Je n’ai pas grand chose à dire sur ma lecture sinon qu’elle a été satisfaisante.
Ce n’est pas grandiose mais les ingrédients m’ont plu et j’ai trouvé le ton assez juste (j’ai bien aimé le personnage de l’oncle). On ajoute à ça une réalisation correcte pour un bon moment.
Pas mal de mimiques communes avec "Une sœur" de Vivès.
A lire, si on n’est pas allergique au récit de relations entre jeunes adultes (voir fin d’adolescence). En tout cas, le résultat m’a plus parlé et j’ai trouvé ça plus sympa à suivre que La Saveur du Printemps.
Je commence à être familier du travail de Tehem en collaboration avec le cri du Margouillat de l'ïle de la Réunion. Pour Malika l'auteur prend l'avion, quitte les rives ensoleillées de l'océan indien, sa mixité sociale, ethnique et culturelle pour une froide banlieue métropolitaine.
Parue en 1998, on ressent bien un esprit BBB à travers les trois héros principaux. La critique sociale est légère et les trois héros ne sortent pas toujours indemnes des gags de l'auteur. C'est toujours dynamique et souvent très drôle. Même sur des thèmes souvent utilisés( le playground de basket) l'auteur parvient à se renouveler.
C'est de l'humour léger et intelligent que j'apprécie bien. Sans y paraître, Tehem aborde de nombreuses thématiques toujours sensibles depuis cette époque.
Le graphisme est très humoristique souvent proche de la légitime caricature pour certains personnages. Une remarque sur le look de Malika ultra sexy et bien agréable à l'œil (masculin) mais peu crédible dans le contexte actuel de la cité.
Une lecture positive sympathique et récréative
Décidément, si j'aime beaucoup le dessin d'Aymée de Jongh, j'ai plus de mal avec sa manière de raconter. Dans cette version dessinée, j'ai le sentiment que les choses sont un peu édulcorées. En fait, j'ai eu l'impression de lire une BD s'adressant à un jeune public. Ce n'est pas un problème car je lis aussi des BD jeunesse, mais je m'attendais à plus que ça.
J'ai eu l'occasion de lire le roman de William Golding au lycée et j'en conservais le souvenir assez tenace d'une histoire glauque et cruelle, un récit allégorique évoquant le fascisme, et dont je n'ai retrouvé ici que des bribes sans liant. Il aurait fallu que je relise le bouquin, mais qui peut aujourd'hui se targuer d'avoir le temps de relire des livre (à part Proust bien entendu, ah ah...) ?
Beau trait donc, mais un récit qui manque à mon sens de peps.
2.5
Je rejoins l'avis de Ro. Le point de départ du récit est intéressant et le fait que le gros de l'action va se passer dans une prison autogérée par les prisonniers donnent un coté original au scénario, mais j'ai vite changé d'idée.
Le début est bien fait, mais après un moment je trouvais que ça devenait mou au niveau du scénario. C'est un peu trop long et au final les personnages ne sont pas très attachants. Pire, j'ai trouvé qu'il était des stéréotypes ce qui enlève toute l'originalité de faire situer l'action dans une prison autogérée et leurs comportements est parfois un peu difficile à comprendre.
Ça se laisse lire et le dessin est bon, mais cette BD est une déception pour moi.
Une entame de série qui m’a plutôt charmé, je suis sorti agréablement surpris et ravi de ma lecture . Je ne mets que pas mal mais si la suite est du même tonneau (et pas trop longue) j’augmenterai ma note.
Je n’attendais pas Desberg dans ce registre, malgré des ingrédients déjà vu ici ou là (les cinq conteurs de Bagdad, la collection 7 …), j’ai trouvé le tout frais et original.
La trame narrative (voix off, nombreux flash-back…) ne m’a pas du tout gêné bien au contraire. J’ai adoré l’univers proposé, c’est composé de personnages hétéroclites et attachants, qui sont loin d’être fades (hormis peut être le chevalier). J’aime leur côté « décalé » et la douche froide qui s’ensuit lorsqu’ils pensent arriver au bout de leur quête.
Les dessins et couleurs d’Alexander Utkin, que je découvre, accompagnent magnifiquement le récit, c’est bien construit et détaillé. Un peu réticent au début, ça m’a finalement vite conquis.
J’ai vraiment passé un super moment, ma seule déception vient de ne pas connaître la suite derechef tellement j’étais happé.
MàJ tome 2 :
Bon bah on va rester sur un bon 3*.
J’ai trouvé que la conclusion était moins jouasse que l’entame du récit, je suis limite déçu que l’univers n’est pas été plus développé. La fin est conforme aux contes mais tout m’a paru précipité, on termine sur un sentiment de trop abrupt ou de sacrifié. Je n’ai pas retrouvé la même magie que lors de ma lecture du 1er tome.
Ça reste néanmoins à essayer, je pense juste que ça aurait pu (du) être mieux.
Objectivement, cette BD n’a pas de gros défauts dans sa réalisation pourtant je n’ai pas trouvé ma lecture sensas’, il m’a manqué un truc.
Elle a le mérite de parler d’un sujet lourd, le récit adapte le témoignage de Morgane Seliman. Une femme qui a connu l’enfer avec son conjoint, jusqu’à enfin pouvoir s’en « détacher » mais avec des séquelles visibles et invisibles. Son parcours se veut universel pour beaucoup d’autres dans le même cas et servira peut être de prise de conscience pour certain(e)s.
L’histoire est fluide mais fait froid dans le dos. Elle montre l’ineptie de beaucoup de choses (comportement, justice …). On peste contre notre héroïne en n’espérant que sa délivrance. En fait c’est le genre de récit qu’il faut diffuser, montrer qu’une sortie est possible et que d’avoir le droit de vivre pour soi est primordial.
Mais (le fameux mais), hormis une profonde tristesse pour les faits, je n’ai pas été super accroché de la façon dont ça m’était conté. Il y a (malheureusement) un petit côté linéaire et prévisible qui fait que c’est un peu soporifique.
Le récit ne dépasse pas le simple stade du témoignage et c’est ce que je lui reproche. Le sujet n’est pas le même mais je préfère nettement le traitement proposé dans Tant pis pour l'amour, ou comment j'ai survécu à un manipulateur par exemple.
Méritant mais trop glacial.
2,5
En lisant une anecdote véridique au sujet d’un chat revenu d’entre les morts, Soledad Bravi s’est amusée à imaginer la suite de ses aventures. Après sa période zombie mangeur de chair humaine, sa tentative de soulèvement de la race féline et une carrière de chateur, Bart embarquera pour son plus grand malheur pour la Chine.
Sans m’avoir réellement fait rire, ce récit m’aura au moins distrait. Soledad Bravi détourne le concept d’une herbe qui ne se révèle en définitive pas spécialement plus verte ailleurs pour nous narrer les déboires de ce chat pas spécialement sympathique mais sur lequel, il faut l’avouer, le sort s’acharne.
La forme du récit oscille entre la bande dessinée et le livre illustré. Le narratif est très présent et, la plupart du temps, les dessins ne font qu’illustrer ce qui est dit. L’autrice joue d’ailleurs avec cette idée et pousse le bouchon le plus loin possible à un point tel que lorsqu’elle décrit la mort de Bart, écrasé par un camion, son dessin se limite juste à un grand ‘scrouiitch’ alors que le narratif précise ‘ « scrouiitch » fait le camion qui grille le feu’.
On peut aussi voir dans les malheurs de ce chat un plaidoyer contre les violences faites aux animaux, même si ici l’accent est surtout mis sur l’humour.
Bon, je ne me suis pas spécialement poilé mais j’ai lu l’album sans déplaisir, et le fait que ça se lise vite permet justement de le terminer avant de se lasser. La dernière pirouette scénaristique, qui permet à l’autrice de boucler la boucle, me laisse sur un sentiment positif. Donc, je vais dire ‘pas mal’ … mais vraiment du bout des lèvres.
Je suis sorti globalement déçu de cet album.
Certes, il possède quelques réelles qualités. En premier lieu une histoire alternant passages quasi loufoques (jusqu’au match sans fin de conclusion – qui m’a fait penser au marathon entre Isner et Mahut à Wimbledon en 2010) et d’autres plus contemplatifs, lorsque Winson fait le point sur sa vie.
La mue de Winson, grand enfant phagocyté par son mère et son entourage, monstre froid écrasant tous ses adversaires, qui se transforme et devient plus humain, est plutôt bien menée par Jérémie Moreau.
Mais le sujet de base ne me passionne pas, et j’ai trouvé qu’il y avait pas mal de longueurs. De même, le dessin de Moreau n’est pas trop ma came ici.
Une petite curiosité, mais sur les deux tomes (j’ai lu l’histoire d’une traite dans l’intégrale), je me suis désintéressé de plusieurs passages.
Note réelle 2,5/5.
Un documentaire qui m'intéressait depuis un petit moment même si je me doutais de ce que j'y trouverais. Et en effet, le constat sur la police est assez accablant ... Mais pas non plus une condamnation claire de la police.
Disons tout de suite que le dessin est franchement "léger". J'ai trouvé que l'on était dans une limite de représentation documentaire (et j'ai vu désormais assez de documentaire dont le dessin m'a scotché) avec une représentation simple et banale du quotidien. C'est d'ailleurs un style avec lequel je suis assez en froid, mais ça passe. La colorisation joue sur les nuits dans les banlieues, renforçant l'aspect sombre de ces endroits.
Niveau récit, c'est quelques anecdotes de la police officiant dans ces quartiers, la bien connue "BAC", qu'on rappelle être responsable de la plupart des violences policières recensée. Un "mal nécessaire", apparemment ... Le récit raconte aussi bien la violence policière, que ce soit dans les faits (violence physique, mutilation, blessures ...) que dans les mots (insultes, racisme, délit de faciès ...). La BD est récente mais son propos s'enracine dans les années 2000, avant Sarkozy et avant les attentats. La postface développe un peu cet aspect mais il me semble qu'il y aurait énormément à dire.
La BD pose une question assez cruciale sur ce que sont nos forces de police. En l'état, ça semble surtout être devenu un maintien de l'ordre au service du pouvoir, qui use de violence pour accentuer et conforter des positions sociales défavorables (quartiers populaires, immigrés, musulmans ...), le tout au service d'une idéologie dévalorisante pour eux. Ce qui amène à des prises de position politique ... Un pays qui finit par craindre sa police, ça n'apporte rien de bon en général. Mais la BD rappelle que c'est aussi une partie de ceux qui composent les agents de police. La BAC semble être bien dispensable, par rapport à tout ceux qui veulent réellement avoir un métier au service des autres.
Un documentaire qui n'apprendra pas grand chose à ceux qui se sont déjà intéressés par le sujet de la police, mais qui permettra sans doute à des personnes assez peu concernées par ces sujets de se rendre compte de l'ampleur de ce problème.
Prez propose une satire ironique du monde de la politique (américaine, pour être précis).
Il s'agit ici en vérité de la reprise d'un ancien concept mais relancé avec une nouvelle héroïne. Des références à la série originelle sont toutefois présentes (mais comme je ne l'avais pas lue, je ne l'aurais même pas remarqué si je n'avais pas lu la préface du bouquin). L'idée est simple et sympathique : du fait de l'influence des médias et face à deux candidats peu convaincants, le peuple américain va élire une adolescente, qui n'ambitionnait d'aucune manière ce titre, au poste de présidente. C'est donc contrainte et forcée mais aussi dépourvue de toute influence qu'elle va exercer sa fonction. Comme on s'en doute, les riches, les lobbies, les marchands d'arme et les politiciens déjà en place vont voir d'un mauvais œil l'arrivée de cette empêcheuse de s'enrichir en cercle fermé. Et donc, tout en mettant en place une politique plus honnête et plus équitable, notre jeune présidente va devoir affronter les coups bas de ses adversaires.
Sur base de ce concept, les auteurs développent les intrigues auxquelles on s'attend. C'est sympathique, parfois amusant, souvent ironique mais quand même un peu léger. Le dessin très facile d'accès et le fait que la série est très courte (un seul tome dont le dernier chapitre est occupé par une histoire indépendante de l'intrigue principale) accentuent encore le caractère distrayant mais peu creusé de l'album.
Au final, je ne regrette pas ma lecture mais ça reste une œuvre secondaire. Elle délivre cependant aux lecteurs une critique simpliste mais pas inutile du monde de la politique et de l'influence des médias et des lobbies.
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Le Chant du temps inversé
Je n’ai pas grand chose à dire sur ma lecture sinon qu’elle a été satisfaisante. Ce n’est pas grandiose mais les ingrédients m’ont plu et j’ai trouvé le ton assez juste (j’ai bien aimé le personnage de l’oncle). On ajoute à ça une réalisation correcte pour un bon moment. Pas mal de mimiques communes avec "Une sœur" de Vivès. A lire, si on n’est pas allergique au récit de relations entre jeunes adultes (voir fin d’adolescence). En tout cas, le résultat m’a plus parlé et j’ai trouvé ça plus sympa à suivre que La Saveur du Printemps.
Malika secouss
Je commence à être familier du travail de Tehem en collaboration avec le cri du Margouillat de l'ïle de la Réunion. Pour Malika l'auteur prend l'avion, quitte les rives ensoleillées de l'océan indien, sa mixité sociale, ethnique et culturelle pour une froide banlieue métropolitaine. Parue en 1998, on ressent bien un esprit BBB à travers les trois héros principaux. La critique sociale est légère et les trois héros ne sortent pas toujours indemnes des gags de l'auteur. C'est toujours dynamique et souvent très drôle. Même sur des thèmes souvent utilisés( le playground de basket) l'auteur parvient à se renouveler. C'est de l'humour léger et intelligent que j'apprécie bien. Sans y paraître, Tehem aborde de nombreuses thématiques toujours sensibles depuis cette époque. Le graphisme est très humoristique souvent proche de la légitime caricature pour certains personnages. Une remarque sur le look de Malika ultra sexy et bien agréable à l'œil (masculin) mais peu crédible dans le contexte actuel de la cité. Une lecture positive sympathique et récréative
Sa Majesté des Mouches
Décidément, si j'aime beaucoup le dessin d'Aymée de Jongh, j'ai plus de mal avec sa manière de raconter. Dans cette version dessinée, j'ai le sentiment que les choses sont un peu édulcorées. En fait, j'ai eu l'impression de lire une BD s'adressant à un jeune public. Ce n'est pas un problème car je lis aussi des BD jeunesse, mais je m'attendais à plus que ça. J'ai eu l'occasion de lire le roman de William Golding au lycée et j'en conservais le souvenir assez tenace d'une histoire glauque et cruelle, un récit allégorique évoquant le fascisme, et dont je n'ai retrouvé ici que des bribes sans liant. Il aurait fallu que je relise le bouquin, mais qui peut aujourd'hui se targuer d'avoir le temps de relire des livre (à part Proust bien entendu, ah ah...) ? Beau trait donc, mais un récit qui manque à mon sens de peps.
Au nom du fils - Dans l'enfer de la prison de San Pedro
2.5 Je rejoins l'avis de Ro. Le point de départ du récit est intéressant et le fait que le gros de l'action va se passer dans une prison autogérée par les prisonniers donnent un coté original au scénario, mais j'ai vite changé d'idée. Le début est bien fait, mais après un moment je trouvais que ça devenait mou au niveau du scénario. C'est un peu trop long et au final les personnages ne sont pas très attachants. Pire, j'ai trouvé qu'il était des stéréotypes ce qui enlève toute l'originalité de faire situer l'action dans une prison autogérée et leurs comportements est parfois un peu difficile à comprendre. Ça se laisse lire et le dessin est bon, mais cette BD est une déception pour moi.
The Ex-People
Une entame de série qui m’a plutôt charmé, je suis sorti agréablement surpris et ravi de ma lecture . Je ne mets que pas mal mais si la suite est du même tonneau (et pas trop longue) j’augmenterai ma note. Je n’attendais pas Desberg dans ce registre, malgré des ingrédients déjà vu ici ou là (les cinq conteurs de Bagdad, la collection 7 …), j’ai trouvé le tout frais et original. La trame narrative (voix off, nombreux flash-back…) ne m’a pas du tout gêné bien au contraire. J’ai adoré l’univers proposé, c’est composé de personnages hétéroclites et attachants, qui sont loin d’être fades (hormis peut être le chevalier). J’aime leur côté « décalé » et la douche froide qui s’ensuit lorsqu’ils pensent arriver au bout de leur quête. Les dessins et couleurs d’Alexander Utkin, que je découvre, accompagnent magnifiquement le récit, c’est bien construit et détaillé. Un peu réticent au début, ça m’a finalement vite conquis. J’ai vraiment passé un super moment, ma seule déception vient de ne pas connaître la suite derechef tellement j’étais happé. MàJ tome 2 : Bon bah on va rester sur un bon 3*. J’ai trouvé que la conclusion était moins jouasse que l’entame du récit, je suis limite déçu que l’univers n’est pas été plus développé. La fin est conforme aux contes mais tout m’a paru précipité, on termine sur un sentiment de trop abrupt ou de sacrifié. Je n’ai pas retrouvé la même magie que lors de ma lecture du 1er tome. Ça reste néanmoins à essayer, je pense juste que ça aurait pu (du) être mieux.
Il m'a volé ma vie
Objectivement, cette BD n’a pas de gros défauts dans sa réalisation pourtant je n’ai pas trouvé ma lecture sensas’, il m’a manqué un truc. Elle a le mérite de parler d’un sujet lourd, le récit adapte le témoignage de Morgane Seliman. Une femme qui a connu l’enfer avec son conjoint, jusqu’à enfin pouvoir s’en « détacher » mais avec des séquelles visibles et invisibles. Son parcours se veut universel pour beaucoup d’autres dans le même cas et servira peut être de prise de conscience pour certain(e)s. L’histoire est fluide mais fait froid dans le dos. Elle montre l’ineptie de beaucoup de choses (comportement, justice …). On peste contre notre héroïne en n’espérant que sa délivrance. En fait c’est le genre de récit qu’il faut diffuser, montrer qu’une sortie est possible et que d’avoir le droit de vivre pour soi est primordial. Mais (le fameux mais), hormis une profonde tristesse pour les faits, je n’ai pas été super accroché de la façon dont ça m’était conté. Il y a (malheureusement) un petit côté linéaire et prévisible qui fait que c’est un peu soporifique. Le récit ne dépasse pas le simple stade du témoignage et c’est ce que je lui reproche. Le sujet n’est pas le même mais je préfère nettement le traitement proposé dans Tant pis pour l'amour, ou comment j'ai survécu à un manipulateur par exemple. Méritant mais trop glacial. 2,5
Bart is back
En lisant une anecdote véridique au sujet d’un chat revenu d’entre les morts, Soledad Bravi s’est amusée à imaginer la suite de ses aventures. Après sa période zombie mangeur de chair humaine, sa tentative de soulèvement de la race féline et une carrière de chateur, Bart embarquera pour son plus grand malheur pour la Chine. Sans m’avoir réellement fait rire, ce récit m’aura au moins distrait. Soledad Bravi détourne le concept d’une herbe qui ne se révèle en définitive pas spécialement plus verte ailleurs pour nous narrer les déboires de ce chat pas spécialement sympathique mais sur lequel, il faut l’avouer, le sort s’acharne. La forme du récit oscille entre la bande dessinée et le livre illustré. Le narratif est très présent et, la plupart du temps, les dessins ne font qu’illustrer ce qui est dit. L’autrice joue d’ailleurs avec cette idée et pousse le bouchon le plus loin possible à un point tel que lorsqu’elle décrit la mort de Bart, écrasé par un camion, son dessin se limite juste à un grand ‘scrouiitch’ alors que le narratif précise ‘ « scrouiitch » fait le camion qui grille le feu’. On peut aussi voir dans les malheurs de ce chat un plaidoyer contre les violences faites aux animaux, même si ici l’accent est surtout mis sur l’humour. Bon, je ne me suis pas spécialement poilé mais j’ai lu l’album sans déplaisir, et le fait que ça se lise vite permet justement de le terminer avant de se lasser. La dernière pirouette scénaristique, qui permet à l’autrice de boucler la boucle, me laisse sur un sentiment positif. Donc, je vais dire ‘pas mal’ … mais vraiment du bout des lèvres.
Max Winson
Je suis sorti globalement déçu de cet album. Certes, il possède quelques réelles qualités. En premier lieu une histoire alternant passages quasi loufoques (jusqu’au match sans fin de conclusion – qui m’a fait penser au marathon entre Isner et Mahut à Wimbledon en 2010) et d’autres plus contemplatifs, lorsque Winson fait le point sur sa vie. La mue de Winson, grand enfant phagocyté par son mère et son entourage, monstre froid écrasant tous ses adversaires, qui se transforme et devient plus humain, est plutôt bien menée par Jérémie Moreau. Mais le sujet de base ne me passionne pas, et j’ai trouvé qu’il y avait pas mal de longueurs. De même, le dessin de Moreau n’est pas trop ma came ici. Une petite curiosité, mais sur les deux tomes (j’ai lu l’histoire d’une traite dans l’intégrale), je me suis désintéressé de plusieurs passages. Note réelle 2,5/5.
La Force de l'ordre
Un documentaire qui m'intéressait depuis un petit moment même si je me doutais de ce que j'y trouverais. Et en effet, le constat sur la police est assez accablant ... Mais pas non plus une condamnation claire de la police. Disons tout de suite que le dessin est franchement "léger". J'ai trouvé que l'on était dans une limite de représentation documentaire (et j'ai vu désormais assez de documentaire dont le dessin m'a scotché) avec une représentation simple et banale du quotidien. C'est d'ailleurs un style avec lequel je suis assez en froid, mais ça passe. La colorisation joue sur les nuits dans les banlieues, renforçant l'aspect sombre de ces endroits. Niveau récit, c'est quelques anecdotes de la police officiant dans ces quartiers, la bien connue "BAC", qu'on rappelle être responsable de la plupart des violences policières recensée. Un "mal nécessaire", apparemment ... Le récit raconte aussi bien la violence policière, que ce soit dans les faits (violence physique, mutilation, blessures ...) que dans les mots (insultes, racisme, délit de faciès ...). La BD est récente mais son propos s'enracine dans les années 2000, avant Sarkozy et avant les attentats. La postface développe un peu cet aspect mais il me semble qu'il y aurait énormément à dire. La BD pose une question assez cruciale sur ce que sont nos forces de police. En l'état, ça semble surtout être devenu un maintien de l'ordre au service du pouvoir, qui use de violence pour accentuer et conforter des positions sociales défavorables (quartiers populaires, immigrés, musulmans ...), le tout au service d'une idéologie dévalorisante pour eux. Ce qui amène à des prises de position politique ... Un pays qui finit par craindre sa police, ça n'apporte rien de bon en général. Mais la BD rappelle que c'est aussi une partie de ceux qui composent les agents de police. La BAC semble être bien dispensable, par rapport à tout ceux qui veulent réellement avoir un métier au service des autres. Un documentaire qui n'apprendra pas grand chose à ceux qui se sont déjà intéressés par le sujet de la police, mais qui permettra sans doute à des personnes assez peu concernées par ces sujets de se rendre compte de l'ampleur de ce problème.
Prez
Prez propose une satire ironique du monde de la politique (américaine, pour être précis). Il s'agit ici en vérité de la reprise d'un ancien concept mais relancé avec une nouvelle héroïne. Des références à la série originelle sont toutefois présentes (mais comme je ne l'avais pas lue, je ne l'aurais même pas remarqué si je n'avais pas lu la préface du bouquin). L'idée est simple et sympathique : du fait de l'influence des médias et face à deux candidats peu convaincants, le peuple américain va élire une adolescente, qui n'ambitionnait d'aucune manière ce titre, au poste de présidente. C'est donc contrainte et forcée mais aussi dépourvue de toute influence qu'elle va exercer sa fonction. Comme on s'en doute, les riches, les lobbies, les marchands d'arme et les politiciens déjà en place vont voir d'un mauvais œil l'arrivée de cette empêcheuse de s'enrichir en cercle fermé. Et donc, tout en mettant en place une politique plus honnête et plus équitable, notre jeune présidente va devoir affronter les coups bas de ses adversaires. Sur base de ce concept, les auteurs développent les intrigues auxquelles on s'attend. C'est sympathique, parfois amusant, souvent ironique mais quand même un peu léger. Le dessin très facile d'accès et le fait que la série est très courte (un seul tome dont le dernier chapitre est occupé par une histoire indépendante de l'intrigue principale) accentuent encore le caractère distrayant mais peu creusé de l'album. Au final, je ne regrette pas ma lecture mais ça reste une œuvre secondaire. Elle délivre cependant aux lecteurs une critique simpliste mais pas inutile du monde de la politique et de l'influence des médias et des lobbies.