Je serai carrément plus radical que Ro : cet album est nul !
Non mais franchement, faire une série de gags sur les adolescents, la classe d'âge la plus difficile à saisir, il fallait déjà être suicidaire. C'aurait pu être un peu intéressant, s'il y avait une once d'intelligence dans la réalisation. Or, que nous propose Florence Cestac ? Une suite de... je ne peux pas dire "gags", vu que j'attends toujours la chute de la plupart des planches... On a des "situations", où les deux ados, Laura et Ludo, sont soi-disant montrés dans leur vie quotidienne, ce qui fait soi-disant leur identité d'adolescents... Rien ne fonctionne, rien de rien. C'est d'une beaufitude affligeante. Le dessin de Florence Cestac, si particulier, ne dessert ni n'arrange les histoires. On dirait du travail de commande de bas étage, et le résultat est une énorme escroquerie.
A mes yeux, un éditeur de nos jours refuserait de publier une telle oeuvre. Je suis même estomaqué que l'édition ait été jusqu'à la fin de cette histoire en 4 tomes. Car cette BD pêche par vraiment trop d'amateurisme, tant dans le dessin que dans la narration. Le niveau fanzine n'est quasiment pas atteint.
Je ressens pourtant une vraie sincérité dans le travail de l'auteure. C'est une créatrice d'univers qui a imaginé là une France post-apocalyptique originale, parfois loufoque et parfois poétique. Elle a même été jusqu'à lui inventer un nouveau langage, mélange de français actuel et de mots nouveaux qui fleurent à la fois l'ancien françois et le patois.
Mais la sincérité n'est pas tout car la lecture de cette BD m'a été plus que pénible.
Le dessin est celui d'une illustratrice et ne convient pas du tout à la narration séquentielle. Les cases sont souvent incompréhensibles tant elle mélange les perspectives. Avant-plans et arrière-plans se confondent en un fouillis illisible. Les personnages sont mal dessinés et ne se distinguent que par leurs vêtements et couleurs. Les scènes d'action sont tout simplement ratées. Et malgré un travail en couleurs directes à l'encre qui semble tenir à coeur à l'auteur, la colorisation manque cruellement d'harmonie et de beauté quoiqu'elle s'arrange au fil des tomes.
Bref, le dessin est tout simplement amateur et il y aurait beaucoup de travail avant de le rendre publiable de nos jours.
Quant au scénario, il est rendu indéchiffrable par son abondance de langage inventé et de péripéties saugrenues dont on peine à suivre la logique. Les textes sont franchement pénibles à lire d'une part parce qu'ils sont trop bavards, trop lyriques par moments et surtout à cause de ces trop nombreux mots nouveaux sortis de l'imagination de l'auteure.
La narration est mauvaise, faisant preuve parfois de ficelles dignes de bande dessinée racontée par un enfant. Pour l'exemple, je reste encore ébahi devant une case de révélations dans le tome 1 où, au lieu de montrer le héros soutirant les informations à celui qu'il interroge, on a juste droit à une petite case remplie uniquement de texte où soudainement l'interrogé dévoile tout ce qu'il sait, les ficelles du complot, etc. : j'ai vraiment eu l'impression que l'auteur ne savait pas comment mettre ça en image et a choisi la voie d'une facilité déconcertante.
En résumé, c'est laid, illisible et pénible. La parution de cette BD aurait dû attendre encore plusieurs années de maturation et de travail pour produire quelque chose de niveau convenable au niveau de la narration et du dessin.
J'ai rarement lu de ma vie une bd aussi médiocre et je pèse mes mots ! Le dessin passe encore mais le scénario est d'une naïveté sans pareille tout en se prenant au sérieux... Je vous assure que celle-ci mérite la palme du mauvais goût !
Au cours d'un repas gastronomique et délicieusement arrosé, Valérie, une jeune adolescente et deux amis (le barbu et le moustachu) se remémorent leurs exploits les plus fameux pour essayer de décrypter l'énigme lancée par le capitaine Hugo de Kermadec, un navigateur ayant caché un fabuleux trésor. Et vas-y que je te déballe les cartes au trésor en plein milieu du restaurant.
Un des amis deValérie meurt sous ses yeux pétrifiés en devenant une statue de sel : celle-ci se remet très vite d'aplomb en disant : "Adieu Gustav ! En route pour de nouvelles aventures !". Ben oui, on va pas en faire tout un plat !
Zéro pointé pour le scénario !!! Alors, on nous explique gentiment au dos de la couverture, que l'auteur avec fantaisie et imagination joue avec les mythes qui font rêver les plus blasés d'entre nous : Mer des Sargasses, ptérodactyles redoutables vivant sur une île et pondant des oeufs contenant des perles précieuses, menhirs légendaires et autres pandas. Courage : fuyons !!!
Yragael est une sorte de fresque narrative post apocalyptique et cauchemardesque. C'est la puissance des images et de la narration qui expriment une histoire sans queue ni tête.
Le dessin est réellement magnifique. C'est trop peu pour convaincre car il y a une absence manifeste de scénario. J'ai d'abord pensé à une espèce de bd expérimentale constituée d'une suite d'images un peu mystique. Il est vrai que cela date de 1974 tout de même !
Les textes sont tarabiscotés et ne parviennent pas à sauver la mise. Reste toujours la beauté des planches à admirer.
Déjà petit je n'appréciais pas, alors vous imaginez avec le temps… cette série est quasi mystique (oui oui mystique, pas mythique) pour son absence de scénarios… ou plutôt des scénarios improbables : les pseudo complots, les accidents spectaculaires, les rebondissements, les courses dans des endroits impossibles... et les personnages avec la même tête, y’en a juste un qui a une moustache en plus ou une paire de lunettes : "ah bon c’était pas Michel Vaillant ? Mais non bêta, c’est son pire ennemi. Ah ouais, j’avais pas remarqué…"
Je suis un peu satirique, je le reconnais. En fait, j’ai relu avec, comment dire… un tout relatif plaisir les premiers albums qui possèdent un charme désuet, mais passé les premiers tomes cela devient affligeant parfois, tellement c’est creux et répétitif… Ah oui aussi, au niveau du renouvellement des histoires c’est le zéro absolu, on trouve toujours les mêmes ressorts dramatiques, c’est gonflant à la longue ! Et puis les morales à deux balles, c’est franchement réducteur et usant.
Les titres frisent parfois le ridicule : Des filles et des moteurs tout un programme… ; après Massacre à la tronçonneuse, Massacre pour un moteur ; Cauchemar, je te le fais pas dire ; Un pilote a disparu, eh ben quel suspense ! ; 300 à l'heure dans Paris alors qu'on nous bassine avec la sécurité routière mais que fais la police nom de Dieu (ne jurez pas Marie-Thérèse, ne jurez pas)... ; et j’en passe et des meilleurs !
70 tomes parus, dire que l’on qualifie parfois les mangas de longues séries…
Ce manga est l'un des plus ennuyeux que j'ai lus jusqu'à présent. Habituellement, j'aime bien les autobiographies, mais là ça ne m'a pas du tout séduit ou intéressé. Peut être est-ce à cause du dessin qui n'est pas très beau ou encore parce que ce n'est pas le genre d'autobiographie que j'aime.
Je m'explique. Pour que j'aime une autobiographie, il faut que l'auteur montre ses sentiments et que le sujet soit passionnant. Par exemple, dans Blankets - Manteau de neige, l'auteur nous narre son premier amour ainsi que d'autres tranches de sa vie. Ici, on a droit à un petit moment dur de la vie de l'auteure et si on peut voir quelquefois ce qu'elle ressent, je n'ai pas ressenti les sentiments. Probablement à cause du dessin un peu figé qui n'aide pas à rentrer dans l'histoire.
Fidèle à la collection "7" c'est toujours avec impatience que j'attends le nouvel épisode de la série; et à la lecture du dernier en date "7 guerrières" : le gros coup de froid !!!
Je n'ai rien aimé dans cette BD: dessins, scénario, déroulement de l'histoire... pour moi le pire tome de la collection.
Les dessins sont peu soignés (à mon sens) et j'avoue ne pas avoir pu reconnaître un seul personnage (en fait si 2, l'homme et la fille aux cheveux blancs); les scènes d'action (pièges, poursuites, batailles) sont "illisibles", impossible de savoir qui fait quoi, et de plus sont ultra rapides...
Le recrutement des personnages est rapide (un bon point); mais la suite... est trop rapide aussi (je ne dévoile rien pour d'éventuels futurs lecteurs). Et le scénario... le "rebondissement" final est (toujours selon moi) trop prévisible et je n'ai pas du tout été surpris...
Un album lu et oublié aussitôt. J'attends le prochain "7" avec impatience, qui je l'espère m'enlèvera ce goût amer dans la bouche...
Jusqu’ici, j’avais tout fait pour passer à côté de Corbeyran, ce scénariste qui inonde le marché avec son univers des Stryges ou plus récemment sa saga Uchronie[s]. Euh… bah du coup, j’ai peut-être pas commencé par la bonne.
Déjà, le dessin n’est vraiment pas ma tasse de thé, pour certain, c’est peut-être original, pour moi c’est juste pas intéressant, limite désagréable quand il s’agit des visages. Vraiment rien de bien remarquable, même le léviathan et les géants m’ont paru fades.
Et le scénario… au début, je trouvais ça sympa ; jeune marin entouré de mystères qui va vivre des aventures palpitantes. Et quarante-huit pages plus tard ; bah on a résolu tous les mystères, les aventures, elles, ne sont pas si palpitantes que ça et racontées avec d’énormes raccourcis (Ce qui aurait pu prendre un tome entier chez Arleston prend ici 4 pages). Et du coup bah, je ne vois rien qui me donnerait envie de lire la suite : évidemment puisqu’il n’y a plus rien à découvrir.
Donc Corbeyran « maître du suspense », paraît-il, ne s’est pas trop foulé là-dessus.
De cet ouvrage de commande collectif, que retenir ?
A peu près pas grand-chose. En effet, sur les 6 légendes présentées ici, aucune n'a retenu mon attention. Soit parce que l'histoire était mal menée, soit tout simplement parce que le dessin, confié à des illustres inconnus, n'éveille pas vraiment d'intérêt chez le lecteur bdphile. C'est incroyable de saborder à ce point un patrimoine pourtant très riche. Les histoires sont expédiées en 4 ou 6 pages, et c'est bien dommage.
Il faut se méfier de ce genre de productions...
Barbie est une adolescente "comme les autres", invitée par sa tante à reprendre son agence de détective. Entourée de ses amies, elle s'ennuie ferme, quand un petit boîtier doué de raison lui fait remonter le temps...
C'est à la base de ce postulat -un peu tordu- que la célèbre égérie d'une marque de jouet, dont les produits dérivés sont étendus à des domaines aussi divers que le cinéma, le dessin animé, l'habillement... fait son entrée dans le monde de la bande-dessinée.
Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela ne casse pas des briques.
Passons sur un graphisme vaguement inspiré du manga (yeux énormes, mentons pointus...), informatisé à souhait, et finalement d'un manque désespérant de personnalité, pour se concentrer sur ce qui fait office de scénario.
En effet, les "aventures de Barbie" sont, pour ce premier opus, d'un vide qui serait consternant s'il n'en était pas scandaleux. En tout et pour tout, Barbie doit passer deux ou trois pages au XVIIIème siècle. Si l'on fait abstraction du postulat incongru, ses copines et elle passent le reste de leur temps à s'émerveiller devant leur garde-robe et leur table de maquillage; bref, tout ce qu'il faut -supposons-le- pour plaire aux jeunes filles de dix ans.
Pour se consoler, on pourrait s'extasier sur ce qui n'est finalement qu'une énième variation commerciale d'un thème porteur, à savoir mettre en scène des adolescentes dans des aventures magiques ou fantastiques, et dont les illustres représentantes sont, parmi d'autres, les Witch (éditions Hachette-disney) ou les Winx (adapté récemment au cinéma).
Mais pour qui n'aurait cure de ces mercantiles considérations, je ne saurai trop lui conseiller de ne pas dépenser 8 euros pour 32 pages de rien-du-tout.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Les Ados - Laura et Ludo
Je serai carrément plus radical que Ro : cet album est nul ! Non mais franchement, faire une série de gags sur les adolescents, la classe d'âge la plus difficile à saisir, il fallait déjà être suicidaire. C'aurait pu être un peu intéressant, s'il y avait une once d'intelligence dans la réalisation. Or, que nous propose Florence Cestac ? Une suite de... je ne peux pas dire "gags", vu que j'attends toujours la chute de la plupart des planches... On a des "situations", où les deux ados, Laura et Ludo, sont soi-disant montrés dans leur vie quotidienne, ce qui fait soi-disant leur identité d'adolescents... Rien ne fonctionne, rien de rien. C'est d'une beaufitude affligeante. Le dessin de Florence Cestac, si particulier, ne dessert ni n'arrange les histoires. On dirait du travail de commande de bas étage, et le résultat est une énorme escroquerie.
Les Croqueurs de sable
A mes yeux, un éditeur de nos jours refuserait de publier une telle oeuvre. Je suis même estomaqué que l'édition ait été jusqu'à la fin de cette histoire en 4 tomes. Car cette BD pêche par vraiment trop d'amateurisme, tant dans le dessin que dans la narration. Le niveau fanzine n'est quasiment pas atteint. Je ressens pourtant une vraie sincérité dans le travail de l'auteure. C'est une créatrice d'univers qui a imaginé là une France post-apocalyptique originale, parfois loufoque et parfois poétique. Elle a même été jusqu'à lui inventer un nouveau langage, mélange de français actuel et de mots nouveaux qui fleurent à la fois l'ancien françois et le patois. Mais la sincérité n'est pas tout car la lecture de cette BD m'a été plus que pénible. Le dessin est celui d'une illustratrice et ne convient pas du tout à la narration séquentielle. Les cases sont souvent incompréhensibles tant elle mélange les perspectives. Avant-plans et arrière-plans se confondent en un fouillis illisible. Les personnages sont mal dessinés et ne se distinguent que par leurs vêtements et couleurs. Les scènes d'action sont tout simplement ratées. Et malgré un travail en couleurs directes à l'encre qui semble tenir à coeur à l'auteur, la colorisation manque cruellement d'harmonie et de beauté quoiqu'elle s'arrange au fil des tomes. Bref, le dessin est tout simplement amateur et il y aurait beaucoup de travail avant de le rendre publiable de nos jours. Quant au scénario, il est rendu indéchiffrable par son abondance de langage inventé et de péripéties saugrenues dont on peine à suivre la logique. Les textes sont franchement pénibles à lire d'une part parce qu'ils sont trop bavards, trop lyriques par moments et surtout à cause de ces trop nombreux mots nouveaux sortis de l'imagination de l'auteure. La narration est mauvaise, faisant preuve parfois de ficelles dignes de bande dessinée racontée par un enfant. Pour l'exemple, je reste encore ébahi devant une case de révélations dans le tome 1 où, au lieu de montrer le héros soutirant les informations à celui qu'il interroge, on a juste droit à une petite case remplie uniquement de texte où soudainement l'interrogé dévoile tout ce qu'il sait, les ficelles du complot, etc. : j'ai vraiment eu l'impression que l'auteur ne savait pas comment mettre ça en image et a choisi la voie d'une facilité déconcertante. En résumé, c'est laid, illisible et pénible. La parution de cette BD aurait dû attendre encore plusieurs années de maturation et de travail pour produire quelque chose de niveau convenable au niveau de la narration et du dessin.
Les Aventures de Valérie
J'ai rarement lu de ma vie une bd aussi médiocre et je pèse mes mots ! Le dessin passe encore mais le scénario est d'une naïveté sans pareille tout en se prenant au sérieux... Je vous assure que celle-ci mérite la palme du mauvais goût ! Au cours d'un repas gastronomique et délicieusement arrosé, Valérie, une jeune adolescente et deux amis (le barbu et le moustachu) se remémorent leurs exploits les plus fameux pour essayer de décrypter l'énigme lancée par le capitaine Hugo de Kermadec, un navigateur ayant caché un fabuleux trésor. Et vas-y que je te déballe les cartes au trésor en plein milieu du restaurant. Un des amis deValérie meurt sous ses yeux pétrifiés en devenant une statue de sel : celle-ci se remet très vite d'aplomb en disant : "Adieu Gustav ! En route pour de nouvelles aventures !". Ben oui, on va pas en faire tout un plat ! Zéro pointé pour le scénario !!! Alors, on nous explique gentiment au dos de la couverture, que l'auteur avec fantaisie et imagination joue avec les mythes qui font rêver les plus blasés d'entre nous : Mer des Sargasses, ptérodactyles redoutables vivant sur une île et pondant des oeufs contenant des perles précieuses, menhirs légendaires et autres pandas. Courage : fuyons !!!
Yragael / Urm le Fou
Yragael est une sorte de fresque narrative post apocalyptique et cauchemardesque. C'est la puissance des images et de la narration qui expriment une histoire sans queue ni tête. Le dessin est réellement magnifique. C'est trop peu pour convaincre car il y a une absence manifeste de scénario. J'ai d'abord pensé à une espèce de bd expérimentale constituée d'une suite d'images un peu mystique. Il est vrai que cela date de 1974 tout de même ! Les textes sont tarabiscotés et ne parviennent pas à sauver la mise. Reste toujours la beauté des planches à admirer.
Michel Vaillant
Déjà petit je n'appréciais pas, alors vous imaginez avec le temps… cette série est quasi mystique (oui oui mystique, pas mythique) pour son absence de scénarios… ou plutôt des scénarios improbables : les pseudo complots, les accidents spectaculaires, les rebondissements, les courses dans des endroits impossibles... et les personnages avec la même tête, y’en a juste un qui a une moustache en plus ou une paire de lunettes : "ah bon c’était pas Michel Vaillant ? Mais non bêta, c’est son pire ennemi. Ah ouais, j’avais pas remarqué…" Je suis un peu satirique, je le reconnais. En fait, j’ai relu avec, comment dire… un tout relatif plaisir les premiers albums qui possèdent un charme désuet, mais passé les premiers tomes cela devient affligeant parfois, tellement c’est creux et répétitif… Ah oui aussi, au niveau du renouvellement des histoires c’est le zéro absolu, on trouve toujours les mêmes ressorts dramatiques, c’est gonflant à la longue ! Et puis les morales à deux balles, c’est franchement réducteur et usant. Les titres frisent parfois le ridicule : Des filles et des moteurs tout un programme… ; après Massacre à la tronçonneuse, Massacre pour un moteur ; Cauchemar, je te le fais pas dire ; Un pilote a disparu, eh ben quel suspense ! ; 300 à l'heure dans Paris alors qu'on nous bassine avec la sécurité routière mais que fais la police nom de Dieu (ne jurez pas Marie-Thérèse, ne jurez pas)... ; et j’en passe et des meilleurs ! 70 tomes parus, dire que l’on qualifie parfois les mangas de longues séries…
Everyday
Ce manga est l'un des plus ennuyeux que j'ai lus jusqu'à présent. Habituellement, j'aime bien les autobiographies, mais là ça ne m'a pas du tout séduit ou intéressé. Peut être est-ce à cause du dessin qui n'est pas très beau ou encore parce que ce n'est pas le genre d'autobiographie que j'aime. Je m'explique. Pour que j'aime une autobiographie, il faut que l'auteur montre ses sentiments et que le sujet soit passionnant. Par exemple, dans Blankets - Manteau de neige, l'auteur nous narre son premier amour ainsi que d'autres tranches de sa vie. Ici, on a droit à un petit moment dur de la vie de l'auteure et si on peut voir quelquefois ce qu'elle ressent, je n'ai pas ressenti les sentiments. Probablement à cause du dessin un peu figé qui n'aide pas à rentrer dans l'histoire.
Sept guerrières
Fidèle à la collection "7" c'est toujours avec impatience que j'attends le nouvel épisode de la série; et à la lecture du dernier en date "7 guerrières" : le gros coup de froid !!! Je n'ai rien aimé dans cette BD: dessins, scénario, déroulement de l'histoire... pour moi le pire tome de la collection. Les dessins sont peu soignés (à mon sens) et j'avoue ne pas avoir pu reconnaître un seul personnage (en fait si 2, l'homme et la fille aux cheveux blancs); les scènes d'action (pièges, poursuites, batailles) sont "illisibles", impossible de savoir qui fait quoi, et de plus sont ultra rapides... Le recrutement des personnages est rapide (un bon point); mais la suite... est trop rapide aussi (je ne dévoile rien pour d'éventuels futurs lecteurs). Et le scénario... le "rebondissement" final est (toujours selon moi) trop prévisible et je n'ai pas du tout été surpris... Un album lu et oublié aussitôt. J'attends le prochain "7" avec impatience, qui je l'espère m'enlèvera ce goût amer dans la bouche...
Nelson Lobster
Jusqu’ici, j’avais tout fait pour passer à côté de Corbeyran, ce scénariste qui inonde le marché avec son univers des Stryges ou plus récemment sa saga Uchronie[s]. Euh… bah du coup, j’ai peut-être pas commencé par la bonne. Déjà, le dessin n’est vraiment pas ma tasse de thé, pour certain, c’est peut-être original, pour moi c’est juste pas intéressant, limite désagréable quand il s’agit des visages. Vraiment rien de bien remarquable, même le léviathan et les géants m’ont paru fades. Et le scénario… au début, je trouvais ça sympa ; jeune marin entouré de mystères qui va vivre des aventures palpitantes. Et quarante-huit pages plus tard ; bah on a résolu tous les mystères, les aventures, elles, ne sont pas si palpitantes que ça et racontées avec d’énormes raccourcis (Ce qui aurait pu prendre un tome entier chez Arleston prend ici 4 pages). Et du coup bah, je ne vois rien qui me donnerait envie de lire la suite : évidemment puisqu’il n’y a plus rien à découvrir. Donc Corbeyran « maître du suspense », paraît-il, ne s’est pas trop foulé là-dessus.
Wallonie - Terre de Légendes
De cet ouvrage de commande collectif, que retenir ? A peu près pas grand-chose. En effet, sur les 6 légendes présentées ici, aucune n'a retenu mon attention. Soit parce que l'histoire était mal menée, soit tout simplement parce que le dessin, confié à des illustres inconnus, n'éveille pas vraiment d'intérêt chez le lecteur bdphile. C'est incroyable de saborder à ce point un patrimoine pourtant très riche. Les histoires sont expédiées en 4 ou 6 pages, et c'est bien dommage. Il faut se méfier de ce genre de productions...
Barbie
Barbie est une adolescente "comme les autres", invitée par sa tante à reprendre son agence de détective. Entourée de ses amies, elle s'ennuie ferme, quand un petit boîtier doué de raison lui fait remonter le temps... C'est à la base de ce postulat -un peu tordu- que la célèbre égérie d'une marque de jouet, dont les produits dérivés sont étendus à des domaines aussi divers que le cinéma, le dessin animé, l'habillement... fait son entrée dans le monde de la bande-dessinée. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela ne casse pas des briques. Passons sur un graphisme vaguement inspiré du manga (yeux énormes, mentons pointus...), informatisé à souhait, et finalement d'un manque désespérant de personnalité, pour se concentrer sur ce qui fait office de scénario. En effet, les "aventures de Barbie" sont, pour ce premier opus, d'un vide qui serait consternant s'il n'en était pas scandaleux. En tout et pour tout, Barbie doit passer deux ou trois pages au XVIIIème siècle. Si l'on fait abstraction du postulat incongru, ses copines et elle passent le reste de leur temps à s'émerveiller devant leur garde-robe et leur table de maquillage; bref, tout ce qu'il faut -supposons-le- pour plaire aux jeunes filles de dix ans. Pour se consoler, on pourrait s'extasier sur ce qui n'est finalement qu'une énième variation commerciale d'un thème porteur, à savoir mettre en scène des adolescentes dans des aventures magiques ou fantastiques, et dont les illustres représentantes sont, parmi d'autres, les Witch (éditions Hachette-disney) ou les Winx (adapté récemment au cinéma). Mais pour qui n'aurait cure de ces mercantiles considérations, je ne saurai trop lui conseiller de ne pas dépenser 8 euros pour 32 pages de rien-du-tout.