Voilà une BD qui regroupe à peu près tout ce que je n’aime pas dans les mangas, tout ce qui fait que le genre « manga » en général me gonfle. En fait, ça transfère dans l’univers du ping-pong tout ce qu’on voit d’habitude dans les pires BDS japonaises : personnages stéréotypés, dialogues tantôt niais tantôt grandiloquents, scènes de duels confuses, répétées et interminables (sauf qu’ici elles se déroulent à coups de raquettes et pas de poings, de sabres ou de rayons de la mort), dessins noirs et blancs infects (je sais que la série a été nominée dans la catégorie « meilleur dessin » à Angoulême, mais le jury boit beaucoup)…
Et tout ça, donc, dans le monde du PING-PONG. Je ne voudrais pas blesser ceux d’entre vous qui raffolent de ce sport ou le pratiquent en club, mais, quand même… Le ping-pong, les gars, faut pas déconner… Pourquoi pas du curling ou du twirling-bâton aussi ?
Les scènes façon « le vieux maître prend un apprenti exceptionnellement doué sous son aile et, au travers de son enseignement sur une activité physique, lui inculque aussi une philosophie morale », quand on parle d’arts martiaux, ça passe encore, mais tout ça pour du PING-PONG, franchement, désolé, mais à mes yeux ça prend une tournure involontairement comique. Bon, bref, à part ça, donc, on a droit à tous les poncifs du genre : le maître qui, dans sa jeunesse, a échoué à un moment crucial, et veut éviter à son jeune élève de commettre les mêmes erreurs ; l’élève doué mais qui manque de volonté ; l’étranger imbattable de réputation mais qui se révèlera pas si fort que ça ; l’adversaire qui, outre le fait d’être exceptionnellement fort, est également arrogant et teigneux (alors que son rival est évidemment sympa et noble)…
Et, donc, pour prouver au monde leur valeur, leur honneur, leur volonté, leur puissance, tous ces messieurs tapent dans des baballes qui font « toc » sur une table en bois. Excusez-moi, mais rien que d’écrire ça, j’ai envie de rire ; désolé, vraiment, désolé à tous les amis du ping-pong…
Le pire est que ce n’est même pas vraiment risible, juste très chiant à lire. Je ne me suis infligé que les 2 premiers tomes, mais je n’irai pas plus loin ; contrairement aux précédents posteurs, NON, je n’ai pas envie de savoir la suite.
Dans la série "j'ai rarement lu quelque chose d'aussi ***", je présente "Blanche", le premier album d'une série publié en 2002 et dont, à mon humble avis, il ne faut pas attendre de suite. D'une part parce qu'il a sûrement dû mal se vendre et d'autre part parce que je pense que celui qui aurait fait l'erreur de l'acheter risque fort de ne pas se faire avoir deux fois. Car franchement, à la lecture de cet album, je me demande ce qui a pu se passer dans la tête des chefs éditoriaux de Casterman. Etre l'éditeur attitré de Tardi ou d'Hugo Pratt, c'est bien, mais si c'est pour éditer ça à côté ! C'est salir sa réputation. Ont-ils lu le scénario ? S'ils en avaient pris la peine, ils auraient pu constater à quel point il est non seulement confus mais inintéressant. L'héroine n'a aucune épaisseur, l'intrigue est complètement bidon du début à la fin. Le tout baigne dans un vague tissu d'invraisemblances. Publier des albums au scénario nul, ça arrive dans plus ou moins toutes les maisons d'édition (c'est plutôt rare chez Casterman, il est vrai), mais généralement, le dessin vient compenser et assure un minimum de vente à l'album (parce que chez les éditeurs, on sait qu'un dessin assez "joli" fait vendre de toute façon). Mais ici le gros mystère, c'est que le dessin est franchement raté lui aussi. L'illusion s'arrête à la couverture. Le style est incertain, le découpage catastrophique, la mise en page ratée. Les personnages sont sans cesse dans des poses improbables... La mise en scène des mouvements est approximative. Il s'agit du premier album de Francart, loin de moi l'envie de casser du sucre sur le dos d'un jeune dessinateur, mais il me semble clair, à la lecture de cet album, qu'il n'avait pas encore le niveau pour être "publiable" chez un gros éditeur comme Casterman.
Non franchement Ken le survivant, autant ça passait quand on avait 10 ans et qu'on était avides de pouvoir (d'autant qu'à raison d'un épisode de 20 minutes par semaine ça reste raisonnable)...
Autant maintenant que les mangas commencent à devenir plus intéressants au niveau des dessins que de l'histoire, que leur diffusion est plus répandue... Ken le survivant ne vaut vraiment rien face à ses concurrents actuels, même dans le registre de l'ultra-violence il y'a beaucoup mieux.
A part par pure nostalgie ou envie de dépenser son argent bêtement, je ne vois pas ce qui pourrait pousser quelqu'un à acheter ces mangas.
Pour les critiques:
Scénar inexistant, dessins disproportionnés (de façon vraiment laide, à la façon "jojo" ça passe encore mais là), dialogues ridicules, intérêt de suivre l'histoire ultra limité.
Un petit truc marrant dont je me rapelle à l'époque du dessin animé:
Ken de l'école du hokuto de cuisine
L'école du nanto de fourrure
Les traducteurs s'en donnaient à coeur joie à l'époque :p
Non, vraiment pas aimé.
Le dessin se traîne, on confond les personnages ou on ne les reconnaît pas d'une case à l'autre, je pense que je peux dessiner notamment les autos aussi bien que ça, et je ne prétends pas être un dessinateur ; les couleurs sont ratés.
Coté scénario, d'abord c'est très long, trop long. Le nombre de séquences ou de cases qui ne servent à rien, c'est impressionant. J'ai quand même persisté, espérant un envol de l'intrigue pour la fin. Hé bien non, tout s'affaisse comme un soufflet quand les invités sont en retard. Je ne veux pas trop en dire, mais le nombre d'invraissemblances autant du scénario, que du comportement des personnages nous fait friser le ridicule. Quand à la "révélation" finale, c'est carrément une ineptie scientifique.
J'étais effaré à la lecture de cette BD, proprement effaré !
Alors, attention, la note de 1/5 ici ne signifie pas vraiment que je n'ai franchement pas aimé, mais il signifie surtout à quel point cette BD est nuuuuuuulle ! Mais tellement nulle que ça en devient rigolo et franchement, j'ai erré entre stupéfaction et rire jaune tandis que je la lisais. Alors non, je ne peux pas dire que j'ai aimé, ne serait-ce que d'un soupçon, mais c'est vraiment la première fois que je vois ça et dans ce sens, cette BD est à lire par curiosité. Une référence dans un certain style. Un style de nullité, tellement nulle que j'en étais sur le cul (dans mon lit).
Pourtant au début de la lecture, on ne dirait pas. Les couleurs et les décors n'ont pas l'air mauvais. La narration a l'air classique, très western, tès grandiloquent. Donc, tout va bien jusqu'à... la deuxième planche. Là apparaissent les dessins des premiers personnages et déjà on se dit : beuh, ils sont plutôt mal dessinés. Et ça se confirme très vite : les personnages sont vraiment moches, tant dans leurs traits de visage surnuméraires et dans leur anatomie (les seins d'une fille à un moment sont affreux) que dans les nombreuses déformations qu'apportent un dessin bizarrement traité.
On retrouve également très souvent des effets de style cinématographiques (avec le bout d'un canon grossi quand il est pointé vers vous, ou bien des vues d'en haut avec également grossissement des objets "proches" du lecteur) mais il y en a tellement que ça finit par se fondre dans la masse, et franchement en plus, je n'aime pas du tout ça en BD.
Bref, le dessin, sous un aspect initial potable, se révèle plein d'erreurs, de mochetés et d'effets de style de mauvais goût à mes yeux.
Mais l'essentiel de ce qui m'a stupéfié vient du scénario.
C'est violent, gratuit, bête et méchant. Le héros (Clint Eastwood) est le pire salaud qu'on puisse rêver : raciste, mysogine, brutal, arrogant, et comme par hasard c'est un dieu du colt et seul contre tous, il tue tout le monde en quelques Blam Blam Blam. C'est la caricature du héros invincible et sûr de lui, sauf que là, dès le départ, quand on voit son comportement, on voudrait que ce soit lui qui crève en s'explosant les boyaux comme il le fait à tous ses ennemis. Mais justement non, il persévère dans sa chance insolente, son assurance totale en son nombril et sa connerie crasse.
Et puis ensuite, toute l'histoire n'est que clichés, brutalité, défoulements de violence digne d'adolescents immatures, sang qui gicle et incohérences scénaristiques.
Il y a quelques clins d'oeil navrants, histoire de faire de l'humour (un sosie de Jacques Brel qui crie "ne me quitte pas" avant de se faire embrocher la gorge dans une gerbe de sang, deux méchants qui s'appellent Jack et Averell, une fille qui crie "Mon dieu, c'est un spectre !" et le héros qui réplique "Mais oui, et il a des balles d'or aussi ?"). C'est grotesque, pas marrant, mais tellement à contre-pied de l'histoire que c'est dans ces moments-là que je n'ai su s'il fallait rire ou pleurer.
Car le pire dans tout ça, c'est qu'à part ces "supers blagues", les auteurs ont l'air de s'être totalement pris au sérieux. La brutalité gratuite de cette BD a l'air d'être là pour en jeter, pour épater le lecteur et faire une BD "super cool". Le scénario, aussi nul et pompé de films qu'il soit, a également l'air d'être super sérieux, de même que la fin qui se veut un retournement de situation mais qui n'est qu'encore plus cliché et ridicule.
Tout, du dessin, de l'histoire, des dialogues, des personnages, des péripéties de l'aventure, toute est ahurissant de nullité.
A tel point que je me demande si ce n'est pas fait exprès.
Alors si vous voulez vraiment être stupéfié par ce qui peut se faire en matière de BD western, si vous voulez lire ça au troisième ou quatrième degré, avec des amis pour bien rigoler, je vous le conseille comme étant une référence de nullité (qu'elle soit voulue ou non), une BD de série Z qui se prend au sérieux.
Mais si vous voulez lire une BD potable, ne lisez pas ça.
Je viens de parcourir les avis sur cette série. ThePatrick la compare à Boule et Bill. Pour lui c'est sûrement laudatif, pour moi, bah il suffit de se reporter à mon avis pour cette série. En gros, répétitif et pas marrant. Je conseille un album au plus.
Ce qui est agaçant avec certaines politiques éditoriales, c'est qu'on sent que certaines maisons cherchent ouvertement à surfer sur les vagues du succès de certaines séries vendeuses. On voit apparaître des clones, des succédanés, dont la qualité toute discutable fait penser qu'ils n'auraient pas été publiés si l'éditeur n'avait senti le filon...
C'est clairement le sentiment que la lecture du premier album de "L'ordre impair" m'a laissé. On pense au Triangle secret, au Décalogue... dans sa manière de mélanger fantastique, mysticisme et différentes époques. Malheureusement, ce n'est pas très bon et j'ai bien peur que même les amateurs du genre resteront sur leur faim, avec ce premier tome en tout cas. L'histoire est relativement mal présentée, les personnages trop insipides et l'action essaie en vain de décoller mais ne le fait que maladroitement. En plus, si le dessin n'est pas spécialement laid, il est relativement inégal et certaines planches présentent de vrais problèmes de découpage et de lisibilité, certaines ellipses sont réellement foireuses... La scène du suicide, par exemple, expédiée en trois cases, est complètement ratée...
Pas plus gros qu’un livre de poche, ce petit album qui se termine en moins de 5 minutes coûte pas moins de 18 euros… Cherchez l’erreur. A côté de ce titre, le Jimmy Corrigan de Delcourt paraît presque bon marché. Outre son prix prohibitif, le gros problème de Résurrections est son manque d’intérêt quasi-total, aucun des destins imaginés par l’auteur n’étant particulièrement drôle, original ou bien vu. L’idée de départ n’est pas plus bête qu’un autre, mais le résultat est complètement raté. A éviter.
Les attentats du 11 septembre 2001 et leurs conséquences plus ou moins directes ont fait couler presque autant d’encre que de sang. Journalistes, analystes politiques, humoristes, chanteurs, écrivains, nombreux sont ceux qui y sont allé de leur petit commentaire sur le terrorisme islamiste et l’anti-terrorisme dabeulioubouchiste. Dans le lot, beaucoup d’opportunistes simplement désireux de récupérer un sujet vendeur pour faire un peu de pognon et de prestige facile. Pas besoin de pondre quelque chose de qualité : parlez du 11 septembre 2001 dans votre truc, ça suffira pour que les médias parlent de vous.
David Rees est-il de ces opportunistes ? Je serais tenté de dire oui. Voilà un gars qui a réussi à publier un recueil de strips d’humour qui ne fait jamais rire et dont il n’a pas dessiné une seule case (il a simplement récupéré des cliparts). Bon, sur ce 2ème point, je ne dirai trop rien, l’idée est pas plus bête qu’une autre et les amateurs d’OuBaPo trouveront peut-être même ça génial ; par contre, le manque de drôlerie de la chose, lui, me contrarie nettement plus. L'humour noir, je suis plutôt bon client en général, mais à condition que ce soit de l'humour drôle quand même. Rees reste constamment dans le "15ème degré branchouillé", dans la provoc’ en toc, dans le « soyons cynique, mais pour de faux, faisons semblant qu’on peut en rire alors qu’on ne devrait pas ». Si son message était « finalement, face à toute cette horreur absurde, j’ai pas vraiment envie de rire », il aurait pu faire mille autres trucs que du strip humoristique pour parler des guerres actuelles et des magouilles du fils Bush et de ses sbires. Même quand il tient une vanne qui pourrait faire mouche, il la flingue lui-même : alors qu’il devrait en faire la chute de sa blague, dans la dernière case du strip, il préfère la placer dans l’avant-dernière, puis tout casser en concluant son strip sur une réplique complètement conne, pitoyable, foireuse, pas drôle, lourdingue, histoire d’en remettre une bonne grosse couche, comme s’il tenait à réexpliquer chaque fois à ses lecteurs à quel point il était ironique, caustique, critique…
Parfois, on dit « Les strips, en lire 1 ou 2 de temps en temps ça va, mais tout un album, c’est lassant ». Ici, on est déjà lassé au bout d’1 ou 2 ; 111 à la suite, c’est carrément très, très pénible.
Bref, traiter l’actualité sur un mode comique et caustique et s’en prendre au gouvernement Bush, c’est très bien, il y a des gens qui le font avec talent et drôlerie comme Michael Moore ou même Les Guignols de l’Info, mais Rees, lui n’apporte pas grand’chose à cette cause.
Les droits d’auteur générés par le bouquin sont reversés à une association qui désamorce des mines anti-personnel en Afghanistan. A vous de voir s’il n’y a pas meilleur moyen d’aider cette cause que de payer 10 euros pour ce petit bouquin sans intérêt (et très bêtement traduit, en plus).
C'est vrai que je n'avais pas lu une BD aussi mauvaise depuis longtemps.
Pourtant le sujet (la recherche de la lance que tenait le soldat romain au Golgotha) et le dessin sont prometteurs.
Ce qui ne va pas ?
Ce sont surtout le découpage graphique (mise en situation des personnages) et les dialogues qui discréditent le tout, en mettant en scène des situations ridicules ou en ôtant toute émotion dans un moment clé... Le côté pompage d'Indiana Jones n'arrange rien.
Un gâchis certain, dommage !
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Ping Pong
Voilà une BD qui regroupe à peu près tout ce que je n’aime pas dans les mangas, tout ce qui fait que le genre « manga » en général me gonfle. En fait, ça transfère dans l’univers du ping-pong tout ce qu’on voit d’habitude dans les pires BDS japonaises : personnages stéréotypés, dialogues tantôt niais tantôt grandiloquents, scènes de duels confuses, répétées et interminables (sauf qu’ici elles se déroulent à coups de raquettes et pas de poings, de sabres ou de rayons de la mort), dessins noirs et blancs infects (je sais que la série a été nominée dans la catégorie « meilleur dessin » à Angoulême, mais le jury boit beaucoup)… Et tout ça, donc, dans le monde du PING-PONG. Je ne voudrais pas blesser ceux d’entre vous qui raffolent de ce sport ou le pratiquent en club, mais, quand même… Le ping-pong, les gars, faut pas déconner… Pourquoi pas du curling ou du twirling-bâton aussi ? Les scènes façon « le vieux maître prend un apprenti exceptionnellement doué sous son aile et, au travers de son enseignement sur une activité physique, lui inculque aussi une philosophie morale », quand on parle d’arts martiaux, ça passe encore, mais tout ça pour du PING-PONG, franchement, désolé, mais à mes yeux ça prend une tournure involontairement comique. Bon, bref, à part ça, donc, on a droit à tous les poncifs du genre : le maître qui, dans sa jeunesse, a échoué à un moment crucial, et veut éviter à son jeune élève de commettre les mêmes erreurs ; l’élève doué mais qui manque de volonté ; l’étranger imbattable de réputation mais qui se révèlera pas si fort que ça ; l’adversaire qui, outre le fait d’être exceptionnellement fort, est également arrogant et teigneux (alors que son rival est évidemment sympa et noble)… Et, donc, pour prouver au monde leur valeur, leur honneur, leur volonté, leur puissance, tous ces messieurs tapent dans des baballes qui font « toc » sur une table en bois. Excusez-moi, mais rien que d’écrire ça, j’ai envie de rire ; désolé, vraiment, désolé à tous les amis du ping-pong… Le pire est que ce n’est même pas vraiment risible, juste très chiant à lire. Je ne me suis infligé que les 2 premiers tomes, mais je n’irai pas plus loin ; contrairement aux précédents posteurs, NON, je n’ai pas envie de savoir la suite.
Blanche
Dans la série "j'ai rarement lu quelque chose d'aussi ***", je présente "Blanche", le premier album d'une série publié en 2002 et dont, à mon humble avis, il ne faut pas attendre de suite. D'une part parce qu'il a sûrement dû mal se vendre et d'autre part parce que je pense que celui qui aurait fait l'erreur de l'acheter risque fort de ne pas se faire avoir deux fois. Car franchement, à la lecture de cet album, je me demande ce qui a pu se passer dans la tête des chefs éditoriaux de Casterman. Etre l'éditeur attitré de Tardi ou d'Hugo Pratt, c'est bien, mais si c'est pour éditer ça à côté ! C'est salir sa réputation. Ont-ils lu le scénario ? S'ils en avaient pris la peine, ils auraient pu constater à quel point il est non seulement confus mais inintéressant. L'héroine n'a aucune épaisseur, l'intrigue est complètement bidon du début à la fin. Le tout baigne dans un vague tissu d'invraisemblances. Publier des albums au scénario nul, ça arrive dans plus ou moins toutes les maisons d'édition (c'est plutôt rare chez Casterman, il est vrai), mais généralement, le dessin vient compenser et assure un minimum de vente à l'album (parce que chez les éditeurs, on sait qu'un dessin assez "joli" fait vendre de toute façon). Mais ici le gros mystère, c'est que le dessin est franchement raté lui aussi. L'illusion s'arrête à la couverture. Le style est incertain, le découpage catastrophique, la mise en page ratée. Les personnages sont sans cesse dans des poses improbables... La mise en scène des mouvements est approximative. Il s'agit du premier album de Francart, loin de moi l'envie de casser du sucre sur le dos d'un jeune dessinateur, mais il me semble clair, à la lecture de cet album, qu'il n'avait pas encore le niveau pour être "publiable" chez un gros éditeur comme Casterman.
Hokuto no Ken - Fist of the North Star (Ken le survivant)
Non franchement Ken le survivant, autant ça passait quand on avait 10 ans et qu'on était avides de pouvoir (d'autant qu'à raison d'un épisode de 20 minutes par semaine ça reste raisonnable)... Autant maintenant que les mangas commencent à devenir plus intéressants au niveau des dessins que de l'histoire, que leur diffusion est plus répandue... Ken le survivant ne vaut vraiment rien face à ses concurrents actuels, même dans le registre de l'ultra-violence il y'a beaucoup mieux. A part par pure nostalgie ou envie de dépenser son argent bêtement, je ne vois pas ce qui pourrait pousser quelqu'un à acheter ces mangas. Pour les critiques: Scénar inexistant, dessins disproportionnés (de façon vraiment laide, à la façon "jojo" ça passe encore mais là), dialogues ridicules, intérêt de suivre l'histoire ultra limité. Un petit truc marrant dont je me rapelle à l'époque du dessin animé: Ken de l'école du hokuto de cuisine L'école du nanto de fourrure Les traducteurs s'en donnaient à coeur joie à l'époque :p
Quarterback
Non, vraiment pas aimé. Le dessin se traîne, on confond les personnages ou on ne les reconnaît pas d'une case à l'autre, je pense que je peux dessiner notamment les autos aussi bien que ça, et je ne prétends pas être un dessinateur ; les couleurs sont ratés. Coté scénario, d'abord c'est très long, trop long. Le nombre de séquences ou de cases qui ne servent à rien, c'est impressionant. J'ai quand même persisté, espérant un envol de l'intrigue pour la fin. Hé bien non, tout s'affaisse comme un soufflet quand les invités sont en retard. Je ne veux pas trop en dire, mais le nombre d'invraissemblances autant du scénario, que du comportement des personnages nous fait friser le ridicule. Quand à la "révélation" finale, c'est carrément une ineptie scientifique.
Colt Walker
J'étais effaré à la lecture de cette BD, proprement effaré ! Alors, attention, la note de 1/5 ici ne signifie pas vraiment que je n'ai franchement pas aimé, mais il signifie surtout à quel point cette BD est nuuuuuuulle ! Mais tellement nulle que ça en devient rigolo et franchement, j'ai erré entre stupéfaction et rire jaune tandis que je la lisais. Alors non, je ne peux pas dire que j'ai aimé, ne serait-ce que d'un soupçon, mais c'est vraiment la première fois que je vois ça et dans ce sens, cette BD est à lire par curiosité. Une référence dans un certain style. Un style de nullité, tellement nulle que j'en étais sur le cul (dans mon lit). Pourtant au début de la lecture, on ne dirait pas. Les couleurs et les décors n'ont pas l'air mauvais. La narration a l'air classique, très western, tès grandiloquent. Donc, tout va bien jusqu'à... la deuxième planche. Là apparaissent les dessins des premiers personnages et déjà on se dit : beuh, ils sont plutôt mal dessinés. Et ça se confirme très vite : les personnages sont vraiment moches, tant dans leurs traits de visage surnuméraires et dans leur anatomie (les seins d'une fille à un moment sont affreux) que dans les nombreuses déformations qu'apportent un dessin bizarrement traité. On retrouve également très souvent des effets de style cinématographiques (avec le bout d'un canon grossi quand il est pointé vers vous, ou bien des vues d'en haut avec également grossissement des objets "proches" du lecteur) mais il y en a tellement que ça finit par se fondre dans la masse, et franchement en plus, je n'aime pas du tout ça en BD. Bref, le dessin, sous un aspect initial potable, se révèle plein d'erreurs, de mochetés et d'effets de style de mauvais goût à mes yeux. Mais l'essentiel de ce qui m'a stupéfié vient du scénario. C'est violent, gratuit, bête et méchant. Le héros (Clint Eastwood) est le pire salaud qu'on puisse rêver : raciste, mysogine, brutal, arrogant, et comme par hasard c'est un dieu du colt et seul contre tous, il tue tout le monde en quelques Blam Blam Blam. C'est la caricature du héros invincible et sûr de lui, sauf que là, dès le départ, quand on voit son comportement, on voudrait que ce soit lui qui crève en s'explosant les boyaux comme il le fait à tous ses ennemis. Mais justement non, il persévère dans sa chance insolente, son assurance totale en son nombril et sa connerie crasse. Et puis ensuite, toute l'histoire n'est que clichés, brutalité, défoulements de violence digne d'adolescents immatures, sang qui gicle et incohérences scénaristiques. Il y a quelques clins d'oeil navrants, histoire de faire de l'humour (un sosie de Jacques Brel qui crie "ne me quitte pas" avant de se faire embrocher la gorge dans une gerbe de sang, deux méchants qui s'appellent Jack et Averell, une fille qui crie "Mon dieu, c'est un spectre !" et le héros qui réplique "Mais oui, et il a des balles d'or aussi ?"). C'est grotesque, pas marrant, mais tellement à contre-pied de l'histoire que c'est dans ces moments-là que je n'ai su s'il fallait rire ou pleurer. Car le pire dans tout ça, c'est qu'à part ces "supers blagues", les auteurs ont l'air de s'être totalement pris au sérieux. La brutalité gratuite de cette BD a l'air d'être là pour en jeter, pour épater le lecteur et faire une BD "super cool". Le scénario, aussi nul et pompé de films qu'il soit, a également l'air d'être super sérieux, de même que la fin qui se veut un retournement de situation mais qui n'est qu'encore plus cliché et ridicule. Tout, du dessin, de l'histoire, des dialogues, des personnages, des péripéties de l'aventure, toute est ahurissant de nullité. A tel point que je me demande si ce n'est pas fait exprès. Alors si vous voulez vraiment être stupéfié par ce qui peut se faire en matière de BD western, si vous voulez lire ça au troisième ou quatrième degré, avec des amis pour bien rigoler, je vous le conseille comme étant une référence de nullité (qu'elle soit voulue ou non), une BD de série Z qui se prend au sérieux. Mais si vous voulez lire une BD potable, ne lisez pas ça.
Cédric
Je viens de parcourir les avis sur cette série. ThePatrick la compare à Boule et Bill. Pour lui c'est sûrement laudatif, pour moi, bah il suffit de se reporter à mon avis pour cette série. En gros, répétitif et pas marrant. Je conseille un album au plus.
L'Ordre impair
Ce qui est agaçant avec certaines politiques éditoriales, c'est qu'on sent que certaines maisons cherchent ouvertement à surfer sur les vagues du succès de certaines séries vendeuses. On voit apparaître des clones, des succédanés, dont la qualité toute discutable fait penser qu'ils n'auraient pas été publiés si l'éditeur n'avait senti le filon... C'est clairement le sentiment que la lecture du premier album de "L'ordre impair" m'a laissé. On pense au Triangle secret, au Décalogue... dans sa manière de mélanger fantastique, mysticisme et différentes époques. Malheureusement, ce n'est pas très bon et j'ai bien peur que même les amateurs du genre resteront sur leur faim, avec ce premier tome en tout cas. L'histoire est relativement mal présentée, les personnages trop insipides et l'action essaie en vain de décoller mais ne le fait que maladroitement. En plus, si le dessin n'est pas spécialement laid, il est relativement inégal et certaines planches présentent de vrais problèmes de découpage et de lisibilité, certaines ellipses sont réellement foireuses... La scène du suicide, par exemple, expédiée en trois cases, est complètement ratée...
Résurrections
Pas plus gros qu’un livre de poche, ce petit album qui se termine en moins de 5 minutes coûte pas moins de 18 euros… Cherchez l’erreur. A côté de ce titre, le Jimmy Corrigan de Delcourt paraît presque bon marché. Outre son prix prohibitif, le gros problème de Résurrections est son manque d’intérêt quasi-total, aucun des destins imaginés par l’auteur n’étant particulièrement drôle, original ou bien vu. L’idée de départ n’est pas plus bête qu’un autre, mais le résultat est complètement raté. A éviter.
Putain, c'est la guerre !
Les attentats du 11 septembre 2001 et leurs conséquences plus ou moins directes ont fait couler presque autant d’encre que de sang. Journalistes, analystes politiques, humoristes, chanteurs, écrivains, nombreux sont ceux qui y sont allé de leur petit commentaire sur le terrorisme islamiste et l’anti-terrorisme dabeulioubouchiste. Dans le lot, beaucoup d’opportunistes simplement désireux de récupérer un sujet vendeur pour faire un peu de pognon et de prestige facile. Pas besoin de pondre quelque chose de qualité : parlez du 11 septembre 2001 dans votre truc, ça suffira pour que les médias parlent de vous. David Rees est-il de ces opportunistes ? Je serais tenté de dire oui. Voilà un gars qui a réussi à publier un recueil de strips d’humour qui ne fait jamais rire et dont il n’a pas dessiné une seule case (il a simplement récupéré des cliparts). Bon, sur ce 2ème point, je ne dirai trop rien, l’idée est pas plus bête qu’une autre et les amateurs d’OuBaPo trouveront peut-être même ça génial ; par contre, le manque de drôlerie de la chose, lui, me contrarie nettement plus. L'humour noir, je suis plutôt bon client en général, mais à condition que ce soit de l'humour drôle quand même. Rees reste constamment dans le "15ème degré branchouillé", dans la provoc’ en toc, dans le « soyons cynique, mais pour de faux, faisons semblant qu’on peut en rire alors qu’on ne devrait pas ». Si son message était « finalement, face à toute cette horreur absurde, j’ai pas vraiment envie de rire », il aurait pu faire mille autres trucs que du strip humoristique pour parler des guerres actuelles et des magouilles du fils Bush et de ses sbires. Même quand il tient une vanne qui pourrait faire mouche, il la flingue lui-même : alors qu’il devrait en faire la chute de sa blague, dans la dernière case du strip, il préfère la placer dans l’avant-dernière, puis tout casser en concluant son strip sur une réplique complètement conne, pitoyable, foireuse, pas drôle, lourdingue, histoire d’en remettre une bonne grosse couche, comme s’il tenait à réexpliquer chaque fois à ses lecteurs à quel point il était ironique, caustique, critique… Parfois, on dit « Les strips, en lire 1 ou 2 de temps en temps ça va, mais tout un album, c’est lassant ». Ici, on est déjà lassé au bout d’1 ou 2 ; 111 à la suite, c’est carrément très, très pénible. Bref, traiter l’actualité sur un mode comique et caustique et s’en prendre au gouvernement Bush, c’est très bien, il y a des gens qui le font avec talent et drôlerie comme Michael Moore ou même Les Guignols de l’Info, mais Rees, lui n’apporte pas grand’chose à cette cause. Les droits d’auteur générés par le bouquin sont reversés à une association qui désamorce des mines anti-personnel en Afghanistan. A vous de voir s’il n’y a pas meilleur moyen d’aider cette cause que de payer 10 euros pour ce petit bouquin sans intérêt (et très bêtement traduit, en plus).
Le Gardien de la Lance
C'est vrai que je n'avais pas lu une BD aussi mauvaise depuis longtemps. Pourtant le sujet (la recherche de la lance que tenait le soldat romain au Golgotha) et le dessin sont prometteurs. Ce qui ne va pas ? Ce sont surtout le découpage graphique (mise en situation des personnages) et les dialogues qui discréditent le tout, en mettant en scène des situations ridicules ou en ôtant toute émotion dans un moment clé... Le côté pompage d'Indiana Jones n'arrange rien. Un gâchis certain, dommage !