Ça faisait déjà longtemps que je tournais autour de ce titre intriguant.
Grand fan de zombies (la révélation s’est effectuée à mon adolescence lors de ce week end béni des dieux où je venais de louer le premier Evil Dead !!!), l’idée d’en proposer une récréation par le Romero de la Bd, Robert Kirkman himself, en s’attaquant aux super héros Marvel n’est pas une mauvaise idée en soi et m’a plutôt émoustillé.
En effet, si on s’en tient à un délire potache uniquement, voir Spidey décomposé avec mâchoire cadavérique et jambe osseuse apparente peut avoir ce quelque chose de réjouissant dans le cadre d’un divertissement pur et dur.
Ces athètes increvables que constituent Hulk, X-Men et autres Vengeurs soumis à une situation dépassant l’entendement et malmenés par l’auteur qui a su si bien en retranscrire les codes par Walking Dead ne pouvait qu’aboutir à un résultat probant.
Et bien non, mille fois non.
L’idée de base, à savoir qu’une météorite zombifie tous ces héros qui ne pensent plus qu’à s’entretuer entre eux pour « bouffer » après avoir nettoyé toute la planète, est une idée morte à la base même de son essence puisque ce postulat ne sera jamais réellement bien exploité au-delà de ce simple pitch.
Déjà, zéro humour : il n’y a rien de marrant ou de poilant dans cette situation. Non pas que ce soit déjà fort hilarant en soi mais les auteurs décident de le traiter à la mode « sérieuse » comme s’il y avait quelque chose de dramatique à défendre alors que ce n’est pas du tout le cas. Aucune tension n’émaille de ce récit fort répétitif où on discute beaucoup pour ne rien dire. On va bouffer un Silver Surfer qui passe par là, on se débarrasse de quelques oripeaux à l’état de putréfaction et c’est reparti comme en 40.
Ridicule. Ridicule d’autant plus qu’on a fait le tour de l’idée en un seul chapitre que l’on s’évertue à répéter inlassablement et sans aucun second degré. Pire encore, les individualités des différents super héros (on parle quand même d’Iron Man, Wolverine ou Spider-Man nom de Dieu !) sont étouffées dans l’œuf et transparentes au possible.
Du coup on se fiche royalement des non-événements leur tombant dessus. Il n’y a aucun trait de caractère initial qui ressort de tout ce gloubi-boulga si indigeste qu’il ennuie plus qu’il n’écoeure ou amuse.
Sean Philips dont j’avais déjà gouté les talents sans enthousiasme dans le pourtant très bon 7 Psychopathes livre ici un pur travail de commande : dessins classiques faits à la va-vite sans talent ni caractère.
Bruce Banner alias Hulk change plusieurs fois d’apparence sous sa forme humaine, les décors se bornent uniquement à représenter des immeubles détruits, plus caricatural que cela tu meurs…. La grande invention du 3ème tome (qui correspond à la suite du premier, cherchez-pas-c’est-normal-et-c’est-l’éditeur-qui-a-fait-ce-choix !!!) c’est que les méchants zombies deviennent bons en pratiquant le jeun ! Whouah la grande invention du siècle !!!
Je pensais que le second tome introduisant Ash d’Evil Dead (que vient il foutre ici d’ailleurs ?) allait arranger le tout mais c’est limite encore plus indigeste malgré l’apport d’un peu d’humour bien au ras des paquerettes et d’un Howard The Duck Zombie bien trop bref pour être marquant…
On est au degré zéro de la tolérance et finir ces trois tomes a été aussi laborieux que pénible. Ou comment faire un bête produit de consommation avec un sujet à la mode….
Allez tout n’est pas si négatif, j’ai économisé mon pognon grâce au pote qui m’a gracieusement prêté sa collection que je vais m’empresser de lui rendre en l’état (ça me ferait bien ch… de les abimer pour devoir les rembourser) et j’envisage très sérieusement de passer tous mes autres avis d’une étoile à deux afin de bien les distinguer de ce ramassis de conneries que constitue ce piètre Marvel Zombies.
A quand Captain America VS. Michael Vendetta ? A ce stade là il n’est pas impossible que ça voit le jour si l’autre crétin accède un jour au succès qu’il revendique et que j’espère il n’aura jamais droit…. Tout comme ce comics de bien piètre facture…
Lamentable de la première à la dernière page...
Récemment une proche s'étonna du fait que je n'avais jamais lu les chroniques de la lune noire en dépit de toutes les bandes dessinées qui me tombaient entre les mains. Eh oui malgré de nombreuses années et un nombre que je ne compte plus de lectures de bandes dessinées, c'est une course sans fin et j'ai certainement encore un grand nombre de choses incontournables et autres pépites à lire.
Pour le coup après m'être procuré les dits tomes à la bibliothèque voisine, je peux dire que de n'avoir pas lu ces chroniques plus tôt n'a pas été un manque à ma vie.
En effet j'ai lu les premiers tomes sans déplaisir apprenant à connaître la petite bande autour de notre héros flanqué d'un rigolo de service, d'une nana accorte et d'un golgoth jovial. Mais le tome 6 m'est carrément tombé des mains. Je dois être un peu trop vieux maintenant pour apprécier à sa juste mesure une débauche de batailles, de luttes de pouvoir dont je n'ai pas tout compris.
Et puis ce dessin, il est laid. Ledroit produit des planches hyper chargées avec des doubles pages de folie montrant des combats épiques. Pour autant quand vous le regardez de près, il est laid. Les fans me diront sûrement que le tout s'améliore vers le tome 13 ou 14 mais il se trouve que je n'ai pas envie d'attendre jusque là et me farcir des tomes sans aucun plaisir.
Je n'aime pas vraiment le Vivès auteur de romans graphiques, je ne suis pas vraiment plus convaincu par l'auteur d'érotisme soft.
Ici l'argument est une jeune fille dotée de lourds attributs, qui lui causent des soucis multiples et variés, surtout sur le plan du traitement qu'elle reçoit... Disons-le tout de suite, on est clairement dans la farce, le loufoque, le jean-foutre. Les différentes séquences -le viol de la jeune fille, ses expériences avec son jeune frère, la colère du père ou la conclusion, sont à prendre au 15ème degré. Quant à l'excitation tout court, elle fuit vite le lecteur, partagé entre le dégoût (même si on n'est pas dans le porno crade, loin de là), la circonspection et le désintérêt. L'auteur y livre peut-être ses fantasmes, mais ils semblent un peu... limités. Et pour le coup, je trouve que la limite de la pédopornographie est franchie, allègrement. C'est dégueulasse.
On sent que le jeune auteur a une facilité dans le trait, mais même s'il y a des membres virils et des appas féminins explicitement montrés, la pauvreté -pour ne pas dire l'absence- des décors n'est pas des plus heureuses.
Bref, une incursion peu convaincante dans l'érotisme, et même pire, à gerber.
Voilà une oeuvre bien curieuse, présentée comme un conte poétique sur le passage de l'enfance à l'âge adulte. Bon, ouais, si on veut...
Soit c'est terriblement philosophique, soit les métaphores sont si complexes que je ne les ai pas vraiment saisies, toujours est il que je suis resté hermétique à ce récit du début à la fin. On a là les aventures d'une petite fille, amie avec un renard pourtant rigolo avec son lance pierre. Notre binôme croise des groupes d'oiseaux, un gros bonhomme sourd sur son tracteur, ou encore le vent avec qui ils tapent un brin de causette...
C'est à la fois simple et décousu. Simple parce qu'il ne se passe pas grand chose, on dirait un livre pour enfant. Décousu car on enchaîne ces péripéties linéairement, sans explications concrètes sur pourquoi tout ça, et si il faut y trouver un sens caché, je ne l'ai pas vu, même en cherchant bien.
Bref une BD étrange, je n'ai pas compris son message, je ne vois pas non plus à qui elle s'adresse.
Bof bof bof bof bof .... et re-bof à l'infini ! Voilà le résumé de cette lecture de l'intégrale.
Un immense "Bof".
"Bof" pour le dessin très brouillon et surchargé, généralement dénué de vie,
"bof" pour les horribles couleurs claquantes .
"Bof "pour cet espèce de scénario intellectualisant totalement artificiel et poussé horriblement à la caricature ; je ne "marche" nulle part dans aucune des histoires proposées où je perçois les grosses ficelles scénaristiques parfois tellement faciles que quasi vulgaires ; c'est pour ma part le plus extraordinaire plantage scénaristique de Van Hamme que d'habitude j'apprécie, et certainement la série que j'ai le moins appréciée de tout ce qu'il a pu produire, avec Lune de guerre pour d'autres raisons.
Bref, à mon sens, il y a tellement mieux à lire aujourd'hui, que cette ré-édition me semble inopportune, inutile même, et dont la seule légitimité me semble être de vouloir surfer commercialement sur un nom de casting pour ramasser les écus, même si les intervenants se tirent clairement une balle dans le pied aujourd'hui avec cette ré-édition.
J’ai abandonné en cours de route tant cet album m’a ennuyé…
Et prétendre que ce récit rend hommage au cinéma d’Audiard équivaut à prétendre que mon physique rend hommage aux sculpteurs de la Grèce antique. Non, franchement, faut arrêter de se foutre de la gueule des gens : ce n’est pas en caricaturant plus ou moins bien quelques acteurs de l’époque que l’on reproduit leur talent.
Premier gros problème : un scénario, développé sur deux axes, qui privilégie les dialogues au détriment de l’intrigue. Le récit, s’il n’est pas confus, progresse à la vitesse d’un escargot perclus de rhumatismes. Les personnages semblent parler pour parler… et c’est assommant !
Deuxième gros problème : des dialogues qui ne font pas mouche tant ils sont plats, sans intérêt et souvent inutiles. N’est pas Audiard qui veut et ici on est vraiment loin du compte. Le langage est banal, absolument pas fleuri. Pas de tournure de phrase bien sentie, pas de comparaison hilarante.
Les personnages ont beau emprunter le visage d’acteurs connus, avec des dialogues pareils ils ne peuvent qu’être médiocres car totalement dépourvus de charisme. C’en devient presque insultant et je me demande quel lecteur aura envie de découvrir les films qui ont inspiré ce récit après un tel premier tome.
Un gros échec, selon moi. L’exercice en soi était déjà casse-gueule. Le résultat est confondant de platitude…
Un petit mot sur le dessin. Style caricatural humoristique lisible. Pas mauvais dans son genre mais qui cherche tellement à reproduire le visage d’acteurs célèbres qu’il oublie tout le reste : mise en page banale, dynamisme plus que moyen…
Grand observateur des turpitudes de l'adolescence, auteur de soporifiques romans graphiques, Bastien Vivès essaie donc de nous livrer des chroniques dessinées plus légères... Le premier tome traite donc des jeux video, que Vivès semble avoir beaucoup pratiqué quelques années plus tôt.
A base d'expressions spécialisées, de situations probablement vécues et digérées, il nous montre la vacuité de la vie de joueurs accros de jeux video, de hard gamers... Et ne réussit qu'à proposer un somnifère de plus, d'autant plus qu'il y a un certain nombre de dessins copiés-collés.
L'intérêt, du coup, est proche du néant... Je n'accroche vraiment pas...
Bienvenue dans le monde bouleversant de Paf & Hencule dont les inénarrables aventures initialement parues en blog sont compilées dans ce recueil intégral incluant une préface de Bastien Vives et une aventure inédite de Satin et Miloutre...
Et après ? Est-ce bien cela le merveilleux bouquin trash interdit par la censure que tout le monde s'arrache et qui fait rire les esprits les plus pervers ?
Mouais, si on passe sur le dessin d'une rare laideur et sans aucun intérêt, ces strips de 3 cases peuvent éventuellement prêter à sourire mais pour un truc subversif et se voulant choquant, on repassera !
Quitte à lire du trash de qualité autant se tourner ver les oeuvres de Vuillemin ou de Winshluss avec Pat Boon en mémoire.
Disons que le mérite réside que ça peut se laisser lire pour passer le temps mais ça n'ira guère plus loin.
Ni aussi choquant que prétendu ni aussi drôle que prévu, Pat & Hencule se distingue par un dessin aussi maitrisé que les gravures que je réalisais en 4ème sur mon banc et qui m'ont valu une exclusion d'une journée !!!
La préface de Bastien Vivès m'a surtout donné envie de lire Polina pour son trait si particulier. En dehors de cela, ben tant mieux si ça plait grâce à l'étiquette d’œuvre soi disant censurée !
Bon bref suivant !
Voila une série de manga qui demande de la réflexion, c'est le moins que l'on puisse dire.
Après la lecture (éprouvante) des 9 tomes, je peux dire que franchement, ce n'est pas ma tasse de thé.
Tout d'abord pour un dessin qui est assez bon, mais qui est souvent brouillon, avec plus d'une situation où je n'ai strictement rien compris (et ce plus d'une fois par tome)
De plus, le scénario, tout en non-dits, suggestions et mélanges d'époques, de lieux ou de personnages, devient vite trop complexe à suivre, et là ou 20th Century Boys arrivait à tirer son épingle du jeu, Agharta se noie vite dans tout ça, devenant franchement incompréhensible dès le tome 3.
Mais si comme moi vous persévérez jusqu'au tome 9, alors là, vous finirez le cerveau fumant et dans l'incompréhension la plus totale. Cette incompréhension ne disparait d'ailleurs pas après plusieurs relectures (j'ai tenté plus d'une fois).
En fait, je n'ai finalement rien tiré de ma lecture, alors que le premier tome annonçait une suite prometteuse. Une série à oublier (et d'ailleurs il semblerait que l'auteur aussi l'a oubliée)
Achat fortement déconseillé et lecture aussi
Vraiment pas aimé, déjà graphiquement, c'est très loin de la grande qualité des productions plus récentes de Bilal et cela nuit grandement à la lecture. Cela va du dessin lui même aux couleurs.
Le scénario est plutôt bien ficelé, lui, mais s'appuie sur un manichéisme politique trop évident pour que ma lecture n'en soit pas heurtée. De même, cela part trop dans un fantastique mystique qui ici ne trouve pas à mon sens sa place.
Je suis vraiment passé à côté.
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Marvel zombies
Ça faisait déjà longtemps que je tournais autour de ce titre intriguant. Grand fan de zombies (la révélation s’est effectuée à mon adolescence lors de ce week end béni des dieux où je venais de louer le premier Evil Dead !!!), l’idée d’en proposer une récréation par le Romero de la Bd, Robert Kirkman himself, en s’attaquant aux super héros Marvel n’est pas une mauvaise idée en soi et m’a plutôt émoustillé. En effet, si on s’en tient à un délire potache uniquement, voir Spidey décomposé avec mâchoire cadavérique et jambe osseuse apparente peut avoir ce quelque chose de réjouissant dans le cadre d’un divertissement pur et dur. Ces athètes increvables que constituent Hulk, X-Men et autres Vengeurs soumis à une situation dépassant l’entendement et malmenés par l’auteur qui a su si bien en retranscrire les codes par Walking Dead ne pouvait qu’aboutir à un résultat probant. Et bien non, mille fois non. L’idée de base, à savoir qu’une météorite zombifie tous ces héros qui ne pensent plus qu’à s’entretuer entre eux pour « bouffer » après avoir nettoyé toute la planète, est une idée morte à la base même de son essence puisque ce postulat ne sera jamais réellement bien exploité au-delà de ce simple pitch. Déjà, zéro humour : il n’y a rien de marrant ou de poilant dans cette situation. Non pas que ce soit déjà fort hilarant en soi mais les auteurs décident de le traiter à la mode « sérieuse » comme s’il y avait quelque chose de dramatique à défendre alors que ce n’est pas du tout le cas. Aucune tension n’émaille de ce récit fort répétitif où on discute beaucoup pour ne rien dire. On va bouffer un Silver Surfer qui passe par là, on se débarrasse de quelques oripeaux à l’état de putréfaction et c’est reparti comme en 40. Ridicule. Ridicule d’autant plus qu’on a fait le tour de l’idée en un seul chapitre que l’on s’évertue à répéter inlassablement et sans aucun second degré. Pire encore, les individualités des différents super héros (on parle quand même d’Iron Man, Wolverine ou Spider-Man nom de Dieu !) sont étouffées dans l’œuf et transparentes au possible. Du coup on se fiche royalement des non-événements leur tombant dessus. Il n’y a aucun trait de caractère initial qui ressort de tout ce gloubi-boulga si indigeste qu’il ennuie plus qu’il n’écoeure ou amuse. Sean Philips dont j’avais déjà gouté les talents sans enthousiasme dans le pourtant très bon 7 Psychopathes livre ici un pur travail de commande : dessins classiques faits à la va-vite sans talent ni caractère. Bruce Banner alias Hulk change plusieurs fois d’apparence sous sa forme humaine, les décors se bornent uniquement à représenter des immeubles détruits, plus caricatural que cela tu meurs…. La grande invention du 3ème tome (qui correspond à la suite du premier, cherchez-pas-c’est-normal-et-c’est-l’éditeur-qui-a-fait-ce-choix !!!) c’est que les méchants zombies deviennent bons en pratiquant le jeun ! Whouah la grande invention du siècle !!! Je pensais que le second tome introduisant Ash d’Evil Dead (que vient il foutre ici d’ailleurs ?) allait arranger le tout mais c’est limite encore plus indigeste malgré l’apport d’un peu d’humour bien au ras des paquerettes et d’un Howard The Duck Zombie bien trop bref pour être marquant… On est au degré zéro de la tolérance et finir ces trois tomes a été aussi laborieux que pénible. Ou comment faire un bête produit de consommation avec un sujet à la mode…. Allez tout n’est pas si négatif, j’ai économisé mon pognon grâce au pote qui m’a gracieusement prêté sa collection que je vais m’empresser de lui rendre en l’état (ça me ferait bien ch… de les abimer pour devoir les rembourser) et j’envisage très sérieusement de passer tous mes autres avis d’une étoile à deux afin de bien les distinguer de ce ramassis de conneries que constitue ce piètre Marvel Zombies. A quand Captain America VS. Michael Vendetta ? A ce stade là il n’est pas impossible que ça voit le jour si l’autre crétin accède un jour au succès qu’il revendique et que j’espère il n’aura jamais droit…. Tout comme ce comics de bien piètre facture… Lamentable de la première à la dernière page...
Chroniques de la lune noire
Récemment une proche s'étonna du fait que je n'avais jamais lu les chroniques de la lune noire en dépit de toutes les bandes dessinées qui me tombaient entre les mains. Eh oui malgré de nombreuses années et un nombre que je ne compte plus de lectures de bandes dessinées, c'est une course sans fin et j'ai certainement encore un grand nombre de choses incontournables et autres pépites à lire. Pour le coup après m'être procuré les dits tomes à la bibliothèque voisine, je peux dire que de n'avoir pas lu ces chroniques plus tôt n'a pas été un manque à ma vie. En effet j'ai lu les premiers tomes sans déplaisir apprenant à connaître la petite bande autour de notre héros flanqué d'un rigolo de service, d'une nana accorte et d'un golgoth jovial. Mais le tome 6 m'est carrément tombé des mains. Je dois être un peu trop vieux maintenant pour apprécier à sa juste mesure une débauche de batailles, de luttes de pouvoir dont je n'ai pas tout compris. Et puis ce dessin, il est laid. Ledroit produit des planches hyper chargées avec des doubles pages de folie montrant des combats épiques. Pour autant quand vous le regardez de près, il est laid. Les fans me diront sûrement que le tout s'améliore vers le tome 13 ou 14 mais il se trouve que je n'ai pas envie d'attendre jusque là et me farcir des tomes sans aucun plaisir.
Les Melons de la colère
Je n'aime pas vraiment le Vivès auteur de romans graphiques, je ne suis pas vraiment plus convaincu par l'auteur d'érotisme soft. Ici l'argument est une jeune fille dotée de lourds attributs, qui lui causent des soucis multiples et variés, surtout sur le plan du traitement qu'elle reçoit... Disons-le tout de suite, on est clairement dans la farce, le loufoque, le jean-foutre. Les différentes séquences -le viol de la jeune fille, ses expériences avec son jeune frère, la colère du père ou la conclusion, sont à prendre au 15ème degré. Quant à l'excitation tout court, elle fuit vite le lecteur, partagé entre le dégoût (même si on n'est pas dans le porno crade, loin de là), la circonspection et le désintérêt. L'auteur y livre peut-être ses fantasmes, mais ils semblent un peu... limités. Et pour le coup, je trouve que la limite de la pédopornographie est franchie, allègrement. C'est dégueulasse. On sent que le jeune auteur a une facilité dans le trait, mais même s'il y a des membres virils et des appas féminins explicitement montrés, la pauvreté -pour ne pas dire l'absence- des décors n'est pas des plus heureuses. Bref, une incursion peu convaincante dans l'érotisme, et même pire, à gerber.
Jeanne (Pistouvi)
Voilà une oeuvre bien curieuse, présentée comme un conte poétique sur le passage de l'enfance à l'âge adulte. Bon, ouais, si on veut... Soit c'est terriblement philosophique, soit les métaphores sont si complexes que je ne les ai pas vraiment saisies, toujours est il que je suis resté hermétique à ce récit du début à la fin. On a là les aventures d'une petite fille, amie avec un renard pourtant rigolo avec son lance pierre. Notre binôme croise des groupes d'oiseaux, un gros bonhomme sourd sur son tracteur, ou encore le vent avec qui ils tapent un brin de causette... C'est à la fois simple et décousu. Simple parce qu'il ne se passe pas grand chose, on dirait un livre pour enfant. Décousu car on enchaîne ces péripéties linéairement, sans explications concrètes sur pourquoi tout ça, et si il faut y trouver un sens caché, je ne l'ai pas vu, même en cherchant bien. Bref une BD étrange, je n'ai pas compris son message, je ne vois pas non plus à qui elle s'adresse.
S.O.S. Bonheur
Bof bof bof bof bof .... et re-bof à l'infini ! Voilà le résumé de cette lecture de l'intégrale. Un immense "Bof". "Bof" pour le dessin très brouillon et surchargé, généralement dénué de vie, "bof" pour les horribles couleurs claquantes . "Bof "pour cet espèce de scénario intellectualisant totalement artificiel et poussé horriblement à la caricature ; je ne "marche" nulle part dans aucune des histoires proposées où je perçois les grosses ficelles scénaristiques parfois tellement faciles que quasi vulgaires ; c'est pour ma part le plus extraordinaire plantage scénaristique de Van Hamme que d'habitude j'apprécie, et certainement la série que j'ai le moins appréciée de tout ce qu'il a pu produire, avec Lune de guerre pour d'autres raisons. Bref, à mon sens, il y a tellement mieux à lire aujourd'hui, que cette ré-édition me semble inopportune, inutile même, et dont la seule légitimité me semble être de vouloir surfer commercialement sur un nom de casting pour ramasser les écus, même si les intervenants se tirent clairement une balle dans le pied aujourd'hui avec cette ré-édition.
Les Affreux
J’ai abandonné en cours de route tant cet album m’a ennuyé… Et prétendre que ce récit rend hommage au cinéma d’Audiard équivaut à prétendre que mon physique rend hommage aux sculpteurs de la Grèce antique. Non, franchement, faut arrêter de se foutre de la gueule des gens : ce n’est pas en caricaturant plus ou moins bien quelques acteurs de l’époque que l’on reproduit leur talent. Premier gros problème : un scénario, développé sur deux axes, qui privilégie les dialogues au détriment de l’intrigue. Le récit, s’il n’est pas confus, progresse à la vitesse d’un escargot perclus de rhumatismes. Les personnages semblent parler pour parler… et c’est assommant ! Deuxième gros problème : des dialogues qui ne font pas mouche tant ils sont plats, sans intérêt et souvent inutiles. N’est pas Audiard qui veut et ici on est vraiment loin du compte. Le langage est banal, absolument pas fleuri. Pas de tournure de phrase bien sentie, pas de comparaison hilarante. Les personnages ont beau emprunter le visage d’acteurs connus, avec des dialogues pareils ils ne peuvent qu’être médiocres car totalement dépourvus de charisme. C’en devient presque insultant et je me demande quel lecteur aura envie de découvrir les films qui ont inspiré ce récit après un tel premier tome. Un gros échec, selon moi. L’exercice en soi était déjà casse-gueule. Le résultat est confondant de platitude… Un petit mot sur le dessin. Style caricatural humoristique lisible. Pas mauvais dans son genre mais qui cherche tellement à reproduire le visage d’acteurs célèbres qu’il oublie tout le reste : mise en page banale, dynamisme plus que moyen…
Bastien Vivès
Grand observateur des turpitudes de l'adolescence, auteur de soporifiques romans graphiques, Bastien Vivès essaie donc de nous livrer des chroniques dessinées plus légères... Le premier tome traite donc des jeux video, que Vivès semble avoir beaucoup pratiqué quelques années plus tôt. A base d'expressions spécialisées, de situations probablement vécues et digérées, il nous montre la vacuité de la vie de joueurs accros de jeux video, de hard gamers... Et ne réussit qu'à proposer un somnifère de plus, d'autant plus qu'il y a un certain nombre de dessins copiés-collés. L'intérêt, du coup, est proche du néant... Je n'accroche vraiment pas...
Paf & Hencule
Bienvenue dans le monde bouleversant de Paf & Hencule dont les inénarrables aventures initialement parues en blog sont compilées dans ce recueil intégral incluant une préface de Bastien Vives et une aventure inédite de Satin et Miloutre... Et après ? Est-ce bien cela le merveilleux bouquin trash interdit par la censure que tout le monde s'arrache et qui fait rire les esprits les plus pervers ? Mouais, si on passe sur le dessin d'une rare laideur et sans aucun intérêt, ces strips de 3 cases peuvent éventuellement prêter à sourire mais pour un truc subversif et se voulant choquant, on repassera ! Quitte à lire du trash de qualité autant se tourner ver les oeuvres de Vuillemin ou de Winshluss avec Pat Boon en mémoire. Disons que le mérite réside que ça peut se laisser lire pour passer le temps mais ça n'ira guère plus loin. Ni aussi choquant que prétendu ni aussi drôle que prévu, Pat & Hencule se distingue par un dessin aussi maitrisé que les gravures que je réalisais en 4ème sur mon banc et qui m'ont valu une exclusion d'une journée !!! La préface de Bastien Vivès m'a surtout donné envie de lire Polina pour son trait si particulier. En dehors de cela, ben tant mieux si ça plait grâce à l'étiquette d’œuvre soi disant censurée ! Bon bref suivant !
Agharta
Voila une série de manga qui demande de la réflexion, c'est le moins que l'on puisse dire. Après la lecture (éprouvante) des 9 tomes, je peux dire que franchement, ce n'est pas ma tasse de thé. Tout d'abord pour un dessin qui est assez bon, mais qui est souvent brouillon, avec plus d'une situation où je n'ai strictement rien compris (et ce plus d'une fois par tome) De plus, le scénario, tout en non-dits, suggestions et mélanges d'époques, de lieux ou de personnages, devient vite trop complexe à suivre, et là ou 20th Century Boys arrivait à tirer son épingle du jeu, Agharta se noie vite dans tout ça, devenant franchement incompréhensible dès le tome 3. Mais si comme moi vous persévérez jusqu'au tome 9, alors là, vous finirez le cerveau fumant et dans l'incompréhension la plus totale. Cette incompréhension ne disparait d'ailleurs pas après plusieurs relectures (j'ai tenté plus d'une fois). En fait, je n'ai finalement rien tiré de ma lecture, alors que le premier tome annonçait une suite prometteuse. Une série à oublier (et d'ailleurs il semblerait que l'auteur aussi l'a oubliée) Achat fortement déconseillé et lecture aussi
Le Vaisseau de Pierre
Vraiment pas aimé, déjà graphiquement, c'est très loin de la grande qualité des productions plus récentes de Bilal et cela nuit grandement à la lecture. Cela va du dessin lui même aux couleurs. Le scénario est plutôt bien ficelé, lui, mais s'appuie sur un manichéisme politique trop évident pour que ma lecture n'en soit pas heurtée. De même, cela part trop dans un fantastique mystique qui ici ne trouve pas à mon sens sa place. Je suis vraiment passé à côté.