Avant de mettre ma note j'ai zieuté les autres, aucune note une étoile - aïe - bon qu'à cela ne tienne, je vais de bon cœur la mettre cette étoile solitaire, quitte à me faire lyncher après, tant pis. J'ai lu les quatre tomes pour faire plaisir à un ami qui me les a prêtés et pour faire plaisir à mon site bd préféré, mais pour le plaisir ça suffira j'ai tout donné, par conséquent pas de deuxième étoile.
Le combat ordinaire, une histoire ordinaire qui a bien failli m'endormir. Peut-être faut-il chercher un sens caché à tout cela mais après cette lecture je suis bien trop fatiguée pour m'adonner à ce genre d'enquête. Quatre tomes d'un ennui mortel, encore pire que les séances chez le psy de machin dont je n'ai même pas retenu le nom ! Je devrais avoir honte… mais non, même pas.
Le dessin est moyen, minimaliste, sans charme. Le scénario ne m'a pas accrochée, la vie de machin et machine, qui est d'une banalité affligeante, ne m'a pas intéressée un seul instant, leurs "malheurs" ne m'ont pas tiré une seule larme et leur "bonheur" m'a laissée de marbre.
A décharge, il faut reconnaître que cette bd est plutôt bien écrite et a quelques bonnes réflexions ; elle aura eu au moins le mérite de me ramener sur terre pour me rappeler tout ce que je n'aime pas dans la vie, mais ce n'est pas suffisant pour sauver la bête de cette royale indifférence qu'elle m'inspire.
Quel gâchis de dessin.
Je dis cela parce que j'apprécie le trait de Turalo et que les couleurs de cet album, quoiqu'informatisées, sont de belle qualité. Les personnages sont dynamiques et l'ensemble est fluide et plaisant à la lecture. Je regrette par contre la flemme ayant entrainé l'absence récurrente de décor ou le copier-coller d'autres décors comme ce paysage de rue qu'on revoit à l'identique 4 ou 5 fois au cours des 36 pages de cet album.
Mais il faut dire que le scénario ne méritait pas que le dessinateur se casse vraiment plus la tête. Cette BD joue évidemment sur la mode, déjà dépassée, des Ch'tis, dans un but purement commercial. Du coup, ce sont des gags qui paraissent inventés à la va-vite sur un thème imposé, thème qui ne fut, semble-t-il, clairement pas une grande source d'inspiration pour le scénariste. Ce sont des poncifs clichés et surtout sans aucun humour à mes yeux. En 36 gags, ils trouvent même le moyen d'être répétitifs.
J'ai simplement trouvé ça nul.
Avec cette bd, on atteint presque le summum de la kitcherie en matière d'aventures niaises. Autre temps, autre moeurs direz-vous! Tous les clichés du genre sont réunis pour former les aventures d'un très jeune détective en herbe qui n'a effectivement que 16 ans et qui parle le vocabulaire de Sherlock Holmes : on croît rêver !
La crédibilité n'est pas la qualité majeure de cette série. Si encore les auteurs s'en moquaient au second degré. Mais, non... Tout cela est prit le plus sérieusement du monde !
Dans L'Ombre rouge par exemple, notre héros s'invite au 10 Downing Street et est reçu par l'homme le plus puissant d'Angleterre comme si de rien n'était. La crétinerie a quand même ses limites même en matière d'imagination. Et puis, cet air d'autosuffisance de ce mièvre héros qui résolue les affaires en nous apportant sur un plateau des explications les plus fumeuses. Que ceux qui descendent l'excellentissime Death Note lisent cette oeuvre puérile et vous comprendrez nettement la différence !
Que je suis méchant ! Cependant dans le cas présent, c'est amplement mérité car la pilule est trop dure à avaler! Nul, nul et nul !
Cette lecture me laisse totalement perplexe. Nous avons un parallèle bien étrange entre Jérôme, un trentenaire qui s'enfonce dans la déprime après s'être fait plaquer, et une armée enlisée dans une tranchée dans l'attente d'un assaut ennemi. Je n'ai pas très bien saisi le rapport entre les deux.
La narration alterne les séquences sur l'une et l'autre des histoires. Parfois après 4 ou 5 pages, parfois après quelques cases. C'est assez déroutant. Comme le lien entre ces 2 histoires n'est pas évident pour ne pas dire invisible, j'ai trouvé qu'il était bien difficile d'entrer dans l'univers de cette BD. Résultat je n'ai pas compris où l'auteur voulait nous emmener, je suis totalement passé à côté du message qu'il essaye de transmettre.
Pour finir le dessin est original, les visages sont déformés, étirés, volontairement malmenés par le crayon de l'auteur mais je n'ai pas vraiment apprécié. Cependant le cahier graphique de recherches de personnages à la fin est intéressant.
Je n'ai jamais compris cette série, avec ces petits bonhommes bleus à chapeau blanc ! Déjà, je trouve tous les personnages vraiment pas attachants, les gags ne sont pas du tout drôles, les dessins me rebutent sans cesse.
J'aurais voulu mettre 0,5/5 à cette série mais malheureusement, on ne peut pas, pourtant cette série va marquer des générations, et encore des générations, ça va se transmettre de père en fils...
Mais bon comme on dit : chacun ses goûts ! Ca peut plaire à des gens ! Et ça plaît !
Voilà encore de la bande dessinée historique avec le traitement que je déteste le plus. Nous avons une superbe reproduction de l'Egypte ancienne retraçant la mort du grand pharaon Ramsès II digne d'une encyclopédie.
On greffe là-dessus une histoire très ennuyeuse avec un héros qu'on a tout de suite envie de baffer. Voir par exemple la scène où le jeune Kéos qui vient d'être sacré prince a trop chaud et décide de plonger dans le Nil malgré le fait qu'on le prévient que c'est infesté de crocodiles.
Bien sûr, les pouvoirs magiques reçus d'un Dieu peuvent tout arrêter : même les crocodiles! Et puis cette attitude de choisir son camp de manière si tranchée en étant à la fois servile et dénonciateur, de préférence dans celui du plus fort.
C'est d'un affligeant à se demander comment on peut vendre un tel produit. Bien sûr, on dira que c'est bien documenté, que c'est pour les amateurs d'histoires anciennes, que c'est quand même un Alix égyptien.
Certes, mais récemment Sur les Terres d'Horus d'Isabelle Dethan arrive quant à elle à nous faire plonger dans une Egypte moins mièvre de manière beaucoup moins archaïque. Voilà, j'ai lâché le mot : archaïsme... J'ajouterais juste niaiserie et le tableau sera complet.
De l'inutile, du déjà vu, un dessin mauvais, des blagues redondantes... il n'en faut pas plus pour me faire fuir loin très loin de cette bande dessinée. Aucune finesse ni subtilité. Et examinons un peu plus en détails quelques aspects de la série : bon déjà un matériel (tables, chaises et professeur en blouse, lot fourni tout compris) datant des années cinquante, une nana moche mais super intelligente, un benêt pas si bête car plein de ressource et (peut-être le meilleur) un squelette qui parle ! Voilà au niveau des idées véhiculées, on frôle le passéisme et la ringardise. En fait y’a rien a récupérer, l’ensemble me paraît trop mauvais pour que je puisse y trouver une once de plaisir. Non j’ai beau chercher, lire l’album à l’envers, avec un ouvrage de psychanalyse sur l’école en parallèle, devant mes films préférés et même les yeux fermés, je ne trouve aucun intérêt ou bonne situation pour me plonger dans cette lecture…
Le dessin fait peur par le manque de décor, les tronches loupées. On a vraiment le strict minimum syndical au niveau de la composition. Moins y’en a, plus on va vite…
Et puis être obligé de se farcir 15 pages pour trouver une planche rigolote… ça fait peu d’éclat de rire au final par album…
Comment définir une lecture "prise de tête" ? Vous commencez agréablement la lecture de préférence la bd à la main et pas à l'envers s'il vous plaît. Puis, soudain, au bout de quelques cases, vous vous dites que cela ne va vraiment pas. Vous commencez à avoir des maux de tête et chaque case lue vous paraît un gros effort sur vous-même alors que vous êtes plutôt du genre lecteur facile.
Le dessin renvoie à des postulats d'un temps antérieur à la gloire de la ligne claire. Les couleurs sont totalement mornes. Les dialogues sont plats.
Et surtout, l'histoire vous parait ennuyeuse à un point que vous ne soupçonniez même pas. Mise à part une couverture aguicheuse, vous passez totalement à côté de cette bd qui se voulait sensuelle avec un zeste de mystère.
Wazem, un des grands espoirs de la BD Suisse, nous présente un carnet de voyage fait à Sarajevo. Ville emblématique, au centre du pire conflit ayant secoué l'Europe ces dernières années, on aurait pu s'attendre à quelque chose ayant un minimum d'intérêt. Surtout que Joe Sacco avait montré avec brio tout ce que la BD pouvait apporter à la description, l'analyse et la compréhension du conflit.
Mais Wazem est à l'opposé de Joe Sacco. Alors que ce dernier centre ses récits sur les gens qu'il rencontre, sur leurs témoignages, leur biographie, leurs contradictions, Wazem, lui, fuit les Bosniaques comme la peste, y compris ses hôtes. Quand il ne les fuit pas, il passe son temps à s'en moquer (un dessinateur de BD avec un ego surdimensionné, une petite vieille qui ne lui lâche pas les baskets, etc.). Il préfère marcher dans la ville et se laisser entraîner dans les situations qui s'offriront à lui, quitte à ne parler "que de l'anecdote la plus insignifiante, le détail le plus banal" (page 15). Et il nous dit cela sans humour, en semblant y croire dur comme fer! Naïveté? Amateurisme? Toujours est-il que malgré sa conviction d'avoir "vraiment pu toucher le fossé qui sépare les organisations bien pensantes et bien médiatisées d'une population blessée et désillusionnée" (page 16), la seule chose dont il nous parle, c'est des anecdotes de comptoir, des petites rencontres superficielles, des bouts de chandelles ici et là, pour finir par des vacances classiques à ... Dubrovnic !
Bref, "Presque Sarajevo" ne nous présente presque rien de Sarajevo. L'auteur s'en rend bien compte mais refuse quand même de se l'avouer. Sa mauvaise conscience et ses tentatives de se dédouaner en disant qu'il n'est "ni journaliste, ni reporter, ni spécialiste, ni politologue, ni engagé, ni militant, juste un occidental moyen" (prologue), et que ses hôtes Bosniaques "ne comprendront sans doute pas non plus ce carnet" (dernière page), sont véritablement pathétiques. Wazem ne se prive pas pour critiquer la superficialité des autres, leur manque d'engagement et de compréhension. Il ne fait pourtant pas mieux qu'eux.
Que voilà un album bavard ! (et rasoir !)
En quatrième de couverture, l’éditeur nous présente Kevin Huizenga comme « l’un des jeunes talents les plus prometteurs de la nouvelle génération d’auteurs de BD américains ». Voilà qui me laisse bien dubitative.
En effet, cet album relate des épisodes de la vie de Glenn Ganges et si on ne peut nier l’originalité des thèmes abordés (invasion d’étourneaux, débat théologique sur l’hypothèse de l’enfer et du salut des âmes, …), leur intérêt et leur traitement, par contre, sont très relatifs. J’ai d’ailleurs allègrement sauté toute la partie sur le débat théologique sur l’existence et la nature de l’enfer, dépouillant ainsi l’histoire de sa substance ! :D
En fait, il n’y a pas de rythme, pas de tension narrative -excepté dans la première histoire- et ces … contes (c’est ainsi que l’éditeur les appelle) se terminent invariablement d’une façon plate et décevante. « Tout ça pour ça ?! » se dit-on, alors.
Si on ajoute à cela, des dialogues assommants, parce que souvent constitués d’extraits de livres ou d’un texte rédigé par le personnage, et un dessin en noir et blanc pas transcendant, difficile d’apprécier cet album !
A noter que malgré la présence récurrente de Glenn Ganges il ne s'agit pas du tome 2 de la série Ganges ;)
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Le Combat ordinaire
Avant de mettre ma note j'ai zieuté les autres, aucune note une étoile - aïe - bon qu'à cela ne tienne, je vais de bon cœur la mettre cette étoile solitaire, quitte à me faire lyncher après, tant pis. J'ai lu les quatre tomes pour faire plaisir à un ami qui me les a prêtés et pour faire plaisir à mon site bd préféré, mais pour le plaisir ça suffira j'ai tout donné, par conséquent pas de deuxième étoile. Le combat ordinaire, une histoire ordinaire qui a bien failli m'endormir. Peut-être faut-il chercher un sens caché à tout cela mais après cette lecture je suis bien trop fatiguée pour m'adonner à ce genre d'enquête. Quatre tomes d'un ennui mortel, encore pire que les séances chez le psy de machin dont je n'ai même pas retenu le nom ! Je devrais avoir honte… mais non, même pas. Le dessin est moyen, minimaliste, sans charme. Le scénario ne m'a pas accrochée, la vie de machin et machine, qui est d'une banalité affligeante, ne m'a pas intéressée un seul instant, leurs "malheurs" ne m'ont pas tiré une seule larme et leur "bonheur" m'a laissée de marbre. A décharge, il faut reconnaître que cette bd est plutôt bien écrite et a quelques bonnes réflexions ; elle aura eu au moins le mérite de me ramener sur terre pour me rappeler tout ce que je n'aime pas dans la vie, mais ce n'est pas suffisant pour sauver la bête de cette royale indifférence qu'elle m'inspire.
Les Ch'tis (Soleil)
Quel gâchis de dessin. Je dis cela parce que j'apprécie le trait de Turalo et que les couleurs de cet album, quoiqu'informatisées, sont de belle qualité. Les personnages sont dynamiques et l'ensemble est fluide et plaisant à la lecture. Je regrette par contre la flemme ayant entrainé l'absence récurrente de décor ou le copier-coller d'autres décors comme ce paysage de rue qu'on revoit à l'identique 4 ou 5 fois au cours des 36 pages de cet album. Mais il faut dire que le scénario ne méritait pas que le dessinateur se casse vraiment plus la tête. Cette BD joue évidemment sur la mode, déjà dépassée, des Ch'tis, dans un but purement commercial. Du coup, ce sont des gags qui paraissent inventés à la va-vite sur un thème imposé, thème qui ne fut, semble-t-il, clairement pas une grande source d'inspiration pour le scénariste. Ce sont des poncifs clichés et surtout sans aucun humour à mes yeux. En 36 gags, ils trouvent même le moyen d'être répétitifs. J'ai simplement trouvé ça nul.
Edmund Bell
Avec cette bd, on atteint presque le summum de la kitcherie en matière d'aventures niaises. Autre temps, autre moeurs direz-vous! Tous les clichés du genre sont réunis pour former les aventures d'un très jeune détective en herbe qui n'a effectivement que 16 ans et qui parle le vocabulaire de Sherlock Holmes : on croît rêver ! La crédibilité n'est pas la qualité majeure de cette série. Si encore les auteurs s'en moquaient au second degré. Mais, non... Tout cela est prit le plus sérieusement du monde ! Dans L'Ombre rouge par exemple, notre héros s'invite au 10 Downing Street et est reçu par l'homme le plus puissant d'Angleterre comme si de rien n'était. La crétinerie a quand même ses limites même en matière d'imagination. Et puis, cet air d'autosuffisance de ce mièvre héros qui résolue les affaires en nous apportant sur un plateau des explications les plus fumeuses. Que ceux qui descendent l'excellentissime Death Note lisent cette oeuvre puérile et vous comprendrez nettement la différence ! Que je suis méchant ! Cependant dans le cas présent, c'est amplement mérité car la pilule est trop dure à avaler! Nul, nul et nul !
Retranchés
Cette lecture me laisse totalement perplexe. Nous avons un parallèle bien étrange entre Jérôme, un trentenaire qui s'enfonce dans la déprime après s'être fait plaquer, et une armée enlisée dans une tranchée dans l'attente d'un assaut ennemi. Je n'ai pas très bien saisi le rapport entre les deux. La narration alterne les séquences sur l'une et l'autre des histoires. Parfois après 4 ou 5 pages, parfois après quelques cases. C'est assez déroutant. Comme le lien entre ces 2 histoires n'est pas évident pour ne pas dire invisible, j'ai trouvé qu'il était bien difficile d'entrer dans l'univers de cette BD. Résultat je n'ai pas compris où l'auteur voulait nous emmener, je suis totalement passé à côté du message qu'il essaye de transmettre. Pour finir le dessin est original, les visages sont déformés, étirés, volontairement malmenés par le crayon de l'auteur mais je n'ai pas vraiment apprécié. Cependant le cahier graphique de recherches de personnages à la fin est intéressant.
Les Schtroumpfs
Je n'ai jamais compris cette série, avec ces petits bonhommes bleus à chapeau blanc ! Déjà, je trouve tous les personnages vraiment pas attachants, les gags ne sont pas du tout drôles, les dessins me rebutent sans cesse. J'aurais voulu mettre 0,5/5 à cette série mais malheureusement, on ne peut pas, pourtant cette série va marquer des générations, et encore des générations, ça va se transmettre de père en fils... Mais bon comme on dit : chacun ses goûts ! Ca peut plaire à des gens ! Et ça plaît !
Keos
Voilà encore de la bande dessinée historique avec le traitement que je déteste le plus. Nous avons une superbe reproduction de l'Egypte ancienne retraçant la mort du grand pharaon Ramsès II digne d'une encyclopédie. On greffe là-dessus une histoire très ennuyeuse avec un héros qu'on a tout de suite envie de baffer. Voir par exemple la scène où le jeune Kéos qui vient d'être sacré prince a trop chaud et décide de plonger dans le Nil malgré le fait qu'on le prévient que c'est infesté de crocodiles. Bien sûr, les pouvoirs magiques reçus d'un Dieu peuvent tout arrêter : même les crocodiles! Et puis cette attitude de choisir son camp de manière si tranchée en étant à la fois servile et dénonciateur, de préférence dans celui du plus fort. C'est d'un affligeant à se demander comment on peut vendre un tel produit. Bien sûr, on dira que c'est bien documenté, que c'est pour les amateurs d'histoires anciennes, que c'est quand même un Alix égyptien. Certes, mais récemment Sur les Terres d'Horus d'Isabelle Dethan arrive quant à elle à nous faire plonger dans une Egypte moins mièvre de manière beaucoup moins archaïque. Voilà, j'ai lâché le mot : archaïsme... J'ajouterais juste niaiserie et le tableau sera complet.
L'Elève Ducobu
De l'inutile, du déjà vu, un dessin mauvais, des blagues redondantes... il n'en faut pas plus pour me faire fuir loin très loin de cette bande dessinée. Aucune finesse ni subtilité. Et examinons un peu plus en détails quelques aspects de la série : bon déjà un matériel (tables, chaises et professeur en blouse, lot fourni tout compris) datant des années cinquante, une nana moche mais super intelligente, un benêt pas si bête car plein de ressource et (peut-être le meilleur) un squelette qui parle ! Voilà au niveau des idées véhiculées, on frôle le passéisme et la ringardise. En fait y’a rien a récupérer, l’ensemble me paraît trop mauvais pour que je puisse y trouver une once de plaisir. Non j’ai beau chercher, lire l’album à l’envers, avec un ouvrage de psychanalyse sur l’école en parallèle, devant mes films préférés et même les yeux fermés, je ne trouve aucun intérêt ou bonne situation pour me plonger dans cette lecture… Le dessin fait peur par le manque de décor, les tronches loupées. On a vraiment le strict minimum syndical au niveau de la composition. Moins y’en a, plus on va vite… Et puis être obligé de se farcir 15 pages pour trouver une planche rigolote… ça fait peu d’éclat de rire au final par album…
Nolimé Tangéré
Comment définir une lecture "prise de tête" ? Vous commencez agréablement la lecture de préférence la bd à la main et pas à l'envers s'il vous plaît. Puis, soudain, au bout de quelques cases, vous vous dites que cela ne va vraiment pas. Vous commencez à avoir des maux de tête et chaque case lue vous paraît un gros effort sur vous-même alors que vous êtes plutôt du genre lecteur facile. Le dessin renvoie à des postulats d'un temps antérieur à la gloire de la ligne claire. Les couleurs sont totalement mornes. Les dialogues sont plats. Et surtout, l'histoire vous parait ennuyeuse à un point que vous ne soupçonniez même pas. Mise à part une couverture aguicheuse, vous passez totalement à côté de cette bd qui se voulait sensuelle avec un zeste de mystère.
Presque Sarajevo
Wazem, un des grands espoirs de la BD Suisse, nous présente un carnet de voyage fait à Sarajevo. Ville emblématique, au centre du pire conflit ayant secoué l'Europe ces dernières années, on aurait pu s'attendre à quelque chose ayant un minimum d'intérêt. Surtout que Joe Sacco avait montré avec brio tout ce que la BD pouvait apporter à la description, l'analyse et la compréhension du conflit. Mais Wazem est à l'opposé de Joe Sacco. Alors que ce dernier centre ses récits sur les gens qu'il rencontre, sur leurs témoignages, leur biographie, leurs contradictions, Wazem, lui, fuit les Bosniaques comme la peste, y compris ses hôtes. Quand il ne les fuit pas, il passe son temps à s'en moquer (un dessinateur de BD avec un ego surdimensionné, une petite vieille qui ne lui lâche pas les baskets, etc.). Il préfère marcher dans la ville et se laisser entraîner dans les situations qui s'offriront à lui, quitte à ne parler "que de l'anecdote la plus insignifiante, le détail le plus banal" (page 15). Et il nous dit cela sans humour, en semblant y croire dur comme fer! Naïveté? Amateurisme? Toujours est-il que malgré sa conviction d'avoir "vraiment pu toucher le fossé qui sépare les organisations bien pensantes et bien médiatisées d'une population blessée et désillusionnée" (page 16), la seule chose dont il nous parle, c'est des anecdotes de comptoir, des petites rencontres superficielles, des bouts de chandelles ici et là, pour finir par des vacances classiques à ... Dubrovnic ! Bref, "Presque Sarajevo" ne nous présente presque rien de Sarajevo. L'auteur s'en rend bien compte mais refuse quand même de se l'avouer. Sa mauvaise conscience et ses tentatives de se dédouaner en disant qu'il n'est "ni journaliste, ni reporter, ni spécialiste, ni politologue, ni engagé, ni militant, juste un occidental moyen" (prologue), et que ses hôtes Bosniaques "ne comprendront sans doute pas non plus ce carnet" (dernière page), sont véritablement pathétiques. Wazem ne se prive pas pour critiquer la superficialité des autres, leur manque d'engagement et de compréhension. Il ne fait pourtant pas mieux qu'eux.
Malédictions
Que voilà un album bavard ! (et rasoir !) En quatrième de couverture, l’éditeur nous présente Kevin Huizenga comme « l’un des jeunes talents les plus prometteurs de la nouvelle génération d’auteurs de BD américains ». Voilà qui me laisse bien dubitative. En effet, cet album relate des épisodes de la vie de Glenn Ganges et si on ne peut nier l’originalité des thèmes abordés (invasion d’étourneaux, débat théologique sur l’hypothèse de l’enfer et du salut des âmes, …), leur intérêt et leur traitement, par contre, sont très relatifs. J’ai d’ailleurs allègrement sauté toute la partie sur le débat théologique sur l’existence et la nature de l’enfer, dépouillant ainsi l’histoire de sa substance ! :D En fait, il n’y a pas de rythme, pas de tension narrative -excepté dans la première histoire- et ces … contes (c’est ainsi que l’éditeur les appelle) se terminent invariablement d’une façon plate et décevante. « Tout ça pour ça ?! » se dit-on, alors. Si on ajoute à cela, des dialogues assommants, parce que souvent constitués d’extraits de livres ou d’un texte rédigé par le personnage, et un dessin en noir et blanc pas transcendant, difficile d’apprécier cet album ! A noter que malgré la présence récurrente de Glenn Ganges il ne s'agit pas du tome 2 de la série Ganges ;)