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Couverture de la série Les Fondus du bricolage
Les Fondus du bricolage

J’espérais patiemment que quelqu’un mette cette série dans BDthèque pour ne pas avoir à le faire pour ce type d’ouvrage. Cet album se comporte comme tous ceux de la série « les fondus… ». Personnages identiques aux caractères marqués permettant une palette de réactions propices à la caricature. Le pro, la fille, le doué, l’apprenti, le sérieux, l’appliqué, le nul… Autant de personnages simples (sympathiques au demeurant) venant illustrer des situations cocasses liés au thème choisi. Graphiquement, le trait suffisamment neutre se classe dans le lisible. Parfait pour se positionner sur les étals de supermarché. Plat mais précis, fade mais colorisé avec dynamisme, il ne vient pas perturber les essentiels de la BD franco belge. Ainsi il ne choquera pas la ménagère voyant ici un produit de consommation d’humour, certaine d’acheter une tranche d’humour comme on achète du jambon. Les sketches restent dans le même registre cumulant les idées reçues et les situations faciles. L’humour que l’on peut appliquer à tous les domaines lorsque le malin rencontre le sot et l’expert le novice. La série le bricolage ne parvient pas à se détacher du lot par certaines situations bien senties. Le seul à sortir très légèrement du lot étant Les Fondus du jardinage Au final cet opus ne présente aucun intérêt, ni bien ni mauvais, ni particulièrement réussi ou raté il représente le néant, la culture de masse à acheter au supermarché dans les espaces culturels dédiés. Le discours bien calibré ne choquera personne en évitant tout sujet pouvant devenir polémique. Soupe froide bien fade même en été sur une plage.

07/07/2010 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Fontainebleau
Fontainebleau

Un one-shot franchement anecdotique qui n'apporte rien au genre. Christophe Bec ne fait que réutiliser les mêmes clichés qu'on a déjà vus des dizaines de fois. Ça commence avec un couple qui achète une vieille maison, on leur dit qu'elle est hantée et qu'il est arrivé malheur aux autres propriétaires et le couple ne les croit pas car ils sont le genre de personnages qui sont trop cons pour vivre. Le récit est sans saveur et ne m'a pas intéressé une seule fois. Toutefois, il a le mérite de se lire plutôt vite et le dossier à la fin est un peu captivant, mais vous ne manquerez rien en ne lisant pas cet album.

06/07/2010 (modifier)
Couverture de la série Bob Marone
Bob Marone

Intrigué par les aventures rééditées de Bob Marone, l’antagoniste de Bob Morane, et Bill Galantine, j’ai vite déchanté. Ma déception contraste d’ailleurs avec les autres avis de mes confrères Bdthèquiens. Certes l’humour est plutôt bien distillé, avec des scènes gaies cocasses et une narration forcée qui caricature la narration des années Bob Morane. Pourtant les auteurs peinent à donner du rythme aux deux albums qui composent la série. L’aspect aventure du scénario est forcé et mou, comme si les auteurs n’avaient pas eu les moyens de leur ambition. Parce que pour être honnête, il ne se passe pas grand-chose dans ces deux albums… un petit voyage dans le temps, une chasse au dino et puis… c’est tout… D’un classicisme mortel, la trame de l’histoire ne marquera pas les esprits. Quant aux personnages, ils n’ont rien de fouillé… même Bob et Bill, pourtant personnages principaux de cette aventure humoristique. Graphiquement, j’ai encore de la peine à suivre, surtout en ce qui concerne la mise en couleur franchement bâclée… effet de style de l’auteur ? Volonté d’une représentation « classique » comme pour la narration volontairement lourde ? Peut-être mais je n’adhère pas. Après une certaine déception à la suite de la lecture de « Tigresse blanche », je commence à me demander si le tandem Yann/Conrad me convient. Si tout n’est pas noir, c’est l’ennui qui a prédominé ma lecture, d’où ma note et mon absence de recommandation d’achat.

06/07/2010 (modifier)
Par GiZeus
Note: 2/5
Couverture de la série Quai d'Orsay
Quai d'Orsay

Je vois à l'instant de rédiger cet avis que cette BD est classée en humour, ce qui m'étonne fortement puisqu'au lendemain de ma lecture je ne me souviens pas avoir ri. J'ai plus en mémoire le sentiment d'un grand ennui, notamment vers la fin où les pages défilaient de plus en plus rapidement. Il faut croire que je n'ai pas accroché au postulat. Non pas l'amorce qui consiste à engager un collaborateur d'Alexandre Taillard de Vorms, alias implicitement Dominique de Villepin, mais plutôt le personnage de l'homme en lui-même. En sachant le modèle issu d'un homme réel, je m'imaginais la BD comme étant une tranche de la vie de l'ancien Premier Ministre, qui permettrait de mieux cerner sa personnalité. Mais non, je n'y ai pas cru une seule seconde, et je demande encore quel était le but des auteurs. Le personnage est bien trop caricatural, le plus clair du temps, pour que j'y trouve mon compte. Peut-être qu'à l'inverse de ses conseillers je n'ai pas le décodeur adéquat pour cerner l'homme, mais j'ai franchement trouvé le protagoniste caricatural. De mon point de vue, les auteurs ont surexploité quelques traits de caractère pour réduire l'homme à ces derniers, ce que je n'ai pas apprécié. Pour tout dire, les passages soit-disant comiques m'ont consterné. Comme je l'ai dit, j'ai l'impression que les auteurs ont hésité sur la tournure de leur BD. Fallait-il faire de l'album des chroniques humoristiques, où l'on pourrait mieux saisir les motivations et idées de Taillard de Vorms / De Villepin, ou présenter le personnage comme un doux hurluberlu, qui malgré ses déclarations absconses prêchait des paroles plus profondes que la surface ne le laisse présager? Certainement un mix des deux, et je dois dire que j'ai été peu convaincu par les différentes options. Encore une fois, c'est la caricature manifeste qui m'a repoussé. Je pense au coup des stabilos qui m'a complètement laissé pantois, ou encore au discours grandiloquent sur l'Europe qui se contente de balancer des évidences que les journalistes et chroniqueurs politiques s'empressent d'acclamer chaleureusement. Le comique de répétition n'a pas non plus fonctionné. Taillard de Vorms / De Villepin semble un agité indécrottable, un impatient chronique qui se nourrit de la fatigue de ses conseillers. Repris à d'innombrables occasions, j'ai trouvé les différents "VLAN!" fatigants. Son côté empressé mais passionné est également énervant, et je doute que le modèle soit réellement tel quel, bien que l'inspiration vienne indéniablement de ce côté. Cependant, on sent parfois un certain respect pour le modèle. A de rares occasions, les conseillers parlent de lui comme un visionnaire, d'un homme qui interprète avec justesse les signes. Mais l'actualité n'étant pas un domaine que j'affectionne particulièrement (la flemme de rechercher des sources proches de la neutralité et qui ne nous prend pas pour des pigeons à gaver de préjugés), certaines allusions de politique étrangère m'auront certainement échappées, comme les négociations avec les pays nordiques. Un dernier mot sur le dessin de Blain. Je n'ai pas eu de problème à m'y faire. Le trait minimaliste sert vraiment bien le propos, et j'apprécie beaucoup sa façon de dessiner les personnages, qui sont parfois d'un naturel bluffant malgré la simplicité du trait. Bref, vous l'aurez compris, cet album m'a globalement ennuyé. Je reproche notamment une caricature trop présente, et une mauvaise délimitation des buts qui a achevé de me perdre en route. Pour cette raison j'en déconseille l'achat avant lecture. Note finale: 2.5

06/07/2010 (modifier)
Couverture de la série Légendes de Troy - L'expédition d'Alunÿs
Légendes de Troy - L'expédition d'Alunÿs

Une histoire de plus dans l’environnement de Troy. J’avoue avoir désormais un a priori négatif sur tous ces développements commerciaux qui ressemblent plus à de l’exploitation d’une marque ou franchise que serait le monde de Troy pour y développer toutes les histoires de fantasy possibles. Cet opus reprend la ville des sages et plus particulièrement l’un de ceux-ci un peu fou, mais surtout imprudent. Un fou, une fille rebelle devant des comportements sexistes, un animal sympathique, quelques jalousies et un ennemi pas malin : les ingrédients sont là pour un one-shot rythmé sympathique exploitant cet univers magique. Le dessin arrive à rester dans les normes tout en accrochant une patte un peu folle. Hautes en couleur, les planches restent classiques dans leur structure. Il y a un je ne sais quoi d’un peu fou que j’ai aimé. Mais tout de même : les personnages si basiques en deviennent absolument pas crédibles, le scénario de fond traîne en longueur et il n’y a aucune surprise pour le lecteur qui a tout compris depuis le début tant tout cela parait facile et convenu. De multiples longeurs permettent au récit d’atteindre le nombre de planche commercialisable sans avoir de fond aussi riche que les couleurs. Bref bof au final : certes cela se lit, mais cela s’oublie aussi.

06/07/2010 (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
Couverture de la série Ironwolf
Ironwolf

Bof, bof . . . J’étais curieux de découvrir le trait de Mignola à ses débuts. Il n’est certes pas aussi épuré et géométrique que dans Hellboy mais les prémices sont là. Côté scénario, je me range du côté de mes compères ci-dessous. La lecture se révèle rébarbative, l’histoire est inutilement alambiquée et le final est aussi explosif que prévisible. Bref, il faut bien s’accrocher au début. Mais une fois la brume dissipée, on ressort déçu de sa lecture. Pourtant tout n’est pas à jeter dans ce one shot. Il y a de bonnes idées (certes influencées par d’autres œuvres citées plus bas) mais le traitement qui en est fait est un peu vain. On peut donc s’interroger sur les choix opérés par les scénaristes. A oublier vite fait . . .

06/07/2010 (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
Couverture de la série Kémi - Le Rat de brousse
Kémi - Le Rat de brousse

Le trait de Jano est délicieusement suranné, tel un vieux Disney. C’est ce coup de cœur pour le dessin qui m’a poussé à l’achat (et son petit prix). Toutefois, je pensais y trouver un humour plus assumé et décalé, à l’image d’un Rose Profond au style graphique assez proche (et du même éditeur). Finalement, on a droit à un humour gentillet qui fonctionne par thème : "Kémi séduit Lili", "Kémi arnaque ses amis", "Kémi barmouse", "Kémi et ses cousins", etc. Quelques chutes sont sympas mais l’ensemble se révèle être peu transcendant. C’est léger. Reste des dialogues originaux qui se font écho du parlé local. A feuilleter.

06/07/2010 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Rebelcat
Rebelcat

Une série obscure, qui a disparu du catalogue des Editions Paquet. Une de plus. C'était prévisible. Le dessin est assez immature, même s'il lorgne de façon très respectueuse du côté de Blacksad et des oeuvres de Miyazaki. La colorisation de Tamame est correcte, mais manque quand même de nuances. Au niveau de l'histoire, c'est une vague histoire d'Elu, forcément un enfant humain, face à une guerre sans merci que se livrent les androïdes et des hybrides d'animaux et d'humains, qui hélas sont stériles. Un personnage principal, un chat humanisé, qui manque de charisme, un nazillon d'envergure, c'est bien maigre pour faire une histoire... Les intérêts des uns et des autres se rencontreront peut-être un jour, mais pas celui du lecteur, qui décroche dès le début du second tome. On évite de peu la note minimale grâce à de sympathiques clins d'oeil. Très bof.

05/07/2010 (modifier)
Couverture de la série Les Fondus du bricolage
Les Fondus du bricolage

Je pensais qu’un thème aussi vaste allait mieux inspirer les auteurs de cette collection. Malheureusement, on ne sort jamais des lieux communs et des gags prévisibles. Certains s’inspirent même de blagues déjà éculées à l’époque où monsieur Ingvar Kamprad Elmtaryd Agunnaryd dessinait ses premières bibliothèques. Rien d’exceptionnel donc même si le dessin à gros nez de Widenlocher reste sympa. Et c’est d’autant plus décevant avec un thème qui, comme je le disais, laissait une grande marge de manœuvre. Et si le trait de Widenlocher reste sympa, l'artiste se contente du minimum syndical, abandonnant ses arrière-plans à un désert visuel bien tristounet. Bof, bof, bof …

05/07/2010 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Wallenstein
Wallenstein

J'aime le genre historique, surtout quand il me permet de découvrir une période et des évènements dont je ne savais rien. C'est le cas du sujet de cette BD qui met en scène les pays germaniques durant la Guerre de Trente Ans, conflit compliqué aux multiples intervenants dont je ne connais que la trame de base. Nous y suivons la carrière du général Wallenstein, glorieux stratège dont la conclusion de la vie restera un mystère pour l'époque et de nos jours quant à ses réelles intentions. En effet, alors qu'il avait presque écrasé l'ennemi protestant, il a préféré conclure avec eux un traité de paix plutôt que les éliminer, faisant croire à un retournement de veste et un désir de renverser l'Empereur. Intéressant donc. D'autant plus que le dessin est de relativement bonne qualité. Soigné et réaliste, il ne pêche que par un encrage un peu inconsistant et des couleurs un peu artificielles. Hélas, c'est bien trop mal raconté pour m'avoir plu. Déjà, le contexte n'est quasiment pas expliqué, ou alors trop mal pour être compréhensible. Pas de carte, pas d'introduction claire, pas de mise à plat des nombreux intervenants du conflit, des noms compliqués et nombreux qui apparaissent sans arrêt et sans aucune explication... Comme je le dis plus haut, la Guerre de Trente Ans est un conflit historique particulièrement complexe alors si le lecteur est plongé dans le bain comme s'il était déjà sensé en connaître tous les tenants et aboutissants, il n'a aucune chance de s'y retrouver ! En plus, la BD est structurée en chapitres courts qui sont autant d'étapes clés de la carrière militaire de Wallenstein. Mais comme aucune de ces étapes n'est mieux présentée que les autres, le temps que le lecteur rentre dans le sujet et comprennent bien ce qu'il se passe, il passe déjà au chapitre suivant. Et ce jusqu'à la fin aussi ardue à appréhender que le reste. Ce n'est qu'avec la biographie écrite en fin d'album que, en tant que lecteur, j'ai compris un peu mieux ce que j'avais lu. Mais je n'y ai en tout cas pris aucun plaisir et j'ai eu bien du mal à en sortir des informations concrètes et utiles.

05/07/2010 (modifier)