N’importe quoi ! Voila ce qui me vient à l’esprit après la lecture de cet opus. Et pourtant Jodorowsky est l’un de mes scénaristes préférés.
Historiquement, Alexandre VI (des Borgia) le pape le plus défroqué qui faisait même honte aux cardinaux est mort après une sauterie alors qu’il devait être atteint de malaria et était en état décomposé avancé. En aucun cas, une ridicule histoire de double fond dans du vin de messe ne va précipiter sa fin. S’il s’agit effectivement de Pie III comme successeur (lui qui avait essayé de destituer son prédécesseur Borgia) son apostolat ne dura dans la réalité qu’un mois, et il n’a jamais été assassiné par une araignée mutante. Et enfin son successeur, celui de cette série, Jules II (qui sera connu comme le pape soldat) eut trois filles et a contracté la syphilis, son homosexualité de l’album parait peu crédible ! La grande idée de Jules II fut un Vatican puissant d’où un jeu d’alliance mais surtout une présence physique sur les champs de bataille. Imaginez maintenant ce pape réel se voir affublé d’un homologue en BD qui se fait appeler « mon poussin » par un éphèbe pré-pubère…
Que trouvons nous ici ? Comme le créneau des femmes et du pire pape de l’histoire chrétienne (famille Borgia - Alexandre VI justement) avait déjà été pris par Manara, jodorowsky s'est créé le pendant pire. Le fait que Alexandre VI (rejeton de Manara) soit tué par Jules en début de récit fut pour moi un clin d’œil facétieux, comme un avertissement : je ferai plus dépravé et vil que toi semble dire Jodo à lui-même !
Le décor planté, que trouvons-nous dans cet opus ? Tout d’abord un festival de relations homosexuelles en tous genres, là où Borgia faisait de la femme le lieu de tous les plaisirs, le pape terrible fait de l’homme le lieu de tous les possibles. Je passe sur les scènes dignes des plus stupides films pornographiques (entre l’esclave noir et le favori dans l’écurie ou la fellation homosexuelle comme moyen de négociation d’un héritage entre autres exemples nombreux) pour aller à l’essentiel : mais que reste-t-il ? Quatre meurtres : un pape dans une bouteille à double fond, un autre avec une super araignée qui tue instantanément, un autre pour le seul fait historique ayant un vague rapport avec la réalité historique : le meurtre d’un Borgia et le dernier dans une hostie empoisonnée. Outre le côté créatif, je trouve les poisons employés diantrement efficaces… De plus un tyran a toujours des ennemis, ici on n’en voit aucun, un peu comme si nous avions un loup homosexuel au milieu d’une bergerie…
En fait il y a quelques pages non homosexuelles : les premières avec les partouzes géantes et la nonne faisant de l’onanisme à heure fixe…
Homosexuel ou pas, la question n’est pas là (j’avais déjà détesté Borgia), le récit est vide et aussi beau que puisse être le dessin (il faut avouer qu’après Manara, Jodo trouve ici un autre dessinateur de talent pour faire naître ses délires) il faudrait pouvoir trouver une once d’intérêt pour apprécier une BD. Historiquement fausse, la série part pour être un magnifique récit gay illustré. Les couleurs chatoyantes mettent en valeur les éphèbes dans les multiples positions et situations propices à la fornication, les personnages ne semblent avoir aucun autre centre d’intérêt ou occupation si ce n’est quelque meurtre au poison aussi efficace que fulgurant. Scénario proche du néant, à la vacuité artistique compensée par un dessin somptueux, le lecteur averti peut encore se rincer l’œil si les ébats homosexuels l’intéressent.
A fuir.
Un petit polar Bulle noire de chez Glenat que je ne connais pas, dont l’histoire se déroule près de chez moi : cela avait au premier abord tout pour me plaire.
Bon, je n’aime pas le dessin mais qu’importe, le petit résumé me parle bien et je me dis que l’histoire va vivre grâce à son scénario.
Et bien... en fait non...
Lourdeur scénaristique, dessin confus voire grotesque, l’intrigue plonge et replonge, se pose lourdement, peine à re-décoller, pour carrément s’écraser cette fois-ci. Il y a d’autres essais, mais non rien n'y fait, la machine s’est arrêtée.
Pourtant j’avais été appâté par cette jeune fille, Barbara Wolf, qui est témoin du meurtre de son amie, le temps de prévenir la police, il n’y a plus de cadavre. Comment convaincre la police de la véracité de ses dires ? Comment leur expliquer que ce qu’elle a vu est bien arrivé ?
Jusque-là l’intrigue tient, les personnages sont, certes un peu lourds, mais qu’importe ! Cela est peut-être dû à leur caractère. L’intrigue sait nous tenir en haleine, peut-être la personne visée est-elle Barbara Wolf elle-même et que son amie a été tuée à sa place, suspense...
Et puis tout fout le camp. Le flic est sensé être une pointure, paraît plutôt pitoyable, il est même risible dans ses découvertes et son sens inné de la déduction. L’héroïne quant à elle, elle est... tout à fait sotte. Le suspense tombe à plat, les scènes d’action font autant d’effet qu’un cassoulet discount : gras, lourd à digérer, peu ragoûtant, sans envergure et qui laisse un mauvais souvenir…
Et tout va de mal en pis. Le policier est de plus en plus branquignol, il fait des plan sur la comète que tout le monde trouve formidables sauf moi, il monte des pièges débilissimes.
Le petit-copain-qui-n’est-peut-être-pas-gentil-mais-peut-être-si est un peu moins stupide que les autres mais n’est pas énigmatique comme on aimerait nous le faire croire.
Après cela, les révélations ne révèlent pas grand chose. Les machinations diaboliques sont tout simplement grotesques, plus rien n’y est crédible. De plus il y a des pauses... l’intrigue, l’enquête, s’arrête genre « bon tant pis on en reste là ! ». Et puis non finalement ça repart sur les chapeaux de roue d’une trottinette, sans vitesse, sans ampleur.
Mauvaise idée que de lire cette série, j’espère que quelqu’un d’autre aura des choses positives à dire, parce que moi, je ne vois pas...
(5/20)
Après tant de bonnes critiques, quelle déception ! Je me dis, "tiens, je vais essayer Dumontheuil, et je vais prendre un album qui fait l'unanimité...". Grand mal m'en a pris!
Autant dire que je n'ai absolument rien compris au(x) délire(s) de l'auteur. Et pourtant, ça commence bien : l'arrivée de cet acteur des villes dans un trou paumé où il se passe de drôles de choses, des meurtres horribles : quel beau décor pour une belle histoire policière! On y fait connaissance avec les habitants, qui se voient gratifiés de tronches improbables, et certains dialogues prêtent à sourire.
Mais bien vite, ça se corse, l'auteur fait basculer le récit dans une immense folie, identique à celle dont le village semble être tombé depuis bien longtemps. Cet album, c'est avant tout le délire d'un auteur sur le sentiment de culpabilité, la catharsis d'un village, le tout servi sur fonds d'intrigue policière. Je suis resté totalement hermétique à certains passages (pour ne pas dire la grande majorité) de cette histoire qui pour moi n'a ni queue ni tête : la folie grandissante de l'acteur, son interprétation du curé du village, la "mise aux enchères", la maladie mordingue, le procès,... L'ensemble est exagéré et finalement s'est avéré trop lourd pour moi... J'ai failli abandonner la lecture plusieurs fois tellement je trouvais le dessin grotesque et chargé, tellement l'histoire était empreinte d'une folie à laquelle j'ai eu peur de succomber. Je me suis accroché jusqu'au bout et finalement, c'est avec soulagement que j'ai pu refermer cet ouvrage, que j'ai pu aller prendre un grand bol d'air pour me remettre les idées en place. Car j'ai quand même trouvé une qualité à cet album : il met la tête à l'envers et en cela suscite une réaction chez le lecteur. Il n'est pas insipide.
Mais je n'ai vraiment pas goûté à cette ambiance hallucinogène, je ne m'y suis pas retrouvé, et finalement, j'ai trouvé cela bien trop long. Je suis passé à côté de ce que beaucoup considèrent comme une œuvre majeure, peut-être devrais-je le relire pour affiner mon jugement... mais vous savez quoi? Je ne m'en sens ni la force ni le courage !
Oh la la la... On touche vraiment le fond avec ce genre de BD.
Iko s'en donne à coeur joie, il plagie tout ce qu'il peut, je n'ai jamais vu un tel manque d'originalité dans une bd... C'est assez dommage car le rendu est bon.
Quant au scénario... attendez, quel scénario ?
A eviter comme la peste.
Il y a des auteurs avec lesquels je n'y arrive pas, même avec la meilleure volonté du monde. Baudoin en fait malheureusement partie. Son langage d'auteur m'est complètement hermétique. J'apprécie pourtant la poésie, le Québec, les réflexions philosophiques etc... Rien n'y fait !
C'est souvent dans la manière de mettre toutes ces idées en scène que cela se joue avec le lecteur. Mise à part la très belle couverture, je me suis réellement ennuyé avec ce récit à cause d'une narration bien trop bavarde. C'est une oeuvre personnelle qui l'est peut-être trop. Pour moi, c'est totalement dénué d'intérêt.
La catastrophe du 11 Septembre est l'une des pires tragédies en ce début du XXIème siècle. Je me rappelle encore de l'effroi et de l'impact personnel qu'avait eu cette terrible tragédie d'autant que je n'ai pas été épargné.
En lisant une BD sur ce sujet poignant, je voulais ressentir quelque chose que je n'ai malheureusement pas retrouvé. L'auteure ne cherche qu'à fuir et à prendre un avion en retour : c'est la seule chose qui compte pour elle. J'arrive à comprendre une telle réaction mais j'en attendais plus d'une oeuvre qui est censé traiter de cet attentat. Courage, fuyons n'est pas ma devise.
Cette Bd est passée manifestement à côté du sujet. L'évocation de l'évènement ne suffit pas. Si vous voulez lire une bonne bd sur le sujet par une auteure qui a vécu réellement cette tragédie pour y avoir perdu son mari alors qu'elle était enceinte, je vous conseille vivement Septembre en t'attendant.
J'ai trouvé cette exploration dans les méandres d'un couple qui essaient de se retrouver une toute dernière fois franchement pathétique. En même temps, je dois avouer que ce genre d'affaire conjugale ne m'attire pas. Cela fait quand même un peu voyeur. Bref, les problèmes de couple ne sont pas ma tasse de thé. Il y a d'autres sujets certainement plus intéressants.
Philippe qui est toujours plongé dans des livres d'économie et Barbara ont 10 ans de vie commune à leur actif. Ils vont se séparer. Ils essaient de se retrouver dans un hôtel en bord de mer où ils font chambre séparée ce qui ne manque pas d'attirer l'attention de l'apprenti hôtelier, un garçon un peu simplet qui accepte d'être enterré vivant. Oui, je vous disais qu'il faut quand même s'accrocher pour que cette histoire soit crédible.
Il y a invariablement 9 petites cases avec toujours cette ligne claire complètement démodée. La narration n'est pas pesante mais on ne s'attache pas à l'histoire de ces protagonistes froids et un peu zélés sur les bords. A lire si vous tenez absolument à être dans un état de mélancolie !
Après la lecture des 2 tomes. (je doute qu'il y en ait d'autres)
La première impression qui me vient à chaud : affligeant...
Certes les auteurs assument le caractère sexy de leur BD, mais j'ai surtout été assommé par autant de lourdeur.
Cette BD s'adresse aux ados pré-pubères aux hormones incontrôlées.
Pour les autres, les cases défilent avec les mêmes personnages toujours à moitié nues. Toutes les raisons sont bonnes pour les déshabiller.
Mis à part cette caractéristique, le scénario ne décolle pas au delà des pâquerettes. C'est le vide complet, des clichés ridicules, aucun but réel, etc...
Je n'avais pas lu de BD aussi mauvaises depuis longtemps.
On retrouve les recettes de Soleil que je déteste mais à la puissance 10.
Seul le dessin surnage un peu surtout dans le second tome car dans le premier il y a beaucoup d'approximations. Ensuite Photoshop fait le reste pour les couleurs.
Bilan : Tout simplement à éviter.
Une BD "sans plus".
Urielle se lit assez facilement, les dessins sont corrects et le choix du cadre et de la mise en page est tout à fait honnête.
Mais le tout n'a, à mon sens, pas grand intérêt. D'une part le coté pseudo-moralisateur-féministe de l'ensemble est assez agaçant car trop éculé et trop convenu. D'autre part, l'histoire en elle-même, la supercherie de la "mère supérieure", reste l'unique moteur de la narration et n'a finalement pour but, non pas de nous faire découvrir des personnages qui restent tous bien vides et pales (surtout Urielle), mais d'être le contexte, par lequel, oh surprise, au moyen-âge, il y avait des hommes d'Eglise qui se méfiaient des femmes !
Vite lue, vite oubliée...
J’ai abandonné après 20 pages du tome 2 …
Je regrette d’autant plus de dire du mal de cette série que j’apprécie Louis-Michel Carpentier en tant qu’homme (très sympathique) et en tant que dessinateur (dans la grande tradition des humoristiques franco-belges à gros nez, même s’il est un peu raide à mon goût). Malheureusement, ses talents de scénariste ne me seront pas parus très évidents sur cette série. Et c’est peu de le dire.
La série officie dans le style parodique des histoires de chevalerie. On a droit à tous les stéréotypes du genre (chevalier, roi, magicien/sorcier, lutin, dragon, enzovoorde, enzovoorde, …) pour une histoire « drôle » pleine de péripéties. Le gràve (et je mets un accent grave sur le gràve pour montrer combien c’est gràve) problème, c’est que ces multiples péripéties sont d’une platitude désespérante, tant elles sont dépourvues d’originalité. Par ailleurs, le côté parodique de la série n’est nourri qu’avec parcimonie. Et là où j’attendais l’apparition de multiples références du genre (et de « Johan et Pirlouit » au « Seigneur des Anneaux » en passant par les « Monthy Python » ou, bien entendu « les Visiteurs », il y a de quoi faire !), je n’ai vu que des lieux communs. Ces clins d’œil sont tellement gros que l’œil en question … et bien … il reste fermé ! Et, par esprit de solidarité, le deuxième ne tarde pas à suivre …
Pour couronner le tout, les dialogues sont médiocres, à mes yeux. C’est lourd, c’est pénible, c’est emprunté, les blagues ne valent pas les deux balles que j’ai l’habitude de leur accorder, les personnages gesticulent et hurlent mais je ne trouve pas de bons mots (ou alors, en fouillant bien … et encore …). Et cette médiocrité n’empêche pas la série d’être assez bavarde ! … ce qui n’est pas fait pour arranger les choses.
Enfin, graphiquement, je trouve que Louis-Michel Carpentier a trop simplifié son style. Et, si la simplicité est adéquate dans une série comme « Du côté de chez Poje », dont l’action se déroule presqu’exclusivement dans un petit café, elle l’est nettement moins dans un univers de contes et légendes du Moyen-âge. Les décors sont désespérément vides, et la colorisation informatisée ne nuance absolument pas mon impression.
Absence de subtilité, absence de profondeur, absence d’humour, absence de fines références … Bien sûr, je ne suis pas le public ciblé par cette série, mais je crains que même un jeune lecteur trouve l’ensemble franchement pitoyable.
Voilà, je n’aime pas, c’est dit !
(Et j’espère sincèrement retrouver Louis-Michel Carpentier sur une autre série dans laquelle il pourra vraiment donner la pleine mesure de son talent).
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Le Pape Terrible
N’importe quoi ! Voila ce qui me vient à l’esprit après la lecture de cet opus. Et pourtant Jodorowsky est l’un de mes scénaristes préférés. Historiquement, Alexandre VI (des Borgia) le pape le plus défroqué qui faisait même honte aux cardinaux est mort après une sauterie alors qu’il devait être atteint de malaria et était en état décomposé avancé. En aucun cas, une ridicule histoire de double fond dans du vin de messe ne va précipiter sa fin. S’il s’agit effectivement de Pie III comme successeur (lui qui avait essayé de destituer son prédécesseur Borgia) son apostolat ne dura dans la réalité qu’un mois, et il n’a jamais été assassiné par une araignée mutante. Et enfin son successeur, celui de cette série, Jules II (qui sera connu comme le pape soldat) eut trois filles et a contracté la syphilis, son homosexualité de l’album parait peu crédible ! La grande idée de Jules II fut un Vatican puissant d’où un jeu d’alliance mais surtout une présence physique sur les champs de bataille. Imaginez maintenant ce pape réel se voir affublé d’un homologue en BD qui se fait appeler « mon poussin » par un éphèbe pré-pubère… Que trouvons nous ici ? Comme le créneau des femmes et du pire pape de l’histoire chrétienne (famille Borgia - Alexandre VI justement) avait déjà été pris par Manara, jodorowsky s'est créé le pendant pire. Le fait que Alexandre VI (rejeton de Manara) soit tué par Jules en début de récit fut pour moi un clin d’œil facétieux, comme un avertissement : je ferai plus dépravé et vil que toi semble dire Jodo à lui-même ! Le décor planté, que trouvons-nous dans cet opus ? Tout d’abord un festival de relations homosexuelles en tous genres, là où Borgia faisait de la femme le lieu de tous les plaisirs, le pape terrible fait de l’homme le lieu de tous les possibles. Je passe sur les scènes dignes des plus stupides films pornographiques (entre l’esclave noir et le favori dans l’écurie ou la fellation homosexuelle comme moyen de négociation d’un héritage entre autres exemples nombreux) pour aller à l’essentiel : mais que reste-t-il ? Quatre meurtres : un pape dans une bouteille à double fond, un autre avec une super araignée qui tue instantanément, un autre pour le seul fait historique ayant un vague rapport avec la réalité historique : le meurtre d’un Borgia et le dernier dans une hostie empoisonnée. Outre le côté créatif, je trouve les poisons employés diantrement efficaces… De plus un tyran a toujours des ennemis, ici on n’en voit aucun, un peu comme si nous avions un loup homosexuel au milieu d’une bergerie… En fait il y a quelques pages non homosexuelles : les premières avec les partouzes géantes et la nonne faisant de l’onanisme à heure fixe… Homosexuel ou pas, la question n’est pas là (j’avais déjà détesté Borgia), le récit est vide et aussi beau que puisse être le dessin (il faut avouer qu’après Manara, Jodo trouve ici un autre dessinateur de talent pour faire naître ses délires) il faudrait pouvoir trouver une once d’intérêt pour apprécier une BD. Historiquement fausse, la série part pour être un magnifique récit gay illustré. Les couleurs chatoyantes mettent en valeur les éphèbes dans les multiples positions et situations propices à la fornication, les personnages ne semblent avoir aucun autre centre d’intérêt ou occupation si ce n’est quelque meurtre au poison aussi efficace que fulgurant. Scénario proche du néant, à la vacuité artistique compensée par un dessin somptueux, le lecteur averti peut encore se rincer l’œil si les ébats homosexuels l’intéressent. A fuir.
Barbara Wolf
Un petit polar Bulle noire de chez Glenat que je ne connais pas, dont l’histoire se déroule près de chez moi : cela avait au premier abord tout pour me plaire. Bon, je n’aime pas le dessin mais qu’importe, le petit résumé me parle bien et je me dis que l’histoire va vivre grâce à son scénario. Et bien... en fait non... Lourdeur scénaristique, dessin confus voire grotesque, l’intrigue plonge et replonge, se pose lourdement, peine à re-décoller, pour carrément s’écraser cette fois-ci. Il y a d’autres essais, mais non rien n'y fait, la machine s’est arrêtée. Pourtant j’avais été appâté par cette jeune fille, Barbara Wolf, qui est témoin du meurtre de son amie, le temps de prévenir la police, il n’y a plus de cadavre. Comment convaincre la police de la véracité de ses dires ? Comment leur expliquer que ce qu’elle a vu est bien arrivé ? Jusque-là l’intrigue tient, les personnages sont, certes un peu lourds, mais qu’importe ! Cela est peut-être dû à leur caractère. L’intrigue sait nous tenir en haleine, peut-être la personne visée est-elle Barbara Wolf elle-même et que son amie a été tuée à sa place, suspense... Et puis tout fout le camp. Le flic est sensé être une pointure, paraît plutôt pitoyable, il est même risible dans ses découvertes et son sens inné de la déduction. L’héroïne quant à elle, elle est... tout à fait sotte. Le suspense tombe à plat, les scènes d’action font autant d’effet qu’un cassoulet discount : gras, lourd à digérer, peu ragoûtant, sans envergure et qui laisse un mauvais souvenir… Et tout va de mal en pis. Le policier est de plus en plus branquignol, il fait des plan sur la comète que tout le monde trouve formidables sauf moi, il monte des pièges débilissimes. Le petit-copain-qui-n’est-peut-être-pas-gentil-mais-peut-être-si est un peu moins stupide que les autres mais n’est pas énigmatique comme on aimerait nous le faire croire. Après cela, les révélations ne révèlent pas grand chose. Les machinations diaboliques sont tout simplement grotesques, plus rien n’y est crédible. De plus il y a des pauses... l’intrigue, l’enquête, s’arrête genre « bon tant pis on en reste là ! ». Et puis non finalement ça repart sur les chapeaux de roue d’une trottinette, sans vitesse, sans ampleur. Mauvaise idée que de lire cette série, j’espère que quelqu’un d’autre aura des choses positives à dire, parce que moi, je ne vois pas... (5/20)
Qui a tué l'idiot ?
Après tant de bonnes critiques, quelle déception ! Je me dis, "tiens, je vais essayer Dumontheuil, et je vais prendre un album qui fait l'unanimité...". Grand mal m'en a pris! Autant dire que je n'ai absolument rien compris au(x) délire(s) de l'auteur. Et pourtant, ça commence bien : l'arrivée de cet acteur des villes dans un trou paumé où il se passe de drôles de choses, des meurtres horribles : quel beau décor pour une belle histoire policière! On y fait connaissance avec les habitants, qui se voient gratifiés de tronches improbables, et certains dialogues prêtent à sourire. Mais bien vite, ça se corse, l'auteur fait basculer le récit dans une immense folie, identique à celle dont le village semble être tombé depuis bien longtemps. Cet album, c'est avant tout le délire d'un auteur sur le sentiment de culpabilité, la catharsis d'un village, le tout servi sur fonds d'intrigue policière. Je suis resté totalement hermétique à certains passages (pour ne pas dire la grande majorité) de cette histoire qui pour moi n'a ni queue ni tête : la folie grandissante de l'acteur, son interprétation du curé du village, la "mise aux enchères", la maladie mordingue, le procès,... L'ensemble est exagéré et finalement s'est avéré trop lourd pour moi... J'ai failli abandonner la lecture plusieurs fois tellement je trouvais le dessin grotesque et chargé, tellement l'histoire était empreinte d'une folie à laquelle j'ai eu peur de succomber. Je me suis accroché jusqu'au bout et finalement, c'est avec soulagement que j'ai pu refermer cet ouvrage, que j'ai pu aller prendre un grand bol d'air pour me remettre les idées en place. Car j'ai quand même trouvé une qualité à cet album : il met la tête à l'envers et en cela suscite une réaction chez le lecteur. Il n'est pas insipide. Mais je n'ai vraiment pas goûté à cette ambiance hallucinogène, je ne m'y suis pas retrouvé, et finalement, j'ai trouvé cela bien trop long. Je suis passé à côté de ce que beaucoup considèrent comme une œuvre majeure, peut-être devrais-je le relire pour affiner mon jugement... mais vous savez quoi? Je ne m'en sens ni la force ni le courage !
Ténèbres
Oh la la la... On touche vraiment le fond avec ce genre de BD. Iko s'en donne à coeur joie, il plagie tout ce qu'il peut, je n'ai jamais vu un tel manque d'originalité dans une bd... C'est assez dommage car le rendu est bon. Quant au scénario... attendez, quel scénario ? A eviter comme la peste.
Les Essuie-glaces
Il y a des auteurs avec lesquels je n'y arrive pas, même avec la meilleure volonté du monde. Baudoin en fait malheureusement partie. Son langage d'auteur m'est complètement hermétique. J'apprécie pourtant la poésie, le Québec, les réflexions philosophiques etc... Rien n'y fait ! C'est souvent dans la manière de mettre toutes ces idées en scène que cela se joue avec le lecteur. Mise à part la très belle couverture, je me suis réellement ennuyé avec ce récit à cause d'une narration bien trop bavarde. C'est une oeuvre personnelle qui l'est peut-être trop. Pour moi, c'est totalement dénué d'intérêt.
Le 11e Jour
La catastrophe du 11 Septembre est l'une des pires tragédies en ce début du XXIème siècle. Je me rappelle encore de l'effroi et de l'impact personnel qu'avait eu cette terrible tragédie d'autant que je n'ai pas été épargné. En lisant une BD sur ce sujet poignant, je voulais ressentir quelque chose que je n'ai malheureusement pas retrouvé. L'auteure ne cherche qu'à fuir et à prendre un avion en retour : c'est la seule chose qui compte pour elle. J'arrive à comprendre une telle réaction mais j'en attendais plus d'une oeuvre qui est censé traiter de cet attentat. Courage, fuyons n'est pas ma devise. Cette Bd est passée manifestement à côté du sujet. L'évocation de l'évènement ne suffit pas. Si vous voulez lire une bonne bd sur le sujet par une auteure qui a vécu réellement cette tragédie pour y avoir perdu son mari alors qu'elle était enceinte, je vous conseille vivement Septembre en t'attendant.
Les Isolés
J'ai trouvé cette exploration dans les méandres d'un couple qui essaient de se retrouver une toute dernière fois franchement pathétique. En même temps, je dois avouer que ce genre d'affaire conjugale ne m'attire pas. Cela fait quand même un peu voyeur. Bref, les problèmes de couple ne sont pas ma tasse de thé. Il y a d'autres sujets certainement plus intéressants. Philippe qui est toujours plongé dans des livres d'économie et Barbara ont 10 ans de vie commune à leur actif. Ils vont se séparer. Ils essaient de se retrouver dans un hôtel en bord de mer où ils font chambre séparée ce qui ne manque pas d'attirer l'attention de l'apprenti hôtelier, un garçon un peu simplet qui accepte d'être enterré vivant. Oui, je vous disais qu'il faut quand même s'accrocher pour que cette histoire soit crédible. Il y a invariablement 9 petites cases avec toujours cette ligne claire complètement démodée. La narration n'est pas pesante mais on ne s'attache pas à l'histoire de ces protagonistes froids et un peu zélés sur les bords. A lire si vous tenez absolument à être dans un état de mélancolie !
Sexy Gun
Après la lecture des 2 tomes. (je doute qu'il y en ait d'autres) La première impression qui me vient à chaud : affligeant... Certes les auteurs assument le caractère sexy de leur BD, mais j'ai surtout été assommé par autant de lourdeur. Cette BD s'adresse aux ados pré-pubères aux hormones incontrôlées. Pour les autres, les cases défilent avec les mêmes personnages toujours à moitié nues. Toutes les raisons sont bonnes pour les déshabiller. Mis à part cette caractéristique, le scénario ne décolle pas au delà des pâquerettes. C'est le vide complet, des clichés ridicules, aucun but réel, etc... Je n'avais pas lu de BD aussi mauvaises depuis longtemps. On retrouve les recettes de Soleil que je déteste mais à la puissance 10. Seul le dessin surnage un peu surtout dans le second tome car dans le premier il y a beaucoup d'approximations. Ensuite Photoshop fait le reste pour les couleurs. Bilan : Tout simplement à éviter.
Urielle
Une BD "sans plus". Urielle se lit assez facilement, les dessins sont corrects et le choix du cadre et de la mise en page est tout à fait honnête. Mais le tout n'a, à mon sens, pas grand intérêt. D'une part le coté pseudo-moralisateur-féministe de l'ensemble est assez agaçant car trop éculé et trop convenu. D'autre part, l'histoire en elle-même, la supercherie de la "mère supérieure", reste l'unique moteur de la narration et n'a finalement pour but, non pas de nous faire découvrir des personnages qui restent tous bien vides et pales (surtout Urielle), mais d'être le contexte, par lequel, oh surprise, au moyen-âge, il y avait des hommes d'Eglise qui se méfiaient des femmes ! Vite lue, vite oubliée...
Embrouilles à Mortecouille
J’ai abandonné après 20 pages du tome 2 … Je regrette d’autant plus de dire du mal de cette série que j’apprécie Louis-Michel Carpentier en tant qu’homme (très sympathique) et en tant que dessinateur (dans la grande tradition des humoristiques franco-belges à gros nez, même s’il est un peu raide à mon goût). Malheureusement, ses talents de scénariste ne me seront pas parus très évidents sur cette série. Et c’est peu de le dire. La série officie dans le style parodique des histoires de chevalerie. On a droit à tous les stéréotypes du genre (chevalier, roi, magicien/sorcier, lutin, dragon, enzovoorde, enzovoorde, …) pour une histoire « drôle » pleine de péripéties. Le gràve (et je mets un accent grave sur le gràve pour montrer combien c’est gràve) problème, c’est que ces multiples péripéties sont d’une platitude désespérante, tant elles sont dépourvues d’originalité. Par ailleurs, le côté parodique de la série n’est nourri qu’avec parcimonie. Et là où j’attendais l’apparition de multiples références du genre (et de « Johan et Pirlouit » au « Seigneur des Anneaux » en passant par les « Monthy Python » ou, bien entendu « les Visiteurs », il y a de quoi faire !), je n’ai vu que des lieux communs. Ces clins d’œil sont tellement gros que l’œil en question … et bien … il reste fermé ! Et, par esprit de solidarité, le deuxième ne tarde pas à suivre … Pour couronner le tout, les dialogues sont médiocres, à mes yeux. C’est lourd, c’est pénible, c’est emprunté, les blagues ne valent pas les deux balles que j’ai l’habitude de leur accorder, les personnages gesticulent et hurlent mais je ne trouve pas de bons mots (ou alors, en fouillant bien … et encore …). Et cette médiocrité n’empêche pas la série d’être assez bavarde ! … ce qui n’est pas fait pour arranger les choses. Enfin, graphiquement, je trouve que Louis-Michel Carpentier a trop simplifié son style. Et, si la simplicité est adéquate dans une série comme « Du côté de chez Poje », dont l’action se déroule presqu’exclusivement dans un petit café, elle l’est nettement moins dans un univers de contes et légendes du Moyen-âge. Les décors sont désespérément vides, et la colorisation informatisée ne nuance absolument pas mon impression. Absence de subtilité, absence de profondeur, absence d’humour, absence de fines références … Bien sûr, je ne suis pas le public ciblé par cette série, mais je crains que même un jeune lecteur trouve l’ensemble franchement pitoyable. Voilà, je n’aime pas, c’est dit ! (Et j’espère sincèrement retrouver Louis-Michel Carpentier sur une autre série dans laquelle il pourra vraiment donner la pleine mesure de son talent).