Les derniers avis (48960 avis)

Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Cyberpunk 2077 - Trauma Team
Cyberpunk 2077 - Trauma Team

Deuxième comics de la licence Cyberpunk 2077 que je lis, celui-ci a pour héroïne une médic de la Trauma Team et la met en scène dans une situation terrible où ses convictions de médecin seront confrontées à la cynique réalité d'un monde gouverné par les corpos. Toute l'histoire se déroule en une longue scène d'action ponctuée de multiples flashback. Pas vraiment mon style narratif préféré, d'autant plus que certains passages m'ont un peu fait douter de leur ordre chronologique. Graphiquement, c'est du bon boulot même si les personnages en uniforme ou en tenue de cyberpunks survitaminés sont un peu récurrents ce qui empêche de vraiment s'extasier. L'histoire non plus n'est pas épatante. Pour qui connait l'univers Cyberpunk, elle ne surprend pas, à part peut-être de découvrir que l'héroïne ne savait pas encore à son âge dans quel monde elle vivait. Mais elle tient tout de même la route et on suit les hésitations psychologiques de cette médecin qui ne sait plus dans quel sens elle doit agir, avec un doute jusqu'à la fin sur le choix qu'elle va faire. Qui plus est, malgré son grand nombre de pages, l'album se lit très vite car il est composé de beaucoup d'action dans une mise en scène très aérée et de courts dialogues. Mais ça reste toutefois une lecture plutôt plaisante, bien plus que Cyberpunk 2077 - Ta voix et bien plus jolie aussi, et c'est une plongée plutôt correcte dans le monde de Night City pour qui ne le connait pas déjà bien.

05/10/2024 (modifier)
Par Cleck
Note: 3/5
Couverture de la série Le Serpent et le Coyote
Le Serpent et le Coyote

Je fais mien le constat général : voici un bon polar, certes sans originalité, mais rondement mené. Très agréable à lire puisque conjuguant une bonne gestion dramatique du récit : l'intrigue de cette chasse à l'homme est limpide, les enjeux clairs, le rythme adéquat, les personnages bien campés... Côté illustrations, cela fait bien le job, dans un style rétro-réaliste à la Van Hamme. Un bon divertissement, un petit plaisir simple, que l'on aurait tort de bouder.

05/10/2024 (modifier)
Couverture de la série Les Soldats de Salamine
Les Soldats de Salamine

Un écrivain journaliste trouve par hasard un sujet en or pour titiller sa curiosité, et relancer sa carrière de romancier. Au hasard de quelques rencontres, et d’un article à finir pour son journal, il découvre une histoire s’étant déroulée durant les derniers instants de la guerre civile espagnole, une histoire qui avait été raconté par son protagoniste, un ancien dignitaire fasciste et franquiste. Notre écrivain/journaliste va ensuite se muer en enquêteur, pour démêler le vrai du faux, en remuant le passé de cet homme, mais aussi celui d’un pays, durant une période charnière. Le récit se laisse lire, même s’il y a quelques longueurs, et si la narration n’est pas toujours palpitante. Le dessin est simple et agréable, plutôt économe en couleurs (on est souvent dans une suite de bichromies). A lire à l’occasion, j’en suis sorti avec un avis mitigé (je ne connais pas le roman d’origine).

04/10/2024 (modifier)
Par Emka
Note: 3/5
Couverture de la série Habibi
Habibi

L’histoire suit Dodola et Zam, deux personnages que j’ai trouvés profondément attachants, et dont le parcours est rempli de violence. La relation entre eux est le cœur de l’œuvre, et c’est vraiment ce qui m’a touché. Thompson réussit à les rendre très humains malgré tout ce qu’ils traversent. Visuellement, c’est un vrai travail d’orfèvre. Les dessins sont incroyablement détaillés, avec des motifs rappelant l’art islamique, et chaque page est un régal pour les yeux. Mais parfois, j’ai trouvé que c’était un peu trop chargé, que ça alourdissait l’ensemble. Les références religieuses et symboliques apportent beaucoup, mais elles ont aussi tendance à ralentir le rythme, à compliquer une histoire qui aurait peut-être gagné à être plus fluide. Il y a des moments où j’ai décroché, où l’intrigue semblait presque étouffée par toute cette richesse visuelle et thématique. C’est une œuvre qui demande de la concentration, et même si j’ai apprécié la profondeur des thèmes, je dois avouer que ce n’est pas le genre de lecture qu’on finit d’une traite. C’est une belle lecture, mais parfois un peu trop dense pour que tout coule vraiment naturellement.

04/10/2024 (modifier)
Par Emka
Note: 3/5
Couverture de la série Le Décalogue
Le Décalogue

Une série unique dans son genre. Dix tomes, dix époques, dix styles graphiques, mais un seul fil conducteur : le Nahik, un manuscrit mystérieux qui traverse les âges et bouleverse la vie de ceux qui le possèdent. L’idée d’utiliser différents dessinateurs pour chaque album renforce l’impression de diversité temporelle et narrative. C’est un vrai plus, même si cela crée quelques disparités visuelles entre les albums. J’ai personnellement beaucoup moins accroché à certains dessinateurs et c’est ce qui abaisse ma note générale. Giroud a voulu créer un grand puzzle narratif. Chaque tome peut se lire indépendamment, mais ensemble, ils offrent une fresque complexe sur la manipulation religieuse et le pouvoir des textes sacrés. Les histoires sont parfois inégales, certains albums sont vraiment marquants, comme le premier et le quatrième, tandis que d’autres peinent à accrocher autant. Mais l’ensemble reste solide, porté par des intrigues bien ficelées et un scénario qui sait tenir en haleine. On commence à la fin pour finir à l’origine, avec cette promesse que lire la série dans l’ordre chronologique apporterait un tout autre éclairage. C’est intelligent et ça donne envie de relire. Une saga ambitieuse, parfois un peu inégale, mais qui vaut le détour pour son originalité et sa capacité à jongler avec les époques, les styles et les thèmes, tout en offrant un regard intéressant sur les questions de pouvoir et de foi.

04/10/2024 (modifier)
Par Emka
Note: 3/5
Couverture de la série Akira
Akira

Akira, c’est une œuvre que j’ai trouvée marquante, surtout visuellement. Il faut la remettre dans le contexte de sa sortie en ... 1990. Le dessin d’Otomo est hyper détaillé, surtout dans la manière dont il représente Néo-Tokyo, cette ville dévastée où tout semble oppressant. Les planches sont pleines de vie, avec plein de détails qui renforcent le côté post-apocalyptique. Mais, il y a un moment où les scènes de destruction s’enchaînent tellement que ça devient un peu répétitif, comme si Otomo cherchait à en faire trop à chaque fois. Bon en même temps je n'ai jamais été fan du côté baston / explosion dans les BD, comics ou manga. Sur le plan de l’histoire, j’ai vraiment accroché au début. L’intrigue autour du projet Akira, les mystères, la montée en tension, tout ça fonctionne bien. L’évolution de Tetsuo est intéressante, et la manière dont la ville est le centre de jeux politiques est bien menée. Mais après quelques tomes, ça perd un peu de son souffle. Il y a de plus en plus d’action, et à force, ca finit par manquer de quelque chose d'autre. Les personnages deviennent un peu flous dans leurs motivations, et certains semblent juste là pour faire avancer l’histoire, sans avoir vraiment de profondeur. Et puis, c’est vrai qu’en le relisant aujourd’hui, l’œuvre a un peu vieilli. Même si Akira reste important et m'a ouvert les portes pour le manga, il n’a plus le même impact qu’à sa sortie. D’autres œuvres ont exploré des thèmes similaires avec plus de finesse, et certains passages d’Akira paraissent un peu datés. Mais ça reste un incontournable si on veut comprendre l’évolution du manga.

04/10/2024 (modifier)
Couverture de la série Predator
Predator

Je n’ai lu que le tome 1 mais j’ai trouvé ça plutôt potable comme comics, je lirai les suivants avec plaisir. Alors attention, pas de grosses surprises à l’horizon, le scénario est basique mais utilise plutôt bien l’univers de cette franchise. Sur cette créature, je ne connais d’ailleurs que les nombreux films (à la qualité versatile), c’est une première sur papier. Je n’avais pas de grosses attentes mais ma lecture s’est révélée sympathique et agréable, tout en étant conforme à l’idée que l’on puisse se faire de cet extraterrestre, une race qui ne vit que pour la chasse. La réalisation fait comics moderne mais est homogène. Quant à l’histoire, elle réserve une petite surprise mais rien qui ne sorte vraiment du lot. Au programme, une chasse mortelle où les rôles de proie et de prédateur semblent constamment s’inverser. Du travail honnête qui saura contenter les amateurs de l’univers. MàJ tome 2 : Un tome plus dispensable qui reste dans la continuité de la mythologie, tout en apportant quelques petites nouveautés mais sans non plus tout révolutionner. Après celui de Schwarzy, cette fois le récit reprend la trame du film avec A. Brody … Pas fou donc mais toujours popcorn.

22/09/2024 (MAJ le 04/10/2024) (modifier)
Couverture de la série La Fleur au fusil
La Fleur au fusil

Pas mal cet album mais je rejoins le ressenti de Mac Arthur, ça ne dépassera pas ce stade pour moi également. J’ai bien aimé ma lecture, fluide et instructive mais quelques petits trucs m’ont chagriné, et si je ne me suis pas ennuyé, je n’ai pas non plus été transporté plus que ça. Dans les bons points, on trouve indubitablement la localisation et les faits relatés. Ce n’est pas un cadre que j’ai l’habitude de voir (et encore moins en bd). Par contre, je regrette un peu la trop grande liberté des auteurs sur la véracité historique, ça passe dans le cas présent (et finalement ce n’est pas trop grave pour le fond) mais je sais pas ici c’est un détail qui m’ennuie un peu, alors que je n’ai pas eu ce ressenti sur d’autres œuvres comme Celle qui parle. Bref c’est archi subjectif, du coup les auteurs appuient bien plus sur le côté romanesque et western pour découvrir notre rebelle inspirée. La partie graphique accompagne bien le récit, homogène et solide dans l’ensemble même si j’avoue que je ne goûte guère à ce style. Les couleurs peuvent paraître également un poil old school. En fait, je suis arrivé en fin de lecture en me disant qu’il y avait pas mal similarités avec le travail de Servais mais sans les Ardennes belges.

04/10/2024 (modifier)
Couverture de la série Le Joueur d'échecs
Le Joueur d'échecs

J’avais déjà lu une autre adaptation en BD de ce roman de Zweig, celle de David Sala. Et j’en suis sorti avec le même ressenti. A savoir un dessin qui n’est pas forcément mon truc, mais qui passe bien. Et une histoire vite lue car peu de texte finalement par rapport à la pagination. Le personnage énigmatique de « B », ce joueur inconnu qui défie le champion du monde d’échecs sur un paquebot durant une croisière, est une sorte de personnification des angoisses de Zweig lui-même. En particulier lorsqu’il raconte les angoissantes séances de tortures subies de la part des Nazis. Zweig lui-même avait fui le nazisme vers l’Amérique du sud (il a fini par se suicider de désespoir). L’histoire est agréable à lire en tout cas.

04/10/2024 (modifier)
Couverture de la série Vercors - Le combat des résistants
Vercors - Le combat des résistants

Le dessin de Michel Faure n’a pas la force de certaines de ses autres œuvres, c’est un peu hésitant pour le rendu (sans doute cette œuvre de commande ne lui laissait-elle pas beaucoup de temps ?), et ici certaines planches semblent influencées par Tardi, parfois Bilal. Mais c’est quand même un dessin agréable. Pour ce qui est de l’histoire, elle est un peu légère, mais, en suivant un jeune homme qui s’engage peu à peu dans la résistance, et qui finit par se trouver dans « l’armée du Vercors » jusqu’à son élimination par les Nazis en juillet 1944, je trouve que cet album montre bien la réalité de la résistance à cette époque. C’est une histoire qui a paru dans Okapi. Ce qui explique le côté très didactique : nombreux termes expliqués en bas de page, long dossier (une dizaine de pages) en fin d’album, etc. Si l’histoire proprement dite est un peu linéaire, elle reste intéressante et factuelle. A réserver en priorité à des ados. Difficilement trouvable je pense, cet album est très bien fichu pour un CDI de collège.

04/10/2024 (modifier)