Je n'ai pas beaucoup pris de plaisir à lire cette série.
Tout d'abord, car comme beaucoup, je n'apprécie guère le trait d'Otéro malgré les progrès évidents qui ont été faits depuis le 1er tome qui est particulièrement laid. Pour un sujet tel que le KKK, il aurait fallu un style beaucoup plus réaliste permettant au lecteur de s'immerger davantage comme celui de Gibrat par exemple.
Ensuite, j'ai trouvé les deux héros peu attachants, débitant à chaque fois des phrases stéréotypées contre le fanatisme des membres du KKK. Même leur idylle est mal amenée au fil des tomes et au final sonne faux.
Seul point positif : j'ai apprécié les documents annexés permettant d'approfondir la lecture et d'expliquer l'historique du Klan. Dommage que ceux-ci disparaissent au bout du deuxième tome. Ça sent la série à rallonge à plein nez ...
SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 6/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 3/10
NOTE GLOBALE : 9/20
J'ai trouvé cette bd techniquement bien faite.
Par contre je n'ai pas réussi à rentrer dans certaines scènes. Je n'ai pas saisi la cohérence du propos et notamment le rapport avec la volupté (je suis même allé voir des définitions pour être certain que j'avais la bonne notion en tête).
Le dessin s'accorde bien avec l'ambiance du scénario. Il y a des choix esthétiques intéressants qui m'ont fait pensé à Blacksad et des cases vraiment moches.
J'aurai vraiment aimé capter un minimum de ce que je crois que Blutch à voulu mettre dans cet ouvrage. Peut-être un autre jour...
Une BD sur l'illustre César-Auguste était une très bonne idée de départ. Un petit récit sur son passage à Nîmes (ma ville natale), c'est également bien pensé !
Le problème c'est que tout reste au stade d'anecdotes et au final, nous n'apprenons pas grand chose d'historique (tout reste superficiel sans détail).
Cette BD se lit très très vite, ce qui est dommage car il y avait matière à développer un peu le sujet ...
Pendant le récit, nous voyons certains monuments qui sont toujours en place actuellement à Nîmes, mais il n'y a aucune explication dessus (à peine)... Quelques vagues pages explicatives très résumées à la fin de la BD.
C'est dommage... Le scénario n'a pas su me captiver, tant sur le plan des conflits politiques que sur l'intrigue du crocodile (symbole de la ville de Nîmes).
Le dessin se limite aux traits essentiels et en reste donc au stade de 'très simple'. Des visages reconnaissables malgré tout et des décors qui vont bien. Mais tout reste vraiment au plus simple. Les couleurs ne sont pas désagréables mais stagnent dans le même ton ; avec un travail sur les ombres limité au strict minimum.
Une BD pas indispensable à mes yeux. Le dessin n'est pas d'une grande qualité et le scénario ne creuse pas assez pour avoir le sentiment d'avoir lu une bonne intrigue et/ou d'avoir appris quelque chose...
Peut-être que les plus jeunes seront plus concernés par cette histoire...
C'est la première bd de l'auteur et ça se voit. Le dessin n'est pas très bien maitrisé, mais ça reste lisible. Le problème vient plutôt du scénario. L'idée de départ me semblait intéressante (Jésus se retrouve chez les communistes) et peut donner des situations savoureuses, mais cela tombe à plat.
Tout d'abord, Jésus n'est qu'un personnage secondaire et la moitié du récit se concentre sur l'expédition que j'ai trouvée sans intérêt. De plus, c'est sensé être une histoire humoristique selon l'éditeur et pourtant je ne me souviens pas d'avoir rigolé pendant ma lecture. Et puis c'est trop long et je me suis ennuyé pendant la majorité de l'album.
Mon premier réflexe a été de voir si la baronnie de Nuit Safran figurait bien sur la cartographie des mondes de Troy établie par Arleston il y a maintenant près de 10 ans (parmi les 77 existantes sur l'Hédulie). Ce fut le cas à mon grand soulagement. J'aime quand il y a de la cohérence dans l'imagination d'un monde nouveau.
Arleston va même jusqu'à établir une chronologie de Troy que l'on voit pour la première fois dans cet ouvrage et qui restitue chaque série crée depuis. Il faut dire qu'on a un peu du mal à suivre avec la multiplication des séries liées au monde de Troy. J'ai souvent hurlé à l'exploitation commerciale à tout va. Je regrette ce faire-valoir d'autant que la série originelle a réellement apporté un vent de fraîcheur dans le paysage de la bande dessinée en contribuant un peu à son renouvellement.
L'originalité de cette bd réside dans le fait de voir s'y associer un dessinateur de renom à savoir Hérenguel qui est également familier du monde des trolls et autres dragons. Rien à dire sur le dessin qui est conforme à ce que l'on pouvait attendre car c'est tout à fait adapté à cet univers.
Cependant, c'est au niveau du scénario que cela pêche. Après un début intéressant, on part sur du n'importe quoi. Le pire est d'introduire des scènes d'humour là où elles n'ont pas lieu d'être comme quand notre héroïne assiste à la mort en directe de son père le roi. C'est franchement pathétique par moment notamment avec l'introduction des fantômes qui envahissent le castel.
On assiste, impuissant, à la décadence du mythe de Troy. Bref, encore une expérience désagréable que ne parviendra pas à sauver le pauvre Hérenguel malgré sa présence sur cette nouvelle licence qui n'apporte rien.
Le graphisme n'est pas trop mal, c'est honnête, parfois un sourire ci et là, mais tout ceci est fade et ultra classique. On devine quelques pages à l'avance la suite des événements. Quant au duo, il reste ultra-rata-super convenu. Quand j'ai découvert celui-ci, j'ai songé à un Yoda ronchon avec Fry de Futorama...
Le tome 2 relève un peu l'ensemble, l'histoire réservant une petite surprise, hélas plus que légèrement empruntée à une célébre série HF dont l'héroïne avait nettement plus de formes que la fillette ici dessinée :)
Une lecture pas désagréable mais sans plus... Je ne suis pas plus étonné que ça qu'il n'y ait eu que 2 tomes.
Achat quand même conseillé si vous trouvez ces 2 volumes en braderie ou solderie, ce qui fut mon cas (1.50€ le tome)
Rex Steele est une pure parodie mélangeant patriotisme américain et super héros lors de la seconde guerre mondiale.
Le titre de l'album est clair en français : Rex Steele - l'écraseur de nazis ...
La BD se découpe en plusieurs chapitres équivalent à autant de petites histoires. On y retrouve systématiquement les mêmes personnages, aussi caricaturaux qu'ils soient dans le camps des gentils ou dans le camps adverses. Il est évident que le second niveau s'impose pour la lecture.
L'histoire s'apparente au film Austin Powers pour l'absence de sérieux, le tout repositionné pendant la seconde guerre mondiale où les nazis font évidemment office de méchants.
Les scenarii sont légers, les dessins sont eux de grande qualité, ils sont très dynamiques. On sent la maitrise de l'animation et l'art du cadrage.
J'aimerais retrouver ces auteurs sur un projet plus ambitieux et moins superficiel.
Il est à noter que la BD est accompagnée d'une DVD contenant le premier chapitre en film d'animation (projet étudiant ayant reçu plusieurs récompenses).
Il y a de la qualité dans cette BD mais je n'ai pas été particulièrement conquis par le ton non l'humour. Il y en a trop ou pas assez mais ce positionnement ne me convient pas. A découvrir tout de même pour l'originalité.
J'aurais pu mettre un bon 3/5 si il n'y avait pas eu cette narration aussi lente et lourde. Le dessin est très réussi sans aucun doute. Les vues aériennes du phare ou encore de l'éloignement de la côte à celui-ci sont de toute beauté.
Mais le scénario, ah que dire, il est classique et assez vide. Que c'est lent... La sauce n'a pas du tout pris pour moi. J'ai eu un mal fou à venir à bout du premier tome dans lequel il ne se passe rien.
Le tome 2 est un peu meilleur. Cependant l'histoire est trop classique pour que je l'apprécie vraiment. Ce qui aurait pu constituer un bon one-shot est en fait trop lourd par cette narration abondante et abusive.
Dommage car le dessin, les décors, les vues sont vraiment de toute beauté.
Après cette lecture, j'ai du mal à cibler cette BD qui semble s'adresser aux plus jeunes dans un but pédagogique. Pourtant le ton et les dialogues ne sont pas clairement en phase avec ce positionnement. Pire, le dessin manque de netteté pour garder l'attention d'un enfant.
Pour un adulte, le contenu se résumera à une aventure délirante car la découverte du corps humain de l'intérieur est beaucoup trop caricaturale.
En ce qui me concerne, j'ai lu ce récit sans passion ni dégoût, on pourrait parler d'indifférence. Je resterai tout de même un minimum objectif car il s'agit d'une BD jeunesse.
L'idée originale de ce scénario était bonne mais la mise en œuvre méritait des positions plus tranchées car en l'état le résultat ne peut être pleinement apprécié quelque soit l'âge.
Même en sachant que ce manga s'adresse à de jeunes filles (10 à 13 ans) et en essayant de le lire dans cette optique, j'ai eu vraiment du mal à l'apprécier.
Les ingrédients de base ne sont pourtant pas si mauvais.
Le dessin, façon shojo kawai, fait preuve de quelques irrégularités mais il est assez agréable. Les personnages sont plutôt attachants malgré de gros clichés, notamment concernant la toute gentille Vanilla et son passage stéréotypé vers le côté obscur heureusement temporaire. Il y a toute une ambiance rose bonbon et énergique à la manière de l'héroïne Chocola qui rend l'ensemble sympathique. Et puis on trouve beaucoup d'ingrédients qui ont fait la force des mangas classiques de magical girls ou encore de Sailormoon, avec de mignons pouvoirs magiques, un monde parallèle enchanté, un ennemi classe dont l'héroïne tombera volontiers amoureuse, des amis, des romances et un secret familial caché depuis des temps anciens qui forme le fil rouge de l'intrigue d'ensemble.
Mais malgré cela, je n'ai pas apprécié ma lecture.
Premièrement à cause de ce concept complètement guimauve de récupération de coeurs colorés, symbolisant les sentiments des humains. Du coup, les pouvoirs magiques des petites sorcières se cantonnent le plus souvent à du maquillage surnaturel, des cheveux et des lèvres qui brillent, du parfum enchanté, le tout pour être la plus mignonne, gagner en popularité et collectionner les fans. Je déteste cette vision de la vie, surtout s'agissant de jeunes filles que l'on pousse du coup à tout miser sur leur apparence pour gagner.
Et puis, et surtout, la narration m'a été particulièrement pénible. Le découpage est fouillis au possible, avec régulièrement des dessins et des dialogues disséminés n'importe comment sur les pages, obligeant le lecteur à s'y retrouver pour savoir dans quel ordre les lire. Qui plus est, l'intrigue saute souvent du coq à l'âne de manière artificielle. Des passages sont survolés, mal expliqués, assenés abruptement ou rapidement oubliés.
Pour l'exemple, j'ai tiqué durant de nombreuses pages à la lecture du tome 3 quand, sans raison crédible, Vanilla se met à en vouloir à mort à sa meilleure amie et à toute sa famille, et qu'elle rejoint en quelques pages les rangs de l'ennemi, celui-là même qui avait tenté de tuer Chocola un peu plus tôt. C'est d'autant plus mal passé pour moi que la dite Chocola semble s'étonner et se soucier à peine de ce retournement abrupt de situation puisqu'elle continuera à s'amuser avec ses proches pendant quelques temps avant de tenter de retrouver pour de bon son amie.
Trop artificiel, mal raconté et se basant sur une idée idiote de la magie au service de l'apparence, j'ai du mal à me dire que ce puisse être un bon manga, même pour un lectorat de jeunes filles. En tout cas, vous ne pourrez pas me compter parmi ses fans.
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Amerikkka
Je n'ai pas beaucoup pris de plaisir à lire cette série. Tout d'abord, car comme beaucoup, je n'apprécie guère le trait d'Otéro malgré les progrès évidents qui ont été faits depuis le 1er tome qui est particulièrement laid. Pour un sujet tel que le KKK, il aurait fallu un style beaucoup plus réaliste permettant au lecteur de s'immerger davantage comme celui de Gibrat par exemple. Ensuite, j'ai trouvé les deux héros peu attachants, débitant à chaque fois des phrases stéréotypées contre le fanatisme des membres du KKK. Même leur idylle est mal amenée au fil des tomes et au final sonne faux. Seul point positif : j'ai apprécié les documents annexés permettant d'approfondir la lecture et d'expliquer l'historique du Klan. Dommage que ceux-ci disparaissent au bout du deuxième tome. Ça sent la série à rallonge à plein nez ... SCENARIO (Originalité, Histoire, personnages) : 6/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 3/10 NOTE GLOBALE : 9/20
La Volupté
J'ai trouvé cette bd techniquement bien faite. Par contre je n'ai pas réussi à rentrer dans certaines scènes. Je n'ai pas saisi la cohérence du propos et notamment le rapport avec la volupté (je suis même allé voir des définitions pour être certain que j'avais la bonne notion en tête). Le dessin s'accorde bien avec l'ambiance du scénario. Il y a des choix esthétiques intéressants qui m'ont fait pensé à Blacksad et des cases vraiment moches. J'aurai vraiment aimé capter un minimum de ce que je crois que Blutch à voulu mettre dans cet ouvrage. Peut-être un autre jour...
César-Auguste ou le crocodile enchaîné
Une BD sur l'illustre César-Auguste était une très bonne idée de départ. Un petit récit sur son passage à Nîmes (ma ville natale), c'est également bien pensé ! Le problème c'est que tout reste au stade d'anecdotes et au final, nous n'apprenons pas grand chose d'historique (tout reste superficiel sans détail). Cette BD se lit très très vite, ce qui est dommage car il y avait matière à développer un peu le sujet ... Pendant le récit, nous voyons certains monuments qui sont toujours en place actuellement à Nîmes, mais il n'y a aucune explication dessus (à peine)... Quelques vagues pages explicatives très résumées à la fin de la BD. C'est dommage... Le scénario n'a pas su me captiver, tant sur le plan des conflits politiques que sur l'intrigue du crocodile (symbole de la ville de Nîmes). Le dessin se limite aux traits essentiels et en reste donc au stade de 'très simple'. Des visages reconnaissables malgré tout et des décors qui vont bien. Mais tout reste vraiment au plus simple. Les couleurs ne sont pas désagréables mais stagnent dans le même ton ; avec un travail sur les ombres limité au strict minimum. Une BD pas indispensable à mes yeux. Le dessin n'est pas d'une grande qualité et le scénario ne creuse pas assez pour avoir le sentiment d'avoir lu une bonne intrigue et/ou d'avoir appris quelque chose... Peut-être que les plus jeunes seront plus concernés par cette histoire...
Jésus au pays des soviets
C'est la première bd de l'auteur et ça se voit. Le dessin n'est pas très bien maitrisé, mais ça reste lisible. Le problème vient plutôt du scénario. L'idée de départ me semblait intéressante (Jésus se retrouve chez les communistes) et peut donner des situations savoureuses, mais cela tombe à plat. Tout d'abord, Jésus n'est qu'un personnage secondaire et la moitié du récit se concentre sur l'expédition que j'ai trouvée sans intérêt. De plus, c'est sensé être une histoire humoristique selon l'éditeur et pourtant je ne me souviens pas d'avoir rigolé pendant ma lecture. Et puis c'est trop long et je me suis ennuyé pendant la majorité de l'album.
Légendes de Troy - Nuit Safran
Mon premier réflexe a été de voir si la baronnie de Nuit Safran figurait bien sur la cartographie des mondes de Troy établie par Arleston il y a maintenant près de 10 ans (parmi les 77 existantes sur l'Hédulie). Ce fut le cas à mon grand soulagement. J'aime quand il y a de la cohérence dans l'imagination d'un monde nouveau. Arleston va même jusqu'à établir une chronologie de Troy que l'on voit pour la première fois dans cet ouvrage et qui restitue chaque série crée depuis. Il faut dire qu'on a un peu du mal à suivre avec la multiplication des séries liées au monde de Troy. J'ai souvent hurlé à l'exploitation commerciale à tout va. Je regrette ce faire-valoir d'autant que la série originelle a réellement apporté un vent de fraîcheur dans le paysage de la bande dessinée en contribuant un peu à son renouvellement. L'originalité de cette bd réside dans le fait de voir s'y associer un dessinateur de renom à savoir Hérenguel qui est également familier du monde des trolls et autres dragons. Rien à dire sur le dessin qui est conforme à ce que l'on pouvait attendre car c'est tout à fait adapté à cet univers. Cependant, c'est au niveau du scénario que cela pêche. Après un début intéressant, on part sur du n'importe quoi. Le pire est d'introduire des scènes d'humour là où elles n'ont pas lieu d'être comme quand notre héroïne assiste à la mort en directe de son père le roi. C'est franchement pathétique par moment notamment avec l'introduction des fantômes qui envahissent le castel. On assiste, impuissant, à la décadence du mythe de Troy. Bref, encore une expérience désagréable que ne parviendra pas à sauver le pauvre Hérenguel malgré sa présence sur cette nouvelle licence qui n'apporte rien.
Sonny & Jerck
Le graphisme n'est pas trop mal, c'est honnête, parfois un sourire ci et là, mais tout ceci est fade et ultra classique. On devine quelques pages à l'avance la suite des événements. Quant au duo, il reste ultra-rata-super convenu. Quand j'ai découvert celui-ci, j'ai songé à un Yoda ronchon avec Fry de Futorama... Le tome 2 relève un peu l'ensemble, l'histoire réservant une petite surprise, hélas plus que légèrement empruntée à une célébre série HF dont l'héroïne avait nettement plus de formes que la fillette ici dessinée :) Une lecture pas désagréable mais sans plus... Je ne suis pas plus étonné que ça qu'il n'y ait eu que 2 tomes. Achat quand même conseillé si vous trouvez ces 2 volumes en braderie ou solderie, ce qui fut mon cas (1.50€ le tome)
Rex Steele
Rex Steele est une pure parodie mélangeant patriotisme américain et super héros lors de la seconde guerre mondiale. Le titre de l'album est clair en français : Rex Steele - l'écraseur de nazis ... La BD se découpe en plusieurs chapitres équivalent à autant de petites histoires. On y retrouve systématiquement les mêmes personnages, aussi caricaturaux qu'ils soient dans le camps des gentils ou dans le camps adverses. Il est évident que le second niveau s'impose pour la lecture. L'histoire s'apparente au film Austin Powers pour l'absence de sérieux, le tout repositionné pendant la seconde guerre mondiale où les nazis font évidemment office de méchants. Les scenarii sont légers, les dessins sont eux de grande qualité, ils sont très dynamiques. On sent la maitrise de l'animation et l'art du cadrage. J'aimerais retrouver ces auteurs sur un projet plus ambitieux et moins superficiel. Il est à noter que la BD est accompagnée d'une DVD contenant le premier chapitre en film d'animation (projet étudiant ayant reçu plusieurs récompenses). Il y a de la qualité dans cette BD mais je n'ai pas été particulièrement conquis par le ton non l'humour. Il y en a trop ou pas assez mais ce positionnement ne me convient pas. A découvrir tout de même pour l'originalité.
Le Gardien du feu
J'aurais pu mettre un bon 3/5 si il n'y avait pas eu cette narration aussi lente et lourde. Le dessin est très réussi sans aucun doute. Les vues aériennes du phare ou encore de l'éloignement de la côte à celui-ci sont de toute beauté. Mais le scénario, ah que dire, il est classique et assez vide. Que c'est lent... La sauce n'a pas du tout pris pour moi. J'ai eu un mal fou à venir à bout du premier tome dans lequel il ne se passe rien. Le tome 2 est un peu meilleur. Cependant l'histoire est trop classique pour que je l'apprécie vraiment. Ce qui aurait pu constituer un bon one-shot est en fait trop lourd par cette narration abondante et abusive. Dommage car le dessin, les décors, les vues sont vraiment de toute beauté.
Panique organique
Après cette lecture, j'ai du mal à cibler cette BD qui semble s'adresser aux plus jeunes dans un but pédagogique. Pourtant le ton et les dialogues ne sont pas clairement en phase avec ce positionnement. Pire, le dessin manque de netteté pour garder l'attention d'un enfant. Pour un adulte, le contenu se résumera à une aventure délirante car la découverte du corps humain de l'intérieur est beaucoup trop caricaturale. En ce qui me concerne, j'ai lu ce récit sans passion ni dégoût, on pourrait parler d'indifférence. Je resterai tout de même un minimum objectif car il s'agit d'une BD jeunesse. L'idée originale de ce scénario était bonne mais la mise en œuvre méritait des positions plus tranchées car en l'état le résultat ne peut être pleinement apprécié quelque soit l'âge.
Chocola & Vanilla
Même en sachant que ce manga s'adresse à de jeunes filles (10 à 13 ans) et en essayant de le lire dans cette optique, j'ai eu vraiment du mal à l'apprécier. Les ingrédients de base ne sont pourtant pas si mauvais. Le dessin, façon shojo kawai, fait preuve de quelques irrégularités mais il est assez agréable. Les personnages sont plutôt attachants malgré de gros clichés, notamment concernant la toute gentille Vanilla et son passage stéréotypé vers le côté obscur heureusement temporaire. Il y a toute une ambiance rose bonbon et énergique à la manière de l'héroïne Chocola qui rend l'ensemble sympathique. Et puis on trouve beaucoup d'ingrédients qui ont fait la force des mangas classiques de magical girls ou encore de Sailormoon, avec de mignons pouvoirs magiques, un monde parallèle enchanté, un ennemi classe dont l'héroïne tombera volontiers amoureuse, des amis, des romances et un secret familial caché depuis des temps anciens qui forme le fil rouge de l'intrigue d'ensemble. Mais malgré cela, je n'ai pas apprécié ma lecture. Premièrement à cause de ce concept complètement guimauve de récupération de coeurs colorés, symbolisant les sentiments des humains. Du coup, les pouvoirs magiques des petites sorcières se cantonnent le plus souvent à du maquillage surnaturel, des cheveux et des lèvres qui brillent, du parfum enchanté, le tout pour être la plus mignonne, gagner en popularité et collectionner les fans. Je déteste cette vision de la vie, surtout s'agissant de jeunes filles que l'on pousse du coup à tout miser sur leur apparence pour gagner. Et puis, et surtout, la narration m'a été particulièrement pénible. Le découpage est fouillis au possible, avec régulièrement des dessins et des dialogues disséminés n'importe comment sur les pages, obligeant le lecteur à s'y retrouver pour savoir dans quel ordre les lire. Qui plus est, l'intrigue saute souvent du coq à l'âne de manière artificielle. Des passages sont survolés, mal expliqués, assenés abruptement ou rapidement oubliés. Pour l'exemple, j'ai tiqué durant de nombreuses pages à la lecture du tome 3 quand, sans raison crédible, Vanilla se met à en vouloir à mort à sa meilleure amie et à toute sa famille, et qu'elle rejoint en quelques pages les rangs de l'ennemi, celui-là même qui avait tenté de tuer Chocola un peu plus tôt. C'est d'autant plus mal passé pour moi que la dite Chocola semble s'étonner et se soucier à peine de ce retournement abrupt de situation puisqu'elle continuera à s'amuser avec ses proches pendant quelques temps avant de tenter de retrouver pour de bon son amie. Trop artificiel, mal raconté et se basant sur une idée idiote de la magie au service de l'apparence, j'ai du mal à me dire que ce puisse être un bon manga, même pour un lectorat de jeunes filles. En tout cas, vous ne pourrez pas me compter parmi ses fans.