Je ne suis pas spécialement fan des albums de Didier Tronchet, et pas plus du football à vrai dire. Pourquoi donc m'intéresser à ce titre ? Après tout ça ne m'engageait pas à grand chose de tenter cette cinquantaine de pages. Malheureusement l'humour de ces gags en une planche ne m'a pas touché. C'est surtout orienté sur le footballeur amateur qui joue en bas de chez lui ou regarde le foot dans son canapé et différentes petites anecdotes. Même pas sûr qu'un fan de foot y trouve son compte.
La couverture fait penser à un album de Leo, ce n'est pas lui le dessinateur mais il signe la préface. C'est une histoire de science-fiction pur jus. Un homme et une femme tous deux soldats se retrouvent dans une sorte de camp de repos d'apparence idyllique mais où ils sont surveillés. Ils sympathisent et se racontent les différents examens qu'ils subissent par les toubibs. L'homme a d'étranges cauchemars. Et il s'avère qu'il a un sacré pouvoir, dont le titre de l'album peut donner un indice. Le jour où des méchants extraterrestres surarmés menacent la Terre, cet homme est le dernier recours.
Après ce sont 80 pages qui se lisent sans problème, le dessin est bien. Pour amateurs du genre.
Un petit mot au 27/10/2024 lors d'une nouvelle lecture et pour signaler que j'avais complètement oublié que je l'avais déjà lu. Pour dire que l'histoire ne m'avait pas spécialement marqué et je suis plutôt d'accord avec le moi d'il y a 3 ans quasi jour pour jour. J'ajouterai que les passages où la jeune femme se retrouve complètement nue pour des examens médicaux m'apparaissent assez gratuits et coutumiers de Rodolphe souvent scénariste de Leo. Le dessin de Bertrand Marchal est pour moi un cran au-dessus du précité Leo.
J’ai vraiment eu du mal à finir cet album, au point de survoler les dernières pages.
Rien d’horrible ou de repoussant pourtant. Mais c’est juste que rien ne m’a captivé, je me suis ennuyé en le lisant.
Le dessin est ultra simple, une sorte de trait enfantin, brouillon et maladroit. Pourquoi pas ? Mais là où d’autres albums indé arrivent à me faire passer outre un dessin disgracieux, ça n’a pas été le cas ici.
En effet, les tranches de vie, les petites histoires, sortes de souvenirs d’enfance regroupés dans cet album m’ont paru creux. L’impression qu’il ne se passait rien.
D’ailleurs je remarque que c’est la troisième fois que j’emploie le mot rien depuis le début de cet avis, ce qui n’est pas bon signe, et ce qui n’est sans doute pas un hasard, tant ce mot résume mon ressenti : cet album est vide, ou alors quelque chose m’a échappé.
Leif Tande est un auteur canadien que j’aime bien. En tout cas qui a su, au travers de quelques petits albums, faire preuve d’inventivité, son imagination lui permettant de se renouveler – et de m’intéresser.
Ici, je dois dire que c’est une relative déception. Comme le dit le posteur précédent, le dessin, minimaliste, est sympathique.
Mais, si certains coups de poings de notre boxeur peuvent amener le sourire, l’ensemble est trop répétitif, il y manque une certaine mécanique du gag, ou alors quelque chose de plus noir, pour éviter la lassitude qui menace le lecteur.
C’est un petit défouloir, qui amène à une chute/un gag pas désagréable, mais je ressors frustré par cette lecture, au demeurant très rapide (format et pagination obligent).
Note réelle 2,5/5.
Miss Fury est une héroïne des années 40 que je ne connaissais pas du tout. Elle est apparemment la première héroïne féministe de comics. Je sais pas si c'est vrai, tout ce que je peux voir est qu'elle ne semble pas juste exister pour avoir un corps de rêve qui fait baver les lecteurs masculins comme Vampirella ou Red Sonja.
Ce comics est donc une version moderne du personnage. Un bon point est que la scénariste est une romancière qui évite le problème qu'ont plusieurs auteurs de roman lorsqu'ils font de la BD: ils mettent pleins de descriptions (notamment les émotions des personnages) alors qu'on peut tout comprendre avec les images. Cela dit, je n'ai pas trouvé le scénario emballant, quoique je ne dirais pas qu'il est nécessairement mauvais. C'est juste que c'est le genre de récit rétro-moderne se passant dans les années 40 qui ne m'attirent pas du tout et j'ai eu l'impression de lire un truc cliché qui reprend tous les éléments qu'on retrouve dans un récit d'aventure se passant aux États-Unis pendant la seconde guerre mondiale. Il faut dire que le dessin correct, mais sans personnalité n'aide pas pour donner un air original à l'album. J'ajoute que les personnages m'ont laissé indifférent.
Si vous aimez les récits du style Les aventures de Rocketeer, je pense que vous allez mieux accrocher que moi.
Bon ben il fallait bien que quelqu'un lise cet album pour le mettre dans la base et je me suis sacrifié pour la cause !
Alors sans surprise on a droit à un produit commercial pour les enfants. Le dessin est du sous-Uderzo, mais le résultat reste correct et je le trouve même mieux que ce qu'offre Conrad sur la série mère, les deux dessinateurs de l'album étant plus à l'aise avec le style Uderzo que Conrad dont le dessin est habituellement différent de ce que faisait le maitre.
Quant au scénario, l'album est divisé en trois histoires courtes. C'est uniquement pour les enfants donc évidemment on est loin du génie de Goscinny qui savait s'adresser aux jeunes comme aux adultes. Je ne suis pas surpris et d'ailleurs j'avais baissé mes attentes face à cet album, m'attendant à lire au moins des histoires sympathiques pour enfants sauf que je me suis ennuyé. J'ai eu l'impression de lire des histoires clichés qu'on retrouve dans pleins de dessins animées ou d'histoires parus à la chaine dans les magazines (genre Mickey Parade et autre publication remplient d'histoires produites par des studios italiens) et après vérifications il semblerait que l'album est l'adaptation d'épisodes de la nouvelle série de dessin animée du même nom.
Dommage parce qu'une série sur Idéfix aurait pu donner un produit pour enfant pas mal. Perso, je pense que même enfant je n'aurais pas accroché, cet album me rappelant les recueils d'histoires courtes de Lucky Luke que Dargaud sortait dans les années 80 et que même gamin je trouvais sans intérêt.
Un album muet préfacé par Peter Kuper qui est un ami de l'auteur, même un pote d'enfance d'après le Wikipedia anglophone. Je ne connaissais pas Seth Tobocman, il semble pourtant un auteur américain ancien mais plutôt confidentiel car peu d’œuvres publiées du moins chez nous. Il est à l'origine du magazine World War 3 Illustrated avec Peter Kuper, magazine plutôt à gauche sur l'échiquier politique, voire très à gauche.
Cet album est un petit format en bichromie, du rouge, du noir et le blanc des pages font écho au titre décrivant une sorte de lutte de classes entre une partie populaire représentée par une femme en furie et les riches aux dollars pleins les yeux dont la figure tutélaire apparait à travers Donald Trump reconnaissable à sa mèche de cheveux ondulée. Pas mal graphiquement, un peu moins convaincu par le message.
Je n’ai lu que l’album « Gros Noël fait dans la dentelle » qui, s’il m’a parfois fait sourire, ne m’a pas convaincu d’aller voir les autres albums parus.
On est là dans l’humour gras, qui tache, un chouia noir et con, mais pas forcément assez réussi à mon goût. En effet, dans la série des personnages un peu cons et beaufs, il y a mieux ailleurs (voir certaines créatures de Tronchet par exemple). Il y a aussi un peu de Reiser dans une certaine volonté de choquer (très gentiment en fait).
Quant au dessin, je ne l’ai pas trouvé extraordinaire. Mais dans ce genre d’entreprise, ce n’est pas forcément rédhibitoire. A condition que l’humour soit plus percutant.
Peut-être les autres albums sont-ils plus réussis et contrebalancent celui que j’ai lu ? En tout cas, je conseille aux amateurs d’humour gras, cher à Carali et à Psikopat, de feuilleter les albums avant de les acheter.
J'ai emprunté les albums parce que les couvertures m'ont attiré. Le dessin semble à la fois moderne et ancien, je sais pas trop comment l'expliquer, mais c'est l'impression que j'ai eu et c'est ce qui m'a attiré vers cette série.
Malheureusement, la lecture du premier tome m'a ennuyé. L'intrigue n'est pas complétement mauvaise, il y a quelques scènes qui ont attiré mon attention, mais elle ne m'a pas passionné à cause d'un rythme trop mou, des personnages pas vraiment attachants et au final c'est un peu trop classique à mon gout. Bon pour les deux derniers points cela aurait pu ne pas trop me déranger et c'est définitivement le rythme qui est le problème. Ça tire en longueur et lorsqu'il se passe enfin des trucs intéressant, c'était trop tard j'en avais plus rien à cirer de l'intrigue. Je n'ai même pas lu le deuxième tome, je l'ai juste feuilleté un peu pour le dessin.
Je ne suis pas un grand fan de steampunk, mais j'ai été attiré par le nom de Bill Willingham. Comme il a créé une excellente série mettant en vedette les contes et les fables, je me disais qu'il pouvait répéter l'exploit ici.
Malheureusement, je me suis très vite ennuyé. L'univers ne m'intéresse pas et la plupart des personnages aussi. Un point faible est que si l'univers de 'Fables' avait un sens, ici ce l'est moins. Autant je trouve ça normal de voir ensemble des personnages comme Blanche Neige, le grand méchant loup ou la belle au bois dormant, autant je trouve que cela ne fait pas grand sens de voir Vampirella, Red Sonja, le Phantom, Zorro, Green Hornet et j'en passe ensemble dans le même univers. Ils sont juste ensembles parce que l'éditeur américain Dynamite Entertainment a les droits de ses personnages. Sérieux, il y a même un personnage obscur de Jack Kirby des années 80 (Capitaine Victoire) dans le récit ! À la limite, si on avait mit des personnages ayant quelque chose en commun (genre les héros de pulp) ensemble cela aurait été un peu mieux.
Un autre gros défaut est que dans 'Fables', les personnages issues de contes et autres histoires avaient vécus leurs aventures et il y avait une raison pourquoi ils se trouvaient dans un monde moderne. Là il y a rien et cela donne l'impression qu'on aurait pu remplacer tous les personnages connus par des nouveaux sans que cela change grand chose à l'histoire. Notons que c'est le premier volume et que l'histoire est clairement pas terminé, mais il semble ne pas avoir de suite pour le moment.
Bref, un sous-La Ligue des gentlemans extraordinaires.
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Footballeur du dimanche
Je ne suis pas spécialement fan des albums de Didier Tronchet, et pas plus du football à vrai dire. Pourquoi donc m'intéresser à ce titre ? Après tout ça ne m'engageait pas à grand chose de tenter cette cinquantaine de pages. Malheureusement l'humour de ces gags en une planche ne m'a pas touché. C'est surtout orienté sur le footballeur amateur qui joue en bas de chez lui ou regarde le foot dans son canapé et différentes petites anecdotes. Même pas sûr qu'un fan de foot y trouve son compte.
L'Homme qui inventait le monde
La couverture fait penser à un album de Leo, ce n'est pas lui le dessinateur mais il signe la préface. C'est une histoire de science-fiction pur jus. Un homme et une femme tous deux soldats se retrouvent dans une sorte de camp de repos d'apparence idyllique mais où ils sont surveillés. Ils sympathisent et se racontent les différents examens qu'ils subissent par les toubibs. L'homme a d'étranges cauchemars. Et il s'avère qu'il a un sacré pouvoir, dont le titre de l'album peut donner un indice. Le jour où des méchants extraterrestres surarmés menacent la Terre, cet homme est le dernier recours. Après ce sont 80 pages qui se lisent sans problème, le dessin est bien. Pour amateurs du genre. Un petit mot au 27/10/2024 lors d'une nouvelle lecture et pour signaler que j'avais complètement oublié que je l'avais déjà lu. Pour dire que l'histoire ne m'avait pas spécialement marqué et je suis plutôt d'accord avec le moi d'il y a 3 ans quasi jour pour jour. J'ajouterai que les passages où la jeune femme se retrouve complètement nue pour des examens médicaux m'apparaissent assez gratuits et coutumiers de Rodolphe souvent scénariste de Leo. Le dessin de Bertrand Marchal est pour moi un cran au-dessus du précité Leo.
Moon Lake Trails
J’ai vraiment eu du mal à finir cet album, au point de survoler les dernières pages. Rien d’horrible ou de repoussant pourtant. Mais c’est juste que rien ne m’a captivé, je me suis ennuyé en le lisant. Le dessin est ultra simple, une sorte de trait enfantin, brouillon et maladroit. Pourquoi pas ? Mais là où d’autres albums indé arrivent à me faire passer outre un dessin disgracieux, ça n’a pas été le cas ici. En effet, les tranches de vie, les petites histoires, sortes de souvenirs d’enfance regroupés dans cet album m’ont paru creux. L’impression qu’il ne se passait rien. D’ailleurs je remarque que c’est la troisième fois que j’emploie le mot rien depuis le début de cet avis, ce qui n’est pas bon signe, et ce qui n’est sans doute pas un hasard, tant ce mot résume mon ressenti : cet album est vide, ou alors quelque chose m’a échappé.
Le Boxeur
Leif Tande est un auteur canadien que j’aime bien. En tout cas qui a su, au travers de quelques petits albums, faire preuve d’inventivité, son imagination lui permettant de se renouveler – et de m’intéresser. Ici, je dois dire que c’est une relative déception. Comme le dit le posteur précédent, le dessin, minimaliste, est sympathique. Mais, si certains coups de poings de notre boxeur peuvent amener le sourire, l’ensemble est trop répétitif, il y manque une certaine mécanique du gag, ou alors quelque chose de plus noir, pour éviter la lassitude qui menace le lecteur. C’est un petit défouloir, qui amène à une chute/un gag pas désagréable, mais je ressors frustré par cette lecture, au demeurant très rapide (format et pagination obligent). Note réelle 2,5/5.
Miss Fury - Fugue en si mineur
Miss Fury est une héroïne des années 40 que je ne connaissais pas du tout. Elle est apparemment la première héroïne féministe de comics. Je sais pas si c'est vrai, tout ce que je peux voir est qu'elle ne semble pas juste exister pour avoir un corps de rêve qui fait baver les lecteurs masculins comme Vampirella ou Red Sonja. Ce comics est donc une version moderne du personnage. Un bon point est que la scénariste est une romancière qui évite le problème qu'ont plusieurs auteurs de roman lorsqu'ils font de la BD: ils mettent pleins de descriptions (notamment les émotions des personnages) alors qu'on peut tout comprendre avec les images. Cela dit, je n'ai pas trouvé le scénario emballant, quoique je ne dirais pas qu'il est nécessairement mauvais. C'est juste que c'est le genre de récit rétro-moderne se passant dans les années 40 qui ne m'attirent pas du tout et j'ai eu l'impression de lire un truc cliché qui reprend tous les éléments qu'on retrouve dans un récit d'aventure se passant aux États-Unis pendant la seconde guerre mondiale. Il faut dire que le dessin correct, mais sans personnalité n'aide pas pour donner un air original à l'album. J'ajoute que les personnages m'ont laissé indifférent. Si vous aimez les récits du style Les aventures de Rocketeer, je pense que vous allez mieux accrocher que moi.
Idéfix et les Irréductibles
Bon ben il fallait bien que quelqu'un lise cet album pour le mettre dans la base et je me suis sacrifié pour la cause ! Alors sans surprise on a droit à un produit commercial pour les enfants. Le dessin est du sous-Uderzo, mais le résultat reste correct et je le trouve même mieux que ce qu'offre Conrad sur la série mère, les deux dessinateurs de l'album étant plus à l'aise avec le style Uderzo que Conrad dont le dessin est habituellement différent de ce que faisait le maitre. Quant au scénario, l'album est divisé en trois histoires courtes. C'est uniquement pour les enfants donc évidemment on est loin du génie de Goscinny qui savait s'adresser aux jeunes comme aux adultes. Je ne suis pas surpris et d'ailleurs j'avais baissé mes attentes face à cet album, m'attendant à lire au moins des histoires sympathiques pour enfants sauf que je me suis ennuyé. J'ai eu l'impression de lire des histoires clichés qu'on retrouve dans pleins de dessins animées ou d'histoires parus à la chaine dans les magazines (genre Mickey Parade et autre publication remplient d'histoires produites par des studios italiens) et après vérifications il semblerait que l'album est l'adaptation d'épisodes de la nouvelle série de dessin animée du même nom. Dommage parce qu'une série sur Idéfix aurait pu donner un produit pour enfant pas mal. Perso, je pense que même enfant je n'aurais pas accroché, cet album me rappelant les recueils d'histoires courtes de Lucky Luke que Dargaud sortait dans les années 80 et que même gamin je trouvais sans intérêt.
Le Visage de la lutte
Un album muet préfacé par Peter Kuper qui est un ami de l'auteur, même un pote d'enfance d'après le Wikipedia anglophone. Je ne connaissais pas Seth Tobocman, il semble pourtant un auteur américain ancien mais plutôt confidentiel car peu d’œuvres publiées du moins chez nous. Il est à l'origine du magazine World War 3 Illustrated avec Peter Kuper, magazine plutôt à gauche sur l'échiquier politique, voire très à gauche. Cet album est un petit format en bichromie, du rouge, du noir et le blanc des pages font écho au titre décrivant une sorte de lutte de classes entre une partie populaire représentée par une femme en furie et les riches aux dollars pleins les yeux dont la figure tutélaire apparait à travers Donald Trump reconnaissable à sa mèche de cheveux ondulée. Pas mal graphiquement, un peu moins convaincu par le message.
Gros Noël
Je n’ai lu que l’album « Gros Noël fait dans la dentelle » qui, s’il m’a parfois fait sourire, ne m’a pas convaincu d’aller voir les autres albums parus. On est là dans l’humour gras, qui tache, un chouia noir et con, mais pas forcément assez réussi à mon goût. En effet, dans la série des personnages un peu cons et beaufs, il y a mieux ailleurs (voir certaines créatures de Tronchet par exemple). Il y a aussi un peu de Reiser dans une certaine volonté de choquer (très gentiment en fait). Quant au dessin, je ne l’ai pas trouvé extraordinaire. Mais dans ce genre d’entreprise, ce n’est pas forcément rédhibitoire. A condition que l’humour soit plus percutant. Peut-être les autres albums sont-ils plus réussis et contrebalancent celui que j’ai lu ? En tout cas, je conseille aux amateurs d’humour gras, cher à Carali et à Psikopat, de feuilleter les albums avant de les acheter.
Une aventure de Renée Stone
J'ai emprunté les albums parce que les couvertures m'ont attiré. Le dessin semble à la fois moderne et ancien, je sais pas trop comment l'expliquer, mais c'est l'impression que j'ai eu et c'est ce qui m'a attiré vers cette série. Malheureusement, la lecture du premier tome m'a ennuyé. L'intrigue n'est pas complétement mauvaise, il y a quelques scènes qui ont attiré mon attention, mais elle ne m'a pas passionné à cause d'un rythme trop mou, des personnages pas vraiment attachants et au final c'est un peu trop classique à mon gout. Bon pour les deux derniers points cela aurait pu ne pas trop me déranger et c'est définitivement le rythme qui est le problème. Ça tire en longueur et lorsqu'il se passe enfin des trucs intéressant, c'était trop tard j'en avais plus rien à cirer de l'intrigue. Je n'ai même pas lu le deuxième tome, je l'ai juste feuilleté un peu pour le dessin.
Legenderry - L'Aventure Steampunk
Je ne suis pas un grand fan de steampunk, mais j'ai été attiré par le nom de Bill Willingham. Comme il a créé une excellente série mettant en vedette les contes et les fables, je me disais qu'il pouvait répéter l'exploit ici. Malheureusement, je me suis très vite ennuyé. L'univers ne m'intéresse pas et la plupart des personnages aussi. Un point faible est que si l'univers de 'Fables' avait un sens, ici ce l'est moins. Autant je trouve ça normal de voir ensemble des personnages comme Blanche Neige, le grand méchant loup ou la belle au bois dormant, autant je trouve que cela ne fait pas grand sens de voir Vampirella, Red Sonja, le Phantom, Zorro, Green Hornet et j'en passe ensemble dans le même univers. Ils sont juste ensembles parce que l'éditeur américain Dynamite Entertainment a les droits de ses personnages. Sérieux, il y a même un personnage obscur de Jack Kirby des années 80 (Capitaine Victoire) dans le récit ! À la limite, si on avait mit des personnages ayant quelque chose en commun (genre les héros de pulp) ensemble cela aurait été un peu mieux. Un autre gros défaut est que dans 'Fables', les personnages issues de contes et autres histoires avaient vécus leurs aventures et il y avait une raison pourquoi ils se trouvaient dans un monde moderne. Là il y a rien et cela donne l'impression qu'on aurait pu remplacer tous les personnages connus par des nouveaux sans que cela change grand chose à l'histoire. Notons que c'est le premier volume et que l'histoire est clairement pas terminé, mais il semble ne pas avoir de suite pour le moment. Bref, un sous-La Ligue des gentlemans extraordinaires.