Le graphisme ainsi que le dessin sont très imprécis, jouant sur des teintes de couleurs au gré des humeurs du climat de cette planète inhospitalière. On se croirait presque dans un tableau impressionniste.
Il y a quelque chose qui ressemble à La Guerre Eternelle dans ce récit comme la dénonciation de l'horreur des conflits qui dépasse toujours le simple combattant.
L'histoire est volontairement sombre et pessimiste. Des soldats explorent une planète en tentant de trouver quelque chose pour les scientifiques qui pourrait sauver l'humanité engluée dans un conflit avec des extra-terrestres invisibles, un conflit qui est perdu d'avance. En effet, cette planète abriterait une source d'énergie extraordinaire.
Le postulat de départ était intéressant mais cette histoire va dériver dans une espèce d'abstraction où l'un des soldats perdus dans le conflit va entrer en communication avec une créature habitant ce monde étrange. Sa perspective va s'en trouver modifiée.
Le lecteur a-t'il envie de se plonger dans un tel univers glauque et sombre ? Les auteurs n'ont jamais pu réaliser la suite bien que cet album se suffit à lui-même dans sa conclusion.
J'ai été assez déçu par ce manhwa. L'accroche annonçait un récit de la guerre coréo-japonaise, et de fait, il n'y a pas vraiment de conflit relaté dans ce début de série.
Très vite j'ai été assez dérouté par l'histoire. L'écart entre les enjeux politico-économiques d'un conflit aux Moluques (Indonésie) et le récit urbain d'un loubard d'origine japonaise à Tokyo m'a semblé trop grand. Car la guerre souterraine engagée par le Japon afin d'accroître ses ressources n'est en fait évoqué qu'en filigrane. La majeure partie du premier opus (450 pages) se concentre sur la vie mouvementée d'Hae Sung, le voyou qui sème la terreur à Tokyo en mobylette, euh pardon à moto. On a quelques séquences mettant en scène des officiers de l'armée japonaise ou coréenne, mais ces passages manquent singulièrement de relief. Et Hae Sung est aussi charismatique qu'une huître...
La quasi-répulsion que m'inspire le dessin ne m'a pas permis d'apprécier ce manhwa. Pour tout dire, j'ai eu du mal à le finir. Les personnages ont des visages très anguleux, les cadrages, qui se veulent audacieux, sont inopérants, et on a même du mal à saisir ce qu'il se passe dans certaines scènes. Seuls les dessins d'engins de guerre -qui sont peu nombreux, finalement- sont véritablement réussis.
C'est bien sûr un manhwa d'anticipation, inspiré par la première Guerre du Golfe (il a été débuté en 1991, au moment où l'Irak a envahi le Koweït), car si les tensions entre les deux pays existent, elles n'en sont pas au point de basculer dans un conflit, fût-il larvé.
"Nambul" signifie "conquérir le Sud". Je suis du sud, mais je n'ai pas été conquis du tout.
Que le scénario est vraiment comique : c'est digne d'un nanar des années 50. De la vraie série Z pur sucre !!! On surfe ici sur la vague du Jurassik Park.
Dialogues pathétiques entre les personnages, scénario plus qu'invraisemblable, la totale quoi...
Alors pourquoi quand même "2 étoiles" ? Cela pourrait paraître comme cher payé. Je dois dire que c'est de la pure BD de divertissement comme on pourrait lire par exemple un "Harlequin" sous le titre "Passion sous l'ère des dinosaures". Vite lu et vite consommé tout en passant un agréable moment sans réfléchir, sans prise de tête. Le dessin de Corben est correct sans plus.
Je crois qu'il ne faut pas prendre cette BD au premier degré car si les auteurs ne l'ont pas fait exprès, c'est que c'est vraiment mauvais.
Hikaru no Go, en anime, est certainement un "incontournable" (encore qu'on puisse être d'un avis différent, je l'admets bien volontiers). Et c'est bien parce que j'avais découvert l'anime, que je me suis intéressé au manga, espérant retrouver à travers ce dernier toute la force, et plus encore, de l'anime qui en est tiré.
Je dois, de ce fait, avouer ma grande déception. Hikaru no Go version papier n'est pas nul, loin de là, mais il est fort décevant comparativement à la série télévisée qui en fut tirée. Phénomène, certes, qui s'est reproduit assez souvent avec des mangas que j'ai lu après en avoir vu leur adaptation (Love Hina, Bleu indigo). Je ne crois pas que ce soit le manque de mouvement, ou l'absence de paroles, mais plutôt l'absence de couleurs dans le manga d'origine. C'est d'ailleurs bien pourquoi j'ai une réserve générale à l'égard du manga. Un noir ou blanc, ou une bichromie peut certes être magistrale, mais dans le manga, étant un impératif industriel et non un choix artistique, le noir et blanc n'est le plus souvent que fade. Une BD moyenne s'en tirera avec une belle colorisation, alors que le noir et blanc d'un manga moyen ne fera ressortir que sa médiocrité. Parfois, cependant, l'absence de couleur est sans doute préférable. Au vu de ce que donne l'adaptation de Gals en anime, il est fort possible que j'eus lâché le premier tome dès les premières pages, ce qui eut été bien dommage. À moins que je n'eus été pris du désir pervers de poursuivre la découverte de la nullité du monde des kogals...
Bref, un manga c'est donc, sauf exception, en noir et blanc... Point un. Mais, point deux, celui-ci est en petit format, peu agréable (autre problème récurrent des mangas).
Enfin, si l'on compare à une adaptation animée, le manga d'origine est souvent plus « crade », ou plus cru, si vous préférez, mais le premier mot retranscrit mieux ma sensation. C'était le cas pour Love Hina, et son "fan service", très modéré dans l'anime, m'avait fortement déplu. C'est aussi le cas pour Hikaru no Go, avec quelques scènes à l'humour potache, voire pipi-caca.
L'anime retranscrit de façon assez magistrale, en vérité fantastique, les parties de go. Tellement magistrales qu'en vérité une partie de go ne ressemble en rien à ce que l'on en voit dans Hikaru no Go, qui tente de faire ressembler ce sport très méditatif à une partie de kendo (sabre japonais) ou de karaté. Évidemment, le go n'est en rien ce que nous en présente Hikaru no Go, qui ne pouvait certes nous en rendre la réalité, sous peine d'endormir ou de faire fuir le lecteur. Mais bon courage à celui qui espérerait retrouver la sensation d'être un tigre feulant sur le goban en jouant une partie de go...
Ce qui est cependant fort amusant dans la série télévisée, pour qui a joué au go (comme moi), devient plat dans le manga.
J'ai donc lu les deux premiers tomes, ayant tout de même fait preuve d'espoir (et de persévérance) après la lecture du premier, mais connaissant déjà l'essentiel via le dessin animé, je n'ai point saisi l'intérêt d'une lecture qui ne m'offrait, en surplus de son adaptation animée, que les scènes crados ou plates éliminées dans ladite adaptation.
Moi qui adore l’humour de Gotlib, je suis franchement déçu par ce tome. Certains gags sont vraiment chiants, d’autres sont à peine marrants (rare pour l’auteur). On ne retrouve pas ses meilleurs personnages (Newton ou super Dupont), même la coccinelle est peu présente.
Une bonne partie de la bd est remplie de vieilles affiches ou d’autopubs… Bref ce n’est vraiment pas génial et vraiment pour compléter une collection.
Un projet qui aurait pu être mieux abouti.
Le scénario est bien mené dans la montée en puissance, on découvre tranquillement le lien entre les personnages et il faut attendre la seconde partie de la BD pour comprendre le fond de l'intrigue. Par contre, c'est parfois décousu, certains personnages sont trop marqués, voire pénibles, et la fin m'a paru expédiée.
Le dessin est correct mais pas exceptionnel et les couleurs pastels sympas.
Des longueurs couplées à des raccourcis dans l'histoire font que je n'ai pas trop apprécié l'ensemble. Avec ce format de 78 pages, je pense qu'il y avait moyen de mieux traiter ce récit.
Quand je lis les critiques précédentes, j'en viens à me demander si j'ai lu les mêmes livres... Parce que, vraiment, j'ai trouvé que "la vengeance du comte Skarbek" était une BD bourrée de défauts.
L'histoire en elle-même ne casse pas des briques, voire est assez invraissemblable, et ne parvient à capter l'attention que par la certitude qu'il y a un mystère là-dessous et qu'on va nous en mettre plein les yeux. Effectivement, le "coup de théâtre" du début du tome 2 parvient à relancer l'intérêt du lecteur, mais c'est bien tout.
Je passe sur les grosses ficèles (Chopin, le nègre de Dumas...), mais elles ne font rien pour élever le niveau.
La narration est inintéressante au possible. Il y a pléthore de voies off, de descriptifs, de longs monologues... tant et si bien que le dessin est purement illustratif et complètement inutile au déroulement de l'histoire. A se demander quel était l'intérêt d'utiliser le support BD. J'avoue que cela m'a passablement énervée à la lecture.
Reste le dessin... une pure merveille nous dit-on ?
Eh bien franchement... autant j'admire le Rosinski dans certains tomes de Thorgal (notamment, bien sûr, "Les archers"), autant je n'ai vu dans le comte Skarbek qu'un dessinateur qui se pastiche lui-même, utilise des couleurs boueuses peu expressives, et fait des erreurs de dessin assez choquantes pour un dessinateur aussi talentueux. Beaucoup de poudre aux yeux pour finalement un résultat que je trouve décevant.
Voilà... pour moi le comte Skarbek est une BD tape-à-l'oeil, mais dont le contenu se vide comme une baudruche dès qu'on gratte un peu l'écorce. Sa seule qualité à mes yeux est de m'avoir donné envie de me relire "le comte de Monte-Cristo", le chef-d'oeuvre de Dumas, en comparaison duquel cette BD boursoufflée fait pâle figure.
J’allais faire une critique assassine de cet album... avant d’arriver à la page 31. Au détour d’une case, une vignette quelconque, le personnage principal dans une course éperdue, le long d’une palissade, sur laquelle, tiens, une inscription, Modern Love ! Je regarde alors plus attentivement cette case, et là, d’un coup, cette scène géniale de “Mauvais sang” me revient en mémoire, ce plan séquence où l’on voit Denis Lavant courir comme un damné, avec cette chanson de Bowie. Merci aux auteurs pour ce clin d’oeil ;)
Bon, et sinon ? Une histoire vraiment étrange mais dont je ne vois pas trop où l’auteur voulait en venir. La fin, charmante et bucolique crée un décalage tellement brutal avec tout le contexte totalitaire et quasi carcéral de l’album, qu’elle paraît de ce fait, plutôt incongrue.
Reste le dessin, original, nerveux, anguleux, maîtrisé, aux couleurs tantôt chatoyantes tantôt dans des tonalités violemment contrastées, franchement pas mal.
Mais bon, mon impression générale reste assez peu positive, en raison de ce scénario que j’ai trouvé un peu vain.
Cette série compte plusieurs albums qui sont des classiques de scénarios dans la bande dessinée d'aventure. Donc, ne vous attendez pas à trouver des scénarios originaux.
Je passe sous silence les trois premiers albums qui ne sont qu'une suite de péripéties collées ensemble. Après, comme je l'ai dit, on a droit a des scénarios déjà vus : Deux albums avec un peuple d'Amérique du sud, un autre avec la mafia, un autre sur un trésor de guerre japonais etc.
Le dessin de Paape est bien, mais a un peu vieilli.
Que c'est niais ! Je n'aime pas beaucoup cette série qui a très mal vieilli ou qui ne peut être lue que par des enfants de moins de 10 ans qui adorent l'aventure. Pas de bol, j'ai lu ça à l'adoslescence.
Je trouve les héros, le chef surtout, trop parfaits. Courageux, gentils, aident les gens, toujours serviables... C'est le fils caché de Tintin ? Le dessin est vieillot et devient moche lorsque l'auteur prend un virage réaliste (La pire période !). Charlier semble s'ennuyer dans les albums qu'il scénarise. D'ailleurs, les scénarios sont remplis de clichés stupides (Notamment dans l'histoire avec l'héritier russe).
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Le Tribut
Le graphisme ainsi que le dessin sont très imprécis, jouant sur des teintes de couleurs au gré des humeurs du climat de cette planète inhospitalière. On se croirait presque dans un tableau impressionniste. Il y a quelque chose qui ressemble à La Guerre Eternelle dans ce récit comme la dénonciation de l'horreur des conflits qui dépasse toujours le simple combattant. L'histoire est volontairement sombre et pessimiste. Des soldats explorent une planète en tentant de trouver quelque chose pour les scientifiques qui pourrait sauver l'humanité engluée dans un conflit avec des extra-terrestres invisibles, un conflit qui est perdu d'avance. En effet, cette planète abriterait une source d'énergie extraordinaire. Le postulat de départ était intéressant mais cette histoire va dériver dans une espèce d'abstraction où l'un des soldats perdus dans le conflit va entrer en communication avec une créature habitant ce monde étrange. Sa perspective va s'en trouver modifiée. Le lecteur a-t'il envie de se plonger dans un tel univers glauque et sombre ? Les auteurs n'ont jamais pu réaliser la suite bien que cet album se suffit à lui-même dans sa conclusion.
Nambul
J'ai été assez déçu par ce manhwa. L'accroche annonçait un récit de la guerre coréo-japonaise, et de fait, il n'y a pas vraiment de conflit relaté dans ce début de série. Très vite j'ai été assez dérouté par l'histoire. L'écart entre les enjeux politico-économiques d'un conflit aux Moluques (Indonésie) et le récit urbain d'un loubard d'origine japonaise à Tokyo m'a semblé trop grand. Car la guerre souterraine engagée par le Japon afin d'accroître ses ressources n'est en fait évoqué qu'en filigrane. La majeure partie du premier opus (450 pages) se concentre sur la vie mouvementée d'Hae Sung, le voyou qui sème la terreur à Tokyo en mobylette, euh pardon à moto. On a quelques séquences mettant en scène des officiers de l'armée japonaise ou coréenne, mais ces passages manquent singulièrement de relief. Et Hae Sung est aussi charismatique qu'une huître... La quasi-répulsion que m'inspire le dessin ne m'a pas permis d'apprécier ce manhwa. Pour tout dire, j'ai eu du mal à le finir. Les personnages ont des visages très anguleux, les cadrages, qui se veulent audacieux, sont inopérants, et on a même du mal à saisir ce qu'il se passe dans certaines scènes. Seuls les dessins d'engins de guerre -qui sont peu nombreux, finalement- sont véritablement réussis. C'est bien sûr un manhwa d'anticipation, inspiré par la première Guerre du Golfe (il a été débuté en 1991, au moment où l'Irak a envahi le Koweït), car si les tensions entre les deux pays existent, elles n'en sont pas au point de basculer dans un conflit, fût-il larvé. "Nambul" signifie "conquérir le Sud". Je suis du sud, mais je n'ai pas été conquis du tout.
Temps Déchiré
Que le scénario est vraiment comique : c'est digne d'un nanar des années 50. De la vraie série Z pur sucre !!! On surfe ici sur la vague du Jurassik Park. Dialogues pathétiques entre les personnages, scénario plus qu'invraisemblable, la totale quoi... Alors pourquoi quand même "2 étoiles" ? Cela pourrait paraître comme cher payé. Je dois dire que c'est de la pure BD de divertissement comme on pourrait lire par exemple un "Harlequin" sous le titre "Passion sous l'ère des dinosaures". Vite lu et vite consommé tout en passant un agréable moment sans réfléchir, sans prise de tête. Le dessin de Corben est correct sans plus. Je crois qu'il ne faut pas prendre cette BD au premier degré car si les auteurs ne l'ont pas fait exprès, c'est que c'est vraiment mauvais.
Hikaru no Go
Hikaru no Go, en anime, est certainement un "incontournable" (encore qu'on puisse être d'un avis différent, je l'admets bien volontiers). Et c'est bien parce que j'avais découvert l'anime, que je me suis intéressé au manga, espérant retrouver à travers ce dernier toute la force, et plus encore, de l'anime qui en est tiré. Je dois, de ce fait, avouer ma grande déception. Hikaru no Go version papier n'est pas nul, loin de là, mais il est fort décevant comparativement à la série télévisée qui en fut tirée. Phénomène, certes, qui s'est reproduit assez souvent avec des mangas que j'ai lu après en avoir vu leur adaptation (Love Hina, Bleu indigo). Je ne crois pas que ce soit le manque de mouvement, ou l'absence de paroles, mais plutôt l'absence de couleurs dans le manga d'origine. C'est d'ailleurs bien pourquoi j'ai une réserve générale à l'égard du manga. Un noir ou blanc, ou une bichromie peut certes être magistrale, mais dans le manga, étant un impératif industriel et non un choix artistique, le noir et blanc n'est le plus souvent que fade. Une BD moyenne s'en tirera avec une belle colorisation, alors que le noir et blanc d'un manga moyen ne fera ressortir que sa médiocrité. Parfois, cependant, l'absence de couleur est sans doute préférable. Au vu de ce que donne l'adaptation de Gals en anime, il est fort possible que j'eus lâché le premier tome dès les premières pages, ce qui eut été bien dommage. À moins que je n'eus été pris du désir pervers de poursuivre la découverte de la nullité du monde des kogals... Bref, un manga c'est donc, sauf exception, en noir et blanc... Point un. Mais, point deux, celui-ci est en petit format, peu agréable (autre problème récurrent des mangas). Enfin, si l'on compare à une adaptation animée, le manga d'origine est souvent plus « crade », ou plus cru, si vous préférez, mais le premier mot retranscrit mieux ma sensation. C'était le cas pour Love Hina, et son "fan service", très modéré dans l'anime, m'avait fortement déplu. C'est aussi le cas pour Hikaru no Go, avec quelques scènes à l'humour potache, voire pipi-caca. L'anime retranscrit de façon assez magistrale, en vérité fantastique, les parties de go. Tellement magistrales qu'en vérité une partie de go ne ressemble en rien à ce que l'on en voit dans Hikaru no Go, qui tente de faire ressembler ce sport très méditatif à une partie de kendo (sabre japonais) ou de karaté. Évidemment, le go n'est en rien ce que nous en présente Hikaru no Go, qui ne pouvait certes nous en rendre la réalité, sous peine d'endormir ou de faire fuir le lecteur. Mais bon courage à celui qui espérerait retrouver la sensation d'être un tigre feulant sur le goban en jouant une partie de go... Ce qui est cependant fort amusant dans la série télévisée, pour qui a joué au go (comme moi), devient plat dans le manga. J'ai donc lu les deux premiers tomes, ayant tout de même fait preuve d'espoir (et de persévérance) après la lecture du premier, mais connaissant déjà l'essentiel via le dessin animé, je n'ai point saisi l'intérêt d'une lecture qui ne m'offrait, en surplus de son adaptation animée, que les scènes crados ou plates éliminées dans ladite adaptation.
Inédits
Moi qui adore l’humour de Gotlib, je suis franchement déçu par ce tome. Certains gags sont vraiment chiants, d’autres sont à peine marrants (rare pour l’auteur). On ne retrouve pas ses meilleurs personnages (Newton ou super Dupont), même la coccinelle est peu présente. Une bonne partie de la bd est remplie de vieilles affiches ou d’autopubs… Bref ce n’est vraiment pas génial et vraiment pour compléter une collection.
Paquebot
Un projet qui aurait pu être mieux abouti. Le scénario est bien mené dans la montée en puissance, on découvre tranquillement le lien entre les personnages et il faut attendre la seconde partie de la BD pour comprendre le fond de l'intrigue. Par contre, c'est parfois décousu, certains personnages sont trop marqués, voire pénibles, et la fin m'a paru expédiée. Le dessin est correct mais pas exceptionnel et les couleurs pastels sympas. Des longueurs couplées à des raccourcis dans l'histoire font que je n'ai pas trop apprécié l'ensemble. Avec ce format de 78 pages, je pense qu'il y avait moyen de mieux traiter ce récit.
La Vengeance du Comte Skarbek
Quand je lis les critiques précédentes, j'en viens à me demander si j'ai lu les mêmes livres... Parce que, vraiment, j'ai trouvé que "la vengeance du comte Skarbek" était une BD bourrée de défauts. L'histoire en elle-même ne casse pas des briques, voire est assez invraissemblable, et ne parvient à capter l'attention que par la certitude qu'il y a un mystère là-dessous et qu'on va nous en mettre plein les yeux. Effectivement, le "coup de théâtre" du début du tome 2 parvient à relancer l'intérêt du lecteur, mais c'est bien tout. Je passe sur les grosses ficèles (Chopin, le nègre de Dumas...), mais elles ne font rien pour élever le niveau. La narration est inintéressante au possible. Il y a pléthore de voies off, de descriptifs, de longs monologues... tant et si bien que le dessin est purement illustratif et complètement inutile au déroulement de l'histoire. A se demander quel était l'intérêt d'utiliser le support BD. J'avoue que cela m'a passablement énervée à la lecture. Reste le dessin... une pure merveille nous dit-on ? Eh bien franchement... autant j'admire le Rosinski dans certains tomes de Thorgal (notamment, bien sûr, "Les archers"), autant je n'ai vu dans le comte Skarbek qu'un dessinateur qui se pastiche lui-même, utilise des couleurs boueuses peu expressives, et fait des erreurs de dessin assez choquantes pour un dessinateur aussi talentueux. Beaucoup de poudre aux yeux pour finalement un résultat que je trouve décevant. Voilà... pour moi le comte Skarbek est une BD tape-à-l'oeil, mais dont le contenu se vide comme une baudruche dès qu'on gratte un peu l'écorce. Sa seule qualité à mes yeux est de m'avoir donné envie de me relire "le comte de Monte-Cristo", le chef-d'oeuvre de Dumas, en comparaison duquel cette BD boursoufflée fait pâle figure.
L'Epouvantail Pointeur
J’allais faire une critique assassine de cet album... avant d’arriver à la page 31. Au détour d’une case, une vignette quelconque, le personnage principal dans une course éperdue, le long d’une palissade, sur laquelle, tiens, une inscription, Modern Love ! Je regarde alors plus attentivement cette case, et là, d’un coup, cette scène géniale de “Mauvais sang” me revient en mémoire, ce plan séquence où l’on voit Denis Lavant courir comme un damné, avec cette chanson de Bowie. Merci aux auteurs pour ce clin d’oeil ;) Bon, et sinon ? Une histoire vraiment étrange mais dont je ne vois pas trop où l’auteur voulait en venir. La fin, charmante et bucolique crée un décalage tellement brutal avec tout le contexte totalitaire et quasi carcéral de l’album, qu’elle paraît de ce fait, plutôt incongrue. Reste le dessin, original, nerveux, anguleux, maîtrisé, aux couleurs tantôt chatoyantes tantôt dans des tonalités violemment contrastées, franchement pas mal. Mais bon, mon impression générale reste assez peu positive, en raison de ce scénario que j’ai trouvé un peu vain.
Marc Dacier
Cette série compte plusieurs albums qui sont des classiques de scénarios dans la bande dessinée d'aventure. Donc, ne vous attendez pas à trouver des scénarios originaux. Je passe sous silence les trois premiers albums qui ne sont qu'une suite de péripéties collées ensemble. Après, comme je l'ai dit, on a droit a des scénarios déjà vus : Deux albums avec un peuple d'Amérique du sud, un autre avec la mafia, un autre sur un trésor de guerre japonais etc. Le dessin de Paape est bien, mais a un peu vieilli.
La Patrouille des Castors
Que c'est niais ! Je n'aime pas beaucoup cette série qui a très mal vieilli ou qui ne peut être lue que par des enfants de moins de 10 ans qui adorent l'aventure. Pas de bol, j'ai lu ça à l'adoslescence. Je trouve les héros, le chef surtout, trop parfaits. Courageux, gentils, aident les gens, toujours serviables... C'est le fils caché de Tintin ? Le dessin est vieillot et devient moche lorsque l'auteur prend un virage réaliste (La pire période !). Charlier semble s'ennuyer dans les albums qu'il scénarise. D'ailleurs, les scénarios sont remplis de clichés stupides (Notamment dans l'histoire avec l'héritier russe).