Les derniers avis (20784 avis)

Couverture de la série Strapontin
Strapontin

Une œuvre de jeunesse de Berck scénarisée par Goscinny, cela a de quoi allécher l’amateur de moisi que je suis. Je gardais cependant de la série le souvenir d’une œuvre passable, sans plus. A la relire, je ne peux que confirmer mon appréciation plus que modérée. Le trait de Berck est encore très immature, ses décors sont peu travaillés, ses personnages sont des plus basiques dans ce genre franco-belge humoristique à gros nez. Quant aux scénarios de Goscinny, ils sont très convenus. L’humour est présent (de temps à autre), les rebondissements aussi, mais il n’y a pas de réelle originalité dans le traitement du sujet. C’est typiquement le genre de séries produites à grande vitesse afin de remplir les magazines de l’époque (le journal de Tintin, dans le cas présent). La série ne bénéficie pas du soin indispensable à en faire une œuvre marquante, les auteurs ne pouvant y consacrer le temps nécessaire pour lui assurer une profondeur suffisante. A réserver aux curieux amateurs de franco-belge des temps héroïques.

15/06/2010 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Wonder Woman (DC Heroes)
Wonder Woman (DC Heroes)

Ceci est le premier Wonder Woman que je lis et je ne suis pas impressionné. Sans être un chef d'œuvre, l'histoire aurait pu être intéressante, mais le scénario souffre de plusieurs défauts. Tout d'abord, les combats sont trop longs et je me suis rapidement ennuyé. Deuxièmement, les personnages ne sont pas très attachants. Je me fichais de ce qu'il leur arrivait. Troisièmement, les scènes s'enchainent mal et le scénario est parfois dur à comprendre même s'il est simpliste. Heureusement, j'ai deviné ce qu'il se passait après quelques secondes de réflexion, mais c'est vraiment chiant. Je n'aime pas du tout être obligé de comprendre ce que je lis toutes les dix pages. Le pire c'est que ce sont souvent des trucs simples comme 'Wonder Woman combat un méchant et un autre vilain apparait de nulle part'....

15/06/2010 (modifier)
Couverture de la série Le Cercle de Minsk
Le Cercle de Minsk

Cette série, qui avait pourtant tout pour me plaire, m’a finalement déçu tant elle m’est de plus en plus apparue bâclée au fil de ses tomes. Pourtant, bon sang, Giroud nous a déjà offert plus d’un récit alliant une dimension historique et une intrigue policière ! Seulement, voilà, ici la dimension historique est peu originale et l’intrigue est des plus convenues. L’ensemble se laisse toutefois lire et nul doute qu’avec un dessin à la hauteur cette histoire m’aurait suffisamment accroché pour que j’en recommande l’achat. Car Frank Giroud sait écrire une bande dessinée, ses révélations sont distillées avec parcimonie, le suspense a beau être relatif, il demeure néanmoins présent du début à la fin. Et même si la montagne accouche d’une souris, je n’ai pas voulu rater l’accouchement. D’autre part, bon sang, Jean-Marc Stalner n’est pas un manchot du pinceau ! Oui, mais voilà, au terme du troisième tome, j’ai l’impression qu’il n’a plus qu’une seule pensée : vite achever le bazar et passer à autre chose. Alors, déjà qu’avant j’avais du mal à différencier deux de ses héroïnes, si ensuite il néglige ses décors et cesse de « nettoyer » ses planches (entendez par là qu’elles manquent de netteté et de lisibilité du fait d’une surabondance de traits inutiles), c'est le bouquet ! Résultat : on est entre le bof et le pas mal. En tenant compte de la moyenne des productions actuelles (où quantité est tout de même loin de rimer avec qualité), je dirais pas mal, mais compte tenu de leurs talents respectifs, je serai plus sévère. Bof, donc. Si vous appréciez ces auteurs, privilégiez d’autres séries à ce très anodin cercle de Minsk.

10/07/2009 (MAJ le 15/06/2010) (modifier)
Par Ems
Note: 2/5
Couverture de la série Les Rois vagabonds
Les Rois vagabonds

J'aurais tant aimé cette BD mais la lecture s'est transformée en calvaire malgré l'intérêt du contenu. C'est répétitif, uniforme sur la longueur, ça manque de rythme et c'est trop bavard par moments. Certes, l'après 1929 est bien traité sur le fond, pour la forme j'ai vu mieux. Les personnages se ressemblent trop, tout comme les lieux. On dirait presqu'un road movie dans un théâtre... Arrivé au bout du premier tiers de la BD sans problème, quelque chose s'est cassé ensuite. Je ne tenterai pas une seconde lecture car je me suis trop forcé sur la première pour un résultat en dessous de mes attentes. Le dossier final est bien conçu, il faudrait presque le lire avant d'entamer la lecture. A découvrir, c'est intéressant, beaucoup ont aimé, donc il y a de la marge pour que ça passe pour vous.

14/06/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série 100 âmes
100 âmes

Une lecture qui s'est révélée très facile pour un scénario finalement assez convenu. On retombe malheureusement sur des clichés habituels malgré un bon début. Encore une de ces prophéties qui se réalisera ou pas en fonction des évènements. On croirait lire 3 drôles de dames au pays des maisons hantées avec Charlie dans le rôle du démon. Le fantôme du métro effrayera peut-être ou pas... C'est finalement très fade malgré une colorisation à outrance. Je dois reconnaître cependant que c'est bien dessiné avec un souci du détail toujours présent. C'est l'histoire qui ne m'a pas emballée avec tout ce mélange entre fantastique et réalité ou entre passé et présent. Le lecteur même avisé pourra bien vite se perdre. On pourra aisément passer à autre chose. Perte de temps assuré ...

04/07/2009 (MAJ le 14/06/2010) (modifier)
Par Chéreau
Note: 2/5
Couverture de la série Carmen Cru
Carmen Cru

Assez d'accord avec Régis : le trait est féroce et maîtrisé, la caricature réussie. Mais un peu trop peut-être. Pas un personnage pour sauver l'autre. Tous sont aussi bêtes, égoïstes et méchants les uns que les autres. Et sans la même drôlerie que dans les Bidochon. On ressort de ces albums un peu misanthrope et un peu déprimé. J'ai du mal.

13/06/2010 (modifier)
Couverture de la série Cyborg 009
Cyborg 009

J'ai acheté le premier tome de cette série du fait du style assez proche de celui de Tezuka, que j'apprécie énormément. Il l'est effectivement concernant le dessin. Concernant l'histoire... elle est très simpliste, un peu dans le genre de celles de Tezuka à ses débuts (et je n'aime pas cette période très particulière non plus). L'œuvre étant très vieille, elle souffre donc des même défauts que celles de Tezuka de la même époque : une narration aussi simpliste que les intrigues développées. Il s'agit d'histoires très enfantines, qui ont certes servi de tremplin aux auteurs vers des mangas bien plus ambitieux, mais qui restent au final anecdotiques, bien que bien ancrées dans le patrimoine. Je ne sais pas ce que valent les autres œuvres du même auteur, notamment les plus récentes, mais j'avoue avoir été un peu refroidi. Qui sait, peut-être a-t-il aussi fait des progrès phénoménaux par la suite, tout comme son maître ?

13/06/2010 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Cyborg 009
Cyborg 009

Second manga de Ishinomori que je lis et c'est la seconde fois que je suis déçu. J'ai trouvé le ton de la série trop naïve même lorsque l'auteur fait des passages plus sérieux. On sent que Ishinomori est un élève de Tezuka : ça me fait penser à Astro Boy, mais malheureusement il y a tous les défauts de ce manga et aucune de ses qualités. Les personnages ne sont pas très intéressants et les scénarii ont vraiment mal vieillis. J'ai lu les trois premiers tomes et j'ai l'impression de toujours lire la même histoire. En gros, il y a des méchants (dont des 'nouveaux' nazis ) et ils ont une technologie ultra-moderne qui menace l'humanité. La grande organisation Black Ghost est caricaturale au possible. Le message de paix de l'auteur est trop mis en avant et ça devient chiant. C'est du genre 'On mon dieu ! Les méchants marchands d'armes de Black Ghost ont encore détruit la vie de gens innocents en les transformant en cyborgs ! Ils sont vraiment pas gentils !'.

13/06/2010 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série Haut de gamme
Haut de gamme

Album de gags "composé" par Binet, l'auteur des Bidochon, sur le thème de la musique et des musiciens amateurs. Un vieux prof de piano un peu frustré se retrouve à donner des cours à une population variée et propice à toutes les moqueries imaginables : le sale gosse qui rêve de faire de la trompette, le vieux veuf nostalgique, la vieille fan de Chopin bien coincée... Tout se joli petit monde se succède au fil des pages, au rythme de petites histoires courtes mettant en scènes leur déboires musicaux. Les personnages sont récurrents et on les retrouve en alternance toutes les 3-4 histoires. Ceci est hélas la porte ouverte à un comique de répétition qui ne fonctionne guère : le vieux veuf refuse de jouer un fa dièse car sa femme est morte pendant un fa dièse. 10 pages plus loin c'est un do qu'il refuse de jouer, son chien a fait un arrêt cardiaque sur un do... Puis vient le tour du poisson rouge sur un si... Bref c'est pas extra la première fois et c'est lourd la 3e. Les autres gags sont heureusement plus variés et ceux qui sentent le vécu arrivent à arracher un sourire léger. Mais dans l'ensemble on ne rigole guère. Un peu regrettable car le dessin de Binet se prête vraiment bien à ce style d'humour.

13/06/2010 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Comme un vol de flamants
Comme un vol de flamants

Si l'intention des personnages et des auteurs est louable, cette BD m'a régulièrement agacé au cours de sa lecture. Pour commencer, j'ai eu du mal avec son dessin. Je le trouve trop amateur. Et ce sont surtout les faciés des personnages que j'ai trouvés laids, plus particulièrement celui du vieux héros, ce Julien aux yeux si globuleux sensés plus profonds, plus charismatiques ou je ne sais quoi. Puis ensuite, il y a le message qui est assené trop lourdement, trop artificiellement. Les héros sont des champions de la vie, de l'anarchie, de la lutte des classes ou du combat des gentils contre les méchants. Car c'est vraiment ce dernier point manichéen qui m'a paru définir le mieux définir le récit. Julien le rebelle se trouve des ennemis partout :"ils" sont contre lui, contre le peuple, contre la vie. "Ils", ce sont tous les technocrates, hommes de pouvoir, personnes installées, médecins et autres empêcheurs de vagabonder en rond. Vive la liberté, et tant pis si pour ça on doit voler l'argent d'innocentes tenancières de pressing pour jouer ensuite les sauveurs dans un village menacé par "ces salauds de types en costume-cravate". Si seulement, les auteurs avaient su rendre leurs protagonistes attachants mais ce n'est pas le cas. Le jeune dont j'ai déjà oublié le nom a vraiment une fonction de faire-valoir tandis que le vieux Julien est pénible dans son exhubérance, son assurance absolue dans ses idées implacables et le soutien sans faille des scénaristes qui lui permettent d'accomplir tous ses caprices. Naïf et manichéen, le message, même s'il est juste sur le fond, est amené lourdement et de manière bancale. Tout m'a paru artificiel. Les personnages se définissent aussitôt du côté des gentils, libres, souriants, solidaires, heureux de vivre et insouciants du lendemain, ou du côté des méchants, aigris, profiteurs et dirigistes. Et les péripéties s'enchainent, comme une suite de bonnes oeuvres auxquelles les gentils héros vont pouvoir participer, de coups d'éclat pour assener encore et encore leur message, mais le tout sans suivi et surtout sans aucune crédibilité. Et bien sûr, les méchants policiers vont mettre fin au beau rêve.

13/06/2010 (modifier)