Les derniers avis (20770 avis)

Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Fleur de Tonnerre
Fleur de Tonnerre

Jean Teulé semble être un auteur très populaire pour les adaptations en bande dessinée ! Cette fois-ci c'est son roman du même nom qui raconte la vie romancée d'Hélène Jégado. Je connais cette femme surtout de nom alors je ne sais pas trop ce qui est vrai ou faux ici. Tout ce que je sais c'est que cette bande dessinée ne m'a pas séduit. Encore une fois, Teulé se moque de la religion et des superstitions, sauf qu'ici cela n'a pas fonctionné pour moi. Je n'ai jamais lu un roman de Teulé donc je ne sais pas si c'est la faute de Teulé ou du scénariste qui a adapté son récit (ou des deux), mais je trouve que ça va trop loin dans le grotesque. Les personnages en font trop, ce qui m'amusait dans les adaptations de Teulé par Guérineau m'a agacé. Il y avait des scènes où je trouvais que ce qui arrivait était n'importe quoi. C'est quoi cette scène où des méchants bretons attaquent un bateau ? C'est vraiment arrivé dans la vraie vie ? Le pire est Jégado, que j'ai souvent trouvée effacée alors que c'est censé être le personnage principal du récit ! Au final, je n'ai pas trop compris si elle a commis des crimes parce que c'était une sociopathe ou une victime de la société (sa mère est très chiante, du moins dans la version des faits par Teulé) ou les deux. J'ai l'impression que Jégado était un prétexte pour se moquer de la société bretonne de cette époque. Il y a aussi des moments où je trouve qu'elle tue bien facilement. Je sais que la police scientifique était moins développé qu'aujourd'hui et que les gens n'avaient pas la même mentalité, mais là, Jégado est capable d'attacher une ancre autour d'un type qui est trop con pour comprendre ce qui va se passer. Dites c'est une vraie tueuse en série ou le Joker dans Batman ? Dommage parce que le sujet était intéressant et que j'aime bien le dessin.

24/05/2021 (modifier)
Couverture de la série My Broken Mariko
My Broken Mariko

Le moins que l’on puisse dire, c’est que je ne suis pas une grande lectrice de mangas. Pour tout dire je ne connais pas grand-chose à part quelques classiques qui ne m’ont pas passionnée, et les œuvres de Taniguchi que j’aime énormément. Je suis curieuse d’en découvrir davantage, mais il y a quelques aspects qui ont tendance à me rebuter : certains codes graphiques (comme les visages caricaturaux), le format livre de poche, les sujets traités (du moins dans les mangas les plus populaires, j’ai bien conscience de la grande diversité des thèmes abordés), sans compter les séries à rallonge. Tout ça pour dire que les avis très élogieux postés sur cet album ont attiré mon attention. En plus, le format est un peu plus grand qu’un manga classique, le sujet me plaisait énormément et surtout il s’agit d’un one-shot. Je me suis donc décidée à acheter l’album. Alors certes l’histoire est belle, mais elle est complètement gâchée par un graphisme raté. À chaque double page, il y avait au moins une case où le dessin était soit caricatural, soit bâclé. C’est dommage car par ailleurs il y avait des cases réussies, preuve que l’auteur pouvait proposer un dessin adapté à son propos. Mais les expressions caricaturales pour moi ça ne colle pas du tout avec une histoire aussi grave et triste. Et que dire des décors ? C’est un des points forts que je reconnais aux mangas, de prendre le temps de planter les décors et de nous faire ressentir l’atmosphère des lieus. Rien de tel ici. Tomo part pour jeter les cendres de son amie dans la mer, dans ma tête le moment où elle allait y arriver était censé être beau, chargé d’émotion, et franchement la mer est tellement mal représentée que je ne me suis même pas rendue compte du moment où elle y est arrivée. Je n’ai pas du tout réussi à rentrer dans cet album, et même en essayant de faire abstraction du dessin je n’ai pas trouvé les personnages très attachants, rien n’a vraiment retenu mon attention si ce n’est le pitch. Si comme moi vous n’êtes pas spécialement attiré par les mangas pour toutes les raisons que j’ai citées plus haut, passez votre chemin. Si au contraire vous aimez les mangas et que le sujet abordé par cet album vous intéresse, vous apprécierez sûrement cette lecture. Enfin, si vous êtes lecteur de mangas et que vous souhaitez me convaincre qu’il y a de chouettes séries à découvrir, n’hésitez pas à me suggérer des lectures ; je reste curieuse de découvrir d’autres choses. Mais en attendant je vais retourner du côté de Taniguchi.

23/05/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série Lady Kildare
Lady Kildare

Lady Kildare est une fée plutôt rock'n roll venue s'installer à New York de nos jours. Elle se complait auprès de l'espèce humaine, oubliant ainsi un temps le poids de son statut de Princesse en Faerie. Mais l'horreur s'invite dans son pays natal et elle va devoir reprendre du service pour élucider les massacres survenus. Bouopolopoloooo... Fastidieux album que voilà ! Ce n'est pourtant pas la trame principale faërie & co qui m'a gêné, bien au contraire, mais plutôt le traitement scénaristique et graphique assez indigeste qui résulte de ce travail à plusieurs mains. Car déjà au niveau du traitement graphique tirant vers l'hyper réalisme et une colorisation flashyflash qui vous démonte la rétine à coup d'effet de lumière bleue ou orange (comme trop souvent on le voit dans les comics), on prend cher ! Ensuite, côté scénario, ça tourne assez rapidement au melting pot indigeste. Une fée par-ci, un loup garou par là, une référence aux créatures fantastiques de Shakspeare par-ci, un ange tombé du ciel par-là, le tout à la croisée de tout ces mondes, un coup à New York, un coup à Londres, une autre fois au pays des fées... Bref, ça part dans tous les sens... L'album se conclu par une sorte de Journal de Kildare qui court sur 30 pages, avec quelques illustrations. Pour le coup, je passe mon tour et je n'irais pas voir plus loin du côté de cette série

22/05/2021 (modifier)
Couverture de la série Polypolaire
Polypolaire

Comme le résume le site de L'Association, cette histoire est en effet loufoque et rythmée. Mais, hélas, elle se révèle aussi un peu vaine et ne parvient pas suffisamment à mon goût à dépasser les contraintes inhérentes au format de cette collection Patte de Mouche. Nous suivons donc un type qui vient de découvrir qu'il a le pouvoir de passer d'un corps à l'autre, instantanément. Ce qui lui permet de traverser la ville et de fuir ses responsabilités très rapidement. Mais non se contente de ces changements d'enveloppe corporelle, et j'aurais aimé davantage d'humour ou je ne sais quoi pour rendre cette histoire plus intrigante ou originale. Du coup, Texier, que j'ai connu bien plus loufoque ou trash, reste ici sur la réserve. Même son dessin, d'ordinaire plus underground, est ici presque "classique" - c'est quasiment la seule surprise de cet album pour moi. Alors, c'est sûr, ça se laisse lire, le sourire parfois aux lèvres, mais je suis resté sur ma faim quand même.

21/05/2021 (modifier)
Couverture de la série Overlord - 6 juin 1944 - La Liberté
Overlord - 6 juin 1944 - La Liberté

Je confirme après ma lecture les critiques émises par Spooky dans son avis. Il y a en effet à la fois une volonté de bien faire, mais aussi un côté « amateur », en tout cas un aspect maladroit qui gêne la narration, et risque de perdre les lecteurs qui s’aventureraient dans cet album, traitant pourtant d’un événement des plus importants de la seconde guerre mondiale, à savoir le débarquement allié en Normandie – et plus généralement la bataille de Normandie, jusqu’à la fin août 1944). Visiblement commande du Mémorial de Caen (en tout cas publié sous son égide), cet album a la volonté de tout présenter, des préparatifs des deux côtés (on ne remonte pas heureusement au débarquement raté de Dieppe), aux différentes phases – même parfois les plus anecdotiques, de cet événement. Alors, c’est sûr, sur un seul tome, même de 80 pages, ça fait souvent empilement, ça part dans tous les sens. Une ligne directrice plus claire, ou alors une déclinaison sur plusieurs tomes auraient peut-être aéré et rendu plus claire la lecture. D’autant plus que les quelques personnages que l’on identifie sont mal utilisés. Les personnages historiques célèbres (Montgommery, Patton, etc.) sont souvent uniquement là pour la forme, pour placer une phrase de circonstance, tandis que les seconds couteaux, ou les simples troufions, disparaissent souvent sans que l’on ait pu s’attacher à eux. La grande masse de faits historiques (l’auteur est très documenté et les bases sont solides) est ainsi noyée dans une construction bancale : une bonne doc ne fait pas un scénario captivant et lisible. D’autant que certains dialogues sont assez plats… Quant au dessin, il y a là aussi des soucis. Grosse documentation là aussi et donc toutes les armes, les nombreux véhicules, sont très bien reconstitués et dessinés. Par contre les personnages s’en sortent moins bien (et certains visages, avec des lèvres grosses et trop « roses », ne sont pas réussis…). Bref, un album qui peut intéresser les férus d’histoires et ceux qui recherchent tout ce qui concerne le débarquement (de nombreux musées sont signalés, en dehors du Mémorial de Caen), et qui peut donc trouver son public. Mais les défauts signalés risquent de décourager certains lecteurs. Note réelle 2,5/5.

21/05/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série The Elf & the Hunter
The Elf & the Hunter

Motivé par différents avis assez élogieux sur différents sites et une couverture avenante, je me suis laissé tenté par ce titre. Malheureusement pour moi, le charme doucereux de ce titre n'a pas opéré... "The Elf & the Hunter" nous conte l'histoire d'une relation particulière entre une elfe séculaire mais qui ressemble à une jeune gamine, créatrice d'artefacts et autres potions du même acabit, et d'un humain à son service ; beau, jeune, timide, homme à tout faire (vaisselle, repas, ménage, collecte d'ingrédients, baston, trappeur, chasseur, livreur, etc. [liste non exhaustive] ). J'ai pu lire que le dessin était fin et travaillé, que l'histoire était empreinte de poésie et de douceur, que nos deux protagonistes étaient "mignons"... Bref, mon système d'alarme n'a pas fonctionné. Car pour ma part j'ai trouvé tout cela bien fade et mièvre. Assez ennuyeux aussi, car la trame principale est déjà cousue de fils blanc concernant leur relation, et le découpage en chapitres correspondant à la fabrication d'un nouvel artefact est répétitive et trop facilement résolue. Quant au dessin, il faudra me dire ce qu'il a d'exceptionnel. Car si certaines cases peuvent effectivement avoir du caractère et du charme, l'ensemble est très irrégulier et reste surtout très banal. Les décors sont relativement pauvres, les perspectives hasardeuses, les visages trop souvent simplifiés... Bref, j'ai lu beaucoup plus travaillé et soutenu côté dessin. Entre ce dessin pas mirobolant et un scénario "mignon tout plein" mais d'une assez grande vacuité, je ne pense pas aller plus loin de ce côté là.

21/05/2021 (modifier)
Par sloane
Note: 2/5
Couverture de la série La Survivante
La Survivante

Pour cette déjà ancienne série ma note ne vaut que pour le dessin, encore qu'il soit assez froid. De Paul Gillon j'avais déjà lu Les Naufragés du temps. Série verbeuse, froide et pour laquelle à aucun moment je n'avais ressenti de l'empathie pour les personnages. Pour cette survivante, je me trouve un peu en face du même problème, les soucis de la belle Aude ne me font ni chaud ni froid, je ne comprends pas trop ce qu'à voulu faire l'auteur, un truc de SF, un truc de cul. Non que je sois choqué par le fait qu'une machine soit mise en scène dans ces planches copulatoires. Si la série ne démarre pas trop mal dans le premier tome, cela devient très vite du grand n'importe quoi et je ne vous parle pas des scènes se passant dans la station spatiale. Même si le dessin est assez léché cela ne rehausse pas assez le niveau de l'ensemble, il est des BD dont on est bien content qu'elle nous ait été prêté.

21/05/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Anaïs Nin - Sur la mer des mensonges
Anaïs Nin - Sur la mer des mensonges

J'ai failli mettre 3 étoiles parce que l'album est tout de même bien fait, mais 'bof' c'est vraiment ce que j'ai ressenti. Le dessin est le point fort de ce récit. Je l'ai trouvé magnifique, dynamique et les couleurs sont très belles. C'est du grand art. En revanche, le scénario m'a rapidement ennuyé. Je ne connaissais pas du tout Anaïs Nin et je la découvre donc avec cette bande dessinée et disons que ça ne me donne pas envie de découvrir son œuvre. Je n'irais pas jusqu'à dire que je l'ai trouvé antipathique, mais je n'ai pas été captivé par sa vie, ses préoccupations artistiques....En fait, je me suis emmerdé parce que Nin fait partie d'un milieu social qui m'ennuie profondément, les personnages qui l'entourent sont de vraies têtes à claques, sauf son mari. Et puis j'ai pas trop compris pourquoi je devais voir en elle une femme libérée, j'ai surtout vu une pauvre femme qui vit dans un milieu toxique et qui s'évade de ses problèmes avec le sexe. J'ai rien contre les femmes sexuellement actives, mais j'ai vraiment eu l'impression en lisant la BD qu'elle avait un caractère autodestructeur. Voilà c'est ma vision, peut-être que c'est parce que je suis un homme qui en plus vit dans un milieu différent que Nin et qui est aussi né des décennies plus tard. En tout cas, cette BD m'a ennuyé.

20/05/2021 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Gigant
Gigant

Une histoire bien étrange. Vu la couverture du premier tome je ne m'attendais pas à de la haute littérature mais certainement du bon gros fan service. Finalement pas tant que ça malgré la poitrine surdimensionnée de l'héroïne qui s'avère également actrice porno il y a tout de même du fond. Je ne dirai pas que ça dénonce le milieu du porno, et pas plus les violences conjugales. C'est évoqué mais sans plus. C'est juste que le scénario part dans tous les sens. Car d'une relation qui démarre entre un lycéen et cette actrice, on bascule d'un coup dans un registre fantastique avec un vieil homme étrange qui greffe au bras de la jeune femme un appareil qui la fait grandir à volonté. Donc le titre ne fait pas référence qu'au gigantisme d'une poitrine. Ensuite on poursuit le délire avec un site internet qui permet de concrétiser l'idée débile ayant récolté le plus de votes... Le dessin est pas trop mal, un style photoréaliste assez bluffant. Bref un truc bien barré, assez premier degré et sans humour, qui ne m'a pas emballé.

19/05/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Question de nerfs
Question de nerfs

Des planches de gags en une image, en un strip ou en une page. J'aime bien le graphisme. Pat Mallet a un bon coup de crayon, le style adapté au dessin d'humour ou de presse. Et les couleurs sont assez plaisantes. Comme le dit NoirDésir, le style rappelle un peu Mordillo ou Sempé, même s'il est moins beau que ce dernier et s'il dispose de moins de personnalité. Les gags par contre ne m'ont pas fait rire. Je trouve qu'ils tombent à plat. On y sent en outre un humour un peu désuet, notamment en ce qui concerne les nombreux gags un peu coquins qu'on sent vraiment d'un autre âge de nos jours. J'ai à peine souri donc bof...

19/05/2021 (modifier)