Et bien j'ai un pote qui adore l'auteur de cette BD, qui l'a rencontré et l'a trouvé très sympa. A force de me tanner avec son « superbeeeuuuu », « magnifiqueuuuuu » Tonnerre Rampant, j'ai fini par l'acheter (avec ex-libris pour la peine) bien qu'étant dubitatif quant aux illustrations. Après tout, me disais-je, j'ai adoré From Hell ou V pour Vendetta qui sont après tout des BD très spéciales graphiquement.
Hélas, triple fois hélas avec Tonnerre Rampant : le scénario est simplement affligeant et terriblement ennuyeux. J'ai du m'y reprendre à plusieurs fois pour lire cet album aussi vite oublié qu'un épisode de la croisière s'amuse mais bien plus ennuyeux à subir ...
Certaines planches de décor et paysages sont par contre très belles mais ça passerait vraiment mieux si les visages n'étaient pas cochonnés avec si peu d'applications ... C'est simple, d'une case à l'autre on ne reconnaît absolument pas les personnages ... C'est insupportable quand on y ajoute l'indigence du scénario.
Bref, c'est tout sauf une réussite et c'est très très rampant malheureusement ! Ne la prenez que si on vous l'offre ou si vous aimez l'art graphique et non pas les BD.
J'aime vraiment pas les mangas de sport, même celui-là qui avait l'air drôle, est en fait vite lourd (dès le troisième volume en fait).
C'est toujours pareil: je me fais battre, je m'entraine et je le bats...ouaaah.
En plus, même si c'est drôle au début, c'est toujours les mêmes blagues...
Conclusion : à réserver aux fans du genre.
Ange multiplie les scénarii dans tous les sens, plein de projets qui brillent et pis tout ça, mais dans le tas faudrait voir à en conclure un seul qui tienne la route. Voilà un bel album bien inutile, qu'on jurerait pondu par un quelconque copiste hollywoodien...
Le dessin ne fait pas honneur à la réputation de Varanda : s'il sait encore produire de beaux décors et des compositions grandioses, il a de plus en plus de mal avec les gros plans (qu'il multiplie, pourtant !) Les visages sont différents à chaque case, et moches en plus de ça. Enfin, le pire reste bien le scénario, grotesque et pathétique. Quand je pense que tout le monde attendait cette nouvelle série comme la révolution...
Alors moi, je ne suis pas du tout du même avis que la moyenne. Je n'ai pas du tout ri ou bien souri en lisant cette bd humoristique !! En fait je me suis plutôt ennuyé. Les dessins sont bof mais assez sympas. Je trouve que les histoires qui sont censées être drôles sont très mal exploitées par Trondheim. Voilà j'ai rien à dire d'autre, sauf que l'humour de Lewis Trondheim n'est décidément pas ma tasse de thé. Je pense que je ne lirai plus de bd par Trondheim.
Je n'ai lu que le premier tome, et franchement, c'est incompréhensible... L'intrigue semble piquée à Alien et Abyss entre autres, mais sans en garder la qualité... Dialogues insipides, dessins vraiment vraiment pas bons...
Et bien, moi qui n'aime pas la BD bien classique, je suis servi !
Lefranc représente tout ce que je ne peux pas lire en matière de bande dessinée, tout ce que je redoute, tout ce que je déteste. Narration très lourde, pavés de texte ultradenses (parfois plus que dans "Alix" encore, autre chef d'oeuvre du même auteur, mais tout de même moins que "Black et Mortimer"), intrigues des plus classiques qui n'ont à mes yeux aucun intêret, personnages au charisme plus que discutable dans lesquels il m'est clairement impossible de m'identifier...
C'est pas gagné.
On passera vite sur le coté graphique de Martin que de toute façon je ne supporte pas. Tous les personnages ont le même visage, et même si le trait est détaillé et précis, il ne me convainc pas plus que la mise en couleur.
Mais cette série marche, bien même. Le monde de la BD est plein de surprises. :)
Ouille aïe aïe !
Dans la famille des séries Fluide glacial, comme chez tous les éditeurs, y'a du bon et du moins bon. Ici... c'est vraiment ras les paquerettes.
C'est bien simple, les différents scénarii sont... stupides. Vides de sens, sans intérêt, pas drôles du tout (j'ai connu le même désintérêt à la lecture de cette BD que lors de celle de Sboub, c'est dire si c'est mauvais pour moi !), il n'y a à mon sens pas un gag pour en rattraper un autre.
En courtes histoires de quelques pages (parutions dans le mag' oblige), les mésaventures de cet anti-héros (qui au détour n'a pas grand chose d'original) se déroulent souvent sur le même schéma, et lassent vite le lecteur.
Le dessin n'est vraiment pas terrible. Quand le reste suit, ce n'est pas un problème, mais dans ce cas là... ça ne joue vraiment pas en la faveur de la série !
Non, vraiment, une série à éviter.
Voila le type de manga que je déteste, vraiment, brrrr. Ce type d'ouvrages qui s'appuient sur des bons sentiments à la louche pour prétexter tout et n'importe quoi...
Déjà, ça commence vraiment mal, avec une définition de la mafia complètement fausse, érronée. La mafia, créée pour se libérer du joug français en Italie ? N'importe quoi. Cinq organisations basées en Italie répondent à l’appellation de « mafia »: la 'Ndrangheta, la Sacra Corona Unita, la Cammora, la Stidda et la Cosa Nostra, basée en Sicile. Ces organisations ont été créées à partir du milieu du XIXe siècle comme force supplétive au service des grands propriétaires terriens soucieux d’assurer la sécurité de leurs domaines, en l’absence d’institutions publiques italiennes encore crédibles suite à la déchéance des Bourbons et au processus d’unification de l’Italie de 1860. Fin du cours d'histoire. :D
En fait, Crying Freeman, c'est de la "fausse documentation" de la part de l'auteur, une pelletée d'informations non vérifiées mais qui donnent un poil de crédibilité à l'histoire (du moins, tant qu'on ne se pose pas la question sur la véracité de l'ensemble de tout cela).
L'histoire est chiante, sans réel intérêt, a sacrément mal vieilli, et le dessin est affreux, tout laid, tout plein de fautes. Et pourtant, de nombreux lecteurs accrochent à Crying Freeman... pas moi.
J'ai terminé le premier tome sans éprouver un quelconque intérêt pour l'histoire, j'ai dû m'y reprendre à deux fois avant de torcher le second tome... A la limite, je préfèrerais presque le film (assez naze lui aussi) pour son esthétisme, que je ne retrouve vraiment pas dans la BD. Berk.
Je n'ai jamai pu finir de lire cette série. Meme si c'est vrai qu'elle démarre vraiment très bien, l'intrigue est prenante et les dessins superbes.
Oui mais voila, au bout de quelques volumes et de multiples fausses pistes et fausses identités, ça lasse un peu (formule polie pour dire que j'en ai plein le c**...). Il faut dire que j'ai vraiment eu l'impression d'être pris pour une vache à lait par un auteur qui exploite son filon et fait durer son histoire un peu trop.
Conclusion : il faut vraiment être un bon scénariste pour intéresser son lecteur pendant plus de dix tomes. Ce qui ne semble pas être le cas ici...
Trouvé fort heureusement d'occasion, cet album ("Palestine") a été pour moi un véritable calvaire à finir. :(
Le dessin est plutôt sympathique, très rond et rendant bien, particulièrement concernant les expressions que Sacco veut montrer.
Seulement, voilà, à peu près tout le reste est... chiant, tout simplement. Cette BD se veut un reportage en bande dessinée. Soit. Alors qu'appelle-t-on "reportage" ? Dans le cas présent, il s'agit apparemment de l'accumulation de faits.
Je précise immédiatement que les "faits" en question vont du "j'ai vu que..." au "on m'a raconté que quelqu'un avait vu ou vécu...". Bref, des faits bruts dans le sens le plus strict du terme. Dans ce cas, on ne peut que se poser la question de savoir quel est le but du journalisme en général : est-ce de rapporter (bêtement) des faits, comme cela semble être le cas ici ? Si oui, on ne peut que se demander ensuite où se situe l'objectivité dans tout cela...
Et en l'occurence il n'y en a pas. Plus précisément, il y a une vague forme d'objectivité, l'auteur précisant à chaque fois "on m'a dit que", etc. mais elle est tout simplement noyée :
- noyée par le côté complètement unilatéral des témoignages : on ne voit en effet que le côté palestinien des choses.
- noyée par le manque d'approfondissement, de recoupement, des témoignages; vraiment, il s'agit d'une collection de témoignages.
- noyée par le dessin, où Sacco fait passer de nombreuses émotions, biaisant très largement l'impression du lecteur.
En fait je me demande ce qu'apporte le support BD dans ce cas. Et en fait, rien... Un livre aurait été plus efficace, certainement plus diffusé et plus pris au sérieux (la BD n'a toujours pas la réputation d'être un art majeur, et même dans ce cas la "BD d'investigation" reste plus que marginale), et plus impartial, certainement. Car les images ici, qui ne sont guère que des illustrations du propos, et qu'exceptionnellement de véritables séquences, suscitent chez le lecteur des réactions émotionnelles parfois assez violentes. Exit la réflexion, donc. :(
De plus, le livre est à la fois creux (pas d'approfondissement, de recoupement, pas de véritable explication, pas d'autre point de vue, pas de confrontation, pas de discussion, pas de débat...) et trop plein (abondance du texte rapportant les témoignages parfois très dense), ce qui donne quelque chose de très indigeste.
Enfin j'avouerai que les interventions de Sacco me paraissent tomber comme un cheveu sur la soupe (par exemple "encore un témoignage pour ma BD", "ésperons que ma BD se vende", etc.), même celles qui montrent sa vie quotidienne en Palestine...
Bref. Inadéquation du support, manque de clarté des objectifs de l'auteur, simple rapport de "faits", absence quasi-totale d'objectivité... A part pour s'indigner violemment contre les Israëliens, cette BD n'est vraiment pas terrible.
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Tonnerre Rampant
Et bien j'ai un pote qui adore l'auteur de cette BD, qui l'a rencontré et l'a trouvé très sympa. A force de me tanner avec son « superbeeeuuuu », « magnifiqueuuuuu » Tonnerre Rampant, j'ai fini par l'acheter (avec ex-libris pour la peine) bien qu'étant dubitatif quant aux illustrations. Après tout, me disais-je, j'ai adoré From Hell ou V pour Vendetta qui sont après tout des BD très spéciales graphiquement. Hélas, triple fois hélas avec Tonnerre Rampant : le scénario est simplement affligeant et terriblement ennuyeux. J'ai du m'y reprendre à plusieurs fois pour lire cet album aussi vite oublié qu'un épisode de la croisière s'amuse mais bien plus ennuyeux à subir ... Certaines planches de décor et paysages sont par contre très belles mais ça passerait vraiment mieux si les visages n'étaient pas cochonnés avec si peu d'applications ... C'est simple, d'une case à l'autre on ne reconnaît absolument pas les personnages ... C'est insupportable quand on y ajoute l'indigence du scénario. Bref, c'est tout sauf une réussite et c'est très très rampant malheureusement ! Ne la prenez que si on vous l'offre ou si vous aimez l'art graphique et non pas les BD.
Noritaka
J'aime vraiment pas les mangas de sport, même celui-là qui avait l'air drôle, est en fait vite lourd (dès le troisième volume en fait). C'est toujours pareil: je me fais battre, je m'entraine et je le bats...ouaaah. En plus, même si c'est drôle au début, c'est toujours les mêmes blagues... Conclusion : à réserver aux fans du genre.
Paradis perdu
Ange multiplie les scénarii dans tous les sens, plein de projets qui brillent et pis tout ça, mais dans le tas faudrait voir à en conclure un seul qui tienne la route. Voilà un bel album bien inutile, qu'on jurerait pondu par un quelconque copiste hollywoodien... Le dessin ne fait pas honneur à la réputation de Varanda : s'il sait encore produire de beaux décors et des compositions grandioses, il a de plus en plus de mal avec les gros plans (qu'il multiplie, pourtant !) Les visages sont différents à chaque case, et moches en plus de ça. Enfin, le pire reste bien le scénario, grotesque et pathétique. Quand je pense que tout le monde attendait cette nouvelle série comme la révolution...
Les Formidables Aventures de Lapinot
Alors moi, je ne suis pas du tout du même avis que la moyenne. Je n'ai pas du tout ri ou bien souri en lisant cette bd humoristique !! En fait je me suis plutôt ennuyé. Les dessins sont bof mais assez sympas. Je trouve que les histoires qui sont censées être drôles sont très mal exploitées par Trondheim. Voilà j'ai rien à dire d'autre, sauf que l'humour de Lewis Trondheim n'est décidément pas ma tasse de thé. Je pense que je ne lirai plus de bd par Trondheim.
Zéro absolu
Je n'ai lu que le premier tome, et franchement, c'est incompréhensible... L'intrigue semble piquée à Alien et Abyss entre autres, mais sans en garder la qualité... Dialogues insipides, dessins vraiment vraiment pas bons...
Lefranc
Et bien, moi qui n'aime pas la BD bien classique, je suis servi ! Lefranc représente tout ce que je ne peux pas lire en matière de bande dessinée, tout ce que je redoute, tout ce que je déteste. Narration très lourde, pavés de texte ultradenses (parfois plus que dans "Alix" encore, autre chef d'oeuvre du même auteur, mais tout de même moins que "Black et Mortimer"), intrigues des plus classiques qui n'ont à mes yeux aucun intêret, personnages au charisme plus que discutable dans lesquels il m'est clairement impossible de m'identifier... C'est pas gagné. On passera vite sur le coté graphique de Martin que de toute façon je ne supporte pas. Tous les personnages ont le même visage, et même si le trait est détaillé et précis, il ne me convainc pas plus que la mise en couleur. Mais cette série marche, bien même. Le monde de la BD est plein de surprises. :)
Cosmik Roger
Ouille aïe aïe ! Dans la famille des séries Fluide glacial, comme chez tous les éditeurs, y'a du bon et du moins bon. Ici... c'est vraiment ras les paquerettes. C'est bien simple, les différents scénarii sont... stupides. Vides de sens, sans intérêt, pas drôles du tout (j'ai connu le même désintérêt à la lecture de cette BD que lors de celle de Sboub, c'est dire si c'est mauvais pour moi !), il n'y a à mon sens pas un gag pour en rattraper un autre. En courtes histoires de quelques pages (parutions dans le mag' oblige), les mésaventures de cet anti-héros (qui au détour n'a pas grand chose d'original) se déroulent souvent sur le même schéma, et lassent vite le lecteur. Le dessin n'est vraiment pas terrible. Quand le reste suit, ce n'est pas un problème, mais dans ce cas là... ça ne joue vraiment pas en la faveur de la série ! Non, vraiment, une série à éviter.
Crying freeman
Voila le type de manga que je déteste, vraiment, brrrr. Ce type d'ouvrages qui s'appuient sur des bons sentiments à la louche pour prétexter tout et n'importe quoi... Déjà, ça commence vraiment mal, avec une définition de la mafia complètement fausse, érronée. La mafia, créée pour se libérer du joug français en Italie ? N'importe quoi. Cinq organisations basées en Italie répondent à l’appellation de « mafia »: la 'Ndrangheta, la Sacra Corona Unita, la Cammora, la Stidda et la Cosa Nostra, basée en Sicile. Ces organisations ont été créées à partir du milieu du XIXe siècle comme force supplétive au service des grands propriétaires terriens soucieux d’assurer la sécurité de leurs domaines, en l’absence d’institutions publiques italiennes encore crédibles suite à la déchéance des Bourbons et au processus d’unification de l’Italie de 1860. Fin du cours d'histoire. :D En fait, Crying Freeman, c'est de la "fausse documentation" de la part de l'auteur, une pelletée d'informations non vérifiées mais qui donnent un poil de crédibilité à l'histoire (du moins, tant qu'on ne se pose pas la question sur la véracité de l'ensemble de tout cela). L'histoire est chiante, sans réel intérêt, a sacrément mal vieilli, et le dessin est affreux, tout laid, tout plein de fautes. Et pourtant, de nombreux lecteurs accrochent à Crying Freeman... pas moi. J'ai terminé le premier tome sans éprouver un quelconque intérêt pour l'histoire, j'ai dû m'y reprendre à deux fois avant de torcher le second tome... A la limite, je préfèrerais presque le film (assez naze lui aussi) pour son esthétisme, que je ne retrouve vraiment pas dans la BD. Berk.
XIII
Je n'ai jamai pu finir de lire cette série. Meme si c'est vrai qu'elle démarre vraiment très bien, l'intrigue est prenante et les dessins superbes. Oui mais voila, au bout de quelques volumes et de multiples fausses pistes et fausses identités, ça lasse un peu (formule polie pour dire que j'en ai plein le c**...). Il faut dire que j'ai vraiment eu l'impression d'être pris pour une vache à lait par un auteur qui exploite son filon et fait durer son histoire un peu trop. Conclusion : il faut vraiment être un bon scénariste pour intéresser son lecteur pendant plus de dix tomes. Ce qui ne semble pas être le cas ici...
Palestine
Trouvé fort heureusement d'occasion, cet album ("Palestine") a été pour moi un véritable calvaire à finir. :( Le dessin est plutôt sympathique, très rond et rendant bien, particulièrement concernant les expressions que Sacco veut montrer. Seulement, voilà, à peu près tout le reste est... chiant, tout simplement. Cette BD se veut un reportage en bande dessinée. Soit. Alors qu'appelle-t-on "reportage" ? Dans le cas présent, il s'agit apparemment de l'accumulation de faits. Je précise immédiatement que les "faits" en question vont du "j'ai vu que..." au "on m'a raconté que quelqu'un avait vu ou vécu...". Bref, des faits bruts dans le sens le plus strict du terme. Dans ce cas, on ne peut que se poser la question de savoir quel est le but du journalisme en général : est-ce de rapporter (bêtement) des faits, comme cela semble être le cas ici ? Si oui, on ne peut que se demander ensuite où se situe l'objectivité dans tout cela... Et en l'occurence il n'y en a pas. Plus précisément, il y a une vague forme d'objectivité, l'auteur précisant à chaque fois "on m'a dit que", etc. mais elle est tout simplement noyée : - noyée par le côté complètement unilatéral des témoignages : on ne voit en effet que le côté palestinien des choses. - noyée par le manque d'approfondissement, de recoupement, des témoignages; vraiment, il s'agit d'une collection de témoignages. - noyée par le dessin, où Sacco fait passer de nombreuses émotions, biaisant très largement l'impression du lecteur. En fait je me demande ce qu'apporte le support BD dans ce cas. Et en fait, rien... Un livre aurait été plus efficace, certainement plus diffusé et plus pris au sérieux (la BD n'a toujours pas la réputation d'être un art majeur, et même dans ce cas la "BD d'investigation" reste plus que marginale), et plus impartial, certainement. Car les images ici, qui ne sont guère que des illustrations du propos, et qu'exceptionnellement de véritables séquences, suscitent chez le lecteur des réactions émotionnelles parfois assez violentes. Exit la réflexion, donc. :( De plus, le livre est à la fois creux (pas d'approfondissement, de recoupement, pas de véritable explication, pas d'autre point de vue, pas de confrontation, pas de discussion, pas de débat...) et trop plein (abondance du texte rapportant les témoignages parfois très dense), ce qui donne quelque chose de très indigeste. Enfin j'avouerai que les interventions de Sacco me paraissent tomber comme un cheveu sur la soupe (par exemple "encore un témoignage pour ma BD", "ésperons que ma BD se vende", etc.), même celles qui montrent sa vie quotidienne en Palestine... Bref. Inadéquation du support, manque de clarté des objectifs de l'auteur, simple rapport de "faits", absence quasi-totale d'objectivité... A part pour s'indigner violemment contre les Israëliens, cette BD n'est vraiment pas terrible.