1. Le paradis des cailloux
Dargaud et sa très sympathique collection « Poisson Pilote » livre ici une nouvelle série humoristique qui ne révolutionne certes pas la BD mais qui présente quelques planches sympathiques.
Samedi & Dimanche sont deux lézards affublés de bonnets pure laine 100% mouton. Ils sont en train de pêcher bien tranquilles sur des cailloux, à quelques mètres de leur plage. Et là paf ! Samedi se pose les questions : mais qu’est ce qu’ils fichent là, d’où ils viennent, qu’y a t-il d’autre sur cette île… Questions existentielles qui tranchent nettement avec leur univers coléreux et le ton résolument joyeux de cette histoire.
Les couleurs vives de Walter & Yuka (les coloristes maison qui avaient déjà officié pour Blain dans Isaac le pirate) ne sont pas étrangères à la gaieté qui se dégage de cet album.
Le ton est plaisant, et les personnages secondaires tels que l’oiseau Roberto et Bob le tyrannosaure apportent quelques scènes souriantes.
Le dessin en lui même n’est pas franchement spectaculaire, ce n’est pas la priorité principale des auteurs qui nous offrent là un album sans grande prétention mais qui se laisse lire. Les messages philosophiques ne sont pas non plus le but, même si certaines déclarations sont ambiguës et le message de Carpe Diem qu’elles véhiculent est quand même bien consensuel.
1. L'héritage des 30 velus
Il n’y a pas que Lincoln dans la vie et avant de connaître la vague de succès qui a accompagné son dernier opus, Jérôme Jouvray avait livré la série « La région » pour les sympathiques éditions Paquet. Voici le premier tome d’une histoire agréable à lire mais qui pêche encore par quelques défauts.
Le dessin pourra en rebuter plus d’un, personnellement, c’est loin d’être ce que je préfère dans la BD et le trait de Jouvray est bien plus supérieur dans Lincoln. Ici c’est un trait gras, très gras, avec des individus aux physionomies sommaires avec des couleurs très marquées.
Passé ce dessin lourd à appréhender, nous sommes plongés dans une histoire amusante mais aux idées graves, contée sur un ton malgré tout léger. Le régionalisme et l’esprit cocardier avec toutes les extrémités que ces sentiments peuvent engendrer sont ici poussés au paroxysme. Et c’est bien le plus grand intérêt de cet album parfois un peu trop chargé en dialogues. Les phylactères prennent énormément de place, il faut dire aussi qu’on ne s’attarde pas sur les arrières-plans. Mais le message à faire passer est ambitieux, d’autant plus que les moyens mis en œuvre (dessin et ton) restent encore une fois axés sur la satire comique. A ce sujet, on peut relever certains dialogues savoureux qui relèvent ce dessin qui flirte avec le repoussant (avis perso bien sûr).
A lire malgré tout par curiosité, mais aussi pour l’excellente idée qui nourrit ce scénario. Ceux qui ont aimé Lincoln le liront avec d’autant plus d’acuité.
Un bouquin intéressant (c'est presque obligatoire quand on est publié chez Aire Libre) mais qui passe un poil à côté de l'objectif. C'est une histoire vraiment dure qui est racontée et pourtant on peine à être réellement touché ou ému. La construction narrative est intéressante même si les ellipses sont un peu trop nombreuses et le rythme est un peu monotone.
J'aime assez le dessin, très adapté au ton de l'histoire ainsi que les couleurs, notamment celle de cette fumée qui survole toute l'histoire. Au passage je pense qu'elle est bleue parce que les cigarettes étant vieilles et sèches, la fumée est différente (mais c'est une explication tout à fait personnelle). La fin est touchante même si le happy end des dernières cases est un peu facile et dommage.
Autant Lanfeust de Troy fait partie de mes BD préférées, autant cette suite n'est à mon avis pas à la hauteur. Pourtant je ne faisais pas partie des gens qui enterraient cette série avant même sa sortie. J'ai attendu patiemment la sortie du tome 1, que j'ai trouvé assez moyen, puis celle du tome 2 qui m'a paru ennuyeux.
Le dessin et les couleurs sont toujours assez sympas mais le scénario est relativement vide pour le moment. On ne sait pas très où tout cela va nous mener.
Alors bon je me dis que cette histoire est peut-être longue à lancer donc j'attends le prochain tome pour confirmer ou infirmer mon sentiment général.
Comme à son habitude, Tardi manque d'objectivité dans sa manière de raconter, contrairement à ce qui est dit en bas. On retrouve d'ailleurs ce manque d'objectivité dans Le Cri du Peuple... Tardi ne montre qu'un aspect de la grande guerre, un aspect véridique qui montre le gaspillage de vies humaines. Mais cette guerre a également vu combattre des hommes qui croyaient en ce combat. L'histoire de ces hommes manque dans cette bd. Bref trop de généralité à mon goût.
Bien illustré : le dessin est très fin, même si les couleurs ne le mettent pas tellement en valeur (les planches sont assez uniformes). Par contre, le scénario est laborieux à suivre, on finit tôt ou tard par s'y perdre.
C'est dommage, l'auteur est un très bon illustrateur, mais le scénario est définitivement mal maitrisé. En attendant d'autres travaux plus aboutis ...
Une série supplémentaire de Cauvin : ici, le lieu choisi est un hôpital. Ces gags d'une page sont sympas à lire dans le magazine Spirou, mais de là à acheter un album ... Alors quand on sait qu'il y en a une vingtaine !
Le dessin convient bien à la série, rien de plus à dire dessus.
Mouais... C'est joli, mais pas très passionant. Le monde décrit n'est pas des plus originaux, les personnages sont plus que simplistes, et on s'ennuie un peu, même si les auteurs tentent de pallier à cela avec de nombreuses scènes d'héroïnes dénudées.
Joli, mais trop bordélique. C'est voulu, l'auteur semble s'en amuser, mais pour ma part je trouve que ça nuit vraiment à l'ensemble.C'est dommage, il y avait là matière à faire une série de médiéval-fantastique un peu plus originale que ce qu'on trouve habituellement chez Soleil, mais le délire n'est pas très communicatif.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne m'attendais pas à ce genre d'histoire lorsque j'ai acheté cet album! Pour leurs premiers pas, Morvan et Savoia ont réalisé un western en total décalage avec les canons du genre.
Les références sont multiples (trop même): le premier qui vient à l'esprit est l'excellent Freaks de Tod Browning. Comme dans le film, on suit la trace d'un cirque remplis de "monstres" sauf que ceux-ci ne sont pas tous des enfants de coeur. Le deuxième film qui vient à l'esprit est Mad Max 3 où un géant porte un nain, tous deux se complétant parfaitement. Enfin le troisième film qui inspire cette BD est le fabuleux Dead Ringers (faux semblants) de David Cronenberg. Ici les jumeaux sont siamois mais pareillement antinomiques: Dante écrase Aragon de sa volonté comme Elliot écrase Beverly chez Cronenberg. Et comme dans le film, la situation évoluera peu à peu.
Il n'est pas vraiment surprenant de trouver tant de références dans un premier album mais là on frise un peu l'indigestion. Ceci dit, toutes ces influences sont digérées et régurgitées pour créer une histoire tout de même assez originale, noire et dérangeante à défaut d'être toujours passionnante.
Tout est en effet un peu trop prévisible et l'ensemble manque de fluidité et souffre d'une narration vraiment lourde. Le trait de Savoia n'est bien entendu pas aussi affirmé que sur les derniers tomes de Nomad mais il laisse entrevoir un certain potentiel qui se confirmera avec brio par la suite. Le dessin est un peu chargé et confus mais reste très convenable pour un premier livre.
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Samedi et Dimanche
1. Le paradis des cailloux Dargaud et sa très sympathique collection « Poisson Pilote » livre ici une nouvelle série humoristique qui ne révolutionne certes pas la BD mais qui présente quelques planches sympathiques. Samedi & Dimanche sont deux lézards affublés de bonnets pure laine 100% mouton. Ils sont en train de pêcher bien tranquilles sur des cailloux, à quelques mètres de leur plage. Et là paf ! Samedi se pose les questions : mais qu’est ce qu’ils fichent là, d’où ils viennent, qu’y a t-il d’autre sur cette île… Questions existentielles qui tranchent nettement avec leur univers coléreux et le ton résolument joyeux de cette histoire. Les couleurs vives de Walter & Yuka (les coloristes maison qui avaient déjà officié pour Blain dans Isaac le pirate) ne sont pas étrangères à la gaieté qui se dégage de cet album. Le ton est plaisant, et les personnages secondaires tels que l’oiseau Roberto et Bob le tyrannosaure apportent quelques scènes souriantes. Le dessin en lui même n’est pas franchement spectaculaire, ce n’est pas la priorité principale des auteurs qui nous offrent là un album sans grande prétention mais qui se laisse lire. Les messages philosophiques ne sont pas non plus le but, même si certaines déclarations sont ambiguës et le message de Carpe Diem qu’elles véhiculent est quand même bien consensuel.
Contrebande (La Région)
1. L'héritage des 30 velus Il n’y a pas que Lincoln dans la vie et avant de connaître la vague de succès qui a accompagné son dernier opus, Jérôme Jouvray avait livré la série « La région » pour les sympathiques éditions Paquet. Voici le premier tome d’une histoire agréable à lire mais qui pêche encore par quelques défauts. Le dessin pourra en rebuter plus d’un, personnellement, c’est loin d’être ce que je préfère dans la BD et le trait de Jouvray est bien plus supérieur dans Lincoln. Ici c’est un trait gras, très gras, avec des individus aux physionomies sommaires avec des couleurs très marquées. Passé ce dessin lourd à appréhender, nous sommes plongés dans une histoire amusante mais aux idées graves, contée sur un ton malgré tout léger. Le régionalisme et l’esprit cocardier avec toutes les extrémités que ces sentiments peuvent engendrer sont ici poussés au paroxysme. Et c’est bien le plus grand intérêt de cet album parfois un peu trop chargé en dialogues. Les phylactères prennent énormément de place, il faut dire aussi qu’on ne s’attarde pas sur les arrières-plans. Mais le message à faire passer est ambitieux, d’autant plus que les moyens mis en œuvre (dessin et ton) restent encore une fois axés sur la satire comique. A ce sujet, on peut relever certains dialogues savoureux qui relèvent ce dessin qui flirte avec le repoussant (avis perso bien sûr). A lire malgré tout par curiosité, mais aussi pour l’excellente idée qui nourrit ce scénario. Ceux qui ont aimé Lincoln le liront avec d’autant plus d’acuité.
Un peu de fumée bleue...
Un bouquin intéressant (c'est presque obligatoire quand on est publié chez Aire Libre) mais qui passe un poil à côté de l'objectif. C'est une histoire vraiment dure qui est racontée et pourtant on peine à être réellement touché ou ému. La construction narrative est intéressante même si les ellipses sont un peu trop nombreuses et le rythme est un peu monotone. J'aime assez le dessin, très adapté au ton de l'histoire ainsi que les couleurs, notamment celle de cette fumée qui survole toute l'histoire. Au passage je pense qu'elle est bleue parce que les cigarettes étant vieilles et sèches, la fumée est différente (mais c'est une explication tout à fait personnelle). La fin est touchante même si le happy end des dernières cases est un peu facile et dommage.
Lanfeust des Etoiles
Autant Lanfeust de Troy fait partie de mes BD préférées, autant cette suite n'est à mon avis pas à la hauteur. Pourtant je ne faisais pas partie des gens qui enterraient cette série avant même sa sortie. J'ai attendu patiemment la sortie du tome 1, que j'ai trouvé assez moyen, puis celle du tome 2 qui m'a paru ennuyeux. Le dessin et les couleurs sont toujours assez sympas mais le scénario est relativement vide pour le moment. On ne sait pas très où tout cela va nous mener. Alors bon je me dis que cette histoire est peut-être longue à lancer donc j'attends le prochain tome pour confirmer ou infirmer mon sentiment général.
C'était la guerre des tranchées
Comme à son habitude, Tardi manque d'objectivité dans sa manière de raconter, contrairement à ce qui est dit en bas. On retrouve d'ailleurs ce manque d'objectivité dans Le Cri du Peuple... Tardi ne montre qu'un aspect de la grande guerre, un aspect véridique qui montre le gaspillage de vies humaines. Mais cette guerre a également vu combattre des hommes qui croyaient en ce combat. L'histoire de ces hommes manque dans cette bd. Bref trop de généralité à mon goût.
Aberzen
Bien illustré : le dessin est très fin, même si les couleurs ne le mettent pas tellement en valeur (les planches sont assez uniformes). Par contre, le scénario est laborieux à suivre, on finit tôt ou tard par s'y perdre. C'est dommage, l'auteur est un très bon illustrateur, mais le scénario est définitivement mal maitrisé. En attendant d'autres travaux plus aboutis ...
Les Femmes en blanc
Une série supplémentaire de Cauvin : ici, le lieu choisi est un hôpital. Ces gags d'une page sont sympas à lire dans le magazine Spirou, mais de là à acheter un album ... Alors quand on sait qu'il y en a une vingtaine ! Le dessin convient bien à la série, rien de plus à dire dessus.
Le Cycle de Cyann
Mouais... C'est joli, mais pas très passionant. Le monde décrit n'est pas des plus originaux, les personnages sont plus que simplistes, et on s'ennuie un peu, même si les auteurs tentent de pallier à cela avec de nombreuses scènes d'héroïnes dénudées.
Robin Hood
Joli, mais trop bordélique. C'est voulu, l'auteur semble s'en amuser, mais pour ma part je trouve que ça nuit vraiment à l'ensemble.C'est dommage, il y avait là matière à faire une série de médiéval-fantastique un peu plus originale que ce qu'on trouve habituellement chez Soleil, mais le délire n'est pas très communicatif.
Reflets Perdus
Le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne m'attendais pas à ce genre d'histoire lorsque j'ai acheté cet album! Pour leurs premiers pas, Morvan et Savoia ont réalisé un western en total décalage avec les canons du genre. Les références sont multiples (trop même): le premier qui vient à l'esprit est l'excellent Freaks de Tod Browning. Comme dans le film, on suit la trace d'un cirque remplis de "monstres" sauf que ceux-ci ne sont pas tous des enfants de coeur. Le deuxième film qui vient à l'esprit est Mad Max 3 où un géant porte un nain, tous deux se complétant parfaitement. Enfin le troisième film qui inspire cette BD est le fabuleux Dead Ringers (faux semblants) de David Cronenberg. Ici les jumeaux sont siamois mais pareillement antinomiques: Dante écrase Aragon de sa volonté comme Elliot écrase Beverly chez Cronenberg. Et comme dans le film, la situation évoluera peu à peu. Il n'est pas vraiment surprenant de trouver tant de références dans un premier album mais là on frise un peu l'indigestion. Ceci dit, toutes ces influences sont digérées et régurgitées pour créer une histoire tout de même assez originale, noire et dérangeante à défaut d'être toujours passionnante. Tout est en effet un peu trop prévisible et l'ensemble manque de fluidité et souffre d'une narration vraiment lourde. Le trait de Savoia n'est bien entendu pas aussi affirmé que sur les derniers tomes de Nomad mais il laisse entrevoir un certain potentiel qui se confirmera avec brio par la suite. Le dessin est un peu chargé et confus mais reste très convenable pour un premier livre.