Une bonne idée : celle d’un « 24hrs chrono » de la BD lancé par Trondheim à Angoulême en 2007. Et 26 auteurs vont relever le défi : 24 planches en 24 heures ; ce avec l’obligation d’une boule de neige dans la première et la dernière case.. Résultat ? Un petit recueil assez sympathique MAIS qui ne reprend les histoires que de 9 des participants (et les autres, ils ne valent rien ?…). En lui même, le bouquin est intéressant car il témoigne de la spontanéité qu’un auteur peut avoir en pleine création.
MAIS : était-ce bien utile ?.. surtout que toutes les planches se sont retrouvées visibles sur le net. Petit album témoignage d’une idée, d’un moment de création(s) mais qui n’a pas grand chose d’attirant en lui-même. Je n’écris pas « pouvais mieux faire » mais je me demande ce que cela aurait donné avec quelques « plus grands noms ». L’ensemble ne m’a pas attiré, malgré son côté sympa.
Une série pas trop oubliée car due aux talents conjugués de deux bons auteurs. Cette « jungle » ?… ben… pas très récente ! Elle débute en effet dans Pif Gadget n° 34 du 18 Octobre 1969. Mais je ne l’ai connue que quelques années plus tard, tant dans certains albums Dargaud que –surtout- dans la collection « 16/22 » (une chouette série brochée, difficilement trouvable –en bon état- de nos jours).
La « Jungle en folie » ?… pas trop aimé. Pourtant, nombre d’ingrédients d’une bonne BD sont réunis. D’abord le concept : une sorte d’arche de Noé –dans un désert infranchissable- où les animaux vivent une sorte de huis clos. Et cette vie n’est pas triste. Réflexions philosophiques et jeux de mots basés sur une sorte d’observation de notre monde à nous –les humains- sont parfois vraiment hilarants. On y rencontre des personnages attractifs par leurs comportements : Auguste –un crocodile poète-, Joé –un tigre végétarien-, Potame –un médecin psychologue-, Gros Rhino –l’amuseur de la bande-, Mortimer –un serpent à « sornettes »-, etc.
Ce petit monde vit sa vie, nous est décrit sous le pinceau alerte de Mic Delinx. Ce dernier, par son trait vraiment habile, parvient à rendre « ses » animaux quasi humains en leur faisant vivre un modus vivendi proche du nôtre.
C’est satirique, rafraîchissant, habile dans la réalisation, vraiment souriant par moments MAIS –avis perso- je me suis senti peu concerné par les états d’âmes des intervenants. Trop jeune à l’époque pour vraiment apprécier cette dualité entre les animaux et nous, et moi ?… Vraisemblable. Mais je me suis jamais réellement posé la question. Je possède quelques tomes de cette « Jungle ». Faudra que je les relise un jour. Mais ce ne sera pas dans un avenir proche…
Bon, au risque de déplaire aux auteurs, je me suis ennuyé terrible, à la lecture de ce volume. Qu’est ce que c’est creux ! Le scénario est d’une mollesse incroyable, on tourne les pages en espérant qu’il va se passer quelque chose…il finit par ce passer quelque chose… dans les dernières pages…voilà c’est fini. C’est sans queue, ni tête.
Le découpage du dessin est plutôt réussi, mais c’est à l’égal du scénario : beaucoup trop de remplissage pour ne rien dire : l’exemple de la page ou Simon est à son balcon lorsque Anne le quitte, franchement 6 cases auraient été suffisantes. Et il y a beaucoup d’autres planches du même style…
Enfin bref, je ne recommande pas l’achat.
C’était en 2003, devant le succès de plus en plus grandissant des mangas, je m’étais mis en tête de lire une bd japonais. Il faut dire que ceux que j’avais feuilleté jusqu’à maintenant ne m’ont jamais enthousiasmé pour plusieurs raisons (voir plus bas). En rencontrant un ami fana de mangas et selon mes goûts en matière de la lecture de bd franco-belge, celui-ci me conseilla fortement de lire « Nausicaä de la vallée des vents ». Aussitôt dit, aussitôt fait : je me rendis dans ma librairie habituelle pour acheter les trois premiers tomes de cette série.
Ma première impression en lisant le premier album fut mitigée.
Au niveau du dessin, je trouvais l’ensemble assez plaisant à regarder mais je retrouvais dans ce manga tout ce que je n’aime pas dans la représentation des personnages, c'est-à-dire des gros yeux de biche et des expressions à la limite de la caricature. De plus, les décors se noient dans des détails, le dessin m’est apparu donc fouillis et pas toujours évident à déchiffrer (De plus, la qualité du papier de cette édition est, à mon avis, à désirer). Les quelques exemples de dessins superbement coloriés d’une lisibilité exemplaire me font d’ailleurs regretter que l’auteur n’ait pas réalisé une édition en couleurs de sa série…
Au niveau du scénario, dès le début, il y a une chose que je n’ai pas appréciée : c’est l’utilisation d’une jeune princesse comme héroïne, seule et contre tous capable de sauver le monde… bref, j’ai retrouvé là tous les ingrédients d’un vieux dessin animé de mon enfance, c’est dire le niveau du scénario !
Mais bon, le monde dans lequel évolue cette histoire semblait vaste et le thème de l’écologie me plaisait alors je me suis encouragé à lire les tomes suivants en espérant que ceux-ci soient de plus en plus fascinants…
Et bien non ! Au fil des tomes, mon intérêt pour ce récit chuta de plus de plus ! Là encore, ce que je me faisais comme idée des mangas se confirma : leurs histoires comportent tous de looooongues séquences de réflexion suivies de looooongues séquences d’action (ou de combat)…
Bref, l’originalité de ce récit basée pourtant sur le thème de l’écologie ne m’est donc pas apparue si marquante que ça au point je commençais à m’ennuyer fortement en la lisant.
Malgré tout, j’ai acheté le quatrième tome sans grand enthousiasme qui m’acheva cette lecture ! Je n’arrivais pas à m’attacher à cette histoire, le dessin ne me plaisait pas plus que ça, je n’aimais pas l’héroïne et surtout les scènes que ce soit pour les combats ou les moments de détente me semblaient toujours interminables.
J’ai donc mis mes quatre tomes de côté en me disant que ce n’était décidément pas ma bonne période pour les lire. Depuis, je n’ai plus eu envie de refeuilleter cette série. De plus, mon mauvais souvenir de cette lecture m’a empêché pendant des années de me replonger dans les mangas…
« Nausicaä de la vallée des vents » est un manga qui m’est resté à travers la gorge, je me suis ennuyé en le lisant au point que j’ai arrêté cette lecture au quatrième tome. Tellement déçu qu’il m’a fallu que je lise un manga de Jiro Taniguchi des années et des années après pour que j’appréciasse enfin une bd nipponne !
En tous cas, ne tombez pas dans le même piège comme moi ! Allez emprunter les trois premiers tomes chez un ami ou dans une bibliothèque : si vous les aimez, il y a de fortes chances que vous appréciez pleinement « Nausicaä de la vallée des vents » sinon vous risquez d’être très déçus !
Une drôle de BD faite de petits récits autour d'un personnage étrange.
Les scénarios sont décalés mais rien n’en est ressorti à la lecture, en tout cas pas l'humour annoncé... Même pris au deuxième degré.
Le dessin est simpliste mais agréable.
Les histoires se lisent vite, sans difficultés mais s'oublient à peine le livre fermé.
Un petit 2 pour les 2 premiers récits qui apportent des approches assez intéressantes, après ça m'est passé par dessus la tête.
Cette lecture fut décevante, j'en attendais peut être trop après avoir lu et apprécié une bonne partie des séries de Chauvel.
Je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire, la lecture fut très difficile voir pénible. Le dessin ne m'a pas encouragé à y mettre plus d'engagement...
Le N&B me plait en général mais les cases sont trop blanches, il manque les jeux d'ombres et les traits m'ont paru hésitants.
Le genre de BD qui ne laisse pas une trace indélébile.
Je ne mets pas un 1 car il ne s'agit pas d'une BD nulle mais elle ne m'a pas plu.
Stephen King, auteur de romans et de fictions à tendance fantastico-horrifique, prolifique et surtout à succès n'est sûrement plus à présenter. Il a bercé mon adolescence d'histoires qui m'aidaient à m'endormir, dont notamment Marche ou crève.
La nouvelle maison d'édition, Fusion Comics, fusion de Soleil et Panini, entame son catalogue par une adaptation du fameux roman La Tour sombre. Le format de cet album est déjà particulier. C'est un grand format, mais moins large. Ce qui donne déjà un format ''Tour'', référence à la série.
Nous avons ici les deux premiers albums de la trilogie qui composera l'adaptation BD de l'histoire imaginée par l'auteur américain.
Commençons par le graphisme, puisqu'il s'agit souvent d'un point mis en avant par l'éditeur. C'est Jae Lee qui se charge du graphisme et Richard Isanove de la couleur. Si je ne connais pas Jae Lee, il est intervenu sur bon nombre de comics Marvel et sa réputation semble le précéder. Il faut avouer que son trait et sa mise en scène sont plutôt agréables. Les couleurs en revanche, 100% informatique m'ont une fois encore gêné. Je ne suis décidément pas un adepte de cet outil de travail qui, s'il peut donner de merveilleux résultats en appoint du travail, est trop impersonnel lorsqu'il est employé seul. Les couleurs cependant sont souvent bien choisies, c'est plus dans le rendu des matières que le bât blesse. Les visages manquent de grain, les vêtements sont trop lisses…
Malgré tout, comme bien souvent, on s'y fait. D'autant plus que je préfère une BD avec des dessins que j'apprécie peu mais disposant d'un bon scénario que l'inverse.
Alors, le scénario m'a-t-il permis de sauver mon opinion de cet album ? Je n'ai jamais lu les romans originaux. Je ne pourrai donc pas juger de la pertinence de l'adaptation. En tout état de cause, il y a malheureusement des longueurs. Si certains plans filmés des films de Sergio Leone, volontairement lents et lancinants, ont rendu les films mythiques, ici ce n'est pas le cas. L'histoire manque donc singulièrement de rythme à maintes reprises… Du coup, même si les albums disposent de 80 pages, les rendant de visu plutôt conséquents, lorsqu'on les referme on a une impression bizarre de vide et de manque de consistance. Le premier tome qui se penche sur l'enfance du Pistolero me semble finalement assez creux. Certaines scènes sont certes dynamiques et fort intéressantes, captant notre attention avec force, mais ces rares instants ne parviennent pas à sauver l'ensemble. Surtout, ancien lecteur de King, le connaissant pour son sens inné pour instaurer des ambiances malsaines et pleines de peur, ici je n'ai jamais frissonné. J'ai attendu, attendu, attendu… Sans trouver les sensations espérées.
Le deuxième tome ne m'a pas offert mieux, voir même pire...Je ne parviens décidemment pas à accrocher au rendu de cette BD.
Moi qui suis un fidèle des romans de S King, je crois qu'il va me falloir me réconforter avec la version sans dessins :)
Voilà. Malheureusement, je ne pourrai pas conseiller la lecture de cette série, sauf, peut être si vous avez déjà lu les romans et que vous pourrez ainsi retrouver une ambiance et un univers que vous connaissez.
Etant assez fan des créations de Games Workshop trouver cette BD dans la Fnac locale a su émoustiller mon imagination, la lecture fut riche en désillusions.
Le scénario d'une platitude assez remarquable, des personnages qui se résument assez vite : Je-suis-un-gros-bourrin-qui-a-jamais-peur-et-sert-l'Empereur-YAAAAAH ! et un graphisme certes acceptable mais ne cassant guère de barreaux de chaises...
On se contente d'y énumérer des escarmouches sans finalité entre des Black Templars (Qui sont pas loin d'être les plus cons des Spaces Marines, genre : Brulez l'Hérétique ! Mort à l'Extraterrestre ! etc. etc.) et les ennemis divers et variés de l'Impérium, le tout servi par une narration qui confine aux pires des clichés de film de guerre.
Enfin, il est toujours possible d'apprécier cette BD au travers des scènes de combat et certaines cases de grand volume qui ne dépareilleraient pas comme illustrations de codex (même s'il y aurait tout intérêt à les retravailler).
Pour commencer, je ne suis pas fan de manga, mais j'essaie d'en lire pour m'en faire une opinion. Mais cette bd a selon moi tout ce que je n'aime pas dans les mangas : l'histoire traine en longueur sur 5 tomes sur des détails qui n'en finissent pas.
Les dessins sont assez bien dessinés mais manque d'envergure, de détails, de colorisations (ou d'épaisseur de trait par moment). J'ai toujours cette impression d'industrialisation ou d'impersonnel dans le remplissage, par exemple, des formes. Je trouve aussi que ça manque de mouvements qui est très mal représenté. Bon, ça c'est selon moi des généralités qui caractérisent la plupart des mangas que j'ai lu.
Maintenant sur le fond de celui-là. Je l'avais choisi exprès, et avec espoir, car je connais bien ce domaine, j'ai moi même fait un peu d'alpinisme et beaucoup d'escalade. Et j'avoue que je suis déçu par cette partie que j'ai eu du mal à ressentir : tout semble facile et l'exploit à porté de main.
Sur le scénario, comme je le disais, en lui même il est intéressant, le fait de voir ça sous forme d'une enquête d'un photographe est intéressante, mais ça traîne en longueur et franchement j'ai failli plusieurs fois abandonner. L'histoire aurait énormément gagné à être plus courte et avec moins de répétition (toutes ses escalades qui se ressemblent à chaque fois).
Peut être que je n'adhère pas à la culture manga et qu'il faut que j'abandonne ?
Une bd qui parle des obèses racontée par une femme grosse (bin oui, n’ayons pas peur des mots !), c’est plutôt rare non ?
Mais voilà, je suis ressorti très déçu de cette lecture car je n’y ai rien appris…
Du constat, du constat et du constat, voilà en gros ce que nous raconte Gally ! Elle nous conte son quotidien, comment elle vit son surpoids, nous raconte comment les gens réagissent face à elle, nous fait partager les sentiments qu’éprouvent son tendre et cher pour elle. Tout cela est très bien raconté, je dirais même que la narration est très bonne et accrocheuse car il y a de la sincérité qui se dégage dans les propos de Gally.
Mais, à mon avis, il manque l’essentiel : pourquoi une belle jeune fille comme elle en est arrivé à un surpoids de 40 kilos ?
Ok, Gally n’arrête pas de manger, elle ne fait pas de sport, etc… tout le monde sait plus ou moins ce qui fait grossir, là n’est pas le problème. La plupart des gens savent même sans être obèse que le regard des autres sur les personnes fortes est dur, que cela risque d’entraîner des problèmes pour s’habiller, etc… bref, rien à se mettre sous la dent quoi ! (désolé pour ce genre de jeu de mot mais c’est vraiment que j’ai ressenti en lisant cette bd).
Par contre, j’aurais bien voulu savoir ce qui l’a amenée à bouffer, bouffer, bouffer… à un moment de la bd, je me suis dit : « ça y est, elle se dévoile enfin, elle va nous dire ce qui cloche vraiment en elle ! » (c'est vrai qu'un autre côté, si elle savait vraiment d'où vient son problème, elle n'en serait pas là... mais bon...) en voyant la séquence où elle nous raconte sa relation avec son père pour finalement replonger dans ses constats, ses rêves de gourmandise, son excuse d’être obèse par hérédité… Bof quoi ! D’autant plus que l’auteure semble s’enfoncer de plus en plus dans son handicap comme si l’obésité était une maladie irréversible, sans note d’espoir de s’en tirer même elle raconte ses problèmes quotidiens avec un ton qui se veut humoristique.
Graphiquement, je dois avouer que j’aime le trait de Gally, celui-ci m’est apparu très agréable à contempler. Son coup de crayon y apparaît souple. Le dessin est épuré mais ça suffit, à mon avis, amplement pour une bd de ce type.
« Mon gras à moi » est une bd autobiographique très accrocheuse à lire mais qui ne m’a rien apporté de plus à ce que je savais : raconter son quotidien d’obèse avec humour ne suffit pas, dire pourquoi on en est arrivé là et apporter des solutions à ce problème même si ça n’a rien donné pour le moment, c’est franchement mieux ! C’est ce dernier aspect qui manque cruellement dans cet album ! Gally se lamente sans arrêt sur son obésité que ça en devient agaçant !
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Boule de neige (Delcourt)
Une bonne idée : celle d’un « 24hrs chrono » de la BD lancé par Trondheim à Angoulême en 2007. Et 26 auteurs vont relever le défi : 24 planches en 24 heures ; ce avec l’obligation d’une boule de neige dans la première et la dernière case.. Résultat ? Un petit recueil assez sympathique MAIS qui ne reprend les histoires que de 9 des participants (et les autres, ils ne valent rien ?…). En lui même, le bouquin est intéressant car il témoigne de la spontanéité qu’un auteur peut avoir en pleine création. MAIS : était-ce bien utile ?.. surtout que toutes les planches se sont retrouvées visibles sur le net. Petit album témoignage d’une idée, d’un moment de création(s) mais qui n’a pas grand chose d’attirant en lui-même. Je n’écris pas « pouvais mieux faire » mais je me demande ce que cela aurait donné avec quelques « plus grands noms ». L’ensemble ne m’a pas attiré, malgré son côté sympa.
La Jungle en folie
Une série pas trop oubliée car due aux talents conjugués de deux bons auteurs. Cette « jungle » ?… ben… pas très récente ! Elle débute en effet dans Pif Gadget n° 34 du 18 Octobre 1969. Mais je ne l’ai connue que quelques années plus tard, tant dans certains albums Dargaud que –surtout- dans la collection « 16/22 » (une chouette série brochée, difficilement trouvable –en bon état- de nos jours). La « Jungle en folie » ?… pas trop aimé. Pourtant, nombre d’ingrédients d’une bonne BD sont réunis. D’abord le concept : une sorte d’arche de Noé –dans un désert infranchissable- où les animaux vivent une sorte de huis clos. Et cette vie n’est pas triste. Réflexions philosophiques et jeux de mots basés sur une sorte d’observation de notre monde à nous –les humains- sont parfois vraiment hilarants. On y rencontre des personnages attractifs par leurs comportements : Auguste –un crocodile poète-, Joé –un tigre végétarien-, Potame –un médecin psychologue-, Gros Rhino –l’amuseur de la bande-, Mortimer –un serpent à « sornettes »-, etc. Ce petit monde vit sa vie, nous est décrit sous le pinceau alerte de Mic Delinx. Ce dernier, par son trait vraiment habile, parvient à rendre « ses » animaux quasi humains en leur faisant vivre un modus vivendi proche du nôtre. C’est satirique, rafraîchissant, habile dans la réalisation, vraiment souriant par moments MAIS –avis perso- je me suis senti peu concerné par les états d’âmes des intervenants. Trop jeune à l’époque pour vraiment apprécier cette dualité entre les animaux et nous, et moi ?… Vraisemblable. Mais je me suis jamais réellement posé la question. Je possède quelques tomes de cette « Jungle ». Faudra que je les relise un jour. Mais ce ne sera pas dans un avenir proche…
La Cellule
Bon, au risque de déplaire aux auteurs, je me suis ennuyé terrible, à la lecture de ce volume. Qu’est ce que c’est creux ! Le scénario est d’une mollesse incroyable, on tourne les pages en espérant qu’il va se passer quelque chose…il finit par ce passer quelque chose… dans les dernières pages…voilà c’est fini. C’est sans queue, ni tête. Le découpage du dessin est plutôt réussi, mais c’est à l’égal du scénario : beaucoup trop de remplissage pour ne rien dire : l’exemple de la page ou Simon est à son balcon lorsque Anne le quitte, franchement 6 cases auraient été suffisantes. Et il y a beaucoup d’autres planches du même style… Enfin bref, je ne recommande pas l’achat.
Nausicaä de la vallée du vent
C’était en 2003, devant le succès de plus en plus grandissant des mangas, je m’étais mis en tête de lire une bd japonais. Il faut dire que ceux que j’avais feuilleté jusqu’à maintenant ne m’ont jamais enthousiasmé pour plusieurs raisons (voir plus bas). En rencontrant un ami fana de mangas et selon mes goûts en matière de la lecture de bd franco-belge, celui-ci me conseilla fortement de lire « Nausicaä de la vallée des vents ». Aussitôt dit, aussitôt fait : je me rendis dans ma librairie habituelle pour acheter les trois premiers tomes de cette série. Ma première impression en lisant le premier album fut mitigée. Au niveau du dessin, je trouvais l’ensemble assez plaisant à regarder mais je retrouvais dans ce manga tout ce que je n’aime pas dans la représentation des personnages, c'est-à-dire des gros yeux de biche et des expressions à la limite de la caricature. De plus, les décors se noient dans des détails, le dessin m’est apparu donc fouillis et pas toujours évident à déchiffrer (De plus, la qualité du papier de cette édition est, à mon avis, à désirer). Les quelques exemples de dessins superbement coloriés d’une lisibilité exemplaire me font d’ailleurs regretter que l’auteur n’ait pas réalisé une édition en couleurs de sa série… Au niveau du scénario, dès le début, il y a une chose que je n’ai pas appréciée : c’est l’utilisation d’une jeune princesse comme héroïne, seule et contre tous capable de sauver le monde… bref, j’ai retrouvé là tous les ingrédients d’un vieux dessin animé de mon enfance, c’est dire le niveau du scénario ! Mais bon, le monde dans lequel évolue cette histoire semblait vaste et le thème de l’écologie me plaisait alors je me suis encouragé à lire les tomes suivants en espérant que ceux-ci soient de plus en plus fascinants… Et bien non ! Au fil des tomes, mon intérêt pour ce récit chuta de plus de plus ! Là encore, ce que je me faisais comme idée des mangas se confirma : leurs histoires comportent tous de looooongues séquences de réflexion suivies de looooongues séquences d’action (ou de combat)… Bref, l’originalité de ce récit basée pourtant sur le thème de l’écologie ne m’est donc pas apparue si marquante que ça au point je commençais à m’ennuyer fortement en la lisant. Malgré tout, j’ai acheté le quatrième tome sans grand enthousiasme qui m’acheva cette lecture ! Je n’arrivais pas à m’attacher à cette histoire, le dessin ne me plaisait pas plus que ça, je n’aimais pas l’héroïne et surtout les scènes que ce soit pour les combats ou les moments de détente me semblaient toujours interminables. J’ai donc mis mes quatre tomes de côté en me disant que ce n’était décidément pas ma bonne période pour les lire. Depuis, je n’ai plus eu envie de refeuilleter cette série. De plus, mon mauvais souvenir de cette lecture m’a empêché pendant des années de me replonger dans les mangas… « Nausicaä de la vallée des vents » est un manga qui m’est resté à travers la gorge, je me suis ennuyé en le lisant au point que j’ai arrêté cette lecture au quatrième tome. Tellement déçu qu’il m’a fallu que je lise un manga de Jiro Taniguchi des années et des années après pour que j’appréciasse enfin une bd nipponne ! En tous cas, ne tombez pas dans le même piège comme moi ! Allez emprunter les trois premiers tomes chez un ami ou dans une bibliothèque : si vous les aimez, il y a de fortes chances que vous appréciez pleinement « Nausicaä de la vallée des vents » sinon vous risquez d’être très déçus !
Jean-Polpol
Une drôle de BD faite de petits récits autour d'un personnage étrange. Les scénarios sont décalés mais rien n’en est ressorti à la lecture, en tout cas pas l'humour annoncé... Même pris au deuxième degré. Le dessin est simpliste mais agréable. Les histoires se lisent vite, sans difficultés mais s'oublient à peine le livre fermé. Un petit 2 pour les 2 premiers récits qui apportent des approches assez intéressantes, après ça m'est passé par dessus la tête.
Trois allumettes
Cette lecture fut décevante, j'en attendais peut être trop après avoir lu et apprécié une bonne partie des séries de Chauvel. Je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire, la lecture fut très difficile voir pénible. Le dessin ne m'a pas encouragé à y mettre plus d'engagement... Le N&B me plait en général mais les cases sont trop blanches, il manque les jeux d'ombres et les traits m'ont paru hésitants. Le genre de BD qui ne laisse pas une trace indélébile. Je ne mets pas un 1 car il ne s'agit pas d'une BD nulle mais elle ne m'a pas plu.
La Tour sombre
Stephen King, auteur de romans et de fictions à tendance fantastico-horrifique, prolifique et surtout à succès n'est sûrement plus à présenter. Il a bercé mon adolescence d'histoires qui m'aidaient à m'endormir, dont notamment Marche ou crève. La nouvelle maison d'édition, Fusion Comics, fusion de Soleil et Panini, entame son catalogue par une adaptation du fameux roman La Tour sombre. Le format de cet album est déjà particulier. C'est un grand format, mais moins large. Ce qui donne déjà un format ''Tour'', référence à la série. Nous avons ici les deux premiers albums de la trilogie qui composera l'adaptation BD de l'histoire imaginée par l'auteur américain. Commençons par le graphisme, puisqu'il s'agit souvent d'un point mis en avant par l'éditeur. C'est Jae Lee qui se charge du graphisme et Richard Isanove de la couleur. Si je ne connais pas Jae Lee, il est intervenu sur bon nombre de comics Marvel et sa réputation semble le précéder. Il faut avouer que son trait et sa mise en scène sont plutôt agréables. Les couleurs en revanche, 100% informatique m'ont une fois encore gêné. Je ne suis décidément pas un adepte de cet outil de travail qui, s'il peut donner de merveilleux résultats en appoint du travail, est trop impersonnel lorsqu'il est employé seul. Les couleurs cependant sont souvent bien choisies, c'est plus dans le rendu des matières que le bât blesse. Les visages manquent de grain, les vêtements sont trop lisses… Malgré tout, comme bien souvent, on s'y fait. D'autant plus que je préfère une BD avec des dessins que j'apprécie peu mais disposant d'un bon scénario que l'inverse. Alors, le scénario m'a-t-il permis de sauver mon opinion de cet album ? Je n'ai jamais lu les romans originaux. Je ne pourrai donc pas juger de la pertinence de l'adaptation. En tout état de cause, il y a malheureusement des longueurs. Si certains plans filmés des films de Sergio Leone, volontairement lents et lancinants, ont rendu les films mythiques, ici ce n'est pas le cas. L'histoire manque donc singulièrement de rythme à maintes reprises… Du coup, même si les albums disposent de 80 pages, les rendant de visu plutôt conséquents, lorsqu'on les referme on a une impression bizarre de vide et de manque de consistance. Le premier tome qui se penche sur l'enfance du Pistolero me semble finalement assez creux. Certaines scènes sont certes dynamiques et fort intéressantes, captant notre attention avec force, mais ces rares instants ne parviennent pas à sauver l'ensemble. Surtout, ancien lecteur de King, le connaissant pour son sens inné pour instaurer des ambiances malsaines et pleines de peur, ici je n'ai jamais frissonné. J'ai attendu, attendu, attendu… Sans trouver les sensations espérées. Le deuxième tome ne m'a pas offert mieux, voir même pire...Je ne parviens décidemment pas à accrocher au rendu de cette BD. Moi qui suis un fidèle des romans de S King, je crois qu'il va me falloir me réconforter avec la version sans dessins :) Voilà. Malheureusement, je ne pourrai pas conseiller la lecture de cette série, sauf, peut être si vous avez déjà lu les romans et que vous pourrez ainsi retrouver une ambiance et un univers que vous connaissez.
Warhammer 40,000
Etant assez fan des créations de Games Workshop trouver cette BD dans la Fnac locale a su émoustiller mon imagination, la lecture fut riche en désillusions. Le scénario d'une platitude assez remarquable, des personnages qui se résument assez vite : Je-suis-un-gros-bourrin-qui-a-jamais-peur-et-sert-l'Empereur-YAAAAAH ! et un graphisme certes acceptable mais ne cassant guère de barreaux de chaises... On se contente d'y énumérer des escarmouches sans finalité entre des Black Templars (Qui sont pas loin d'être les plus cons des Spaces Marines, genre : Brulez l'Hérétique ! Mort à l'Extraterrestre ! etc. etc.) et les ennemis divers et variés de l'Impérium, le tout servi par une narration qui confine aux pires des clichés de film de guerre. Enfin, il est toujours possible d'apprécier cette BD au travers des scènes de combat et certaines cases de grand volume qui ne dépareilleraient pas comme illustrations de codex (même s'il y aurait tout intérêt à les retravailler).
Le Sommet des dieux
Pour commencer, je ne suis pas fan de manga, mais j'essaie d'en lire pour m'en faire une opinion. Mais cette bd a selon moi tout ce que je n'aime pas dans les mangas : l'histoire traine en longueur sur 5 tomes sur des détails qui n'en finissent pas. Les dessins sont assez bien dessinés mais manque d'envergure, de détails, de colorisations (ou d'épaisseur de trait par moment). J'ai toujours cette impression d'industrialisation ou d'impersonnel dans le remplissage, par exemple, des formes. Je trouve aussi que ça manque de mouvements qui est très mal représenté. Bon, ça c'est selon moi des généralités qui caractérisent la plupart des mangas que j'ai lu. Maintenant sur le fond de celui-là. Je l'avais choisi exprès, et avec espoir, car je connais bien ce domaine, j'ai moi même fait un peu d'alpinisme et beaucoup d'escalade. Et j'avoue que je suis déçu par cette partie que j'ai eu du mal à ressentir : tout semble facile et l'exploit à porté de main. Sur le scénario, comme je le disais, en lui même il est intéressant, le fait de voir ça sous forme d'une enquête d'un photographe est intéressante, mais ça traîne en longueur et franchement j'ai failli plusieurs fois abandonner. L'histoire aurait énormément gagné à être plus courte et avec moins de répétition (toutes ses escalades qui se ressemblent à chaque fois). Peut être que je n'adhère pas à la culture manga et qu'il faut que j'abandonne ?
Mon Gras et moi
Une bd qui parle des obèses racontée par une femme grosse (bin oui, n’ayons pas peur des mots !), c’est plutôt rare non ? Mais voilà, je suis ressorti très déçu de cette lecture car je n’y ai rien appris… Du constat, du constat et du constat, voilà en gros ce que nous raconte Gally ! Elle nous conte son quotidien, comment elle vit son surpoids, nous raconte comment les gens réagissent face à elle, nous fait partager les sentiments qu’éprouvent son tendre et cher pour elle. Tout cela est très bien raconté, je dirais même que la narration est très bonne et accrocheuse car il y a de la sincérité qui se dégage dans les propos de Gally. Mais, à mon avis, il manque l’essentiel : pourquoi une belle jeune fille comme elle en est arrivé à un surpoids de 40 kilos ? Ok, Gally n’arrête pas de manger, elle ne fait pas de sport, etc… tout le monde sait plus ou moins ce qui fait grossir, là n’est pas le problème. La plupart des gens savent même sans être obèse que le regard des autres sur les personnes fortes est dur, que cela risque d’entraîner des problèmes pour s’habiller, etc… bref, rien à se mettre sous la dent quoi ! (désolé pour ce genre de jeu de mot mais c’est vraiment que j’ai ressenti en lisant cette bd). Par contre, j’aurais bien voulu savoir ce qui l’a amenée à bouffer, bouffer, bouffer… à un moment de la bd, je me suis dit : « ça y est, elle se dévoile enfin, elle va nous dire ce qui cloche vraiment en elle ! » (c'est vrai qu'un autre côté, si elle savait vraiment d'où vient son problème, elle n'en serait pas là... mais bon...) en voyant la séquence où elle nous raconte sa relation avec son père pour finalement replonger dans ses constats, ses rêves de gourmandise, son excuse d’être obèse par hérédité… Bof quoi ! D’autant plus que l’auteure semble s’enfoncer de plus en plus dans son handicap comme si l’obésité était une maladie irréversible, sans note d’espoir de s’en tirer même elle raconte ses problèmes quotidiens avec un ton qui se veut humoristique. Graphiquement, je dois avouer que j’aime le trait de Gally, celui-ci m’est apparu très agréable à contempler. Son coup de crayon y apparaît souple. Le dessin est épuré mais ça suffit, à mon avis, amplement pour une bd de ce type. « Mon gras à moi » est une bd autobiographique très accrocheuse à lire mais qui ne m’a rien apporté de plus à ce que je savais : raconter son quotidien d’obèse avec humour ne suffit pas, dire pourquoi on en est arrivé là et apporter des solutions à ce problème même si ça n’a rien donné pour le moment, c’est franchement mieux ! C’est ce dernier aspect qui manque cruellement dans cet album ! Gally se lamente sans arrêt sur son obésité que ça en devient agaçant !