de vite se répéter dans les tomes suivants. Une fois qu’on a grosso modo compris l’origine de cette fille (on n’est pas mal avancé dans les explications dans le Tome 1) et qu’on a compris que la vilaine se rit du hachoir autant que des flammes, et One More Time à venir te glacer les veines avec mon regard courroucé et v’la qu’une deuxième tête pousse sur moi… Va falloir innover sinon ça risque de tomber vite à plat et ne plus présenter grand intérêt. Pour le Tome 1, ça va encore, on se lasse pas, mais si le Tome 2 nous refait le coup : - Petite bourgade peinard ! Enfin pas tant que ça, devinez qui arrive ? - Rho laisse moi deviner ! Nan ! Alors on espère des petites révélations sympas pour la suite (Tomié, petite fille cachée de Churchill enlevée par des Aliens ????? Juste une suggestion), et puis de l’innovation !
La Vie est courte
J'adore le dessin de Larcenet quand il sert à illustrer de l'humour. Et là encore, ça marche vraiment bien pour moi. Il y a certains gags qui m'ont fait vraiment éclater de rire ("Le gardien de phare s'emmerde..." par exemple) et beaucoup qui m'ont fait rire. Par contre, il y en a aussi pas mal que j'ai trouvés vraiment moyens, les trouvant gentils mais bon, pas fameux-fameux. Rien que je n'ai trouvé détestable, heureusement. Donc, une série de gags sympas, dont certains sont très bons mais une bonne partie pas fantastique.
Les Larmes du Tigre
Quasiment muette, cette BD se lit assez vite pour peu qu'on ne s'attarde pas sur ses planches. Néanmoins, je l'ai assez appréciée. Le dessin de Comes y est semblable à lui-même, un beau noir et blanc, des visages très stylés et qu'ici je trouve très beaux, des décors épurés. En gros, je trouve que ça donne une BD aux planches belles à lire et à regarder. Petit bémol sur les visages de tigres qui sont dessinés dans un style que je trouve différent, plus réaliste et donc moins envoûtant. Concernant l'histoire, elle mêle la nature, un peu de fantastique et un peu de poésie comme dans beaucoup d'autres BDs de Comes. Le tout se résume assez vite et en définitive, il ne se passe pas grand chose en 60 pages, mais je trouve ça assez joli et relativement sympathique à lire. En outre, pour une fois, Comes a introduit pas mal d'humour dans cette BD (notamment dans les noms des personnages et dans leurs relations entre eux). Bref, une lecture rapide mais plaisante, une histoire assez jolie et une BD assez belle.
Pyongyang
Mon avis sur cette BD est nettement moins enthousiaste que les autres... Il faut dire que j'attendais beaucoup de cette BD, n'en ayant entendu que des louanges et m'intéressant beaucoup au sujet, la Corée du Nord. He bien j'ai été déçue. Je n'ai rien appris de neuf, Delisle reste toujours dans le superficiel, n'approfondit jamais, alors qu'il y a tant à dire sur ce pays. Tout reste du domaine de l'anecdotique. Alors ça se lit bien, on ne s'ennuie pas. Et puis après tout il ne raconte qu'une expérience personnelle. Mais quand on connaît un peu le sujet de la Corée du Nord, il y a tellement plus à raconter sur ce pays kafkaïen !!! Son témoignage me paraît quelconque par rapport aux différents reportages qu'il m'a été donné de lire. :o/ Mon sentiment premier me dirait de ne mettre que 2/5, et c'est seulement par souci d'objectivité que je mets 3/5. Grosse déception, donc.
Je suis légion
On ne peut que penser, en lisant le titre et en voyant la couverture, au tome 1 de Dans la nuit. Mais la ressemblance s'arrête là, et l'histoire part très vite dans un récit historico-fantastique, où le thème du vampire est traité de manière originale et réaliste à l'époque de la seconde guerre mondiale. Ce premier tome a beaucoup à nous apprendre, et pourtant il ne traîne pas en longueur. Fuite de résistants, enquête sur un meurtre sanglant, les évènements s'enchaînent sans laisser de côté une certaine épaisseur des personnages. Le problème, c'est qu'à vouloir aussi bien faire, on obtient un récit assez confus où les noms des personnages se confondent, et l'effort à faire pour s'y repérer nuit à la fluidité de l'action. De plus, les dessins n'aident pas tellement à s'y repérer, et on est embrouillé par cette colorisation "photographique" qu'on retrouve dans certains comics. Vu que je ne suis pas personnellement fan du genre "re-écrivons la seconde guerre mondiale en y glissant une touche d'horreur" (comme s'il n'y en avait pas déjà largement trop !), ces quelques défauts ont suffi pour que je n'apprécie pas trop ma lecture. Mais si vous aimez ce style, n'hésitez pas à jeter un coup d'oeil, voire plus, à ce premier tome assez prometteur.
Mélissa
Un bon premier album. Le scénario n'a rien de bien original au début. C'est la fin qui fait tout avec le retournement de situation sans compter l'apparition du chat et du vieil homme, due aux hallucinations de Mélissa. Le principe de l'histoire me fait penser un peu à Colombo où on sait dès le début la vérité et où on peut suivre les investigations de la police après bien qu'ici ça ne soit pas un meurtre. Quant aux dessins, ils sont assez spéciaux mais pas mal faits. Le problème est peut-être les couleurs qui en effet sont parfois mal choisies. Mais en définitif, c'est un début prometteur et on attend la suite...
Rose Profond
C'est pas mal, assez original, mais quelles grosses ficelles ! L'intrigue, destinée à critiquer l'hypocrisie d'un pays rose où tout le monde est heureux, est vraiment faite avec des gros sabots assez lourds et prévisibles. Mais bon, c'est potable. Concernant le dessin, il n'est pas mauvais. Dans le style ancien cartoon (on reconnaîtra comme personnage principal un clone de Mortimer, la toute première version de Mickey), il est assez travaillé et la BD assez jolie dans son ensemble. Quant à l'intrigue... elle joue sur le côté choquant mais paraît un peu simpliste par certains abords. A l'opposé du pays rose où tout est beau, où les oiseaux ne chient pas en volant, où tout le monde porte des jolis gants blancs, les auteurs nous dépeignent un monde gris, pollué, méchant, où s'étale la violence et la luxure (ceci dit, le sexe entre persos de cartoon façon Fritz the Cat, j'ai toujours trouvé ça assez ridicule et moche, mais bon...). Et puis il y a cette scène de viol qui enclenche l'histoire, viol que je trouve mal mené (pourquoi tout à coup Malcolm se comporte-t-il comme un vulgaire salaud, qu'est-ce qui l'a amené à agir ainsi, tout paraît un peu trop facile et trop brutal à mes yeux), exagéré (ça se veut choquant mais c'en est presque ridicule tant c'est insisté) et gratuit. Y avait-il besoin d'aller aussi loin ? Y avait-il besoin d'un viol avec violences et insultes pour entraîner un banissement du pays rose ? Est-ce qu'une simple suggestion, ou un acte moins gratuit de la part des auteurs n'aurait pas suffi ? D'autant qu'à la fin, même si elle dit qu'elle ne l'a pas pardonné, la victime se range du côté de son violeur contre le pays rose... Bon, bref, il y a des choses que je trouve assez mal venues et inutiles dans cette BD: le message serait passé sans des ficelles aussi grasses. Et quant à ce message, justement, il est assez simple: critique du puritanisme, de l'hypocrisie, etc... Mais à nouveau, je trouve les ficelles trop grosses pour que ça passe bien : on comprend l'idée du message mais je n'en ai pas été touché d'aucune manière. Ceci étant dit, l'histoire se lit bien, le dessin est sympa, le tout assez original, bref c'est pas mal.
Georges et Louis
Encore une fois, avec cette série et paradoxalement, Goossens montre à la fois son talent et ses limites pour moi, hélas. Je connaissais déjà George et Louis pour avoir lu leurs histoires courtes dans Fluide Glacial. Mais suivant la recommandation de Cassidy ci-dessous, je me suis mis aux albums pour les découvrir sous un autre point de vue. Et c'est vrai que, comme tous les albums de Goossens que j'ai lu jusqu'à présent, c'est franchement mieux, plus drôle, compréhensible et agréable à lire quand on lit l'album d'un coup plutôt qu'épisode par épisode. Et là, encore une fois, j'ai vraiment rigolé avec cet album. J'adore l'humour particulier de Goossens quand il arrive à me toucher. Mais seulement quand il arrive à me toucher, car encore une fois j'ai eu le même souci avec cette série que j'ai eu avec par exemple Route vers l'enfer : tout n'est pas drôle, enfin tout n'a pas su me faire rire. Les personnages eux-mêmes de ce couple étrange que forment George et Louis ne me font pas rire. Les longs quasi-monologues de Louis, leur vie de couple délirante, etc... ne m'amusent pas, voire même m'agacent quand ils m'éloignent de ce qui me plaît dans leurs "aventures". Pour prendre l'exemple de l'album La planète des moules, j'ai bien rigolé lors de leurs découvertes du futur avec l'explication de la mode du pantalon baissé (surtout le coup du spleen), j'ai adoré le monde des moules géantes, etc... toutes ces idées délirantes et excellentes au niveau humour de Goossens. Mais dès que George et Louis reprenaient la vedette, ben, je rigolais franchement moins voire pas du tout. Bref, encore une série en demi-teinte de la part de Goossens, et j'en suis le premier désolé tant il peut me faire rire par moments.
Murena
Même si cette histoire se veut authentique, le récit n’en n’est pas moins captivant. Personnellement Néron m’apparaissait comme un César sanguinaire, faible d’esprit et capricieux, dégueulant des vers pathétiques au pauvre Pétrone, ayant perdu la raison sous l’influence de Poppée (Péplum US oblige... Quo Vadis avec Peter Ustinov). Ce premier cycle permet d’effacer cette image d’Épinal. Néron apparaît ici comme un personnage complexe et sensible, habile homme de pouvoir et finalement maître de son destin (au fur et à mesure qu’il prend la mesure d’Agrippine). Murena à une réelle valeur pédagogique : bien que le scénariste prend quelques libertés avec les faits (ex : mort prématurée de Lacuste), elles sont signalées et justifiées – ce qui lui vaut le cautionnement des historiens. Par contre le dessin ne m’a pas particulièrement enchanté : trop classique... et les scènes privilégiées sont un peu trop marketing à mon goût (combats de gladiateurs et scènes de nues laissent peu de place aux conquêtes romaines, aux intrigues du Sénat, ainsi qu’aux rumeurs de la plèbe...).