L’histoire est riche et source d’inspiration. Jorodowsky et Manara sont des références et donc je m’attendais à un bel album.
Après le premier tome j’étais partagé. Je me demandais si on allait évoluer dans la tragédie ou dans l’album indigeste mêlant sexe, violence, religions et interdits dans une bouillie. Le second tome me range dans la seconde évolution.
Force est de constater que je suis très déçu, le scénario me parait très (trop) simple allant dans la caricature excessive. La couleur un peu étrange en premier abord est finalement bien vue pour la côté profondément agressif et sanglant. Nous sommes là dans l’histoire et non dans un fantasme érotique. D’ailleurs ce n’est même pas érotique nous avons une successions de situations ou pouvoir, manipulation, sexe, sur fond de clergé et de vatican. A vouloir être subversif on tombe dans le trop. Trop sanglant, trop excessif, trop manichéen, trop cliché…
C’est donc pour moi le scénario qui pêche trop et que Manara ne sauve pas car ce n’est même pas beau à lire.
Je n'ai lu que le premier tome et ce fut avec un grand déplaisir tant l'histoire est improbable, l'humour grossier et le dessin peu ragoûtant.
Il paraît que les derniers albums de la série sont d'une qualité graphique plus proche de ce que Marini a réalisé sur Rapaces. Je l'espère mas je ne le saurai peut-être jamais car je ne compte pas investir 1 euro de plus dans cette série d'aventure médiocre.
Et l'amélioration du dessin ne peut de toutes façons pas en faire une série recommandable vu la maigreur du propos.
J'ai aimé à l'époque les Lanfeust De Troy mais là, pour ce qui est des "Lanfeust des Etoiles", c'est la cata.
Je ne sais pas ce qui me pousse à chaque fois à acheter les nouveaux tomes à leur sortie.
Sans doute le mauvais réflexe du collectionneur...
Mais toujours le même constat, le regret.
On s'ennuie, le dessin n'est plus travaillé, ça devient vraiment c**.
A chaque album, le niveau baisse encore et on se demande s'il sera possible de faire pire la fois suivante. Et bien il est consternant de voir que c'est possible.
Je sens qu'un de ces jours, je vais tout revendre (si j'y parviens).
Vivement déconseillé, n'allez pas jeter votre argent par les fenêtres !
Leo Roa, c’te vaste blague. C’est la première fois que j’ai eu autant de mal à terminer une série, composée de seulement 2 tomes qui plus est.
L’histoire part dans tous les sens, la narration est vraiment hasardeuse, et les dialogues, mon dieu, les dialogues… Si au moins les personnages étaient attachants mais même pas, ils sont à peine développés (Leo veut devenir un héros et Meke un guitariste reconnu en oubliant pas sa maman chérie ; super), d’ailleurs au bout de la moitié du premier tome, on a déjà plus rien à secouer de ce qui peuvent leur arriver à ces deux nazes de l’espace.
Si au moins, on pouvait se rattraper sur le graphisme inimitable de Gimenez (quand j’y pense ses scénarios sont tout autant inimitables tant je les trouve mauvais), mais ça doit être la série la plus mal dessinée de sa carrière. Passez votre chemin sans hésitation.
Cette BD est parue à l'époque dans le journal Okapi. Les quelques BD issues de ce dernier que j'ai lues ne m'ont jamais vraiment enthousiasmé mais globalement je les trouvais sympathiques et porteuses d'une ambiance assez désuète de nos jours, un peu nostalgique. Hélas, celle-ci est particulièrement mauvaise, ou du moins ratée.
C'est avec surprise que j'ai vu que le dessinateur de cette BD était Frédéric Boilet. C'est vrai qu'Okapi a eu pour habitude de publier des auteurs amenés ensuite à devenir célèbres, tels Gibrat, Sternis et autres Cothias. Alors pourquoi pas Boilet ? Sauf qu'il s'agit là d'un véritable pêché de jeunesse, du genre qu'on souhaite sûrement oublier.
Le dessin n'est vraiment pas terrible pour commencer. Plein de défauts techniques, de compositions peu judicieuses, de personnages manquant de naturel, il est en outre très médiocrement colorisé. Ce n'est pas beau.
A cela s'ajoute une narration graphique ratée, des enchaînements abruptes et parfois incompréhensibles, un récit décousu au rythme saccadé et déplaisant, et une intrigue assez mauvaise autant qu'emplie de clichés.
Il y a quelques bons points dans ce scénario. Notamment, j'ai bien aimé la petite histoire dans l'histoire, imaginant le mythe de l'Atlantide comme étant le précurseur des dieux d'Egypte. Mais à part cela, tout ce qui est construit autour est franchement bancal et surtout très mal raconté. La construction en épisodes tels que parus dans Okapi a dû franchement handicaper le scénariste qui n'a pas du tout su la gérer, usant en permanence d'ellipses et d'enchaînements douteux pour condenser son récit et en faire une bouillie pénible à lire. Surtout qu'avec du recul, l'intrigue n'est franchement pas terrible et tellement convenue.
Bref, une BD qui sent beaucoup trop l'amateurisme pour un scénariste qui a, semble-t-il, arrêté là sa carrière dans le domaine de la BD, et pour un dessinateur qui a fait vraiment mieux par la suite.
Amis lecteur, je me dois de vous mettre en garde, ce manwha nuit gravement à la santé mental.
J'ai réussit à tenir 7 volumes pensant que ça allait décoller, mais non, non, toujours pas.
Trop noir, trop bourrin, trop compliqué, trop de personnages, trop de background interminable.
En bref c'est un vrai bordel, je n'ai pas lu le reste de la collection, une chose est sur je n'arrive pas à me débarrasser des 7 tomes que j'ai...... c'est un signe!
Si vous n'êtes pas gothique, dépressif ou psychologue n'achetez pas cette série.
En revanche si vous êtes les 3, sortez et faites vous des amis, ça devient urgent !
Arf ! J'ai acheté ce tome parce que le thème m'attire beaucoup : j'adore tout ce qui a trait à l'histoire de la Rome antique.
Ben, je le sentais, mais j'ai tout de même voulu courir le risque... mal m'en a pris : cette bédé est assez navrante. Le scénario est bateau et racoleur au possible, avec des scènes de cul à la con dignes des plus mauvais albums de chez soleil. Quant au dessin, je l'ai trouvé quelque peu vulgaire, mais c'est sans doute sous l'influence du scénar.
"Michel", Chelmi à l’envers... :S
Tout d’abord cette BD est un cadeau qu’on m’a offert pour mon anniversaire connaissant mon addiction à la BD. Encore merci Laetitia, car même si je n’ai pas du tout aimé, l’idée était bonne et originale vu le titre de l’album :).
Cette petite BD entièrement réalisé par Manuel me fait énormément penser à un blog autobiographique qu’on aurait publié par la suite. L’idée et le format ne me dérangent pas le moins du monde. Mais cette courte tranche de vie de Michel le radio-documentariste mou et déprimé m’a profondément ennuyé, il m’a juste à la rigueur donné envie de lui envoyer quelques baffes pour le réveiller et le faire avancer. C’est vraiment le genre d’histoires auxquelles je ne porte aucun intérêt.
Les dessins noir et blanc sont minimalistes et un peu fouillis. Et là encore, l'album me fait penser à un blog intimiste sur lequel on griffonne plus ou moins rapidement une planche tous les jours. Comme vous l’aurez compris, rien non plus d’emballant de ce côté-là.
"Game Over" est une série dérivée de Kid Paddle.
Les sketches mettent en scène le barbare des jeux vidéo de la série mère. Je n’aimais par particulièrement ces gags dans Kid mais un de temps en temps, ça passait ; mais là, une BD complète, c’est l’overdose. Pour rédiger ces histoires, on retrouve bien sûr Midam, mais cette fois ci il est aidé par Augustin, Adam, Thiriet et Bercovici. Ça fait beaucoup de monde pour une série dénuée de texte et très pauvre scénaristiquement parlé.
Au dessin, c’est toujours Midam mais là, il est accompagné par Adam. C’est la même qualité que sur Kid Paddle mais encore en plus simplifié, les fonds sont toujours systématiquement vides. (Les couleurs d’Angèle sont aussi les mêmes).
Je note 1/5, car je n’ai vraiment pas aimé. Mais dans mon supplice, j’ai eu de la chance, car en CINQ MINUTES la lecture était bâclée. Ben oui, il n’y a pas de texte et les dessins, il n’y a pas besoin de s’attarder deux plombs dessus pour tout voir. Ce n’est pas de la lecture, c’est du feuilletage.
Si l'on vous demandait ce qui caractérise le plus le sud de la France, que répondriez-vous? Le soleil certes, les cigales d'accord, et....? Et....? Oui, petits malins, vous avez trouvé! La pétanque bien sûr!
C'est fondé sur ce monumental cliché qu'en juin 2006, à la veille de grandes vacances où les migrations australes s'amorcent, sort le premier tome des bien nommés "pétanqueurs".
Comme à l'accoutumée dans les BD d'humour estampillées "Bamboo", une galerie de personnages bien typés est mise en place, qui interviendront de façon récurrente dans chacun des gags.
Et bien sûr, on retrouve un dessin bien rondouillet pas vraiment désagréable, avec des couleurs pas trop flashy. A noter tout de même les visages à tendance biscornues.
Qu'est-ce qui fait l'originalité de cette série?
Tout d'abord, les gags tentent tant bien que mal d'exploiter tous les préjugés inhérents aux joueurs de pétanques. On peut les classer en trois sortes:
_ceux qui insistent sur le côté "accro" des pétanqueurs à leur activité
_ceux qui se moquent des Parisiens qui ne savent pas jouer à la pétanque
_ la troisième catégorie m'échappe mais ça va revenir
La vraie originalité de cette série, c'est son fort ancrage au Sud. Tous les clichés sont là: le côté grande-gueule, les apéritifs, les engueulades, mais surtout l'accent et les expressions du langage.
Personnellement, je n'ai jamais entendu personne parler comme ça. Et sur le papier, ça donne un charabia presque incompréhensible, qui gâche le plaisir de la lecture.
Une BD qui plaira peut-être aux méridionaux, mais pour moi désolé c'est la note minimale.
Note approximative: 1,5/5.
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Borgia
L’histoire est riche et source d’inspiration. Jorodowsky et Manara sont des références et donc je m’attendais à un bel album. Après le premier tome j’étais partagé. Je me demandais si on allait évoluer dans la tragédie ou dans l’album indigeste mêlant sexe, violence, religions et interdits dans une bouillie. Le second tome me range dans la seconde évolution. Force est de constater que je suis très déçu, le scénario me parait très (trop) simple allant dans la caricature excessive. La couleur un peu étrange en premier abord est finalement bien vue pour la côté profondément agressif et sanglant. Nous sommes là dans l’histoire et non dans un fantasme érotique. D’ailleurs ce n’est même pas érotique nous avons une successions de situations ou pouvoir, manipulation, sexe, sur fond de clergé et de vatican. A vouloir être subversif on tombe dans le trop. Trop sanglant, trop excessif, trop manichéen, trop cliché… C’est donc pour moi le scénario qui pêche trop et que Manara ne sauve pas car ce n’est même pas beau à lire.
Gipsy
Je n'ai lu que le premier tome et ce fut avec un grand déplaisir tant l'histoire est improbable, l'humour grossier et le dessin peu ragoûtant. Il paraît que les derniers albums de la série sont d'une qualité graphique plus proche de ce que Marini a réalisé sur Rapaces. Je l'espère mas je ne le saurai peut-être jamais car je ne compte pas investir 1 euro de plus dans cette série d'aventure médiocre. Et l'amélioration du dessin ne peut de toutes façons pas en faire une série recommandable vu la maigreur du propos.
Lanfeust des Etoiles
J'ai aimé à l'époque les Lanfeust De Troy mais là, pour ce qui est des "Lanfeust des Etoiles", c'est la cata. Je ne sais pas ce qui me pousse à chaque fois à acheter les nouveaux tomes à leur sortie. Sans doute le mauvais réflexe du collectionneur... Mais toujours le même constat, le regret. On s'ennuie, le dessin n'est plus travaillé, ça devient vraiment c**. A chaque album, le niveau baisse encore et on se demande s'il sera possible de faire pire la fois suivante. Et bien il est consternant de voir que c'est possible. Je sens qu'un de ces jours, je vais tout revendre (si j'y parviens). Vivement déconseillé, n'allez pas jeter votre argent par les fenêtres !
Léo Roa
Leo Roa, c’te vaste blague. C’est la première fois que j’ai eu autant de mal à terminer une série, composée de seulement 2 tomes qui plus est. L’histoire part dans tous les sens, la narration est vraiment hasardeuse, et les dialogues, mon dieu, les dialogues… Si au moins les personnages étaient attachants mais même pas, ils sont à peine développés (Leo veut devenir un héros et Meke un guitariste reconnu en oubliant pas sa maman chérie ; super), d’ailleurs au bout de la moitié du premier tome, on a déjà plus rien à secouer de ce qui peuvent leur arriver à ces deux nazes de l’espace. Si au moins, on pouvait se rattraper sur le graphisme inimitable de Gimenez (quand j’y pense ses scénarios sont tout autant inimitables tant je les trouve mauvais), mais ça doit être la série la plus mal dessinée de sa carrière. Passez votre chemin sans hésitation.
Anaelle Et Myrios - La Nuit des Archées
Cette BD est parue à l'époque dans le journal Okapi. Les quelques BD issues de ce dernier que j'ai lues ne m'ont jamais vraiment enthousiasmé mais globalement je les trouvais sympathiques et porteuses d'une ambiance assez désuète de nos jours, un peu nostalgique. Hélas, celle-ci est particulièrement mauvaise, ou du moins ratée. C'est avec surprise que j'ai vu que le dessinateur de cette BD était Frédéric Boilet. C'est vrai qu'Okapi a eu pour habitude de publier des auteurs amenés ensuite à devenir célèbres, tels Gibrat, Sternis et autres Cothias. Alors pourquoi pas Boilet ? Sauf qu'il s'agit là d'un véritable pêché de jeunesse, du genre qu'on souhaite sûrement oublier. Le dessin n'est vraiment pas terrible pour commencer. Plein de défauts techniques, de compositions peu judicieuses, de personnages manquant de naturel, il est en outre très médiocrement colorisé. Ce n'est pas beau. A cela s'ajoute une narration graphique ratée, des enchaînements abruptes et parfois incompréhensibles, un récit décousu au rythme saccadé et déplaisant, et une intrigue assez mauvaise autant qu'emplie de clichés. Il y a quelques bons points dans ce scénario. Notamment, j'ai bien aimé la petite histoire dans l'histoire, imaginant le mythe de l'Atlantide comme étant le précurseur des dieux d'Egypte. Mais à part cela, tout ce qui est construit autour est franchement bancal et surtout très mal raconté. La construction en épisodes tels que parus dans Okapi a dû franchement handicaper le scénariste qui n'a pas du tout su la gérer, usant en permanence d'ellipses et d'enchaînements douteux pour condenser son récit et en faire une bouillie pénible à lire. Surtout qu'avec du recul, l'intrigue n'est franchement pas terrible et tellement convenue. Bref, une BD qui sent beaucoup trop l'amateurisme pour un scénariste qui a, semble-t-il, arrêté là sa carrière dans le domaine de la BD, et pour un dessinateur qui a fait vraiment mieux par la suite.
Priest
Amis lecteur, je me dois de vous mettre en garde, ce manwha nuit gravement à la santé mental. J'ai réussit à tenir 7 volumes pensant que ça allait décoller, mais non, non, toujours pas. Trop noir, trop bourrin, trop compliqué, trop de personnages, trop de background interminable. En bref c'est un vrai bordel, je n'ai pas lu le reste de la collection, une chose est sur je n'arrive pas à me débarrasser des 7 tomes que j'ai...... c'est un signe! Si vous n'êtes pas gothique, dépressif ou psychologue n'achetez pas cette série. En revanche si vous êtes les 3, sortez et faites vous des amis, ça devient urgent !
Les Aigles de Rome
Arf ! J'ai acheté ce tome parce que le thème m'attire beaucoup : j'adore tout ce qui a trait à l'histoire de la Rome antique. Ben, je le sentais, mais j'ai tout de même voulu courir le risque... mal m'en a pris : cette bédé est assez navrante. Le scénario est bateau et racoleur au possible, avec des scènes de cul à la con dignes des plus mauvais albums de chez soleil. Quant au dessin, je l'ai trouvé quelque peu vulgaire, mais c'est sans doute sous l'influence du scénar.
Michel
"Michel", Chelmi à l’envers... :S Tout d’abord cette BD est un cadeau qu’on m’a offert pour mon anniversaire connaissant mon addiction à la BD. Encore merci Laetitia, car même si je n’ai pas du tout aimé, l’idée était bonne et originale vu le titre de l’album :). Cette petite BD entièrement réalisé par Manuel me fait énormément penser à un blog autobiographique qu’on aurait publié par la suite. L’idée et le format ne me dérangent pas le moins du monde. Mais cette courte tranche de vie de Michel le radio-documentariste mou et déprimé m’a profondément ennuyé, il m’a juste à la rigueur donné envie de lui envoyer quelques baffes pour le réveiller et le faire avancer. C’est vraiment le genre d’histoires auxquelles je ne porte aucun intérêt. Les dessins noir et blanc sont minimalistes et un peu fouillis. Et là encore, l'album me fait penser à un blog intimiste sur lequel on griffonne plus ou moins rapidement une planche tous les jours. Comme vous l’aurez compris, rien non plus d’emballant de ce côté-là.
Game Over
"Game Over" est une série dérivée de Kid Paddle. Les sketches mettent en scène le barbare des jeux vidéo de la série mère. Je n’aimais par particulièrement ces gags dans Kid mais un de temps en temps, ça passait ; mais là, une BD complète, c’est l’overdose. Pour rédiger ces histoires, on retrouve bien sûr Midam, mais cette fois ci il est aidé par Augustin, Adam, Thiriet et Bercovici. Ça fait beaucoup de monde pour une série dénuée de texte et très pauvre scénaristiquement parlé. Au dessin, c’est toujours Midam mais là, il est accompagné par Adam. C’est la même qualité que sur Kid Paddle mais encore en plus simplifié, les fonds sont toujours systématiquement vides. (Les couleurs d’Angèle sont aussi les mêmes). Je note 1/5, car je n’ai vraiment pas aimé. Mais dans mon supplice, j’ai eu de la chance, car en CINQ MINUTES la lecture était bâclée. Ben oui, il n’y a pas de texte et les dessins, il n’y a pas besoin de s’attarder deux plombs dessus pour tout voir. Ce n’est pas de la lecture, c’est du feuilletage.
Les Pétanqueurs
Si l'on vous demandait ce qui caractérise le plus le sud de la France, que répondriez-vous? Le soleil certes, les cigales d'accord, et....? Et....? Oui, petits malins, vous avez trouvé! La pétanque bien sûr! C'est fondé sur ce monumental cliché qu'en juin 2006, à la veille de grandes vacances où les migrations australes s'amorcent, sort le premier tome des bien nommés "pétanqueurs". Comme à l'accoutumée dans les BD d'humour estampillées "Bamboo", une galerie de personnages bien typés est mise en place, qui interviendront de façon récurrente dans chacun des gags. Et bien sûr, on retrouve un dessin bien rondouillet pas vraiment désagréable, avec des couleurs pas trop flashy. A noter tout de même les visages à tendance biscornues. Qu'est-ce qui fait l'originalité de cette série? Tout d'abord, les gags tentent tant bien que mal d'exploiter tous les préjugés inhérents aux joueurs de pétanques. On peut les classer en trois sortes: _ceux qui insistent sur le côté "accro" des pétanqueurs à leur activité _ceux qui se moquent des Parisiens qui ne savent pas jouer à la pétanque _ la troisième catégorie m'échappe mais ça va revenir La vraie originalité de cette série, c'est son fort ancrage au Sud. Tous les clichés sont là: le côté grande-gueule, les apéritifs, les engueulades, mais surtout l'accent et les expressions du langage. Personnellement, je n'ai jamais entendu personne parler comme ça. Et sur le papier, ça donne un charabia presque incompréhensible, qui gâche le plaisir de la lecture. Une BD qui plaira peut-être aux méridionaux, mais pour moi désolé c'est la note minimale. Note approximative: 1,5/5.